nom masculin
(latin ren, renis)
1. Organe pair placé dans l'abdomen à côté de la colonne vertébrale, qui forme l'urine à partir de la filtration du sang, élimine des déchets, participe à l'équilibre de l'eau et des minéraux dans l'organisme, et sécrète diverses substances (rénine, par exemple).
2. Chacun des remplissages réalisés au-dessus de l'extrados d'une voûte pour supporter un plancher.
nom masculin
1. au pluriel Partie inférieure du dos, au niveau des vertèbres lombaires. ➙ lombes. La cambrure des reins. Avoir mal aux reins. Tour de reins : lumbago. *locution, au figuré* Avoir les reins solides : être de taille à triompher d'une épreuve. Casser les reins à qqn, briser sa carrière.
2. Chacun des deux organes qui élaborent l'urine. ➙ néphr(o)- ; rénal. Rein droit, gauche. Greffe du rein. Rein artificiel : appareil palliant l'insuffisance rénale par dialyse. (animaux)* Reins comestibles d'un animal. ➙ rognon.
(rin ; au pluriel, l's se lie : les rin-z engorgés) s. m.
1. Terme d'anatomie. Viscère double qui est l'organe sécréteur de l'urine. Le rein gauche. Le rein droit. Un calcul logé dans le rein. « Nous sommes presque effrayés, quand nous venons à apprendre que les tubules qui entrent dans la composition d'un seul rein, mis bout à bout, formeraient une longueur de plusieurs milliers de toises », Bonnet, Paling. phil. IX, 2. Pierre des reins, s'est dit autrefois de la pierre d'aigle. Reins succenturiés ou succenturiaux, nom donné par Casserius aux capsules surrénales.
2. Au plur. La partie inférieure du dos. « Pourquoi donc vois-je maintenant les hommes qui tiennent leurs mains sur leurs reins, comme une femme qui est dans les douleurs de l'enfantement ? » Sacy, Bible, Jérémie, XXX, 6. « Vous savez ce que c'est pour moi que d'être seize jours sur les reins sans pouvoir changer de situation », Sévigné, 250. Avoir mal aux reins, être affecté de lumbago. Poursuivre l'épée dans les reins, poursuivre de près. « Vaubonne fut chassé l'épée dans les reins jusqu'à un petit ruisseau », Saint-Simon, 47, 49. « Sosiandre poursuivit les sentinelles du lac, la lance dans les reins », Voltaire, Mœurs, 7. « Il [Napoléon] lui avait confié [au maréchal Ney] la mission de pousser Castagnos l'épée dans les reins », Thiers, Hist. de l'Emp. X. Fig. Poursuivre, presser quelqu'un l'épée dans les reins, presser vivement quelqu'un de conclure une affaire, le presser dans une dispute par de fortes raisons. Chaud de reins, plein de luxure. « Où les centaures… Voulurent, chauds de reins, faire noces de chien », Régnier, Sat. X.
3. Au plur. L'épine du dos considérée quant à la force, à la souplesse. Il a les reins souples, les reins forts. On dit aussi au singulier : Ce cheval, cet homme a du rein. Un tour de reins, sorte d'entorse que l'on se donne dans la colonne vertébrale, en faisant quelque violent effort, quelque mouvement brusque. Fig. Donner un tour de reins à quelqu'un, lui rendre un mauvais office qui doit lui nuire beaucoup. Fig. En termes de l'Écriture, sonder, éprouver les reins, éprouver la force. « C'est moi qui suis le Seigneur, qui sonde les cœurs, et qui éprouve les reins », Sacy, Bible, Jérémie, XVII, 10. « Celui qui sonde les reins et les cœurs, vous jugera sur vos intentions », Chateaubriand, Atala, le Drame. Fig. Se ceindre les reins, se préparer à quelque effort. « Suivant la voix de mon divin auteur, Pour porter aux mourants le pain consolateur, Et pour donner aux morts la sainte sépulture, à l'entour de mes reins j'ai serré ma ceinture », P. Lebrun, Voy. de Grèce, IX, 4. Fig. Avoir les reins forts, être riche, être puissant. Il n'a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles, il entreprend quelque chose qui est au-dessus de ses forces. « Barbezieux, à peine en fonctions, n'avait pas encore les reins assez forts pour porter bien haut personne », Saint-Simon, 188, 2.
4. Chez les animaux, les reins, la région qui est entre le dos et la croupe, ayant pour base les vertèbres lombaires et la portion des muscles spinaux qui les entourent. « Une tête de barbe avec l'étoile nette [chez un cheval], L'encolure d'un cygne… Point d'épaules non plus qu'un lièvre, court-jointé… Des pieds, morbleu ! des pieds ! le rein double… », Molière, Fâch. II, 7.
5. Terme d'architecture. Les reins d'une voûte, les parties d'une voûte comprises entre la portée et le sommet. « Sur les reins de la voûte intérieure de la coupole s'élèvent quatre rangées de piliers construits en brique », Raymond, Inst. Mém. hist. et beaux-arts, t. III, p. 418. Reins vides, les parties qui, n'étant pas remplies, ne soulagent pas la charge.
