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poumon

D'après les sources cochées · ·

poumon Larousse (Définition)

nom masculin

(latin pulmo, -onis)

1. Organe pair de la respiration contenu dans la cavité thoracique.

2. Organe respiratoire de certains animaux, constitué par une cavité corporelle dans laquelle l'air est renouvelé par des mouvements respiratoires, et dont les parois sont riches en vaisseaux sanguins, où se fait l'hématose.

poumon Le Robert (Définition)

nom masculin

1. Chacun des deux viscères placés dans la cage thoracique, organes de la respiration (➙ expiration, inspiration ; pneumo- ; pulmonaire). Enveloppe des poumons. ➙ plèvre. Aspirer, respirer à pleins poumons : profondément. Chanter, crier à pleins poumons. ➙ s'époumoner. *locution, familier* Cracher ses poumons, tousser, expectorer abondamment.

2. Poumon artificiel, poumon d'acier (vieilli) : appareil qui permet d'entretenir la ventilation pulmonaire d'un malade.

3. au figuré Ce qui fournit de l'oxygène. Les parcs sont les poumons des villes.

poumon Littré (Définition)

(pou-mon) s. m.

1. Organe renfermé dans la poitrine, et par lequel s'effectue la respiration. Les lobes du poumon. Maladies du poumon. « Le sentiment général est que le mouvement de la poitrine ne dépend pas de celui du poumon, et que celui-ci au contraire n'est qu'une suite ou un effet du premier », Mairan, Éloges, Brémond. Perdre, user son poumon, se fatiguer la poitrine à parler, à crier. « Ne perdons pas notre temps et notre poumon [en compliments] », Sévigné, 8 avril 1671. « J'ai usé mes poumons en m'efforçant de donner du sens à des buses, et de l'honneur à des coquins », Mirabeau, Lett. orig. t. II, p. 241, dans POUGENS. Il a de bons poumons, d'excellents poumons, il a une voix forte. La force des poumons, la force de la voix. Cet homme l'a emporté dans la discussion par la force de ses poumons.

2. Poumon marin, poumon de mer, espèce de mollusque.

Historique

XIe s. « [Il] Tranche le cuer, le feie et le pulmun », Ch. de Rol. XCVI. XIIe s. « Uns del ost as Syriens traïst un dart, e par aventure ferid le rei de Israel al polmun, e navrad le à mort », Rois, p. 339. XIIIe s. « Tost l'ont afaitié à son droit, As levriers a donné lor droit, Et le pomon et la coraille », Ren. 22533. XVe s. « Car il tenoit entre ses mains Du foye, du polmon et des trippes », Villon, 1re rep. XVIe s. « Le poulmon est instrument de la voix et respiration par le moyen et benefice de la trachée artere », Paré, II, 9.

Étymologie

Genev. polmon ; provenç. polmo, pulmo ; espagn. pulmon ; ital. polmone, du lat. pulmonem ; grec, πλεύμων ou πνεύμων, de πνεῖν, respirer.

poumon Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Partie interne de l’animal, & le principal organe de la respiration. Les lobes du poumon. maladie de poumon. inflammation de poumon. il est malade du poumon. ulcere dans le poumon. il receut un coup d’espée dans le poumon. hydropisie de poumon. avoir les poumons dessechez, les poumons adherents aux costes. les poumons adherents. cracher son poumon. cracher ses poumons. user son poumon. s’user le poumon à force de parler. On dit d’Un homme qui a la voix forte, qu’Il a de bons poumons, d’excellents poumons. Et dans le mesme sens on dit, qu’Un homme a emporté ce qu’il pretendoit par la force de ses poumons plustost que par la force de ses raisons.

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Partie interne de l’animal, & le principal organe de la respiration. Les lobes du poumon. Maladie de poumon. Inflammation de poumon. Il est malade du poumon. Ulcère dans le poumon. Il reçût un coup d’épée dans le poumon. Hydropisie de poumon. Avoir les poumons desséchez, les poumons adhérens aux côtes, les poumons adhérens. Cracher son poumon. Cracher ses poumons. User son poumon. S’user le poumon à force de parler, à force de crier. On dit d’Un homme qui a la voix forte, qu’Il a de bons poumons, d’excellens poumons. Et dans le même sens on dit, En parlant d’une dispute, qu’Un homme l’a emporté par la force de ses poumons, plustôt que par la force de ses raisons.

