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tonsure

D'après les sources cochées · ·

tonsure Larousse (Définition)

nom féminin

(latin tonsura, de tondere, tondre)

1. Espace rasé circulaire au sommet du crâne, marquant (avant Vatican II) l'appartenance d'un homme à la cléricature.

2. Cérémonie liturgique, qui marquait l'entrée d'un laïque dans la cléricature.

tonsure Le Robert (Définition)

nom féminin

1. Petit cercle rasé au sommet de la tête des ecclésiastiques. Porter la tonsure.

2. familier Calvitie circulaire au sommet de la tête.

tonsure Littré (Définition)

(ton-su-r') s. f.

1. Cérémonie de l'Église catholique, par laquelle l'évêque, introduisant un homme dans l'état ecclésiastique, lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant une partie des cheveux. Recevoir la tonsure. Lettres de tonsure. Prendre la tonsure, entrer dans l'état ecclésiastique. Bénéfice à simple tonsure, bénéfice que l'on peut posséder n'ayant que la tonsure et sans être obligé de prendre les ordres sacrés et de résider sur les lieux. Fig. Un docteur, un médecin, un avocat à simple tonsure, un docteur un médecin, un avocat qui n'est pas fort habile. Par extension. Gentilhomme à simple tonsure, un petit gentilhomme, un pauvre gentilhomme (locution vieillie). « Il [le cardinal de Bouillon] trouva un gentilhomme romain fort à simple tonsure, qui, avec de l'argent, s'était fait faire prince par le pape », Saint-Simon, 53, 140.

2. Couronne que l'on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc. en leur rasant des cheveux. Il a fait faire sa tonsure. « Il n'était pas permis [sous Charlemagne] de porter la tonsure sans appartenir à un évêque », Voltaire, Mœurs, 20.

Historique

XVe s. « Il disposa aussi de ses benefices, qui n'estoient qu'à simple tonsure », Louis XI, Nouv. LXVII. XVIe s. « Les uns font la premiere ordre de la tonsure clericale, la derniere de l'evesché », Calvin, Instit. 1179. « Il sentoyt ung doulx prurit des ongles et desgourdissement des braz, ensemble tentation vehemente en son esperit de battre ung sergent ou deuz, pourveu que ilz n'eussent tonsure », Rabelais, IV, 49.

Étymologie

Prov. esp. et ital. tonsura ; du lat. tonsura, de tonsum, supin de tondere, tondre.

tonsure Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Ceremonie de l’Eglise, par laquelle celuy à qui l’Evesque coupe les cheveux, entre dans la clericature, & devient capable d’estre admis aux Ordres sacrez, & de posseder des Benefices. Tonsure clericale. donner la tonsure. des lettres de tonsure. On appelle, Benefice à simple tonsure, Un Benefice que l’on peut tenir n’ayant que la tonsure, & sans estre obligé à prendre les Ordres sacrez. Il signifie aussi, La couronne que l’on fait sur la teste aux Clercs, Sousdiacres, Diacres, Prestres, en leur coupant les cheveux en rond. Il a fait faire de nouveau sa tonsure. On dit prov. & fig. Un Docteur à simple tonsure, pour dire, Un Docteur, un homme qui n’est pas fort habile.

Ceremonie de l’Eglise, par laquelle celuy à qui l’Evesque coupe les cheveux, entre dans la Clericature, & devient capable d’estre admis aux Ordres sacrez, & de posseder des Benefices. Tonsure clericale. donner la tonsure. des Lettres de tonsure. On appelle Benefice à simple tonsure, Un Benefice que l’on peut tenir n’ayant que la tonsure, & sans estre obligé à prendre les Ordres sacrez, ni à resider sur les lieux.

■ Tonsure, Se dit aussi de la Couronne que l’on fait sur la teste aux Clercs, Sous-Diacres, Diacres, Prestres, en leur coupant les cheveux en rond. Il a fait faire de nouveau sa tonsure. On dit prov. & figur. Un Docteur à simple tonsure, pour dire, Un Docteur qui n’est pas fort habile.