Historique
XIIe s. « Ço fud uns huem hurepez [hérissé], si out un purceint [ceinture] de pels [peaux] entur les reins », Rois, p. 345. « E Mathatias le vit, e si l'en pesa [il en eut du chagrin], et ses rains li tremblerent », Machab. I, 2. XIIIe s. « Or donc, Bernart, qui fors rains as, Va, si t'acule à cel huisset… », Ren. 17345. « …Quatre vilein m'ont trové, Qui m'ont batu à reposées ; Totes les reins en ai enflées », ib. 23298. « Toutes [les femmes] sunt par rains lées [larges], combien que maigres soient ; Ne sai qu'eles y boutent, ne qu'eles y emploient, Fors que viez peliçons, si com maintes gens croient », J. de Meung, Test. 1221. XVIe s. « Il fault avoir les reins bien fermes pour entreprendre de… », Montaigne, I, 155. « Un medicament a sa charge d'aller droict au reins, voire jusques à la vessie… », Montaigne, III, 218. « Comparez… un laboureur… qui n'a du mal que lorsqu'il l'a, où l'aultre a souvent la pierre en l'ame avant qu'il l'ayt aux reins », Montaigne, II, 212. « Le roy fournit la plupart des armes ; car autrement les reins des capitaines seroyent trop foibles, pour y satisfaire si à coup », Lanoue, 282. « Le rein dextre le plus souvent est plus haut, et le senestre plus bas », Paré, VIII, 34. « En la region de l'os coccyx, qu'ils appellent les reins », Paré, XVIII, 13.
Étymologie
Berry, érein, échine ; provenç ren, re ; anc. espagn. rene ; ital. rene ; du lat. renem.
(rin) s. m.
1. Autre orthographe de rain.
Rognon, viscere dans l’animal, dont le principal usage est de recevoir les serositez du sang qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. le rein gauche. une pierre, un ulcere un abscez dans le rein, dans les reins. il a le rein droit pourri, bouché.
Rognon, viscere dans l’animal, dont le principal usage est de recevoir & de filtrer les serositez du sang qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. le rein gauche. une pierre, un ulcere, un abscez dans le rein, dans les reins. il a le rein droit pourri, bouché.
Rognon, viscère dans l’animal, dont le principal usage est de recevoir & de filtrer les serositez du sang qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins. Il a le rein droit pourri, bouché.
■ Reins, au pluriel, signifie, Les lombes, le bas de l’épine du dos, & la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Un cataplasme sur les reins. Un coup de bâton sur les reins. Il se dit aussi, De l’épine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, &c. Il a de bons reins, les reins forts, les reins foibles, les reins souples, les reins rompus. Souple de reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. Et l’on dit dans le même sens, Il a du rein. On dit figurément & prov. qu’Un homme à les reins forts, pour dire, qu’Il est riche, & qu’il a le moyen de soûtenir la dépense qu’il faut faire pour une affaire, pour une entreprise. On dit au contraire, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’Il a les reins trop foibles, Quand il n’en a pas le moyen. On dit aussi, d’Un homme qui entreprend quelque chose qui est au-dessus de ses forces, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’Il a les reins trop foibles, pour dire, qu’Il n’a pas la force, ou la capacité nécessaire pour réussir. Il a entrepris cet ouvrage, il n’a pas les reins assez forts. Il demande un tel emploi, il n’a pas les reins assez forts. On dit aussi figur. & bass. qu’Un homme a eu un tour de reins, qu’On lui a donné un tour de reins, pour dire, qu’On lui a rendu un mauvais office, qui lui nuira beaucoup.
Rognon, viscère dans l’animal, dont le principal usage est de recevoir & de filtrer les sérosités du sang qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins. Il a le rein droit pourri, bouché.
■ Reins, au pluriel, signifie, Les lombes, le bas de l’épine du dos, & la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Un cataplasme sur les reins. Un coup de bâton sur les reins. Il se dit aussi De l’épine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, &c. Il a de bons reins, les reins forts, les reins foibles, les reins souples, les reins rompus. Souple de reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. Et l’on dit dans le même sens, Il a du rein. On dit figurément & proverbialement, qu’Un homme a les reins forts, pour dire, qu’Il est riche, & qu’il a le moyen de soutenir la dépense qu’il faut faire pour une affaire, pour une entreprise. On dit au contraire, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’il a les reins trop foibles, Quand il n’en a pas le moyen. On dit aussi figurément d’Un homme qui entreprend quelque chose qui est au-dessus de ses forces, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’il a les reins trop foibles, pour dire, qu’Il n’a pas la force ou la capacité nécessaire pour réussir. Il a entrepris cet ouvrage, il n’a pas les reins assez forts. Il demande un tel emploi, il n’a pas les reins assez forts. On dit aussi figurément & populairement, qu’Un homme a eu un tour de reins, qu’on lui a donné un tour de reins, pour dire, qu’On lui a rendu un mauvais office qui lui nuira beaucoup. En termes d’Architecture, on appelle Les reins d’une voûte, Les parties d’une voûte qui portent sur les impostes.
