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peau

D'après les sources cochées · ·

peau Larousse (Définition)

nom féminin

(latin pellis)

1. Organe constituant le revêtement extérieur du corps de l'homme et de beaucoup d'animaux : Une peau fine. Synonymes : couenne - cuir - épiderme

2. Familier. Corps, intégrité physique, vie : Défendre sa peau. Synonyme : personne

3. Dépouille d'animal destinée au tannage ; cette même dépouille tannée.

4. Pellicule riche en matière grasse se formant à la surface du lait chauffé à l'air libre.

5. Croûte légère qui recouvre certains fromages.

6. Nom usuel de l'épicarpe des fruits, lorsqu'il est souple et détachable.

7. Aponévrose qui recouvre certains morceaux de viande.

8. Architecture Enveloppe non porteuse dont on recouvre l’extérieur d’un bâtiment moderne ou contemporain, et qui permet un grand nombre de possibilités esthétiques et fonctionnelles.

9. Métallurgie Couche superficielle d'une pièce métallique, de composition chimique ou/et de structure différente de celle de la masse.

10. Peintures et vernis Couche solide, souvent ridée, qui se forme au contact de l'air dans les récipients de stockage.

peau Le Robert (Définition)

nom féminin

1. Enveloppe extérieure du corps des animaux vertébrés, constituée par une partie profonde (le derme) et par une couche superficielle (l'épiderme). Relatif à la peau. ➙ cutané, épidermique ; derm(o)-. Reptile qui change de peau. ➙ mue. Enlever la peau d'un animal. ➙ dépiauter, écorcher.

2. L'épiderme humain. Peau claire, foncée, noire. Le grain, la couleur de la peau. Peau sensible. Peau mature. Types de peau (grasse, sèche, mixte). *locution, familier N'avoir que la peau et les os. Attraper qqn par la peau du cou, du dos, le retenir au dernier moment. familier Coûter la peau des fesses, du cul. Avoir qqn dans la peau, l'aimer passionnément. locution Se sentir bien (mal) dans sa peau, satisfait ou non de ce qu'on est. Faire peau neuve, changer complètement. Risquer, sauver sa peau, sa vie. Se faire trouer la peau, se faire tuer. familier Faire la peau à qqn, le tuer.

3. injure Vieille peau, femme d'un âge certain.

4. Morceau de peau. Couper les peaux autour d'un ongle. ➙ envie. Peaux mortes qui se détachent. ➙ squame ; desquamation.

5. Dépouille d'animal destinée à fournir la fourrure, le cuir (➙ peausserie, pelleterie). Traiter les peaux (➙ corroyer, tanner ; mégisserie). Peau de chamois. Veste en peau de mouton. sans complément Cuir fin et souple. Des gants de peau. *locution, familier* Une peau de vache, une personne méchante.

nom féminin

Enveloppe extérieure (des fruits). Enlever la peau d'un fruit. ➙ peler. Une peau de saucisson. La peau du lait, pellicule qui se forme sur le lait bouilli.

nom féminin

*locution, familier*

Peau de balle, la peau : rien du tout.

peau Littré (Définition)

(pô ; au pluriel, l'x se lie : des pô-z assouplies) s. f.

