nom féminin
(bas latin rheubarbarum, racine barbare)
Grande herbe (polygonacée) vivace, aux pétioles foliaires charnus, au limbe décoratif. (On consomme, après cuisson, le long pétiole des feuilles.)
nom féminin
Plante à larges feuilles portées par de gros pétioles comestibles. Pétiole de cette plante. Tarte à la rhubarbe.
(ru-bar-b') s. f.
1. Nom collectif deplusieurs racine employées en médecine, qui toutes appartiennent au genre rheum, polygonées. « Pour moi, je prendrais toute la rhubarbe de la Sibérie et tout le séné des apothicaires, sans que jamais je fisse un chant de la Henriade, » Lett. du roi de Pr. à Voltaire, 4 janv. 1770. « Il est bien connu que la vraie rhubarbe croît sans culture entre le trentième et le trente-neuvième degré de latitude boréale », Raynal, Hist. phil. V, 30. « La société formée à Londres pour l'encouragement des arts et du commerce distribua en 1774 des médailles à deux cultivateurs anglais qui avaient recueilli de la rhubarbe d'une qualité supérieure », Raynal, ib. V, 30. « Il établit dans ses terres la culture de la rhubarbe, production inconnue en France dans sa jeunesse », Condorcet, Duhamel. La rhubarbe de Chine, de Perse ou des Indes, rheum palmatum, L. La rhubarbe de France, rheum compactum, L. Fig. Passez-moi la rhubarbe et je vous passerai le séné, voy. SÉNÉ.
2. Rhubarbe des moines, nom sous lequel on a désigné tantôt la patience, tantôt le rumex alpinus, L.
3. Rhubarbe blanche, voy. MÉCHOACAN. Rhubarbe des pauvres, thalictrum flavum, L.
4. Sorte de fromage qu'on fabrique à Roquefort, avec les raclures de ceux qui sont destinés au commerce. « De ces raclures on compose une espèce de fromage en forme de boule qu'on nomme rhubarbe, et qui se vend dans le pays trois ou quatre sous la livre, » Dict. des Arts et mét. au mot laitière.
5. Jaune de rhubarbe, synonyme de rhéine.
Historique
XIIIe s. « Et es montaignes de ceste cité croist reobarbe et gingembre aussi à grant planté », Marc Pol, p. 490. XIVe s. « La reubarbare purge l'humeur colerique », Oresme, Thèse de MEUNIER. XVIe s. « Cognoistre la force de la rubarbe et du polypode », Montaigne, II, 171.
Étymologie
Prov. reubarba ; catal. riubarbarro ; espagn. ruibarbo ; port. rheubarbo ; ital. reobarbaro, rabarbaro ; du lat. rha barbarum, de Rha, nom indigène du Volga, et barbarum, barbare : la plante qui vient sur les bords du Rha des barbares. Le latin dit aussi rheubarbarum, et Isidore interprète rheu par racine.
substantif feminin, Sorte de racine medicinale, qui vient de la grande Tartarie, & sert à purger. Bonne rhubarbe. la plus pesante rhubarbe & à veines rouges, est la meilleure. on dit que la rhubarbe purge la bile, & fortifie l’estomach. eau de rhubarbe. poudre de rhubarbe. extrait de rhubarbe. un gros, une once, &c. de rhubarbe.
Sorte de racine médicinale, qui vient de la grande Tartarie, & qui sert à purger. Bonne rhubarbe. La plus pesante rhubarbe & à veines rouges, est la meilleure. On dit que la rhubarbe purge la bile, & fortifie l’estomac. Eau de rhubarbe. Rhubarbe en poudre. Extrait de rhubarbe. Un gros, une once, &c. de rhubarbe.
Plante qui croît en abondance sur les bords du Volga, appelé autrefois Rha, d’où lui est venu son nom. On appelle Rhubarbe des moines, Une plante qui croît en abondance sur les montagnes des Alpes, des Pyrénées, d’Auvergne, & que l’on cultive dans nos jardins. Ses propriétés sont semblables à celles de la rhubarbe, mais dans un degré plus foible, en sorte que l’on en double la dose. On la nomme aussi Rhapontic.
