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trachée

D'après les sources cochées · ·

trachée Larousse (Définition)

nom féminin

(bas latin trachia)

1. Canal qui fait communiquer le larynx avec les bronches, et qui sert au passage de l'air pendant la respiration. Synonyme : trachée-artère

2. Chez les arthropodes, tube membraneux élastique, renforcé par une paroi chitineuse épaissie, servant à la respiration. (Les trachées s'ouvrent à l'extérieur par des stigmates ; elles se renflent par places pour constituer des sacs aériens ; elles se ramifient à travers les organes et les appendices du corps, les branches les plus fines, appelées trachéoles, pénétrant jusque dans les cellules.)

3. Nom parfois donné aux vaisseaux parfaits des plantes vasculaires, par opposition aux trachéides, ou vaisseaux imparfaits.

trachée Le Robert (Définition)

nom féminin

1. Portion du conduit respiratoire comprise entre l'extrémité inférieure du larynx et l'origine des bronches.

2. Zoologie (insectes, arachnides…) Chacun des tubes apportant l'air des stigmates aux organes.

trachée Littré (Définition)

(tra-chée) s. f.

1. Terme d'histoire naturelle. Dans les plantes, nom donné par Malpighi à des espèces de vaisseaux composés de cellules très allongées superposées bout à bout, en empiétant un peu l'une sur l'autre par des extrémités coniques. « Une lame argentée, élastique et tournée en spirale à la manière d'un ressort à boudin, forme les trachées ou les poumons de la plante », Bonnet, Us. feuill. 2e mém.

2. Chez les insectes, canaux nombreux et déliés qui prennent naissance aux stigmates placés sur les côtés de l'abdomen, et conduisent l'air dans toutes les parties du corps. « Les trachées des insectes ressemblent parfaitement à celles des plantes », Bonnet, Contempl. nat. III, 19.

Étymologie

Voy. TRACHÉE-ARTÈRE.

trachée-artère Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

T. d’Histoire naturelle. Tube délié, petit vaisseau des insectes et des plantes, formé d’un fil élastique contourné en spirale. Les insectes respirent par les trachées.

xive siècle. Emprunté du latin tardif trachia, de même sens, lui-même tiré du grec trakheia, forme féminine substantivée de trakhus, « rugueux ; rude, rocailleux ».

1. anatomie. Conduit aérien, membraneux et cartilagineux, qui fait suite au larynx et se termine par une bifurcation donnant naissance aux bronches. Une inflammation de la trachée. (On disait aussi naguère Trachée-artère.)

2. zoologie. Chez certains arthropodes, chacun des petits tubes ramifiés qui commencent au niveau d’un stigmate et distribuent l’air dans tout le corps de l’animal. Les trachées d’une fourmi, d’une araignée.

On appelle ainsi Le canal qui porte l’air aux poumons. La trachée-artère est placée devant l’œsophage.

On appelle ainsi Le canal qui porte l’air aux poumons. La trachée artère est placée devant l’œsophage. On appelle aussi Trachées, Des espèces de vaisseaux qui, dans les plantes, font, à ce que l’on croit, l’office des poumons.

T. d’Anat. Canal communiquant du larynx aux bronches, et servant au passage de l’air pendant l’aspiration et l’expiration. La trachée-artère est placée devant l’œsophage.

■ Trachée, seul, se dit, en Histoire naturelle, de Certains petits vaisseaux des insectes et des plantes qui sont formés d’un fil élastique contourné en spirale. Les insectes respirent par les trachées. Il n’est pas certain que les trachées servent à la respiration des plantes.

T. d’Anat. Canal communiquant du larynx aux bronches, et servant au passage de l’air pendant l’aspiration et l’expiration. La trachée-artère est placée devant l’œsophage.

■ Trachée, seul, se dit, en Histoire naturelle, de Certains petits vaisseaux des insectes et des plantes qui sont formés d’un fil élastique contourné en spirale. Les insectes respirent par les trachées. Il n’est pas certain que les trachées servent à la respiration des plantes.