Cérémonie de l’Eglise, par laquelle celui à qui l’Evêque coupe les cheveux, entre dans la Cléricature, & devient capable d’être admis aux Ordres sacrez, & de posséder des Bénéfices. Tonsure Clericale. Donner la Tonsure. Des Lettres de Tonsure. On appelle, Bénéfice à simple Tonsure, Un Bénéfice que l’on peut posséder n’ayant que la Tonsure, & sans être obligé de prendre les Ordres sacrez, ni résider sur les lieux. On dit prov. & figur. Un Docteur à simple Tonsure, pour dire, Un Docteur qui n’est pas fort habile.

■ Tonsure, Se dit aussi, De la Couronne que l’on fait sur la tête aux Clercs, Sous-Diacres, Diacres, Prêtres, &c. en leur coupant les cheveux en rond. Il a fait faire sa Tonsure.

Cérémonie de l’Église, par laquelle celui à qui l’Évêque coupe les cheveux, entre dans la Cléricature, & devient capable d’être admis aux Ordres sacrés, & de posséder des Bénéfices. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Des lettres de tonsure. On appelle Bénéfice à simple tonsure, Un Bénéfice que l’on peut posséder n’ayant que la tonsure, & sans être obligé de prendre les Ordres sacrés, ni de résider sur les lieux. On dit proverbialement & figurément, Un Docteur à simple tonsure, pour dire, Un Docteur qui n’est pas fort habile.

■ Tonsure, se dit aussi De la couronne que l’on fait sur la tête aux Clercs, Sous-Diacres, Diacres, Prêtres, &c. en leur rasant les cheveux en rond. Il a fait faire sa tonsure.

Marque ou signe que donne l’Évêque à celui qu’il introduit dans l’état ecclésiastique, en lui coupant quelques cheveux. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Des lettres de tonsure. On appelle Bénéfice à simple tonsure, Un Bénéfice que l’on peut posséder n’ayant que la tonsure, et sans être obligé de prendre les Ordres sacrés, ni de résider sur les lieux. On dit proverbialement et figurément, Un Docteur à simple tonsure, pour dire, Un Docteur qui n’est pas fort habile.

■ Tonsure, se dit aussi De la couronne que l’on fait sur la tête aux Clercs, Sous-Diacres, Diacres, Prêtres, etc. en leur rasant les cheveux en rond. Il a fait faire sa tonsure.

Cérémonie de l’Église catholique, par laquelle l’évêque introduit un homme dans l’état ecclésiastique, et lui donne le premier degré de la cléricature, en lui coupant une partie des cheveux. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Recevoir la tonsure. Des lettres de tonsure. Prendre la tonsure, Entrer dans l’état ecclésiastique. Bénéfice à simple tonsure, Bénéfice que l’on peut posséder n’ayant que la tonsure, et sans être obligé de prendre les ordres sacrés, ni de résider sur les lieux. Prov. et fig., Un docteur à simple tonsure, Un docteur qui n’est pas fort habile.

■ Tonsure, se dit aussi de La couronne que l’on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc., en leur rasant des cheveux. Il a fait faire sa tonsure. Tonsure de clerc, de sous-diacre, de diacre, de prêtre.

Cérémonie de l’Église catholique, par laquelle l’évêque introduit un homme dans l’état ecclésiastique, et lui donne le premier degré de la cléricature, en lui coupant une partie des cheveux. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Recevoir la tonsure. Des lettres de tonsure. Prendre la tonsure, Entrer dans l’état ecclésiastique. Bénéfice à simple tonsure, Bénéfice que l’on pouvait posséder n’ayant que la tonsure, et sans être obligé de prendre les ordres sacrés, ni de résider sur les lieux. Prov. et fig., Un docteur à simple tonsure, Un docteur qui n’est pas fort habile.