Partie interne de l’animal, & le principal organe de la respiration. Les lobes du poumon. Maladie du poumon. Inflammation de poumon. Il est malade du poumon. Ulcère dans le poumon. Il reçut un coup d’épée dans le poumon. Hydropisie de poumon. Avoir les poumons desséchés, les poumons adhérens aux côtes, les poumons adhérens. Cracher son poumon, ses poumons. User son poumon. S’user le poumon à force de parler, à force de crier. On dit d’Un homme qui a la voix forte, qu’Il a de bons poumons, d’excellens poumons. Et dans le même sens on dit, en parlant d’Une dispute, qu’Un homme l’a emporté par la force de ses poumons, plutôt que par la force de ses raisons.

Partie interne de l’animal, et le principal organe de la respiration. Les lobes du poumon. Maladie du poumon. Inflammation de poumon. Il est malade du poumon. Ulcère au poumon. Il reçut un coup d’épée dans le poumon. Hydropisie de poumon. Avoir les poumons desséchés, les poumons adhérens aux côtes, les poumons adhérens. Cracher son poumon, ses poumons. User son poumon. S’user le poumon à force de parler, à force de crier. On dit d’Un homme qui a la voix forte, qu’Il a de bons poumons, d’excellens poumons. Et dans le même sens on dit, en parlant d’Une dispute, qu’Un homme l’a emporté par la force de ses poumons, plutôt que par la force de ses raisons.

Viscère renfermé dans l’intérieur de la poitrine, et qui est le principal organe de la respiration. en Médecine, Les lobes du poumon. Maladie du poumon. Inflammation du poumon, des poumons. Il est malade du poumon. Ulcère au poumon. Il reçut un coup d’épée dans le poumon. Hydropisie de poumon. Le poumon droit. Le poumon gauche. Le sang ne devient rouge qu’après avoir passé par les poumons. Avoir les poumons desséchés. Avoir les poumons adhérents aux côtes, les poumons adhérents. Cracher son poumon, ses poumons. User son poumon, s’user le poumon à force de parler, à force de crier. Il a de bons poumons, d’excellents poumons, se dit D’un homme qui a la voix forte. On dit dans le même sens, en parlant D’une dispute, Cet homme l’a emporté par la force de ses poumons, plutôt que par la force de ses raisons.

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Viscère spongieux renfermé dans l’intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration. Les lobes du poumon. Maladie du poumon. Inflammation du poumon. Le poumon droit. Le poumon gauche. Le sommet du poumon. La base du poumon. Le sang ne devient rouge qu’après avoir passé par les poumons. Cracher ses poumons. Respirer à pleins poumons, Respirer profondément. Crier à pleins poumons, Crier très fort. Il a de bons poumons, d’excellents poumons, se dit d’un Homme qui a la voix forte. On dit dans le même sens, en parlant d’une Dispute : Cet homme l’a emporté par la force de ses poumons plutôt que par la force de ses raisons.

xie siècle, pulmum ; xiie siècle, poumon. Issu du latin pulmo, de même sens.

Organe de la respiration des vertébrés tétrapodes, de quelques poissons et de certains invertébrés, constitué d’une cavité où s’opèrent les échanges gazeux entre l’organisme et l’air du milieu extérieur. Les poumons des oiseaux, des reptiles, des amphibiens adultes. Les Dipneustes sont des poissons qui possèdent des poumons et des branchies. Le poumon de l’escargot est un simple sac s’ouvrant directement à l’extérieur par un orifice. ▪ En particulier. Chez l’homme et les mammifères, chacun des deux organes de structure alvéolaire, situés dans la cage thoracique, et qui débouchent au fond du pharynx par deux bronches reliées à la trachée. Poumon droit, poumon gauche. La base, le sommet du poumon. Les lobes du poumon. Chaque poumon est protégé par la plèvre. Inspirer, expirer de l’air par les poumons. Chez l’homme, la capacité ordinaire des poumons est de cinq litres environ. Un poumon caverneux. Cancer du poumon. Avoir un abcès, un kyste au poumon. « Le poumon, le poumon, vous dis-je », se dit, par allusion à une célèbre réplique du Malade imaginaire, de Molière, lorsqu’une personne s’entête dans son opinion, si peu fondée soit-elle. ▪ Loc. et expr. fig. À pleins poumons, profondément ; avec force. Respirer, crier, chanter à pleins poumons. Fam. Avoir des poumons, de bons poumons, avoir du souffle, de la voix. User ses poumons à, s’user les poumons à, crier ou parler tout à fait inutilement. S’oxygéner les poumons, respirer de l’air pur. Pop. Cracher ses poumons, être au dernier degré d’une maladie pulmonaire et, par affaiblissement, avoir du mal à respirer, en particulier lors d’un effort physique. ▪ Par analogie. Marque de domaine : médecine. Poumon d’acier ou poumon artificiel, appareil formé d’une coque métallique dans laquelle on plaçait naguère un malade souffrant d’une paralysie de la cage thoracique afin d’entretenir artificiellement sa respiration. ▪ Fig. La forêt amazonienne est considérée comme le poumon de la planète. Cette ville est le poumon économique de la région.