Viscère dans l’animal, dont le principal usage est de recevoir et de filtrer les sérosités du sang qui forment l’urine et qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins. Il a le rein droit pourri, bouché.
■ Reins, au pluriel, signifie, Les lombes, le bas de l’épine du dos, et la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Un cataplasme sur les reins. Un coup de bâton sur les reins. Il se dit aussi De l’épine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, etc. Il a de bons reins, les reins forts, les reins foibles, les reins souples, les reins rompus. Souple des reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. Et l’on dit dans le même sens, Il a du rein. On dit figurément et proverbialem. qu’Un homme a les reins forts, pour dire, qu’Il est riche, et qu’il a le moyen de soutenir la dépense qu’il faut faire pour une affaire, pour une entreprise : on dit au contraire, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’il a les reins trop foibles, Quand il n’en a pas les moyens. On dit aussi figurément et familièr. d’Un homme qui entreprend quelque chose au-dessus de ses forces, qu’Il n’a pas les reins assez forts, qu’il a les reins trop foibles, pour dire, qu’Il n’a pas la force ou la capacité nécessaire pour réussir. Il a entrepris cet ouvrage, il n’a pas les reins assez forts. Il demande un tel emploi, il n’a pas les reins assez forts. On dit aussi figurément et populairement, qu’Un homme a eu un tour de reins, qu’on lui a donné un tour de reins, pour dire, qu’On lui a rendu un mauvais office qui lui nuira beaucoup. En termes d’Architecture, on appelle Les reins d’une voûte, Les parties d’une voûte qui portent sur les impostes.
Viscère double dont le principal usage est de recevoir et de filtrer les sérosités du sang qui forment l’urine, et qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins.
■ Reins, au pluriel, signifie, par extension, Les lombes, le bas de l’épine du dos, et la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Un cataplasme sur les reins. Un coup de bâton sur les reins. Poursuivre quelqu’un l’épée dans les reins. Prov. et fig., Poursuivre, presser quelqu’un l’épée dans les reins, Le presser vivement de conclure, d’achever une affaire ; ou Le presser dans la dispute par de si fortes raisons, qu’il ne sait que répondre.
■ Reins, au pluriel, se dit aussi de L’épine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, etc. Il a de bons reins, les reins forts, les reins faibles, les reins souples, les reins rompus. Être souple de reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. On dit dans le même sens, au singulier, Ce cheval, cet homme a du rein. Prov. et fig., Cet homme a les reins forts, Il est riche, et il a les moyens de soutenir la dépense qu’exige telle affaire, telle entreprise. On dit dans le sens contraire, Il n’a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles. Fam., Il n’a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles, se dit aussi D’un homme qui entreprend quelque chose au-dessus de ses forces, qui n’a pas la force ou la capacité nécessaire pour réussir. Il a entrepris cet ouvrage, mais il n’a pas les reins assez forts. Pour occuper cet emploi dans des circonstances difficiles, il n’a pas les reins assez forts. En termes d’Archit., Les reins d’une voûte, Les parties d’une voûte comprises entre la portée et le sommet.
Viscère double dont le principal usage est de recevoir et de filtrer les sérosités du sang qui forment l’urine, et qui passent ensuite dans la vessie. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins.
■ Reins, au pluriel, signifie, par extension, Les lombes, le bas de l’épine du dos, et la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Un cataplasme sur les reins. Un coup de bâton sur les reins. Poursuivre quelqu’un l’épée dans les reins. Prov. et fig., Poursuivre, presser quelqu’un l’épée dans les reins, Le presser vivement de conclure, d’achever une affaire ; ou Le presser dans la dispute par de si fortes raisons, qu’il ne sait que répondre.
■ Reins, au pluriel, se dit aussi de L’épine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, etc. Il a de bons reins, les reins forts, les reins faibles, les reins souples, les reins rompus. Être souple de reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. On dit dans le même sens, au singulier, Ce cheval, cet homme a du rein. Prov. et fig., Cet homme a les reins forts, Il est riche, et il a les moyens de soutenir la dépense qu’exige telle affaire, telle entreprise. On dit dans le sens contraire, Il n’a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles. Fam., Il n’a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles, se dit aussi D’un homme qui entreprend quelque chose au-dessus de ses forces, qui n’a pas la force ou la capacité nécessaire pour réussir. Il a entrepris cet ouvrage, mais il n’a pas les reins assez forts. Pour occuper cet emploi dans des circonstances difficiles, il n’a pas les reins assez forts. En termes d’Archit., Les reins d’une voûte, Les parties d’une voûte comprises entre la portée et le sommet.
Viscère double qui sécrète l’urine. Le rein droit. Le rein gauche. Une pierre, un ulcère, un abcès dans le rein, dans les reins.