■ Tonsure, se dit aussi de La couronne que l’on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc., en leur rasant des cheveux. Il a fait faire sa tonsure. Tonsure de clerc, de sous-diacre, de diacre, de prêtre.

Couronne que l’on fait sur la tête aux clercs, prêtres, moines, etc., en leur rasant les cheveux en rond. Il a fait faire sa tonsure. Porter la tonsure. Il se dit aussi de la Cérémonie de l’Église catholique par laquelle l’évêque introduit un homme dans l’état ecclésiastique et lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant les cheveux au sommet de la tête. Tonsure cléricale. Donner la tonsure. Recevoir la tonsure. Prendre la tonsure, Entrer dans l’état ecclésiastique.

xiiie siècle. Emprunté du latin tonsura, « action de tondre, tonte », lui-même dérivé de tonsum, supin de tondere, « tondre ».

1. religion catholique. Partie supérieure du crâne dont on a rasé les cheveux selon une forme circulaire, qui était naguère le signe de l’abandon de la vie laïque des clercs, des moines, des prêtres. La grande tonsure des Dominicains et des Franciscains ne leur laissait qu’une couronne de cheveux. Porter la tonsure. Expr. vieillie. Prendre la tonsure, entrer dans les ordres. ▪ Par extension. Cérémonie par laquelle l’évêque introduisait un homme dans l’état ecclésiastique et lui donnait le premier degré de la cléricature en lui coupant quelques mèches de cheveux au sommet de la tête. Donner, recevoir la tonsure. En 1972, le pape Paul VI supprima la tonsure, en faisant du diaconat le premier degré de l’état clérical. Spécialement. droit canon. Bénéfice à simple tonsure, que pouvait posséder un simple clerc tonsuré, sans recevoir les ordres sacrés et sans obligation de résidence (on dit aussi Bénéfice simple).

2. Fam. et plaisant. Calvitie naturelle qui découvre le sommet de la tête. Il veille à dissimuler sa tonsure.

tonsure Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(1246) Du latin tonsura (« tonte, action de tondre »).

1. (Coiffure, Religion) Couronne traditionnellement dessinée sur la tête des clercs, prêtres, moines, etc. de l'Église catholique romaine, en leur rasant les cheveux en rond. « Il a fait faire sa tonsure. » « Porter la tonsure. » « Mes cheveux, au lieu d’être déshonorés par une large tonsure, se joueraient autour de mon cou en boucles ondoyantes. » — (Théophile Gautier, La Morte amoureuse, 1839) « *Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente Avec le Père Duval, la calotte chantante [...] En accord avec lui, dois-je écrire dans la presse Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux de ma maîtresse, Chantant la mélopée d'une voix qui susurre Tandis qu'elle lui cherchait des poux dans la tonsure ? » — (Georges Brassens, Les trompettes de la renommée*, 1962)

2. (Religion) Cérémonie de l’Église catholique romaine par laquelle l’évêque introduit un homme dans l’état ecclésiastique et lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant les cheveux au sommet de la tête. « Tonsure cléricale. » {{exemple|lang=fr|Donner la tonsure. « Prendre la tonsure, entrer dans l’état ecclésiastique. »

3. (Par analogie) Calvitie affectant le haut du crâne. « La tuyauterie frémit aux coudes, puis, soudain soulagée de la concurrence par la fermeture du robinet de la cuisine, rote brusquement et le filet que m'octroyait la pomme, aux trous à demi bouchés par le tartre, devient une lance d'eau trop chaude vivement centrée sur mon début de tonsure. » — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 7) « Un moustachu aux dents gâtées, vieilli par sa tonsure, nous installa dans une salle minuscule. » — (Yann Moix, Reims, Grasset, 2021, page 154)

4. (Par analogie), (Biologie) Au sein d'une prairie, micro-biotope où la terre est nue au milieu de la végétation vivace, à cause d'un surpâturage, de la présence de taupinières ou de l'érosion naturelle. « Le Myosotis discolore, la Teesdalie à tige nue et la Canche précoce sont caractéristiques des tonsures des pelouses sèches du centre de l’Europe sur sol acide et sableux. »

Synonymes

(Désuet) capillotomie

Forme de verbe

1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de tonsurer.