poumon Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(1160) Du moyen français poulmon, de l’ancien français pulmun, poumon, du latin pulmo. Attesté vers 1160 sous la forme poumon en ancien français. En français moderne, attesté avec cette graphie depuis 1740. Cognat de l’italien polmone, de l’espagnol pulmón et du portugais pulmão.

1. (Anatomie, Pneumologie) Viscère spongieux renfermé dans l’intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration. « S’il n’y a aucun signe plessimétrique ou stéthoscopique indiquant une lésion superficielle du poumon, et si la respiration est simplement affaiblie, on ne peut guère hésiter qu'entre l'existence d'indurations centrales ou disséminées et un état emphysémateux du poumon. » — (Commentaire sur De l'auscultation plessimétrique, du docteur Noël Gueneau de Mussy (article paru dans L'Union médicale, 1976, no 83, 85 & 87), publié dans Archives médicales belges, 1876, vol. 10, p. 198) « *TOINETTE : Qui est votre médecin ? ARGAN : Monsieur Purgon. TOINETTE : Cet homme-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ? ARGAN : Il dit que c’est du foie, et d’autres disent que c’est de la rate. TOINETTE : Ce sont tous des ignorants. C’est du poumon que vous êtes malade. ARGAN : Du poumon ? TOINETTE : Oui. Que sentez-vous ? ARGAN : Je sens de temps en temps des douleurs de tête. TOINETTE : Justement, le poumon. ARGAN : Il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux. TOINETTE : Le poumon. » — (Molière, Le Malade imaginaire*, acte III, scène 10, 1673)

2. (Anatomie, Pneumologie) Chacune des deux parties qui forment cet organe et qui sont séparées l’une de l’autre par le médiastin et par le cœur. « C’est ici seulement que l’homme sent l’air pénétrer facilement dans ses poumons, qu’il vit, qu’il pense. » — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858) « J'essayais, en contractant le gosier, d'absorber le moins possible d'eau et de résister à l'asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l'air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. » — (Henri Alleg, La Question, 1957) « Il n’est qu’un élément du système phonatoire, dont le fonctionnement repose sur l’interaction entre trois classes d’organes : les poumons, le pharynx et les cavités supraglottiques (bouche, nez, lèvres, pharynx…). » — (France Mutuelle Magazine, no 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 45) « Malgré mon obésité, je marchais allègrement, tout heureux de décrasser mes poumons à cet air limpide, à cet air lustral des belles nuits d’été... » — (Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886) « La Girafe, excitée à fuir, se presse, s’emporte, […] mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue : c’est que ses poumons n’ont pas assez d’ampleur ; défaut que révèle la petitesse du coffre qui les contient. » — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827) « Bert portait toujours ce plastron ; c’était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu’il avait les poumons faibles. » — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 102 de l’édition de 1921)

3. (Sens figuré) Souffle ; force pulmonaire. « Notre air ici est acide à cause de la montagne sur laquelle nous sommes. On ne s’en aperçoit jamais parce que la montée est en pente douce. Mais les bêtes s’essoufflent et il n’y a rien de meilleur que le vin pour leur donner du poumon. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 44)