T. d’Anatomie. Canal communiquant du larynx aux bronches et servant au passage de l’air pendant l’aspiration et l’expiration. La trachée-artère est placée devant l’œsophage.

xiiie siècle, trachie arterie. Emprunté du grec trakheia artêria, de même sens et, proprement, « artère rugueuse », lui-même composé de trakheia, féminin de trakhus, « rugueux ; rude, rocailleux », et artêria, « artère ».

anatomie. Syn. vieilli de Trachée (on écrivait aussi Trachée artère).

trachée Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

Du grec ancien τραχεῖα, trakheía (« trachée-artère »).

1. (Biologie) Tube délié, petit vaisseau des insectes et des plantes, formé d’un fil élastique contourné en spirale. « Les insectes respirent par les trachées. »

2. (Anatomie, Pneumologie) Tuyau élastique qui, chez les vertébrés, permet de transporter l’air entre le larynx et les bronches, aussi appelé trachée-artère. « L’hypertrophie thyroïdienne dont est atteint le sujet, et peut-être aussi un certain degré de sthénose de la trachée, consécutive à la trachéotomie, rendirent la chloroformisation très difficile. » — (Association française de chirurgie, Procès-verbaux, mémoires et discussions, F. Alcan, 1888, no 3, p. 500) « Il pesa de tout son poids sur le bambou, le plus fort qu’il le pût, écrasant la trachée du Yab. » — (Philippe Morvan, L’envol du papangue, Orphie, 2024)

Dérivés

péritrachéen trachée-artère trachéen trachéide trachéite trachéotomie

Vocabulaire apparenté par le sens

trachée figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : cheval, corps humain, cou, insecte, pneumologie, serpent, spirale.

Méronymes

voies respiratoires

Trachée Wikipédia (Encyclopédie)

En anatomie, la trachée (du grec τραχύς / trakhús, au féminin τραχεῖα / trakheīa, « rude, raboteuse ») est un conduit constitué de tissu fibreux et d'anneaux cartilagineux reliant le larynx en haut aux bronches principales gauche et droite en bas. Appartenant à l'appareil respiratoire, elle permet de conduire l'air entre ces structures.

Chez l'humain

La trachée est le conduit élastique fibro-cartilagineux reliant le larynx aux bronches. Elle permet, lors de la respiration, de conduire l'air depuis le larynx vers les bronches pendant l'inspiration, et inversement pendant l'expiration.

Anatomie topographique

La trachée naît dans le cou au niveau de la sixième vertèbre cervicale et fait suite au larynx. Elle plonge ensuite dans le thorax où elle chemine dans le médiastin (à l'arrière du sternum et entre les poumons) avant de se diviser en bronches principale droite et gauche. La bifurcation trachéale est appelée « carène trachéale». Celle-ci s'opère en regard du disque intervertébral entre T4 et T5. Elle chemine à l'avant de l'œsophage, avec qui elle partage sa micro-vascularisation.

La trachée mesure entre 120 et 150 mm de long pour 14 à 15 mm de diamètre. Elle comporte de 16 à 20 éléments cartilages en forme de fer à cheval, placés horizontalement et dont la partie ouverte regarde en arrière (cela permet à l’œsophage de se dilater/déformer pour faire passer le bol alimentaire). Ces éléments sont superposés, et séparés par du tissu fibreux. Ils forment les parois antérieure et latérales de la trachée. La paroi postérieure est une fine membrane musculaire lisse.

Vascularisation

La vascularisation artérielle, au niveau cervical, est issue des artères thyroïdiennes inférieures et, au niveau thoracique, de plusieurs rameaux artériels variables (artères thymiques et bronchiques). Les artérioles forment des arcades circulant de part et d'autre de la trachée, au contact de l'angle postérieur de la cartilagineuse et de la membraneuse. Le sang veineux chemine par le plexus veineux thyroïdien inférieur. La lymphe se draine par des nœuds lymphatiques trachéaux.

Histologie

La trachée est divisée en trois parties : la muqueuse, la sous-muqueuse et l'adventice.

La muqueuse comprend un épithélium pseudo-stratifié cilié constitué de cellules ciliées, de cellules caliciformes mucosécrétantes et de cellules souches dites basales servant au renouvellement de l'épithélium. On retrouve également quelques cellules neuro-endocrines produisant des hormones influençant l'état de contraction des muscles, mais elles sont essentiellement présentes dans les bronches. On y trouve également un chorion conjonctif.

