nom féminin
(mot alsacien; de l'allemand Quetsche)
1. Variété de prunes à épiderme souvent bleu, grosses et oblongues, consommées fraîches.
2. Eau-de-vie obtenue par distillation de ces prunes.
nom féminin
1. Grosse prune oblongue de couleur violet sombre. Tarte aux quetsches.
2. Eau-de-vie de quetsches.
(kouè-tch') s. f.
1. Sorte de prune.
Étymologie
Allem. Quetsche ou Zwetsche.
Sorte de grosse prune oblongue, le plus souvent violette ou noire.
xviiie siècle, quoitche, coetche ; xixe siècle, quetsche. Emprunté de l’allemand Quetsche, variante dialectale de Zwetschge, « prune ».
Grosse prune oblongue d’un violet tirant sur le noir, dont la pulpe de couleur jaune est sucrée et parfumée. Tarte aux quetsches. Eau-de-vie de quetsche ou, elliptiquement, quetsche.
Nom commun
Attesté en 1748 en français de Lorraine — (Graffigny, Correspondance : Souviens‑toi sur ta tete des confiture de questsche – coët, comment cela s'ecrit‑il ?) La première attestation en France de l’intérieur date de 1869 : Littré la définit comme une sorte de prune et fait provenir le mot de l’allemand Quetsche ou Zwetsche. Le dialecte oïlique lorrain a coetche, coitche, attesté depuis 1775 — (Oberlin, Patois), lui‑même emprunté au vieux-francique mosellan [1] Quetsche, variante dialectale de l'allemand Zwetschge « prunier commun, Prunus domestica subsp. domestica ». Le mot s'est dérégionalisé avec la commercialisation du produit en dehors de sa région d'origine. L’allemand Quetsche (comme Mirabelle au demeurant) est un emprunt au dialecte mosellan : au départ, le mot n'est connu que dans le francique régional du Luxembourg et de la Lorraine. L’allemand Zwetschge, Zwetschke remonte au latin tardif damascēna « prune de Damas », le latin a donné davascena en franco-provençal (cf. daveigne (Jura), davdgna (Fr-Cmté)) et dans les parlers gallo-italiques, puis dawaskin, dwaskin pour finalement donner Twetzschen au XVe siècle — (Golius, Strasbourg, 1579). En moyen-allemand (francique) et en bas-allemand (saxon), on emploie le mot Matschen tiré par aphérèse de damascena [2]. (Sens 5) Emprunt du luxembourgeois Quetsch (« cruche, gourde en parlant d’une femme »).
1. Grosse prune oblongue, le plus souvent violette ou noire. « Une servante étalait le dessert sur la table, les quiches aux « quetsches » dont le jus coulait parfumé, les gâteaux à la croûte dorée et craquante, les tartes aux pommes, larges comme des fonds de tonneau et dont la pâte avait un goût fin de cannelle. » — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907) « La sauce tomate inimitable, les quetsches, dont on dégusta quatre ans après la mort d’Irma le dernier bocal retrouvé au fond d’une étagère, dessert à la saveur unique au royaume des tartes, à mi-chemin entre acide & sucré, à la consistance gluante & sirupeuse. » — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 173) « La quetsche et sa pellicule de pruine, signe extérieur de maturité intérieure ! » — (France Mutuelle Magazine, no 178, octobre-novembre-décembre 2023, page 54)
2. Eau-de-vie faite avec ce fruit. « Je vous sers un petit verre de quetsche ? » « « Une petite quetsche, monsieur Labbé ? C’est ma tournée !... » — (Georges Simenon, Le Relais d’Alsace, Fayard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 149)
3. (Argot) (Moselle) Fille, femme.
4. (Argot) (Moselle) Vagin.
5. (Péjoratif) (Luxembourg) Emmerdeuse. [3]
Variantes
Pour la prune couèche couache coiche quetche
Synonymes
prune de Damas pruneau (en Franche-Comté et en Suisse romande)
Vocabulaire apparenté par le sens
quetsche figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : figue, prune.
La quetsche [kwɛtʃ ], appelé pruneau en Suisse romande ou en Franche-Comté, est le fruit du quetschier, l'un des sous-cultivars du prunier de Damas, Prunus domestica subsp. insititia.
Étymologie
Le mot, d'origine luxembourgeoise, est la variante moyen-allemande de l'allemand standard Zwetsche, Zwetschge « prunier commun, Prunus domestica subsp. domestica », primitivement Twetzschen, qui serait emprunté au franco-provençal ou gallo-italique *davascena (cf. jurassien daveigne, comtois davdgna), issu du latin tardif damascēna, emprunté à son tour au grec damaskênon, signifiant « prune de Damas ».
Dénomination
Le nom de « quetsche » est le plus courant et celui utilisé en français standard ; il existe aussi des variantes locales. En Suisse romande comme en Franche-Comté, on l'appelle « pruneau » (différent du pruneau français). Cultivée au Canada, dans la province de l'Ontario, elle y est commercialisée sous le nom de « prune bleue ».
Description
C'est une petite prune qui mûrit dès mi-août, et qui est disponible dans les marchés jusqu'en octobre. Elle est particulièrement répandue en Belgique, au Luxembourg, en Franche-Comté, Lorraine, Alsace, Allemagne, Suisse et Autriche. Sous sa robe violette, elle cache une chair sucrée, acidulée, d’un jaune d’or légèrement foncé. Sa forme est ellipsoïdale.
Utilisation
La quetsche se consomme en fruit de table, en confiture, en tarte ou en sorbet. En Lorraine, en Alsace, en Franche-Comté et dans la région de Bâle, la quetsch est l'eau-de-vie obtenue par distillation de quetsches fermentées. Elle se consomme soit fraîche, soit à la température de la tasse à café. Elle était l'un des constituants du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle. Elle est la base du Pflaumenmus et du powidl. En Suisse romande, elle est également utilisée pour confectionner la tarte aux pruneaux, le jour du Jeûne genevois et du Jeûne Fédéral dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et une partie du Jura bernois. Elle est également utilisée pour faire de l'alcool comme du slivovitz notamment dans les pays slaves de l'Europe centrale et balkanique (Tchéquie, Slovaquie, Slovénie, Pologne, Serbie, Monténégro, Croatie) mais également en Hongrie et en Roumanie.
Botanique
Nom botanique : Prunus domestica. Description : fruit ovale, rouge pâle, violet (certaines variantes jaunes), à la chair savoureuse, légèrement acidulé.
- Floraison : printemps. - Exposition : soleil. - Type de sol : normal. - Résistance : -20 °C. - Récolte : août.
- Épine - Feuille - Fleur - Fruit
Variantes
Il existe de nombreuses variantes de quetsches : une variante peu connue est la « quetsche blanche », connue sous le nom de quetsche blanche de Létricourt. Ce fruit a la même forme et consistance que les autres quetsches mais est de couleur jaune clair avec une saveur plus sucrée et moins acidulée. Il existe en Angleterre, en particulier dans le Shropshire, une variété de quetsche (angl. damson), plus petite que celle connue en France et avec laquelle est préparée de la confiture.