■ Reins, au pluriel, désigne, par extension, les Lombes, le bas de l’épine dorsale et la région voisine. Il a mal aux reins. Une douleur dans les reins. Il a les reins forts, les reins faibles, les reins souples, les reins rompus. Être souple de reins. Il s’est donné un tour de reins. Ce cheval est fort de reins, a les reins forts. On dit dans le même sens, au singulier : Ce cheval a du rein. Fig., Poursuivre l’ennemi l’épée dans les reins, Le serrer de près, le contraindre à une retraite précipitée. Fig. et fam., Poursuivre, presser quelqu’un l’épée dans les reins, Le presser vivement de conclure, d’achever une affaire. Cette locution signifie aussi Le presser dans la dispute par de si fortes raisons qu’il ne sait que répondre. Fig., Sonder les cœurs et les reins, Chercher à connaître les sentiments et les forces de quelqu’un. Fig. et fam., Il a les reins solides se dit d’un Homme assez riche, assez hardi, ou assez puissant pour se risquer dans une entreprise difficile. Il a entrepris cet ouvrage, mais il n’a pas les reins assez solides. Pour occuper cet emploi dans des circonstances difficiles, il faut avoir les reins solides. Fig. et fam., Casser les reins à quelqu’un, Ruiner brutalement une de ses entreprises ou Briser sa carrière. On dit dans un sens analogue : Il lui a cassé les reins. Il s’est cassé les reins. p. 488En termes d’Architecture, Les reins d’une voûte, Les parties d’une voûte comprises entre la portée et le sommet.
xiie siècle, au sens de « région lombaire ». Issu du latin renes, « reins, lombes ».
1. anatomie. Chez l’Homme et les Vertébrés, chacun des deux organes situés symétriquement de part et d’autre de la colonne vertébrale, dans la région lombaire, qui, en filtrant le sang, éliminent les déchets azotés par l’élaboration de l’urine et régulent l’équilibre hydrominéral de l’organisme. Les reins sont reliés à la vessie par les uretères. Calices, bassinet d’un rein. Le hile du rein. Rein flottant, voir Flottant. Ablation, greffe d’un rein. Rein artificiel, appareil qui sert à pratiquer une hémodialyse en cas d’insuffisance rénale. On consomme les reins d’animaux comme le veau, l’agneau ou le porc sous le nom de rognons.
2. Au pluriel. Désigne la partie basse du dos. Avoir mal aux reins. Un tour de reins (fam.), un lumbago. La chute des reins, la cambrure de la colonne vertébrale. Une belle chute de reins. Donner un coup de reins, produire un brusque effort par une subite tension des muscles lombaires. Briser les reins à un animal, à une personne. Se rompre les reins, la colonne vertébrale. ▪ Expr. fig. Mettre à quelqu’un l’épée dans les reins, le harceler, ne lui laisser aucun répit. Se ceindre les reins, voir Ceindre. Sonder les reins et les cœurs, dans l’Écriture sainte, se dit de Dieu qui voit jusqu’au tréfonds de l’être ; par extension, s’emploie en parlant de quelqu’un qui cherche à percer le sentiment d’autrui. Fam. Avoir les reins solides, avoir suffisamment de puissance, de richesse ou de résistance pour se risquer dans une entreprise difficile. Casser les reins à quelqu’un, briser sa carrière, son ascension.
3. architecture. technique. Partie latérale de l’extrados d’une voûte ou d’un arc, qui supporte la poussée. Par extension. Remplissage de maçonnerie qui appuie sur cette partie de la voûte ou de l’arc.
Nom commun
Du moyen français rein, de l'ancien français rein, du pluriel reins, du latin renes (« reins »), pluriel de ren, inusité. : Comparez avec le grec ancien φρήν, φρενός, phrên, phrenós (« enveloppe d’un organe », « âme (siège des sentiments) »).