La sous-muqueuse est un tissu conjonctif peu distinct de celui du chorion de la muqueuse, on y trouve des glandes acineuses à sécrétion séro-muqueuses (certaines avec des prédispositions muqueuses, d'autres séreuses).

Alors que l'adventice est de nature conjonctive, renfermant du tissu adipeux, des vaisseaux sanguins et des nerfs.

Embryologie

Durant l'embryogenèse, la trachée se forme à partir du début de la quatrième semaine, lorsqu'apparaît un sillon à la face antérieure de l'intestin primitif. Ce sillon est tapissé d'un revêtement appelé endoderme, qui donnera la muqueuse respiratoire. Ensuite, le sillon s'agrandit et forme une poche, le diverticule respiratoire laryngotrachéal. À son extrémité se développera le bourgeon pulmonaire. À la fin de la quatrième semaine, le diverticule respiratoire se sépare de l'intestin primitif par les replis œsotrachéaux. Ceux-ci vont fusionner entre eux pour donner le septum trachéo-œsophagien, qui sépare la trachée, à l'avant, de l'œsophage, à l'arrière. Les anneaux cartilagineux se développent à partir de la dixième semaine.

Pathologie

La trachée peut être le siège de pathologies à retentissement respiratoire aigu, le plus souvent du fait d'un traumatisme ou de la présence d'un corps étranger. Elle peut être aussi le siège de pathologie congénitale, infectieuse, inflammatoire (trachéite) ou cancéreuse. Plusieurs de ces pathologies peuvent entraîner une trachéomalacie ou une sténose trachéale.

Traitement spécifique

La trachéotomie est une technique qui permet de ventiler un patient en shuntant la partie supérieure de l'appareil respiratoire.

En chirurgie, plusieurs équipes internationales (notamment d'après la technique du Pr Paolo Maccharini, à Barceleone, puis à Stockholm) ont produit une trachée artificielle autologue (greffe construite à partir des cellules du patient, et donc sans risque de rejet). De la peau et des fragments de cartilage costal ont été prélevés sur le patient, puis ces fragments ont été insérés entre la peau et un tube siliconé garantissant une rigidité à l'ensemble. Ces éléments ont été ensuite suturés.

Chez les arthropodes

Le système respiratoire des arthropodes terrestres est un réseau ouvert de stigmates, de trachées et de trachéoles qui assure le transfert des gaz métaboliques vers les tissus. Les stigmates des arthropodes sont appelés spiracles.

La distribution des stigmates varie énormément d’un ordre d’insecte à l’autre, mais en général chaque segment du corps de l’animal ne comporte qu’une paire de stigmates, qui communique à une poche (atrium) suivie d’un tube trachéal relativement grand. Ces trachées sont des invaginations de l’exosquelette cuticulaire qui desservent tout le corps de l’insecte par des anastomoses dont le diamètre va de quelques micromètres à 0,8 mm. Les trachéoles, qui sont des conduits plus petits, pénètrent à l’intérieur des cellules et constituent autant de sites de diffusion pour l’eau, l’oxygène, et le gaz carbonique. La circulation des gaz à travers ce système respiratoire est assurée par contraction ou diffusion passive. Contrairement au sang des vertébrés, l’hémolymphe des insectes ne transporte généralement pas d’oxygène : c'est d’ailleurs l’un des facteurs qui limite leur taille.

La cuticule d’un tube trachéal comporte des renflements ou épaississements localisés dits tænidia. Ces épaississements peuvent être courbes ou hélicoïdaux. Les trachées peuvent aussi communiquer avec des vésicules où l’air est stocké (dans la tête, le thorax, ou l’abdomen). Plusieurs variétés d’insectes, comme les sauterelles et les abeilles, peuvent par remplissage des vésicules d'air de leur abdomen, contrôler le débit d’air à travers leur corps. Chez certains insectes aquatiques, les trachées reçoivent le gaz directement depuis la surface du corps, via des espèces de branchies. Quoiqu'elles soient des organes internes, les trachées des arthropodes sont elles aussi renouvelées lors de la mue (ecdysis).

Certains cloportes ont développé une pseudo-trachée, les corpora allata : il s'agit d'un ensemble de conduits amenant, avec l’air ambiant, de l’oxygène qui sera dissous dans leur hémolymphe ; on trouve un système similaire chez certaines espèces de chenilles.