4. (Argot) (Sexualité) Sein. « Au hasard de mes pérégrinations, j’ai vu dans une vitrine de Lausanne un bien joli maillot de bain deux pièces... Deux toute petites pièces : de quoi mettre une toute petite paire de poumons et des hanches présumées compressibles. » — (Jean Nocher, Raccourcis, dans Vent d'Ouest, Rennes, 1re année, n° 40 du samedi 29 septembre 1945, p. 4) « Elle se penche pour nous demander nos noms. […]. Et elle me frotte contre ses gros poumons, mais sa robe a des tas de boutons qui me râpent la joue. Et puis elle sent la graisse. » — (Jean-Jacques Gautier, La chambre du fond, Éditions R. Julliard, 1970, p. 18) « Ben... euh, si elle acceptait de me montrer ses poumons, voilà c'est tout quoi. Non mais tu les as vus ses nibards, Julien ?... Une paire de loches fantabuleuses, à vous réveiller Raymond Barre à l'Assemblée. » — (Philippe Adler , Qu'est-ce qu'elles me trouvent ?, Editions Balland, 1990, p. 112) « Et Jules sans relever l’étonnement de Paul, continuant à regarder la poitrine opulente de la candidate très bien photographiée, acheva sa pensée : « M'en fous, c'est elle qui a les plus beaux poumons ». » — (« Propos électoraux » dans Ça s'est passé en Provence : Humour à l'ail et aux fines herbes, tome 2, par Jean-Claude Rey, Éditions Autres Temps, 1996, p. 180) « Le simple fait de penser à ces mots magiques, gros lolos, gros nibards, grosses loches, gros poumons, gros roploplos, etc., j'avais une trique pas croyable. » — (Guillaume Clémentine, Le petit malheureux, Paris : Le Serpent à plumes, 1998, p. 144) « Personnages : Loana, starlette à gros poumons fraîchement sortie du Loft, et Jean-François Kervéan, auteur chargé d'écrire le livre de la belle. » — (Jérôme Dupuis & Delphine Peras, Les “nègres” de l'édition s'affranchissent, le 19 février 2010, sur le site de L'Express (www.lexpress.fr/))

Variantes

pomon (Missouri)

Synonymes

éponge (Argot)

Dérivés

à pleins poumons avoir de bons poumons, avoir d’excellents poumons (avoir la voix forte) cracher ses poumons crier à pleins poumons (crier très fort) poumon à bretelles poumon d’acier poumon vert poumon de la planète respirer à pleins poumons (respirer profondément)

Apparentés étymologiques

époumoner poumonique pulmonaire pulmonation pulmoné pulmonique

Vocabulaire apparenté par le sens

poumon figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : corps humain, serpent, pneumologie, toux. 🫁 (U+1FAC1)

Méronymes

voies respiratoires

Dérivés dans d’autres langues

Créole haïtien : poumon

Poumon Wikipédia (Encyclopédie)

Le poumon est un organe intrathoracique pair de l'appareil respiratoire, permettant l'échange des gaz vitaux, notamment l'oxygène et le dioxyde de carbone. L'oxygène est nécessaire au métabolisme de l'organisme, et le dioxyde de carbone doit être évacué. Cet organe serait apparu sur des espèces marines il y a au moins 420 millions d’années. Chez l'humain, le poumon droit pèse environ 650 grammes tandis que le poumon gauche pèse 550 grammes environ.

Évolution

Les poumons apparaissent sur des espèces marines, les sarcoptérygiens, il y a au moins 420 millions d’années, et sont présents aujourd’hui dans trois lignées distinctes : les cœlacanthes (dont les vestiges d'un poumon sont non utilisés), les dipneustes (des poissons qui utilisent ce poumon en complément de la respiration branchiale), et les tétrapodes (qui n'ont qu'une respiration pulmonaire à l'exception des lissamphibiens qui ont conservé une respiration tégumentaire).

Morphologie

L'être humain possède deux poumons (un gauche et un droit), situés à l'intérieur du thorax dans les cavités pleurales, et séparés l'un de l'autre par le médiastin. Au travers de la plèvre, les poumons sont en contact, en leur face inférieure, avec le diaphragme, sur leurs faces antérieures, latérales et postérieures, avec la cage thoracique. Le sommet du poumon affleure le creux sus-claviculaire, à la base du cou.

Segmentation pulmonaire

Le poumon droit est divisé en trois lobes (supérieur, moyen et inférieur), le gauche divisé en deux (supérieur et inférieur). À gauche, la partie lingulaire du lobe supérieur correspond au lobe moyen droit, tandis que la partie culminale (culmen) correspond au lobe supérieur droit. Les lobes sont séparés par des scissures, deux à droite (la grande ou « oblique », et la petite ou « horizontale ») et une à gauche (l'oblique).