Plante qui croît en abondance sur les bords du Volga, appelé autrefois Rha, d’où lui est venu son nom. On appelle Rhubarbe des moines, Une plante qui croît en abondance sur les montagnes des Alpes, des Pyrénées, d’Auvergne, et que l’on cultive dans nos jardins. Ses propriétés sont semblables à celles de la rhubarbe, mais dans un degré plus foible, en sorte que l’on en double la dose. On la nomme aussi Rhapontic.
Plante médicinale dont la racine, qui porte le même nom, est très-grosse, jaune, amère, tonique à de petites doses, et purgative à des doses plus élevées. La racine de rhubarbe, la rhubarbe nous vient surtout de la Chine et de la Tartarie. Une infusion de rhubarbe. Prendre de la rhubarbe. Rhubarbe en poudre. Prov. et fig., Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné, se dit en parlant De deux personnes qui se font mutuellement des concessions, qui ont l’une pour l’autre des complaisances intéressées. Cela se dit ordinairement en mauvaise part, ou pour plaisanter. Rhubarbe des moines. Nom vulgaire d’une espèce de patience originaire des Alpes, dont les propriétés sont semblables à celles de la rhubarbe, mais dans un degré plus faible.
Plante médicinale dont la racine, qui porte le même nom, est très grosse, jaune, amère, tonique à de petites doses, et purgative à des doses plus élevées. La racine de rhubarbe, la rhubarbe nous vient surtout de la Chine et de la Tartarie. Une infusion de rhubarbe. Prendre de la rhubarbe. Rhubarbe en poudre. Prov. et fig., Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné, se dit en parlant De deux personnes qui se font mutuellement des concessions, qui ont l’une pour l’autre des complaisances intéressées. Cela se dit ordinairement en mauvaise part, ou pour plaisanter. Rhubarbe des moines. Nom vulgaire d’une espèce de patience originaire des Alpes, dont les propriétés sont semblables à celles de la rhubarbe, mais dans un degré plus faible.
Plante médicinale dont la racine, qui porte le même nom, est très grosse, jaune, amère, tonique à petites doses, et purgative à des doses plus élevées. Confiture de rhubarbe. Tarte à la rhubarbe. La racine de rhubarbe. Une infusion de rhubarbe. Prendre de la rhubarbe. Rhubarbe en poudre. Prov. et fig., Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné, se dit en parlant de Deux personnes qui se font mutuellement des concessions, qui ont l’une pour l’autre des complaisances intéressées. Il se dit ordinairement en mauvaise part, ou pour plaisanter.
xiiie siècle, reubarbe ; xvie siècle, rhubarbe. Emprunté du latin rheubarbarum, transcription du grec rhêon barbaron, « racine barbare ; rhubarbe ».
Plante vivace à rhizome épais de la famille des Polygonacées, dont les tiges charnues sont comestibles. Rhubarbe sauvage, rhubarbe potagère, rhubarbe des jardins. La rhubarbe est utilisée pour ses vertus médicinales. Confiture de rhubarbe. Tarte à la rhubarbe. ▪ Expr. fig. et fam. Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné (par allusion à un passage de L’Amour médecin de Molière), se dit, ironiquement ou en mauvaise part, d’un échange intéressé de services ou de compliments.
Nom commun
Du bas latin rheubarbarum attesté au VIIe siècle chez Isidore de Séville, d’après qui rheu est un mot barbare signifiant « racine », l’adjectif barbarus (« barbare ») renforçant l’origine étrangère. En latin classique, Pline utilise rheuponticum qui donne rhapontic en français, formé de ce même rheu et de Ponticus (« pontique, de la mer Noire »). Rabelais l’écrit rhabarbe et justifie sa graphie par une étymologie gréco-latine : « du fleuve barbare nommé Rha (c’est-à-dire la Volga) comme atteste Ammianus ».
1. (Botanique) Nom usuel donné au plantes du genre Rheum (famille des Polygonaceae), dont les racines peuvent parfois être utilisées en pharmacie. « La « rhubarbe sauvage », Rheum rhaponticum, originaire d'Asie centrale, est l'un des parents de la rhubarbe des jardins, Rheum x rhabarbarum, communément cultivée pour les pétioles de ses feuilles. » — (François Couplan, Les plantes et leurs noms, éd. Quæ, 2012)
2. (En particulier) Nom donné à Rheum rhabarbarum ou rhubarbe des jardins qui est médicinale (amère, tonique à petites doses et purgative à des doses plus élevées) et dont le pétiole est consommé en tarte ou confiture. « Les forêts renferment des palmiers, du bois de Brésil, de campêche, des arbres à encens, à manne et à copal; des cochenillers, des plantes médicinales, telles que séné, rhubarbe , etc. » — (« Goyaz, Goyas ou Goyazes », dans le Grand dictionnaire de géographie universelle, ancienne et moderne, par M. Bescherelle ainé et M. G. Devars, nouvelle édition, tome 3 (G-M), Paris : Librairie illustrée de A. Courcier, 1863, p. 121) « La partie de la rhubarbe que l’on mange est la tige des feuilles, tige qui pousse directement sur le collet de la plante. » — (Philippe Collignon, Charlie Nardozzi, Un potager pour les Nuls, First éditions, 2010)
Proverbes et phrases toutes faites
passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné passe-moi la salade, je t’envoie la rhubarbe
Vocabulaire apparenté par le sens
rhubarbe figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : confiture, racine (végétale).
Forme de verbe
1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de rhubarber.
2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de rhubarber.
3. Première personne du singulier du subjonctif présent de rhubarber.
4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de rhubarber.
5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de rhubarber.
Rheum
Rheum, les Rhubarbes, est un genre de plantes herbacées vivaces de la famille des Polygonacées. Il comprend une cinquantaine d'espèces, en particulier la rhubarbe des jardins, Rheum rhabarbarum ou Rheum x hybridum, dont les pétioles des feuilles, ou bâtons de rhubarbe, sont consommés, le plus souvent cuits, en tartes, en confiture, en compote ou comme légume.
Étymologie
Le nom « rhubarbe » provient du bas latin rheubarbarum ou rhabarbarum, littéralement « racine de Barbarie ». La Rhubarbe sauvage (Rheum rhaponticum) est par ailleurs appelée « rhapontic », c'est-à-dire « racine du Pont (Euxin) ». Selon l'historien de l'Antiquité tardive Ammien Marcellin, la racine rheum ou rha aurait pour origine le fleuve Rha, ancien nom de la Volga. Jacques André, spécialisé dans la lexicographie du latin technique, qualifie cette étymologie populaire d'Ammien Marcellin et reprise par Isidore de Séville de douteuse.
Description
C'est une plante vigoureuse des régions tempérées, vivace par un court rhizome volumineux. Elle forme des rosettes basales de grandes feuilles pétiolées, au large limbe plus ou moins palmatilobé parcouru, à la face inférieure, par des nervures saillantes, rougeâtres. Ces feuilles gaufrées, grossièrement triangulaires, sont toxiques, contrairement au pétiole charnu qui est la partie de la plante consommée. Celui-ci, de couleur vert rougeâtre, arrondi et canaliculé, mesure jusqu'à 50 cm de longueur pour 3 à 7 cm de largeur et d'épaisseur.
Les parties aériennes de la plante disparaissent totalement pendant l'hiver.
- Rosette de feuilles. - Feuilles pétiolées. - Détail des inflorescences. - Fruits. - Graines.
Histoire
Plusieurs espèces de rhubarbes étaient connues dans l'Antiquité. Rheum officinale était connue comme plante médicinale en Chine depuis très longtemps et R. ribes en Grèce antique par Dioscoride (Materia medica, III, 2). Rheum officinale fut introduite en Europe par la Route de la soie dès le Xe siècle grâce aux marchands arabo-persans. Elle est signalée par Marco Polo dans son livre (il est souvent mentionné à tort qu'il fut le premier occidental à la voir, alors qu'il fut précédé par le franciscain Guillaume de Rubrouck, et le premier à l'importer en Europe, cet explorateur franciscain de langue flamande racontant aussi avoir vu un moine l'utiliser avec de l'eau bénite) et Odoric de Pordenone, elle fut d'abord cantonnée parmi les plantes médicinales (constituant du catholicum simple de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle) et ornementales, elle ne fut cultivée et consommée comme plante potagère qu'à partir du XVIIIe siècle. L'importation en France de la rhubarbe pourrait être le fait de Coste D'Arnobat et du célèbre botaniste Charles-Alexandre Julliard, qui en rapportera au roi Louis XIV.
En Europe, c'est en Grande-Bretagne qu'on commence à l'utiliser en cuisine, dans le courant du XIXe siècle. Les recettes sont très peu nombreuses jusqu'au milieu du XXe siècle.
Liste des espèces
Selon Plants of the World online (POWO) (15 mai 2021) :
Production
Les rhubarbes cultivées sont Rheum rhaponticum, Rheum rhabarbarum et leurs hybrides. Les préparations médicinales sont obtenues à partir de Rheum officinale.
La rhubarbe préfère les sols profonds et frais, avec de la fumure organique et une exposition ensoleillée. Les touffes sont divisées entre la fin de l'hiver et le début du printemps, en coupant des bouts portant un à trois bourgeons, et sont plantées en laissant ces derniers affleurer à la surface.
La récolte se fait, dès la deuxième année, de fin avril à juin, mais une deuxième récolte peut avoir lieu fin septembre. Il est recommandé de ne pas prélever plus des deux tiers des pétioles d'une même plante. Ceux-ci se conservent quelques jours après récolte.
Un pied de rhubarbe est exploité efficacement durant cinq à dix ans, mais il peut vivre plus de cinquante ans avec une production affaiblie. Des plants de rhubarbe de plus de cent ans ont déjà été recensés et produisent encore une récolte abondante.
Maladies et parasites
Les plants peuvent être attaqués par le Verticillium, un champignon qui décompose les racines. Les feuilles jaunissent et meurent en quelques semaines, puis la plante disparaît pendant un mois.
- Rhizomes de rhubarbe creusés par du Verticillium. - Feuilles de rhubarbe jaunies par du Verticillium.
Culinaire
Seuls les pétioles, appelés aussi « bâtons de rhubarbe », peuvent être consommés crus, cuits, en tartes, en confiture ou comme légume. On peut également en faire des sirops ou des sorbets. L'acidité de la plante demande à être atténuée par du sel ou du sucre. Les variétés rouge carmin de rhubarbe sont plus tendres que les vertes.
Un vin de rhubarbe est produit dans les Vosges : le Crillon des Vosges. Cette spécialité a été inventée à la suite du ravage du vignoble local par le phylloxéra.
- Le pétiole de la rhubarbe peut atteindre 80 cm. - Rhubarbe épluchée et détaillée. - Tarte à la rhubarbe. - Nectar de rhubarbe.
Musicale
Les Mongols fabriquent une flûte appelée tsuur, avec la hampe florale creuse de la rhubarbe ou du céleri sauvage. Cet instrument, en voie de disparition, est classé au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.
Autres usages
La rhubarbe peut également être utilisée pour le tannage de peaux.
Vertus
La rhubarbe est bien pourvue en vitamine C (12 mg/100 g), elle a ainsi des propriétés toniques et antianémiques. Elle est très laxative grâce à sa richesse en fibres et est utilisée comme purgatif, proche de l'aloès et du séné. Les principes actifs sont des dérivés de l'anthraquinone et leurs glucosides qui augmentent les mouvements péristaltiques du côlon.
La rhubarbe apporte des minéraux, certains en grande quantité comme le potassium et le phosphore, et certains en quantité moindre, mais néanmoins intéressante comme le magnésium et le calcium.
La substance sécrétée par sa racine est appréciée pour son action antiseptique sur les problèmes de foie. En outre, la rhubarbe est un bon anti-inflammatoire pour les muqueuses buccales.
Les racines de la rhubarbe contiennent des rhaponticosides (en), dérivé du stilbène, à l'origine des propriétés veinotoniques de la plante. Au XXe siècle, Hans Thoueille et Adolf Petermann les prescrivaient pour le traitement des varices.
Toxicité
Les limbes des feuilles sont toxiques à cause notamment de leur teneur en acide oxalique. Les glucosides d'anthraquinone pourraient également être responsables de cette toxicité (voir glycoside). De nombreux cas d'intoxication ont été rapportés, surtout en Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale, où la consommation de cette plante avait été recommandée.
La plupart des intoxications ont lieu lorsque des limbes sont consommés à la place des pétioles. On peut voir apparaître des symptômes tels que nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhées. Les oxalates solubles précipitent sous forme d'oxalate de calcium dans les fluides organiques. Dans les urines, cet effet peut provoquer des dommages rénaux.
Les feuilles sont également toxiques pour les animaux. Elles sont utilisées en apiculture pour lutter contre le varroa.
Symbolique
- Dans le calendrier républicain, Rhubarbe était le nom attribué au 11e jour du mois de floréal.