1. Membrane dense, épaisse, qui enveloppe et couvre extérieurement toutes les parties du corps de l'homme, des animaux vertébrés et d'un assez grand nombre d'animaux sans vertèbres. Les pores de la peau. « Le poison à mon corps unit mes vêtements ; Et ma peau, qu'avec eux votre secours m'arrache, Pour suivre votre main de mes os se détache », Corneille, Méd. V, 3. « Celui qui dit froidement de soi, et sans croire blesser la modestie, qu'il est constant, fidèle, sincère, équitable, reconnaissant, n'ose dire qu'il est vif, qu'il a les dents belles et la peau douce : cela est trop beau », La Bruyère, XI. « Les sabres du Japon n'entament pas leur peau [des rhinocéros], les javelots et les lances ne peuvent la percer, elle résiste même aux balles du mousquet », Buffon, Quadrup. t. IV, p. 356. « Il importe que la peau s'endurcisse aux impressions de l'air et puisse braver ses altérations ; car c'est elle qui défend tout le reste », Rousseau, Ém. II. « Il est prouvé que l'épiderme, cette cuticule analogue à la corne, n'adhère à la peau par aucun vaisseau », Bonnet, Contempl. nat. Œuvr. t. VIII, p. 22, dans POUGENS. Porter à la peau, se dit d'une boisson, d'une préparation qui fait suer. Maladies de peau ou de la peau, celles qui altèrent la peau. N'avoir que les os et la peau, être très maigre. « Un loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde », La Fontaine, Fabl. I, 5. On dit dans le même sens : n'avoir que la peau sur les os. « Vous n'avez tantôt plus que la peau sur les os », Racine, Plaid. I, 4. Les os lui percent la peau, il a la peau collée sur les os, il est très maigre. « Les os lui percent la peau ; elle est entièrement étique et desséchée », Sévigné, 149. Il est gras à pleine peau, il est très gras. Avoir la peau chaude, faire éprouver à la main la sensation de la chaleur fébrile. Fig. et familièrement. Ne pas tenir dans sa peau, être plein de joie, d'orgueil. « Chamillart, enivré de son gendre, était dans le ravissement, et la Feuillade, en partant, ne tenait pas dans sa peau », Saint-Simon, 126, 135. Ne pas tenir, ne pas durer dans sa peau, ne pouvoir résister, être tourmenté par un désir. « Auprès de lui, les plus cruelles Ne pourront tenir dans leur peau », Molière, Pastor. com. 2. Il ne saurait durer dans sa peau, se dit d'un homme impatient. Enrager dans sa peau, être en proie à une colère, à une impatience intérieure. Il crève dans sa peau, il est très gras ; et fig. il a quelque grand dépit qu'il s'efforce de renfermer. Il mourra dans sa peau, il ne changera pas de peau, se dit d'une personne incorrigible. « Croyez-moi, vous mourrez, monsieur, dans votre peau, Et vous mériterez cet illustre tombeau », Corneille, Suite du Ment. III, 5. « S'il paraît quelque brochure avec deux ou trois grains de sel, même du gros sel, tout le monde dit : c'est lui [Voltaire], je le reconnais, voilà son style, il mourra dans sa peau comme il a vécu », Voltaire, Lett. d'Alemb. 3 août 1767. On dit dans le même sens : il mourra dans la peau d'un insolent, d'un fat, etc. « Ce drôle est toujours le même, et, à moins qu'on ne l'écorche vif, je prédis qu'il mourra dans la peau du plus fier insolent… », Beaumarchais, Mar. de Fig. I, 4. Dans sa peau mourra le renard, le loup mourra dans sa peau, se dit d'un homme rusé, d'un homme méchant qui ne se corrigera point. Populairement. Être dans la peau, être à la place de. Je ne voudrais pas être dans la peau de celui qui a fait ce mauvais tour. La peau lui démange, se dit d'une personne qui cherche les occasions de se faire battre. « Ma petite femme, ma mie, votre peau vous démange, à votre ordinaire », Molière, Méd. m. lui, I, 1.

2. L'épiderme, la première peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve. « Un serpent qui fait peau nouvelle, Dès que brille un nouveau printemps… », Béranger, Épitaphe.

3. Fig. et familièrement. Ce qui est le propre, le sentiment intime d'un homme. « Sa vieille et ancienne peau, ses engagements de plusieurs années [d'Argenson, touchant la Constitution] », Saint-Simon, 480, 215.

4. Fig. et familièrement. Il désigne la personne dont on parle. « Satan lui répondit : l'homme donnera toujours peau pour peau, et il abandonnera tout pour sauver sa vie », Sacy, Bible, Job, II, 4. « Tant pis, reprit le triste oiseau, Je crains en ce cas pour leur peau [de mes enfants] », La Fontaine, Fabl. V, 18. « On nous voit tous pour l'ordinaire Piller le survenant, nous jeter sur sa peau », La Fontaine, ib. X, 15. « Et je vous verrais nu, du haut jusques en bas, Que toute votre peau ne me tenterait pas », Molière, Tart. III, 2. « Pense-t-il que l'on soit bien tenté de sa peau, Et de la tienne aussi ? » Regnard, Distr. V, 1. « Que faire à cela ? et comment sauver ma peau des coups qui la menaçaient ? » Lesage, Guzm. d'Alf. VI, 10. « L'assassin l'entendit et trembla pour sa peau », Lamotte, Fabl. I, 8. Il a soin de sa peau, se dit d'un homme qui a soin de son corps. Aimer sa peau, ne pas s'exposer au danger. « Si vous aimez bien votre peau, Cherchez votre salut dans l'eau », Scarron, Virg. IV. Faire bon marché de sa peau, s'exposer sans nécessité. Risquer sa peau, s'exposer au danger. « Une action d'un homme à fort petit cerveau Que d'aller sans besoin ainsi risquer sa peau », Molière, le Dép. V, 1. « Grabinski est un homme qui ira loin, je t'en réponds, sans risquer sa peau », Courier, Lett. I, 131. Il a été bien heureux d'en rapporter sa peau, se dit d'un homme qui s'est retiré sain et sauf de quelque occasion dangereuse. Craindre pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau, être poltron. Vendre bien cher sa peau, se défendre vigoureusement contre ceux par qui on est attaqué. Populairement. Se charger de la peau de quelqu'un, se charger d'une personne. « Je viens pour faire honneur à Mme Isabeau, Et par un bon contrat me charger de sa peau », Th. Corneille, D. Bertr. de Cigarr. IV, 1. Je ne veux point me charger de votre peau, je ne veux point me charger de vous.

5. Familièrement. Les parties de la peau qui sont flasques et pendantes. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton.

6. Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. Ce bouilli ne vaut rien, il n'y a que des peaux.

7. La dépouille de l'animal, sa peau séparée de son corps. Apprêter, maroquiner une peau. « …Il veut avoir Un manchon de ma peau, tant elle est bigarrée, Et vergetée, et mouchetée », La Fontaine, Fabl. IX, 3. « La pesanteur des peaux [chez un tanneur] et leur mauvaise odeur Eurent bientôt choqué l'impertinente bête [un âne] », La Fontaine, ib. VI, 11. « Les nymphes y avaient préparé deux lits d'une molle verdure, sur lesquels elles avaient étendu deux grandes peaux, l'une de lion pour Télémaque, et l'autre d'ours pour Mentor », Fénelon, Tél. IV. Fig. Il faut coudre la peau du renard à celle du lion, il faut joindre la finesse et la ruse à la force, mot du Lacédémonien Lysandre, qui est devenu proverbe. Peau crue ou verte, peau qui n'a pas encore reçu de préparation. Peau divine, un des noms de la baudruche (voy. ce mot). Peau de bon apprêt, peau facile à préparer. Peaux d'Espagne, peaux de senteur, peaux bien passées et bien parfumées. Terme de mégissier. Peaux fraîches, maroquins façon de Barbarie qui se fabriquaient à Rouen. Peau de chien, peau de chien de mer dont les menuisiers et les ébénistes se servent pour polir le bois.

8. Peau de vélin, peau de veau préparée pour la reliure ou l'impression. Peau d'âne, peau de l'âne préparée. « Comme la peau d'âne est très dure et très élastique, on l'emploie utilement à différents usages, on en fait des cribles, des tambours et de très bons souliers », Buffon, Quadrup. t. I, p. 169. « Parce que des meurtriers vêtus de rouge, coiffés d'un bonnet haut de deux pieds, enrôlent des citoyens en faisant du bruit avec deux petits bâtons sur une peau d'âne bien tendue », Voltaire, Dict. phil. Quakers. Peau de tambour, peau d'âne tendue sur un tambour. « Je vous y vois… Arracher une plume au dos de la Victoire, Et m'écrire en jouant, sur la peau d'un tambour, Ces vers toujours heureux, pleins de grâce et de tour », Voltaire, Lett. au roi de Prusse, 29 juin 1741. On dit aux garçons paresseux qui s'étirent les membres : La peau de tambour sera à bon marché, les ânes s'étendent. Peau d'âne, nom de l'héroïne d'un conte de fée, ainsi dite parce qu'elle fut longtemps vêtue d'une peau d'âne qui cachait sa beauté. « Des fables semblables à celles que content… les Bretons du roi Artus… les Parisiens du Moine bourru, et les bonnes femmes de leurs fées, Peau d'âne et Mère à sept têtes », Naudé, Rosecroix, VI, 2. Au masc. Peau d'âne, le conte de Peau d'âne. « Si Peau d'âne m'était conté, J'y prendrais un plaisir extrême », La Fontaine, Fabl. VIII, 4. Contes de Peau d'âne, petits contes pour amuser les enfants, par allusion au conte de Peau d'âne. Peau d'âne, la cyprée flavéole (univalves). Aux mots PEAU et ÂNE, l'Académie écrit peau d'âne sans trait d'union ; mais à CONTE, elle écrit, avec un trait d'union, Peau-d'âne.

9. En termes de palais, peau se disait pour parchemin. Greffier à peau ou à la peau. « Les titres et pièces en vertu desquelles ils jouissent et exercent lesdits offices de greffiers écrivants à la peau », Arrêt du conseil, 10 mars 1674. « Le remboursement des engagistes de 17 places de clercs écrivants à la peau », Conseil d'État, 31 mars 1674. « À l'égard du parchemin, sera pris pour chacune grande peau de parchemin ou vélin 25 sols ; pour chacune petite peau de parchemin ou vélin, 20 sols », Édit, avril 1674.

10. Enveloppe qui couvre les plantes, les fruits, les légumes. Le raisin muscat a la peau dure.

11. Croûte qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses. Il se forme une peau sur le lait, sur les confitures, etc.

12. Peau bleue, sorte de poisson très vorace, redouté des pêcheurs parce qu'il détruit le poisson. Nom marchand de diverses coquilles. Peau de tigre. Peaux douces, famille d'agarics. Peau de morille, famille de champignons.

13. Au masc. Peaux-rouges, nom donné aux indigènes de l'Amérique du Nord, ainsi dits de la couleur cuivrée de leur peau (on sous-entend homme). « Le Peau-rouge va à la chasse de l'Esquimau comme de toute bête féroce », Bull. de la soc. d'anthrop. t. v, p. 729. PROVERBEIl ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir mis par terre, voy. OURS.

Historique

XIe s. « De son col [il] jete ses grandes pels de martre », Ch. de Rol. X. XIIe s. « Là se combat chascuns pour garantir sa pel », Sax. IX. « Car issir les ferai de leur piax à rebours », ib. XXVIL. « Ço parut en Adam, qui tuz premiers mesfist, Deus le vesti de peals, lui e nus [nous] mortals fist », Th. le mart. 32. XIIIe s. « En crois morut por noz mesfais, Que nos et autres avons fais ; Ne morra plus, ce est la voire : Or poons soz nos piauz acroire [être tranquilles dans notre peau] », Rutebeuf, 111. « Un sergiant lor fist assavoir que il retornassent arrieres ; car se… [ils faisaient telle chose], il aront acreu sous lor piaus [ils auront fait une bonne affaire] », H. de Valenciennes, XXVII. XIVe s. « Compainz, dis-je, quelz bestes sont Qui dehors piaus de brebis ont Et cors de leu [loup], que puet ce estre ? » Jean de Condé, t. III, p. 61. « Quant il [l'homme] naist, n'a nul drapel, Toute nue aporte la pel », Jean de Condé, ib. p. 70. XVe s. « Elle [une truie] estoit tant maigre, que par semblant on n'i veoit que les os et la pel », Froissart, II, III, 22. « Il m'en chault bien poy [peu] ; Je demourray quoy [coi] En ma vieille peau », Orléans, Rondeau. « Que vous semble de mon appel ? Garnier, feis-je sens ou follie ? Toute beste garde sa pel », Villon, Ball. de son appel. « L'envieulx, qui ne dort jamais, ne prent jamais repos jusqu'à ce qu'il scet et voit tout ce que aultruy fait ; et ne se peult appaiser ; et de celle peau estoient vestus deux chevaliers de l'hostel du noble roy », Perceforest, t. IV, f° 44. « Il n'a droit en sa peau, qui ne la defend », Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 311. XVIe s. « Le peuple romain en devint si fier, se voyant couronné de tant de victoires et trophées, qu'il ne pouvoit quasi durer en sa peau », Lanoue, 193. « Nous ne peusmes gaigner un lieu avantageux, qui avoit esté reconu près dudit Ervaux, où nous eussions vendu plus cher nostre peau », Lanoue, 688. « Les princes qui sont nez dans la peau de leur grandeur ne sçauroient la depouiller sans s'escorcher », D'Aubigné, Vie, CXXVIII. « On y fend sa chemise [dans les duels], on y montre sa peau ; Despouillé en coquin, on y meurt en bourreau », D'Aubigné, Tragiques, édit. LALANNE, p. 66. « On voit dedans l'urine de petites peaux blanches et deliées », Paré, XV, 57. « L'autre au contraire, ardant, aime les armes, Si qu'en sa peau ne scauroit sejourner Sans bravement attaquer les allarmes », Ronsard, 462. « Sera le dit greffier tenu de dellivrer les lettres ou endossement signez de lui, sinon que lesdittes lettres excedassent un quart de peau [feuille de parchemin] », Coust. gén. t. II, p. 516. « Celui a bon gage du chat, qui en tient la peau », Cotgrave « Il faut discerner la peau de la chemise », Cotgrave

Étymologie

Berry et norm. piau ; pic. piau, pieu ; wallon, pai ; prov. pel, pelh ; cat. pell ; esp. piel ; ital. pelle ; du lat. pellis ; grec, πέλλα ; all. Fell.

✻peau-rouge Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

La partie exterieure de l’animal, qui enveloppe & couvre toutes les autres parties. La peau de l’homme. avoir la peau dure, la peau espaisse, la peau tendre, la peau delicate, deliée, la peau noire, la peau blanche, la peau belle, la peau vilaine, la peau ridée, la peau seche, la peau rude, la peau douce, la peau unie. ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. il a la peau eraflée, égratignée, la peau emportée. il a de grandes peaux qui luy pendent au menton. la peau d’un animal. les serpens changent de peau, dépoüillent leur vieille peau. peau mouchetée. peau tavelée. On dit prov. d’Une personne fort maigre, que Les os luy percent la peau, qu’elle n’a que la peau & les os, qu’elle a la peau colée sur les os. On dit d’Un cheval extrémement gras, qu’Il est gras à pleine peau. On appelle aussi, Peau, La partie exterieure, la plus deliée de la peau de l’homme ; les Medecins la nomment Epiderme. Cette femme s’est servie d’une drogue qui luy a enlevé la peau. cette maladie luy a fait faire peau neuve. On dit prov. d’Un jeune homme inquiet, qu’Il ne sçauroit durer dans sa peau. On dit aussi figur. d’Un homme qui a quelque grand dépit qu’il ne veut pas tesmoigner, qu’Il creve dans sa peau. On dit encore fig. Changer de peau, pour dire, Changer de façons de faire, se corriger. Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau. il mourra dans sa peau. On se sert fig. Du mot de, Peau, En plusieurs phrases, pour signifier la personne mesme dont on parle. Ainsi on dit, qu’Une femme a envie de la peau d’un homme, pour dire, qu’Elle a envie de se marier avec luy. Elle a envie de vostre peau, à vostre peau. On dit aussi fig. Je ne veux point me charger de vostre peau, pour dire, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener. Qu’Un homme fait bon marché de sa peau, pour dire, qu’Il s’expose librement aux coups, qu’Il a peur de sa peau, pour dire, qu’Il craint les coups, qu’il évite de s’y exposer. Et qu’Un homme vend bien cher sa peau, pour dire, qu’Il se deffend bien contre ceux qui l’attaquent. Peau, se considere aussi quelquefois comme une chose separée du corps de l’animal. Ainsi on dit Peau conroyée, peau cruë. conroyer, apprester, appareiller une peau. Passer une peau. parfumer une peau. peau musquée. peau de senteur. peau d’espagne ?. peaux de mouton. peaux de maroquin. peau de parchemin. peau de velin. peau de chagrin, &c. On dit proverb. & figur. Coudre la peau du renard à celle du lion, pour dire, Joindre la finesse à la force. On dit de certains endroits de la viande, qui ne sont ni gras ni charnus, que Ce ne sont que des peaux. On appelle, Contes de peau d’asne, De petits contes inventez pour l’amusement des enfans : & cela se dit à cause d’un certain petit conte, où l’on introduit une fille qui estoit habillée de la peau d’un asne. Peau, se dit aussi de l’enveloppe qui couvre les fruits, les oignons des fleurs, &c. La peau des pesches, des fruits à noyau est fort déliée. des abricots sans peau. le raisin muscat a la peau dure. la peau d’un oignon. Peau, Se dit aussi d’une espece de crouste déliée, qui se fait sur du fromage, sur de la boüillie, sur des confitures, & autres choses de mesme sorte.

La partie exterieure de l’animal, qui enveloppe & couvre toutes les autres parties. La peau de l’homme. avoir la peau dure, la peau espaisse, la peau tendre, la peau delicate, deliée. la peau noire ; la peau blanche, la peau belle, la peau vilaine, la peau ridée, la peau seche, la peau rude, la peau douce, la peau unie. ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. il a la peau esraflée, esgratignée, la peau emportée. il a de grandes peaux qui luy pendent au menton. la peau d’un animal. les serpents changent de peau, despoüillent leur vieille peau. les serpents ont la peau mouchetée, la peau tavelée. On dit prov. d’Une personne fort maigre, que Les os luy percent la peau, qu’elle n’a que la peau & les os, qu’elle a la peau collée sur les os. On dit d’Un cheval extremement gras, qu’Il est gras à pleine peau. On appelle aussi Peau, La partie exterieure, la plus desliée de la peau de l’homme ; les Medecins la nomment Epiderme. Cette femme s’est servie d’une drogue qui luy a enlevé la peau. cette maladie luy a fait faire peau neuve. On dit prov. d’Un jeune homme inquiet, qu’Il ne sçauroit durer dans sa peau. On dit aussi fig. d’Un homme qui a quelque grand depit qu’il ne veut pas tesmoigner, qu’Il creve dans sa peau. On dit encore fig. Changer de peau, pour dire, changer de façons de faire, se corriger. Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau. il mourra dans sa peau. Et prov. en parlant d’un meschant homme, & pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas, on dit, Dans sa peau mourra le renard. On se sert fig. du mot de Peau, en plusieurs phrases, pour signifier la personne mesme dont on parle. Ainsi on dit, Je ne veux point me charger de vostre peau, pour dire, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embaras de vous mener. Qu’Un homme fait bon marché de sa peau, pour dire, qu’Il s’expose librement aux coups ; qu’Il a peur de sa peau, pour dire, qu’Il craint les coups, qu’il évite de s’y exposer. Et qu’Un homme vend bien cher sa peau, pour dire, qu’Il se defend bien contre ceux qui l’attaquent. On dit aussi, qu’Une femme a envie de la peau d’un homme, pour dire, qu’Elle voudroit se marier avec luy. Ces phrases ne sont que du style familier. Celle-cy est trés basse.

■ Peau, Se considere aussi quelquefois comme une chose separée du corps de l’animal. Ainsi on dit, Peau corroyée. peau cruë. corroyer, apprester, appareiller une peau. passer une peau. parfumer une peau. peau musquée. peau de senteur. peau d’Espagne. peau de mouton. peau de maroquin. peau de parchemin. peau de velin. peau de chagrin, &c. On dit prov. & fig. Coudre la peau du renard à celle du lion, pour dire, Joindre la finesse à la force. Et on dit aussi fig. qu’Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant que de l’avoir pris, pour dire, qu’Il ne faut pas songer à partager les despoüilles d’un ennemi avant que de l’avoir vaincu. On appelle Contes de peau d’asne, Des petits contes inventez pour l’amusement des enfans : Et cela se dit à cause d’un certain petit conte, où l’on introduit une fille qui estoit habillée de la peau d’un asne.

■ Peau, Se dit aussi, De l’enveloppe qui couvre les fruits, les oignons des fleurs, &c. La peau des pesches, des fruits à noyau est fort deliée. le raisin muscat a la peau dure. la peau d’un oignon. confire des abricots, & les confire sans peau. faire des abricots sans peau.

■ Peau, se dit aussi, d’une espece de crouste plus ou moins desliée, qui se fait sur du fromage, sur de la boüillie, sur des confitures, & autres choses de mesme sorte.

La partie extérieure de l’animal, qui enveloppe & couvre toutes les autres parties. La peau de l’homme. Avoir la peau dure, la peau épaisse, la peau tendre, la peau délicate, déliée, la peau noire, la peau blanche, la peau belle, la peau vilaine, la peau ridée, la peau sèche, la peau rude, la peau douce, la peau unie. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, la peau emportée. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. La peau d’un animal. Les serpens changent de peau, dépouillent leur vieille peau. Les serpens ont la peau mouchetée, la peau tavelée. On dit prov. d’Une personne fort maigre, que Les os lui percent la peau, qu’elle n’a que la peau & les os, qu’elle a la peau collée sur les os. On dit, d’Un cheval extrêmement gras, qu’Il est gras à pleine peau ; & on le dit aussi d’un homme, dans le style familier. On appelle aussi Peau, La partie extérieure, la plus déliée de la peau de l’homme, que les Médecins nomment Epiderme. Cette femme s’est servie d’une drogue qui lui a enlevé la peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve. On dit fig. d’Un homme inquiet, qu’Il ne sauroit durer dans sa peau. On dit aussi fig. d’Un homme qui a quelque grand dépit qu’il ne veut pas témoigner, qu’Il crève dans sa peau. On dit encore fig. Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, pour dire, Il ne changera point de mœurs, il ne se corrigera point. Et prov. en parlant d’un méchant homme, & pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas, on dit, Dans sa peau mourra le renard. On dit aussi fig. & prov. d’Un homme qui, sans aucune nécessité, s’expose à se faire battre, que La peau lui demange. Il est du style familier. p. 297On se sert fig. du mot de Peau, en plusieurs phrases, pour signifier la personne même dont on parle. Ainsi on dit, Je ne veux point me charger de votre peau, pour dire, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener. Qu’un homme fait bon marché de sa peau, pour dire, qu’Il prodigue sa vie, qu’il s’expose aux coups sans nécessité ; qu’Il a peur de sa peau, qu’il ménage sa peau, pour dire, qu’Il craint les coups, qu’il évite de s’y exposer. Et qu’Un homme vend bien cher sa peau, pour dire, qu’Il se défend bien contre ceux qui l’attaquent. On dit aussi, qu’Une femme a envie de la peau d’un homme, pour dire, qu’Elle voudroit se marier avec lui. Ces phrases ne sont que du style familier. La dernière est très-basse.

■ Peau, Se considère aussi quelquefois comme une chose séparée du corps de l’animal. Ainsi on dit, Peau corroyée. Peau crue. Corroyer, apprêter, appareiller une peau. Passer une peau. Parfumer une peau. Peau musquée. Peau de senteur. Peau d’Espagne. Peau de mouton. Peau de bouc. Peau de maroquin, &c. On dit prov. & fig. Coudre la peau du renard avec celle du lion, pour dire, Joindre la finesse à la force. Et on dit aussi fig. qu’Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant que de l’avoir pris, pour dire, qu’Il ne faut pas songer à partager les dépouilles d’un ennemi, avant que de l’avoir vaincu. On appelle Contes de peau d’âne, Des petits contes inventez pour l’amusement des enfans : Et cela se dit à cause d’un vieux conte, où l’on introduit une fille, habillée de la peau d’un âne.

■ Peau, se dit aussi, De l’enveloppe qui couvre les fruits, les oignons des fleurs, &c. La peau des pêches, des fruits à noyau est fort déliée. Le raisin muscat a la peau dure. La peau d’un oignon. Confire des abricots, & les confire sans peau. Faire des abricots sans peau.

■ Peau, se dit aussi, d’Une espèce de croûte plus ou moins déliée, qui se fait sur du fromage, sur de la bouillie, sur des confitures, & autres choses de même sorte.

La partie extérieure de l’animal, qui enveloppe & couvre toutes les autres parties. La peau de l’homme. Avoir la peau dure, la peau épaisse, la peau tendre, la peau délicate, déliée, la peau noire, la peau blanche, la peau belle, la peau vilaine, la peau ridée, la peau sèche, la peau rude, la peau douce, la peau unie. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, la peau emportée. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. La peau d’un animal. Les serpens changent de peau, dépouillent leur vieille peau. Les serpens ont la peau mouchetée, la peau tavelée. On dit proverbialement d’Une personne fort maigre, que Les os lui percent la peau, qu’elle n’a que la peau & les os, qu’elle a la peau collée sur les os. On dit d’Un cheval extrêmement gras, qu’Il est gras à pleine peau ; & on le dit aussi d’un homme dans le style familier. On appelle aussi Peau, La partie extérieure la plus déliée de la peau de l’homme, que les Médecins nomment Épiderme. Cette femme s’est servi d’une drogue qui lui a enlevé la peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve. On dit figurément & familièrement d’Un homme inquiet, qu’Il ne sauroit durer dans sa peau. On dit aussi figurément & familièrement d’Un homme qui a quelque grand dépit qu’il ne veut pas témoigner, qu’Il crève dans sa peau. On dit encore figurément & familièrement, Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, pour dire, Il ne changera point de mœurs, il ne se corrigera point. Et proverbialement, en parlant d’Un méchant homme, & pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas, on dit, Dans sa peau mourra le renard. On dit aussi figurément & proverbialement d’Un homme qui, sans aucune nécessité, s’expose à se faire battre, que La peau lui démange. Il est du style familier. On se sert figurément du mot de Peau, en plusieurs phrases, pour signifier La personne même dont on parle. Ainsi on dit, Je ne veux point me charger de votre peau, pour dire, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener : qu’Un homme fait bon marché de sa peau, pour dire, qu’Il prodigue sa vie, qu’il s’expose aux coups sans nécessité : qu’Il a peur de sa peau, qu’il ménage sa peau, pour dire, qu’Il craint les coups, qu’il évite de s’y exposer. Et, qu’Un homme vend bien cher sa peau, pour dire, qu’Il se défend bien contre ceux qui l’attaquent. On dit aussi, qu’Une femme a envie de la peau d’un homme, pour dire, qu’Elle voudroit se marier avec lui. Ces phrases ne sont que du style familier. La dernière est très-populaire. En termes d’Anatomie, on appelle Peau, Tout corps composé de fibres tendineuses différemment entrelacées les unes dans les autres.

■ Peau, se considère aussi quelquefois comme une chose séparée du corps de l’animal. Ainsi on dit, Peau corroyée. Peau crue. Corroyer, apprêter, appareiller une peau. Passer une peau. Parfumer une peau. Peau musquée. Peau de senteur. Peau d’Espagne. Peau de mouton. Peau de bouc. Peau de marroquin. On dit proverbialement & figurément, Coudre la peau du renard avec celle du lion, pour dire, Joindre la finesse à la force. Et on dit aussi figurément, qu’Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant que de l’avoir pris, pour dire, qu’Il ne faut pas songer à partager les dépouilles d’un ennemi, avant que de l’avoir vaincu. On appelle Contes de peau d’âne, De petits contes inventés pour l’amusement des enfans : & cela se dit à cause d’un vieux conte où l’on introduit une fille habillée de la peau d’un âne.

■ Peau, se dit aussi De l’enveloppe qui couvre les fruits, les oignons de fleurs, &c. La peau des pêches, des fruits à noyau, est fort déliée. Le raisin muscat a la peau dure. La peau d’un oignon. Confire des abricots, & les confire sans peau. Faire des abricots sans peau.

■ Peau, se dit aussi d’Une espèce de croûte plus ou moins déliée qui se fait sur du fromage, sur de la bouillie, sur des confitures, & autres choses de même sorte.

La partie extérieure de l’animal, qui enveloppe et couvre toutes les autres parties. La peau de l’homme. Avoir la peau dure, la peau épaisse, la peau tendre, la peau délicate, déliée, la peau noire, la peau bise, la peau blanche, la peau belle, la peau vilaine, la peau ridée, la peau sèche, la peau rude, la peau douce, la peau unie. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, la peau emportée. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. La peau d’un animal. Les serpens changent de peau, dépouillent leur vieille peau. Les serpens ont la peau mouchetée, la peau tavelée. On dit proverbialement d’Une personne fort maigre, que Les os lui percent la peau, qu’elle n’a que la peau et les os, qu’elle a la peau collée sur les os. On dit d’Un cheval extrêmement gras, qu’Il est gras à pleine peau ; et on le dit aussi d’Un homme dans le style familier. On appelle aussi Peau, La partie extérieure la plus déliée de la peau de l’homme, que les Médecins nomment Épiderme. Cette femme s’est servie d’une drogue qui lui a enlevé la peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve. On appelle Maladies de peau, Celles qui altèrent la peau. L’humeur s’est portée à la peau. Cette boisson porte légèrement, fortement à la peau. On dit figurément et familièrement d’Un homme inquiet, qu’Il ne sauroit durer dans sa peau. On dit aussi figurément et familièrement d’Un homme qui a quelque grand dépit qu’il ne veut pas témoigner, qu’Il crève dans sa peau. On dit encore figurément et familièrement, Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, pour dire, Il ne changera point de mœurs, il ne se corrigera point. Et proverbialement, en parlant d’Un méchant homme, et pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas, on dit, Dans sa peau mourra le renard. On dit aussi figurément et proverbialement d’Un homme qui, sans aucune nécessité, s’expose à se faire battre, que La peau lui démange. Il est du style familier. On se sert figurément du mot de Peau, en plusieurs phrases, pour signifier La personne même dont on parle. Ainsi on dit : Je ne veux point me charger de votre peau, pour dire, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener : Je ne voudrois pas être dans sa peau, pour dire, Je ne voudrois pas être à sa place : qu’Un homme fait bon marché de sa peau, pour dire, qu’Il prodigue sa vie, qu’il s’expose aux coups sans nécessité : qu’Il craint pour sa peau, qu’il ménage sa peau, pour dire, qu’Il craint les coups, qu’il évite de s’y exposer ; et, qu’Un homme vend bien cher sa peau, pour dire, qu’Il se défend bien contre ceux qui l’attaquent. On dit aussi, qu’Une femme a envie de la peau d’un homme, pour dire, qu’Elle voudroit se marier avec lui. Ces phrases ne sont que du style familier : la dernière est très-populaire. En termes d’Anatomie, on appelle Peau, Tout corps composé de fibres tendineuses différemment entrelacées les unes dans les autres.

■ Peau, se considère aussi comme Une chose séparée du corps de l’animal. Ainsi on dit : Peau corroyée. Peau crue. Corroyer, apprêter, appareiller une peau. Passer une peau. Parfumer une peau. Peau musquée. Peau de senteur. Peau d’Espagne. Peau de mouton. Peau de bouc. Peau de maroquin. On dit proverbialement et figurément, Coudre la peau du renard avec celle du lion, pour dire, Joindre la finesse à la force. Et on dit aussi figurément, qu’Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant que de l’avoir pris, pour dire, qu’Il ne faut pas songer à partager les dépouilles d’un ennemi, avant que de l’avoir vaincu. On appelle Contes de peau d’âne, De petits contes inventés pour l’amusement des enfans : et cela se dit à cause d’un vieux conte où l’on introduit une fille habillée de la peau d’un âne.

■ Peau, se dit aussi De l’enveloppe qui couvre les fruits, les ognons de fleurs, etc. La peau des pêches, des fruits à noyau, est fort déliée. Le raisin muscat a la peau dure. La peau d’un ognon. Couleur de peau d’ognon. Confire des abricots, et les confire sans peau.

■ Peau, se dit aussi d’Une espèce de croûte plus ou moins déliée qui se fait sur du fromage, sur de la bouillie, p. 254sur des confitures, et autres choses de même sorte.

Membrane qui enveloppe et couvre extérieurement toutes les parties du corps de l’homme et des animaux. La peau de l’homme. Avoir la peau dure, épaisse, tendre, déliée, noire, bise, blanche, belle, vilaine, ridée, sèche, rude, douce, fine, unie, huileuse, couperosée. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, déchirée, emportée. La peau du front, du visage, de la langue, des mains, du ventre. La peau d’un animal. Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles. Les serpents changent de peau, dépouillent leur vieille peau. Les serpents ont la peau mouchetée, tavelée. Les pores de la peau. Sa peau est comme un crible. Cette boisson porte légèrement, fortement à la peau. Il se dit quelquefois, familièrement, Des parties de la peau qui sont flasques et pendantes. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. Maladies de peau, de la peau, Celles qui altèrent la peau. Le soufre est employé avec succès dans les maladies de la peau. Prov. et fig., Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os, se dit D’un homme ou d’un animal fort maigre. Fam., Il est gras à pleine peau, se dit D’un homme ou d’un animal extrêmement gras. Fig. et fam., Il crève dans sa peau, Il est gras à pleine peau, à ne plus tenir dans ses habits. Cela se dit aussi D’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même. Fig. et fam., Il ne saurait durer dans sa peau, se dit D’un homme inquiet, agité, tourmenté par quelque désir. Fig. et fam., Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, Il ne changera point de mœurs, il ne se corrigera point. On dit dans le même sens, Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc. Prov. et fig., Dans sa peau mourra le renard, se dit en parlant D’un homme rusé, et pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas. On dit de même, en parlant D’un méchant homme, Le loup mourra dans sa peau. Fig. et fam., Je ne voudrais pas être dans sa peau, Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve. Prov. et fig., La peau lui démange, se dit D’une personne qui, sans aucune nécessité, s’expose à se faire battre.

■ Peau, se dit aussi Du simple épiderme, de la première peau. Cette femme s’est servie d’une drogue qui lui a enlevé la peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve.

■ Peau, se dit, figurément et familièrement, dans plusieurs phrases, pour signifier, La personne même dont on parle. Faire bon marché de sa peau, Prodiguer sa vie, s’exposer au danger, aux coups, sans nécessité. Craindre pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau, