nom féminin
(grec byzantin plevra, du grec classique pleura, côté)
Membrane recouvrant presque complètement le poumon, à l'exception du hile (petite région de sa face interne par où passent les vaisseaux et l'arbre bronchique).
nom féminin
Chacune des deux membranes qui enveloppent les poumons (➙ pleural). Inflammation de la plèvre. ➙ pleurésie.
(plè-vr') s. f.
1. Terme d'anatomie. Nom de deux membranes séreuses qui tapissent chacune un des côtés de la poitrine et se réfléchissent ensuite sur le poumon. Plèvre costale, la portion qui revêt la face interne des côtes. Plèvre pulmonaire, celle qui est en contact avec le poumon.
Historique
XVIe s. « La fracture des costes du dedans, à cause qu'elle picque la pleure, excite inflammation », Paré, XIII, 11.
Étymologie
Πλευρὸν, côté, πλευρὰ, côte.
La membrane qui entoure le dedans de la poitrine, la membrane qui environne les costes en dedans. Une fluxion, un rhumatisme sur la pleure. l’inflammation de la pleure.
La membrane dont les costes sont revestues en dedans. Une fluxion, un rhumatisme sur la ▶pleure◀. l’inflammation de la ▶pleure◀.
La membrane dont les côtes sont revêtues en dedans. Une fluxion, un rhumatisme sur la plèvre. L’Inflammation de la plèvre.
Terme d’Anatomie. On donne ce nom à une membrane qui garnit intérieurement les côtes & les muscles intercostaux. L’inflammation de la plèvre.
Terme d’Anatomie. On donne ce nom à Une membrane qui garnit intérieurement les côtes et les muscles intercostaux. L’inflammation de la plèvre.
T. d’Anat. On donne ce nom à La membrane qui tapisse l’intérieur de la poitrine. L’inflammation de la plèvre.
T. d’Anat. On donne ce nom à La membrane qui tapisse l’intérieur de la poitrine. L’inflammation de la plèvre.
T. d’Anatomie. Membrane séreuse qui revêt les parois du thorax et enveloppe les poumons. L’inflammation de la plèvre.
xvie siècle, pleure ; xviiie siècle, plèvre. Emprunté du grec pleura, « côte, côté, flanc ».
anatomie. Membrane protectrice des poumons, formée de deux feuillets séreux, le feuillet pariétal qui tapisse la paroi de la cavité thoracique, et le feuillet viscéral ou pulmonaire qui enveloppe les poumons. Plèvre pariétale. Plèvre viscérale ou plèvre pulmonaire.
Nom commun
De pleure, du grec ancien πλευρόν, pleurón (« côte, flanc »).
1. (Anatomie, Pneumologie) Membrane séreuse qui revêt les parois du thorax et enveloppe les poumons. « Chacun de nos deux poumons, en forme de demi-cône, est un viscère, de consistance molle et élastique, où se produisent les échanges gazeux entre l’air et le sang. Leur base adhère par la plèvre au diaphragme, épousant ainsi sa forme concave et ses mouvements. » — (Perrine Hanrot, Crier, parler, chanter : Mystères et pouvoirs de la voix, chapitre « Pas de souffle, pas de voix », Premier Parallèle, Paris, 2019, page 69) L’inflammation de la plèvre.
Apparentés étymologiques
pleural pleuralgie pleurésie pleurite pleuro- pleurodynie pleurographie pleuropathie pleuropéricardite pleuropéritonéal pleuropneumonie pleuroscopie, pleuroscope pleurotomie pseudo-pleurésie
Vocabulaire apparenté par le sens
plèvre figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : pneumologie.
En anatomie, la plèvre est une membrane séreuse délimitant un espace virtuel (c'est-à-dire vide dans les situations normales) situé entre les poumons en dedans et la cage thoracique en dehors.
Anatomie
On distingue la plèvre pariétale, située contre la paroi thoracique, de la plèvre viscérale, accolée aux poumons. Les deux cavités pleurales (droite et gauche) ne sont pas reliées entre elles. Les feuillets des deux plèvres se rejoignent par différents sinus pleuraux.
Physiologie
Comme toutes séreuses, elles ont un rôle pour diminuer les frottements occasionnés par les mouvements (respiratoire en l'occurrence). Elles sont tapissées par un épithélium sécrétant en petite quantité un liquide lubrifiant.
Exploration
Dans les cas normaux, les plèvres sont fines et ne sont pas visualisables.
Lorsque la cavité pleurale contient un liquide (épanchement), ce dernier peut être détecté, suivant son abondance :
- par l'examen clinique : typiquement avec une diminution du murmure vésiculaire (bruit de la respiration lors d'une auscultation avec un stéthoscope) avec matité (bruit sourd à la percussion) d'une base. Ces anomalies peuvent cependant correspondre également à une maladie des poumons ; - par une radiographie des poumons de face, idéalement en position debout : simple comblement d'un cul-de-sac ou opacité d'une base délimités par une ligne concave vers le haut.
Naturellement cet épanchement peut être visualisé à l'échographie, à la tomographie, ou par imagerie par résonance magnétique (IRM).
Si besoin on peut compléter l'examen par une ponction pleurale et l'analyse du liquide prélevé.
Un épaississement d'une plèvre sera essentiellement visualisé par tomographie ou par résonance magnétique.
Maladie de la plèvre
La présence de liquides en quantité notable dans la cavité pleurale constitue un épanchement pleural qui peut être d'origines diverses :
- origine cardiaque dans le cas d'une insuffisance cardiaque ; - cirrhose ; - épanchement réactionnel par irritation par atteinte d'organes adjacents : poumons, foie, pancréas, etc. ; - pleurésie (infection de la plèvre) : pleurésie tuberculeuse, pleurésie purulente, pleurésie amibienne, etc. ; - inflammation, dans les maladies auto-immunes : lupus...
La présence d'air dans la cavité pleurale constitue un pneumothorax qui peut être :
- traumatique (plaie de la paroi thoracique, fracture costale) ; - iatrogène (accident dû à un geste médical, le plus souvent une ponction pleurale) ; - spontané, le plus souvent par rupture d'une bulle d'emphysème.
La présence de sang dans la cavité pleurale s'appelle un hémothorax, de liquide et d'air un hydropneumothorax, de sang et d'air un hémopneumothorax.
Les plèvres peuvent être épaissies, sans qu'elles contiennent une quantité notable de liquide : pleurésies sèches.
Le cancer de la plèvre est une maladie souvent secondaire à l'inhalation au long cours d'amiante : il s'agit alors d'un mésothéliome.