2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de tonsurer.

3. Première personne du singulier du subjonctif présent de tonsurer.

4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de tonsurer.

5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de tonsurer.

Tonsure Wikipédia (Encyclopédie)

La tonsure est une pratique adoptée par certaines religions (hindouisme, judaïsme, christianisme, bouddhisme) consistant à raser une partie des cheveux. Signe de renonciation au monde, elle est aussi, avec la prise d'habit et le changement de nom, un élément d'un rituel de mort et de renaissance qui efface les péchés antérieurs. Signe visible de passage à l'état clérical dans le christianisme, la pratique y est tombée en désuétude ou est limitée à la coupe symbolique d'une mèche de cheveux ou deux.

Cette pratique fut à l'origine du port de la calotte.

Histoire

L'origine de la tonsure est incertaine mais elle n'était certainement pas largement connue durant l'Antiquité. Ce rite est peut-être imaginé à partir de la tonsure du jeune enfant, rite initiatique romain qui est progressivement christianisé pour les clercs.

La tonsure est une pratique née à la fin de l'Antiquité ; elle n'est pas connue aux premiers temps de l'Église.

Saint Jérôme, dans sa Lettre à Népotien, l’approuve dans la mesure où elle permet aux clercs de se distinguer des barbares et des soldats ; mais à condition que le crâne ne soit pas entièrement rasé, marque infâmante des esclaves à Rome. La tonsure est d’abord adoptée par les moines avant de gagner les prêtres au VIe siècle. À partir du VIIe siècle, plusieurs sortes de tonsures entrent en concurrence :

- la tonsure orientale, consistant à raser la tête tout entière, réputée fondée sur l'autorité de Paul ; - la tonsure celtique, consistant à raser l'avant du crâne, d'oreille en oreille, réputée fondée sur l'autorité de l'apôtre Jean ; - la tonsure romaine, consistant à raser seulement le haut du crâne, le reste des cheveux formant une couronne, réputée fondée sur l'autorité de l'apôtre Pierre.

La règle de saint Benoît (VIe s.) mentionne la tonsure de manière accessoire, en parlant de ceux qui mentent à Dieu par leur tonsure (ch. 1, 7). Le deuxième concile de Nicée en 787 rappelle que la tonsure ecclésiastique est un rite qui ne peut remplacer l'ordination et conférer une fonction dans l'Église.

Au sein de l'Église catholique, la tonsure romaine l'emporte sur les deux autres formes et reste en vigueur jusqu'en 1972, date à laquelle le motu proprio Ministeria quædam de Paul VI la rend facultative.

Au fil des temps, la tonsure romaine s'est réduite à un cercle de quelques centimètres de diamètre. Lors de la cérémonie de l'ordination, elle est préfigurée par la coupe de quelques mèches de cheveux.

Jusqu'en 1972, c'est par la tonsure que le fidèle accède à l'état clérical et que sa collation précède les quatre ordres mineurs (canons 948, 950, 951 du Code de droit canonique de 1917). Le pape Paul VI publie le 15 août 1972 le Ministeria quaedam (de), une « Lettre apostolique en forme de motu proprio réformant la discipline de la tonsure, des ordres mineurs et du sous-diaconat dans l'Église latine ». Ce motu proprio abolit le sous-diaconat et supprime la première tonsure (l’entrée dans l’état clérical étant désormais jointe au diaconat). Le canon 274 du Code de droit canonique de 1983 ne mentionne donc plus la tonsure, ni même la simplicité de la chevelure, mais les clercs sont toujours priés d'arborer une coupe de cheveux plutôt courte.