Chaque lobe des poumons est divisé en segments pulmonaires :

Circulation pulmonaire

Les artères pulmonaires amènent le sang depuis le ventricule droit, et se divisent jusqu'à former un réseau capillaire pulmonaire entre les parois des alvéoles bronchiques. C'est au sein de cette membrane alvéolo-capillaire que les échanges gazeux se réalisent, selon le gradient de pression des gaz.

Les 4 veines pulmonaires ramènent le sang oxygéné vers le cœur dans l'oreillette gauche, d'où il sera réinjecté dans la circulation systémique permettant l'oxygénation des organes.

Vascularisation systémique

Les artères bronchiques assurent la vascularisation systémique des bronches.

Vertébrés

Outre les échanges gazeux, les poumons participent à d'autres fonctions, comme la régulation du métabolisme acido-basique ainsi qu'un rôle de filtration du sang en éliminant de petits caillots.

Le poumon des vertébrés prend son origine embryologique dans une excroissance du pharynx. Il est désormais admis que cette origine est différente de celle de la vessie natatoire. L'un des arguments fort est que les poumons sont une divergence de la paroi ventrale et non dorsale du pharynx.

Poisson : les dipneustes et les cœlacanthes

Les poissons dipneustes ont des poumons en plus de branchies. Les deux espèces africaines (Lepidosiren et Protopterus) ont deux poumons qui assurent 90% de leur apport en oxygène. L'espèce australienne (Neoceratodus) possède un seul poumon et la respiration pulmonaire n'est pas indispensable à sa survie.

Les deux espèces de cœlacanthes non éteintes (Latimeria) possèdent une poche de gaz avec des parois épaisses qui pourrait être le vestige d'un poumon ancestral.

Serpents

Chez la majorité des serpents, un seul poumon subsiste, le poumon droit, le gauche étant soit atrophié soit absent. On trouve un poumon gauche fonctionnel chez les espèces primitives de boa et de python. Ce poumon est vestigial ou complètement absent chez les autres serpents. Comme la majorité des organes internes des serpents, du fait de l'addition des vertèbres supplémentaires, il est allongé.

L'unique poumon droit a acquis de nouveaux diverticules chez certaines espèces :

- Un poumon trachéen, une extension à l'amont du poumon droit, qui permet la ventilation lors de l'ingestion d'une proie. - Une partie inférieure développée servant à régler l'équilibre hydrostatique chez les espèces aquatiques, comme la vessie natatoire chez les poissons.

Les serpents ont une trachée soutenue par des anneaux cartilagineux qui la maintiennent béante y compris lors de l'ingestion d'une proie les empêchant ainsi de s'étouffer.

Oiseaux

Le poumon des oiseaux est très différent : il est constitué de faisceaux de tubes, reliant deux sacs aériens, où l'air circule dans un seul sens, contrairement aux autres poumons où l'air fait des mouvements de va-et-vient au cours d'un cycle inspiration-expiration.

Protostomiens

Il existe également des « poumons » chez des protostomiens qui ne sont pas homologues des poumons de vertébrés, puisqu'ils sont formés par invagination de l'ectoderme. On les trouve chez les Chélicérés (araignées, scorpions), chez les crabes terrestres (Gecarcinidae, Grapsidae…) et chez les Gastéropodes Pulmonés (escargots) où c'est la cavité palléale qui joue le rôle de poumon, communiquant avec l'extérieur par un petit orifice appelé pneumostome. D'une manière générale, les poumons permettent une ventilation en milieu aérien tout en évitant la déshydratation.

Histologie

C'est dans les alvéoles, petits sacs terminant les voies ventilatoires, appelés sacs pulmonaires ou vésicules pulmonaires, que se produisent les échanges gazeux. Ces alvéoles sont tapissées d'une paroi très fine (jusqu'à 0,2 μm ; pour comparaison, le diamètre des globules rouges est de 7 μm) contenant les capillaires. La surface totale destinée aux échanges est d'environ 140 m2 soit la taille d'un terrain de volley. Ceci permet aux alvéoles d'assurer leur rôle, qui est de transmettre l'oxygène au sang et d'en extraire le dioxyde de carbone.