1. (Anatomie) Organe pair, situé dans l’abdomen, en arrière du péritoine, au niveau de la douzième paire de côtes (flottantes), qui assure, par filtration et excrétion d’urine, l’élimination des toxiques et l’équilibre hydroélectrolytique du sang et de l’organisme en général. « Les reins filtrent les substances toxiques du sang. Ce sont des substances chimiques qui proviennent souvent de la dégradation des aliments digérés. L’urée provient de la digestion des protéines. » — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 37) « Le rein est le principal organe excréteur de l’organisme et il élimine les déchets d’origine métabolique. Le plus important déchet du métabolisme des protéines est l’urée. » — (Suzanne C. Smeltzer & Doris Smith Suddarth, Soins infirmiers en médecine et en chirurgie, partie 4 : Fonctions rénale et reproductrice, De Boeck Supérieur, 2006, chap.45)
2. (Au pluriel) (Par métonymie) Lombes, bas de l’épine dorsale et la région voisine. « Fend-l’Air ruait, se dressait, pointait, exécutait des tête-à-queue fantastiques, semblant pris de folie. Brusquement, d’un dernier coup de reins, il envoya Montreval à dix pieds en l’air […] » — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907) « Enfin elle se retrouva en position assise, un peu avachie, adossée à la tête de lit, les bras écartés en l’air, les reins calés contre l’oreiller trempé de sueur dans sa taie de coton froissée. » — (Stephen King, Jessie, Albin Michel, 1993)
3. (Sens figuré) Siège de la force, des sentiments. « Sonder les cœurs et les reins, c’est l’apanage de Dieu, qui seul connait les pensées secrètes, les sentiments profonds de l’homme. » — (Psaume 7-10, Jérémie 11-20) « Il a les reins solides se dit d’un homme assez riche, assez hardi, ou assez puissant pour se risquer dans une entreprise difficile. » « Demain, la machine répondra à tous nos désirs instantanément, elle pourra sonder nos reins et lire dans nos pensées au moment où nous les éprouvons. Et même avant ! » — (Jean Harambat, Le Detection Club, Dargaud, 2019, page 35)
4. (Architecture) Partie d’une voûte ou d’un arc comprise entre la portée et le sommet. « Les reins d’une voûte. »
Dérivés
avoir les reins solides casser, briser les reins à quelqu’un, ruiner brutalement une de ses entreprises ou briser sa carrière. chute de rein chute des reins, bas du dos (d’une femme) coûter un rein creux des reins éreinter garde-reins mettre l’épée dans les reins reinté se casser les reins s’en battre les reins, n’en avoir rien à faire, à cirer sonder le cœur et les reins tour de reins
Apparentés étymologiques
adrénaline rénal réniforme rénine rognon subréniforme surrénal
Vocabulaire apparenté par le sens
rein figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : urine, corps humain, serpent, anatomie équine, requin, poisson. néphro- lombaire lumbago
Hyperonymes
appareil urinaire
Le rein est un organe de l'appareil urinaire des vertébrés. Il a de multiples fonctions : hormonales, de régulation de la pression sanguine et d'élimination des toxines. Il assure ainsi, par filtration et excrétion d'urine, l'équilibre hydroélectrolytique (homéostasie) du sang et de l'organisme en général. Ses fonctions hormonales comprennent la synthèse de l'érythropoïétine, du calcitriol (forme active de la vitamine D) et de la rénine.
Chez les amniotes, il est le plus souvent pair et situé dans l'abdomen, dans le rétropéritoine, suivant une symétrie plus ou moins bilatérale. Il est de taille et de conformation très variable en fonction des espèces : lisses chez les humains, lobulés chez les ruminants, diffus chez les oiseaux...
Par abus de langage, le langage courant nomme souvent « reins » la zone des vertèbres lombaires (ex.: « tour de reins » pour parler de lombalgie).
Ambivalence
La fonction complexe de cet organe vital a peut-être suscité l'ambivalence de sa réputation : objet de culte (il est cité 25 fois dans la Bible où il est considéré, selon l'art divinatoire tiré de l'examen hiéroscopique des reins de l'animal sacrifié, comme le siège de la sagesse, de l'intelligence et des émotions, notamment dans le Livre des Psaumes), il a également longtemps été méprisé car jugé peu noble (assimilé à une passoire qui filtre les déchets pour constituer les urines).
Morphologie
Chez l'être humain, les reins sont des organes aplatis, ovoïdes, dits « en haricot ». La face externe est convexe ; la face interne est concave, et accueille le hile qui se projette au niveau de la 1re vertèbre lombaire : il constitue la zone de transit des éléments vasculo-nerveux et des voies excrétrices urinaires.
La surface des reins est lisse chez l'adulte, de couleur rouge-brun. En moyenne, ils ont pour hauteur 12 cm, largeur 6 cm, épaisseur 3 cm et chacun pèse environ 150 g. Ces mensurations sont très variables d'un individu à l'autre.
Situation
Les reins se situent dans l'espace rétropéritonéal, où ils se projettent par leur face postérieure dans la région lombaire. Celle-ci constitue d'ailleurs la principale voie d'abord chirurgical du rein.
Le rein gauche est placé entre la 11e vertèbre thoracique et la 3e lombaire. Le rein droit quant à lui se projette entre la 12e vertèbre thoracique et l'espace entre la 3e et la 4e lombaire. Ce décalage est dû à la pression du foie sus-jacent sur le rein droit.
Ils s'orientent :
- dans le plan frontal, selon un angle d'environ 18° avec l'axe médian (orientés vers le bas et en dehors) ; - dans le plan transversal, selon un angle de 40 à 60° avec l'axe sagittal (orientés vers l'avant et en dedans)
Vascularisation
Un seul rein suffit pour vivre ; 5 % des individus n'ont qu'un rein, mais dans ce cas, il s'agit le plus souvent du rein droit, mieux vascularisé et grâce à la présence du quadrilatère de Rogie qui favorise la stase veineuse et a des répercussions au niveau génital gauche.
Le rein est vascularisé par les artères et veines rénales et c'est par une échancrure dans la face concave que ces vaisseaux pénètrent dans le rein (hile du rein).
Les artères rénales sont deux artères droite et gauche qui naissent de l’aorte abdominale au niveau de L1. L’artère rénale gauche est plus courte que la droite. Chaque artère rénale donne deux branches terminales : une branche antérieure et une branche postérieure.
Les artères et les veines présentent les subdivisions suivantes, jusqu'au glomérule :
Les veines rénales croisent en avant les artères rénales et se jettent dans la veine cave inférieure au niveau de L2. La veine rénale gauche est plus longue et de gros calibre.
Le parenchyme rénal est entouré d'une capsule dure, très résistante qui le protège. La partie périphérique du parenchyme est le cortex alors que la partie centrale est la médulla. Cette médulla n'est pas continue : elle est interrompue par des prolongements du cortex qui vont jusqu'au sinus rénal.
Innervation
Le rein est innervé par le plexus rénal qui accompagne et entoure l'artère rénale. Il est innervé par le système nerveux sympathique et parasympathique.
L'innervation parasympathique est assurée par le nerf vague (X).
L'innervation sympathique émerge des segments de la moelle spinale T10 à L1. Les fibres pré-synaptiques vont se réunir pour former les nerfs splanchniques, ceux-ci font synapse principalement dans le ganglion aortico-rénal. De là partent les fibres post-synaptiques qui vont innerver le rein. Accessoirement on peut retrouver une innervation du 1er nerf splanchnique lombaire et l'implication des ganglions mésentérique supérieur et rénal.
Pour plus de détails sur l'innervation orthosympathique des viscères de l'abdomen, consulter l'article concernant les plexus prévertébraux.
Physiologie
Le rein a aussi une fonction endocrine (érythropoïétine, système rénine-angiotensine-aldostérone, calcitriol).
En raison de caractéristiques génétiques ou liées aux traits de vie, la capacité des reins varie significativement selon les individus et selon l'âge. Elle est médiocre chez le nouveau-né et décline chez l'adulte avec l'âge. Les capacités fonctionnelles du rein peuvent être dégradées par diverses maladies et par l'exposition à certains toxiques (fluor, plomb, cadmium, autres métaux lourds, alcool ou excès de sodium…). En cas de déficience grave, les derniers recours sont la filtration externe du sang dans un rein artificiel (dialyse), ou la greffe de rein.
Architecture interne du rein
De l'extérieur vers l'intérieur :
Zone corticale
Elle comporte les glomérules, les tubes contournés proximaux et distaux et les tubes collecteurs. Les colonnes de Bertin, dans les espaces entre les pyramides de Malpighi.
Médullaire rénale
Les pyramides rénales ou de Malpighi, dont la base est sous-corticale et la pointe tournée vers l'intérieur, forment les papilles sur lesquelles viennent se ventouser les petits calices. Elles comportent les tubes droits proximaux et distaux ainsi que l'anse de Henle et les canaux de Bellini.
Une pyramide et ses colonnes forment un lobe du rein.
Les néphrons qui se déversent dans le même canal collecteur forment collectivement un lobule du rein.
Calices
Les petits calices recueillent l'urine émise par les pyramides de Malpighi. L'union des petits calices forme les grands calices, il y a trois ou quatre grands calices par rein. Tube abouché à la pointe de la pyramide rénale, et qui en se rejoignant forment le bassinet.
Pelvis rénal ou bassinet
Tube en forme d'entonnoir qui se jette dans l'uretère. Il est également appelé pyélon. C'est l'endroit où va passer l'urine à sa sortie du néphron via le tube collecteur. Les bassinets tout comme les calices possèdent un tissu musculaire lisse qui se contracte et propulse l'urine par péristaltisme.
Développement et fonction embryonnaire et fœtale du rein
Le rein est issu de la métamérisation (segmentation puis formation de tubules) du mésoblaste intermédiaire (tissu du disque embryonnaire) en cordon néphrogène au cours de la 3e semaine de développement. Ce cordon se divise en trois régions distinctes dans le temps et l'espace (selon un axe céphalo-caudal) qui vont évoluer successivement:
- le cordon pronéphrogène (le plus céphalique) qui se métamérise en pronéphros. Ce premier rein ne fonctionne pas et dégénère à la fin de la 4e semaine de développement ; - le cordon mésonéphrogène qui se métamérise après la dégénérescence du pronéphros en mésonéphros. Ce rein fonctionne dès la fin de la 4e semaine de développement, mais il dégénérera également ; - le cordon métanéphrogène (le plus caudal) qui donne le métanéphros, rein fonctionnel, qui est le rein définitif. Il a la particularité de ne pas se métamériser.
Voir aussi le paragraphe sur l'embryologie du néphron.
Néphron
Le néphron est l'unité structurelle et fonctionnelle de base du rein.