Avant d'arriver dans les alvéoles, l'air inhalé a été réchauffé, humidifié et purifié par le mucus qui tapisse les voies ventilatoires. Il a emprunté des canaux qui se sont subdivisés (arborescence pulmonaire) 20 à 25 fois entre la trachée et les alvéoles. Cet air est passé de la zone nasale à la grande surface développée des alvéoles, où les échanges gazeux peuvent se faire. Les organismes ont développé de puissants mécanismes de défense innée qui protègent et régénèrent en permanence les voies ventilatoires contre la plupart des bactéries, particules et virus y pénétrant. Ces mécanismes qui impliquent presque tout le mucus pulmonaire restent néanmoins sans effet, ou sont moins efficaces contre certains contaminants (radionucléides, fibres d'amiante, nanoparticules, ou toxiques respiratoires tels que lacrymogènes et produits utilisés dans les armes chimiques de la Première Guerre mondiale).

Au dernier niveau, celui des alvéoles, des pneumocytes de type 2 sécrètent le surfactant pulmonaire. Ce dernier est essentiel, car il permet de diminuer la tension superficielle en limitant la distension pulmonaire. Pour comparaison, son rôle est le même que le savon qu'on ajoute à l'eau afin de former des bulles de savon. Il prévient le collapsus des alvéoles en phase d'expiration. Son immaturité chez le nouveau-né prématuré peut être responsable de la maladie des membranes hyalines.

Ce surfactant naturel est lavé par l'eau lors des noyades, ce qui impose une surveillance intensive des noyés réanimés.

Mécanique ventilatoire

Dépend essentiellement de la contraction des muscles ventilatoires qui provoque un gradient de pression entraînant l'air à l'intérieur des poumons. L'inspiration est donc qualifiée d'active, la contraction du diaphragme, qui augmente le diamètre vertical de la cage thoracique et des muscles intercostaux externes, qui augmente le diamètre antéropostérieur, entraîne une diminution de la pression à l'intérieur des poumons et donc une entrée d'air.

L'expiration naturelle est un phénomène passif, résultant de forces de rappel élastiques lorsque les muscles se relâchent qui font revenir la cage thoracique à son volume de début d'inspiration et donc chassent l'air des poumons. On peut néanmoins réaliser une expiration forcée, qui est active. Elle fait intervenir les muscles abdominaux et les muscles intercostaux internes.

Échanges gazeux

La ventilation pulmonaire permet la transformation du sang désoxygéné qui vient du cœur en sang oxygéné, qui y retournera pour être redistribué à l'ensemble du corps. Les échanges entre les alvéoles et le sang sont en fonction des différences des pressions partielles, un gaz diffusera de la pression élevée vers la pression basse selon la loi de Fick. La pression partielle des alvéoles étant de 100 mm Hg pour le dioxygène et de 40 mm Hg pour le dioxyde de carbone quand respectivement elle est de 40 mm Hg et de 46 mm Hg dans le capillaire, l'O2 va des alvéoles jusqu'au sang et le CO2 fait le chemin inverse.

Le temps de contact entre le sang et les alvéoles est de 0,75 seconde, mais un tiers du temps seulement suffit pour atteindre les équilibres. Le système cœur-poumons est appelé petite circulation ; cette dernière a été mise en évidence la première fois par le médecin arabe Ibn al-Nafis en 1242 au Caire.

Le poumon est une porte d'entrée pour certains micro-organismes, virus, gaz et micro- ou nanoparticules toxiques. En cas d'exposition chronique ou dépassant un seuil de toxicité aiguë, ces organismes et contaminants peuvent être responsables d'intoxications ou de phénomènes inflammatoires et allergiques. Ainsi l'exposition à la pollution particulaire de l'air est source de phénomènes inflammatoires (facteur favorisant la cancérisation).

Régulation de la ventilation

La ventilation se déroule de façon inconsciente et rythmique grâce à l'activité de certains neurones du tronc cérébral. Sa régulation dépend essentiellement de la pression partielle de dioxyde de carbone dans le sang, celle-ci étant captée par deux types de chimiorécepteurs localisés en périphérie et dans le système nerveux central. Les premiers se situent dans la crosse de l'aorte et à la bifurcation des carotides, les seconds se situent sur la face ventrale du bulbe rachidien. Toute modification de la teneur en dioxyde de carbone dans le sang entraîne une réponse du rythme et de la profondeur de la ventilation.

Des modulations des activités ventilatoires peuvent aussi être dues à d'autres stimulations, comme au cours des émotions (peur, excitation…).

Maintien de la stérilité intra-alvéolaire

Le poumon, organe complexe, est maintenu stérile par les sécrétions qu'il génère, en particulier par un certain nombre de constituants antimicrobiens présents dans le mucus. En sus des glycoprotéines, exemple mucines, on trouve des protéines antimicrobiennes du type lactoferrine, lysozyme, lactoperoxydase. On trouve également d'autres protéines de type duox qui permettent la production de peroxyde d'hydrogène, peroxyde nécessaire à la production d'hypothiocyanite. On notera que cette fonction est altérée chez les patients atteints de mucoviscidose.

Bronchomotricité

Une stimulation sympathique de l'arbre bronchique provoque une dilatation des bronches ainsi qu'une inhibition de la sécrétion de mucus. A contrario, une stimulation parasympathique provoque une constriction des bronches ainsi qu'une stimulation de la sécrétion de mucus.

Explorations fonctionnelles ventilatoires

Les explorations fonctionnelles ventilatoires comportent deux volets :

- la spirométrie, qui étudie les volumes et les débits ventilatoires, - la mesure de la DLCO (Diffusion Libre du CO), qui étudie la fonction de la membrane alvéolo-capillaire par diffusion du monoxyde de carbone.

Gaz du sang

On appelle gaz du sang la mesure, sur un échantillon sanguin artériel généralement prélevé au niveau de l'artère radiale, de la pression partielle en dioxygène, en dioxyde de carbone, ainsi que du potentiel hydrogène (p H). Les résultats sont le reflet de la fonction respiratoire, ainsi que de l'homéostasie des bicarbonates par le rein.

Radiographie standard

La radiographie thoracique, réalisée de face et de profil, en inspiration profonde, explore le parenchyme pulmonaire, les axes bronchiques, la paroi thoracique et le contenu du médiastin (cœur, gros vaisseaux, trachée).

Au plan pulmonaire, elle recherchera des nodules ou des masses évocatrices de tumeurs, une dilatation du thorax compatible avec de l'emphysème ou une bronchopneumopathie chronique obstructive, des troubles ventilatoires (atélectasies), des opacités systématisées orientant vers une pneumopathie…

Tomodensitométrie

La tomodensitométrie thoracique en coupes millimétriques permettra une étude plus fine du parenchyme pulmonaire et des bronches.

Fibroscopie bronchique

Réalisée sous anesthésie locale ou générale, la fibroscopie bronchique présente un aspect diagnostic et un aspect thérapeutique.

Une fibroscopie diagnostique, réalisée le plus souvent au bronchoscope souple sous anesthésie locale, permet la visualisation des axes bronchiques et la réalisation de biopsies pour examen histologique. Un lavage bronchoalvéolaire permettra une recherche bactériologique et une étude cytologique. Certains marqueurs spécifiques peuvent également être recherchés sur le liquide de lavage.

Une fibroscopie interventionnelle, réalisée le plus souvent sous anesthésie générale avec un bronchoscope rigide, permet certains gestes thérapeutiques sur l'axe bronchique, comme la pose de prothèses sur des zones sténosées ou la réalisation de photocoagulation au laser sur des lésions faiblement hémorragiques.

Pneumopathies infectieuses

Les pneumopathies infectieuses sont dominées par les maladies bactériennes, typiquement les pneumonies franches lobaires aiguës causées en majorité par le pneumocoque ou l'Haemophilus influenzae. Chez l'enfant, le Mycoplasma pneumoniae est également fréquent.

Les pneumopathies virales, varicelleuses ou herpétiques sont rares.

Les pneumopathies fongiques, comme la pneumocystose, la cryptococcose ou l'aspergillose, sont généralement des infections opportunistes sur un terrain d'immunodépression.

Tuberculose pulmonaire

L'atteinte pulmonaire tuberculeuse se situe souvent aux sommets de chaque champ pulmonaire. Les lésions tuberculeuses sont des lésions excavées, appelées cavernes, pouvant être le siège d'une greffe aspergillaire ou d'une transformation tumorale.

Tumeurs bénignes

Les tumeurs bénignes pulmonaires, rares, recouvrent plusieurs types histologiques bénins :

- hamartochondromes - myoblastomes

Tumeurs malignes

Les tumeurs malignes pulmonaires primitives, d'origine bronchique, recouvrent de nombreux types histologiques. On distingue deux grands types histologiques :

- les carcinomes bronchiques non à petites cellules (CBNPC) : principalement adénocarcinomes et carcinomes épidermoïdes ; - les carcinomes bronchiques à petites cellules

Les tumeurs secondaires sont des métastases d'une tumeur maligne atteignant un autre organe. Les tumeurs malignes du sein, du côlon et du rein métastasent fréquemment au poumon.

Fibroses pulmonaires

Les fibroses pulmonaires sont des maladies pulmonaires mutilantes, par perte d'élasticité et de compliance du parenchyme. Elles sont souvent idiopathiques, sans étiologie retrouvée, la plus fréquente étant la fibrose pulmonaire idiopathique, mais peuvent être secondaires à une exposition à une substance (amiodarone).

Bronchopneumopathie chronique obstructive

La bronchopneumopathie chronique obstructive est une maladie pulmonaire chronique, généralement secondaire à un tabagisme important et prolongé, caractérisée par une distension des alvéoles et des volumes pulmonaires avec une destruction des parois alvéolaires.

Asthme

L'asthme est une maladie inflammatoire chronique de l'arbre bronchique, caractérisée cliniquement par une dyspnée parfois majeure. Elle évolue par crises et associe trois phénomènes physiopathologiques :

- bronchoconstriction menant à un bronchospasme ; - inflammation bronchique chronique ; - hyperactivité bronchique avec production anormale de mucus.

Parasitoses

Il existe quelques formes de parasitoses pulmonaires qui pourraient devenir plus fréquentes avec la mondialisation (accroissement des flux migratoires, tourisme, des voyages…).

Les pneumonies à éosinophiles (PE) parasitaires sont en 2016 dans le monde (mais essentiellement dans les pays tropicaux) la « première cause de pneumopathie à éosinophile dans le monde ».

Elle survient plus souvent chez l'enfant ; plus fréquentes dans les pays pauvres et parfois importées dans les pays dits développés à l'occasion de voyages (les zones concernées par les voyages sont à rechercher, car les tests diagnostiques se font selon le lieu où le patient a vécu ou voyagé). L’aspect radiologique du poumon et la chronologie du tableau clinique apportent aussi des indications au pneumologue. Les tableaux cliniques les plus fréquents sont :

- le syndrome de Löffler (Ancylostoma duodenale ou Necator americanus ); - le syndrome de Larva migrans viscéral (larves de Toxocara canis ou Toxocara cati bloquées dans leur cycle de reproduction ); - le poumon éosinophile tropical, induit par des larves de Wuchereria bancrofti et/ou Brugia malayi supposées déposées dans la peau par des moustiques piqueurs. Sans traitement il peut conduire à une fibrose pulmonaire.

Parce qu'autrefois très rares dans les pays riches, elles sont souvent sous-diagnostiquées ou diagnostiquées tardivement ou rétrospectivement, surtout pour leurs « formes transitoires ».

Elles doivent faire partie du diagnostic différentiel des pleuro-pneumopathies communautaires, par exemple en cas d'épisode de wheezing ou de pneumopathie interstitielle diffuse, notamment chez des patients ayant fait un voyage/séjour, ou nés en zone tropicale ou subtropicale.

L’éosinophilie sanguine est l'un des facteurs pouvant orienter le diagnostic vers une helminthiase mais elle n'apparait pas en cas de parasitose par des protozoaires.

La radiographie du thorax peut montrer un tableau diffus ou plus localisés.

Les parasites en cause sont par exemple :

Plus rarement, dont en Europe, le poumon peut être parasité par la fasciola hepatica (douve hépatique à la suite de la consommation de cresson souillé), ou par Trichinella spiralis (trichinose induite par la consommation de porc ou sanglier mal cuit)…

Thoracotomie

En 2023, une équipe médicale de Chicago a maintenu en vie un homme de 33 ans, sans poumons, pendant deux jours. Il avait développé une pneumomie nécrosante due à une grippe. Il a été branché, pendant ses deux jours, à une machine recréant les fonctions des poumons

Pleuroscopie

La thoracoscopie/pleuroscopie est un examen avec un pleuroscope, endoscope que l'on passe par une ouverture thoracique.