C'est un tubule mince consistant en un amas de capillaires appelés glomérules, entourés d'un bulbe creux, la capsule glomérulaire. La capsule glomérulaire amène à un long tubule entortillé en deux sections : le tubule contourné proximal, l'anse du néphron, le tubule contourné distal, et le tubule rénal collecteur. Les tubules collecteurs se déversent dans les calices via les papilles, les calices se jettent dans le pelvis rénal (appelé également pyélon ou bassin), qui est connecté à l'uretère. Chaque rein humain compte environ un million de néphrons. Le nombre de néphrons, fixé à la naissance, est d'une grande variabilité. Il dépend de multiples facteurs dont l'âge gestationnel, le retard de croissance intra-utérin, l'état nutritionnel maternel.
Formation de l'urine
Le rôle essentiel et le plus connu des reins est la formation de l'urine. Ils éliminent du sang les déchets provenant de la destruction des cellules de l'organisme et de la digestion des aliments .
La formation de l'urine et le rejet de celle-ci, comprennent quelques étapes:
- L'artère rénale apporte le sang au rein - Les artères rénales droite et gauche nées de l'aorte apportent une grande quantité de sang aux reins, environ 1700 litres par jour, soit un cinquième du débit cardiaque. Elles se divisent en de nombreuses branches pour aboutir à des artérioles microscopiques qui vont alimenter les néphrons ; - Le néphron filtre le sang et produit l'urine - Chaque rein est constitué d'un million de minuscules canaux juxtaposés appelés néphrons. Chaque néphron comprend un glomérule et un tubule. Le glomérule est un filtre très fin qui retient les globules rouges et les grosses molécules (protéines) mais laisse passer l'eau, les électrolytes (sodium, potassium, calcium...) et les petites molécules (glucose, urée, acide urique, créatinine...). Il en résulte une urine primitive qui va subir des transformations à l'intérieur du tubule. Certaines substances y sont évacuées, d'autres sont réabsorbées, aboutissant à l'urine définitive qui va s'écouler dans les tubes collecteurs ; - L'urine atteint le bassinet, sorte d'entonnoir - Les tubes collecteurs déversent l'urine dans 8 à 10 calices qui se vident dans le bassinet, sorte d'entonnoir dans lequel s'abouche l'uretère ; - L'urine est déversée dans deux conduits: les uretères - Les uretères sont des tuyaux de 2,5 mm de diamètre et de 30 cm de long qui, partant du bassinet, vont amener l'urine à la vessie ; - La vessie stocke puis évacue l'urine par l'urètre - La vessie est un réservoir qui peut contenir jusqu'à 800 ml d'urine. Elle se remplit progressivement et se vide, par un mécanisme déclenché volontairement, laissant échapper l'urine par l'urètre: c'est la miction.
Fonction du rein
Hormis sa fonction principale de filtration et d'épuration du sang, le rein intervient à bien des niveaux, notamment dans la régulation de la pression artérielle. Par sa fonction de synthèse de substances spécifiques régulatrices, notamment :
- la rénine synthétisée par le rein et qui va provoquer, via l'angiotensine II (ATII), une stimulation de la sécrétion d'aldostérone, qui est une hormone qui va en cas de baisse de pression artérielle, stimuler la réabsorption de sodium ; or les mouvements d'eau suivent les mouvements de sodium, donc cela va entrainer une réabsorption accrue d'eau qui va faire augmenter la volémie au niveau plasmatique et ainsi faire augmenter la pression dans le sang. Ce n'est qu'un aspect schématique et non exhaustif de la rénine car elle a comme effet également de stimuler la sécrétion de noradrénaline, toujours via l'angiotensine II et ainsi provoquer une vasoconstriction ; - En cas d'hypertension artérielle (HTA), le rein va synthétiser de la kallikréine pour donner en fin de réaction de la bradykinine (qui est une kinine) qui a des effets vasodilatateurs, donc de réduction de la pression au niveau des vaisseaux.
Ceci explique pourquoi l'apport excessif de sel fait augmenter la pression artérielle : les mouvements de sodium dans le rein se font passivement, donc si on augmente notre apport en sodium (sel), cela entraine une réabsorption accrue d'eau, ce qui provoquera une augmentation de volémie et donc de la pression car : PA = DC × Rp DC = FC × VES PA = pression artérielle DC = débit cardiaque Rp = résistance périphérique FC = fréquence cardiaque VES = volume d'éjection systolique (volume éjecté par le ventricule cardiaque gauche à chaque contraction).
On sait que les entrées et sorties en sodium sont équivalentes, la quantité absorbée est éliminée au début mais si l'apport en sel n'est plus ponctuel mais continu, alors une autre limite est fixée et l'élimination se fait moins bien ; ceci augmente avec l'âge.
Statistiques
Un rein adulte reçoit normalement le quart du débit cardiaque à chaque minute et est irrigué en moyenne chaque jour par plus de 1 700 litres de sang (toutes les quatre minutes, la totalité du sang de l'organisme, soit près de 6 litres, est filtrée en traversant cet organe), soit environ 900 litres de plasma sanguin. Sur ces 900 litres de plasma, 20 % sont filtrés au niveau des glomérules rénaux pour former 180 litres d'urine primitive qui subit par les différents segments du tubule rénal des modifications, essentiellement des phénomènes de réabsorption (plus de 99 % de l'eau et des sels filtrés sont réabsorbés), aboutissant à la production d'1 à 2 litres d'urines définitives. La diurèse quotidienne normale est de 1 à 1,5 L dépendant des apports hydriques.
Lors du sommeil, le taux d'ADH sécrété par l'hypophyse augmente, ce qui a pour effet d'augmenter la réabsorption d'eau par le rein, donc de diminuer la quantité d'urine excrétée.
Le débit de filtration glomérulaire normal est de 120 à 130 m L/min (un débit anormal sert à diagnostiquer l'insuffisance rénale chronique) soit les 180 litres d'urine primitive quotidienne.
Maladies
L'insuffisance rénale chronique (IRC) semble en augmentation dans les pays riches, probablement secondairement à
- l'augmentation des cas de diabète (diabète sucré) ; - l'augmentation des cas d'hypertension artérielle ; - des néphropathies vasculaires liées au vieillissement de la population ; - un régime trop riche en sel conduisant à une hypertension artérielle qui peut être fatale au rein ; - l'alcoolisme ; - l'obésité ; - une exposition excessive à certains produits néphrotoxiques (toxiques rénaux) : plomb, cadmium en particulier ou médicaments tels que phénacétine ou ciclosporine… éventuellement exacerbée par des produits chélateurs très présents dans notre environnement tels que le glyphosate.
Elles peuvent être dues à des anomalies génétiques ou à une malformation survenue lors du développement (polykystose rénale le plus souvent, ou reflux vésico-urétéral chez l'enfant), des infections (fréquemment à la suite d'angines, d'infection urinaire, de tuberculose dans les pays en développement) ou à des intoxications ou séquelles d'intoxications. Certains cancers du rein pourraient être précocement induits par des perturbateurs endocriniens. La défaillance du rein peut apparaître brutalement 10 à 40 ans après le début de l'affection.
Malformation congénitale : l'exposition prénatale à l'alcool peut provoquer une diminution de la quantité de néphrons, des reins en fer à cheval.
On classe généralement les maladies rénales en :
- maladies glomérulaires (glomérulonéphrites primitives dont la cause initiale n'est pas comprise, ou maladies glomérulaires connues telles que le diabète sucré ou lupus érythémateux, ou couramment dans les pays pauvres les amyloses) ; - néphropathies interstitielles (infection urinaire à pyélonéphrite, intoxication par des toxiques tels que cadmium ou plomb). Chez la femme, une cystite aggravée est la cause première. Chez l'homme, un cancer ou un grossissement de la prostate freinant l'écoulement de l'urine peut faciliter une infection conduisant à une néphropathie interstitielle ; - néphropathies vasculaires ; le cas le plus fréquent étant une néphroangiosclérose liée à une hypertension artérielle (près de 10 % de la population dans les pays riches).
Intervention chirurgicale
- Néphrectomie - Sonde urinaire en double J
Rein artificiel ou dialyse
Un rein artificiel (ou générateur de dialyse) est un dispositif médical permettant d'épurer le sang des patients dont les reins ne fonctionnent plus.
Greffe de rein
- La première réalisée en France eut lieu à Paris sur le jeune Marius Renard en 1952, par l'équipe du docteur Louis Michon à l'Hôpital Necker ; les suites néphrologiques ont été assurées par le professeur Jean Hamburger et Gabriel Richet, mais le jeune homme est rapidement décédé. La méthode aujourd'hui utilisée est la méthode « de Küss ». - Le 23 décembre 1954, le chirurgien américain Joseph Murray réalise la première transplantation rénale réussie au monde, en la pratiquant sur des jumeaux monozygotes, les frères Ronald et Richard Herrick (en) au Peter Bent Brigham Hospital (en). - Il se réalise environ 3 000 greffes de reins par an en France.
Autre
Le bicarbonate de sodium s'avère efficace pour ralentir la progression de maladie rénale chronique - études ayant exclu les personnes souffrant d'obésité morbide associée, de troubles cognitifs, de septicémie chronique, d'insuffisance cardiaque manifeste ou d'hypertension non contrôlée.
Chez les autres animaux
Le système excréteur chez les autres animaux est constitué d'organes excréteurs et des canaux excréteurs associés :
- organes excréteurs non spécialisés (élimination de différents types de solutés sous forme d'urine) : organes néphridiens chez les invertébrés, tubes de Malpighi chez les arthropodes, organe de Bojanus des mollusques, rein des vertébrés ; - organes excréteurs spécialisés (élimination d'un type de soluté), par exemple les cellules à chlorures des branchies des téléostéens, les glandes à sel des oiseaux.
Galerie
Reins de plusieurs animaux obtenus par la technique d'injection de vinyle et corrosion :
- Reins de porc. - Reins de cheval. - Reins de bœuf. - Reins de chien. - Reins de lion.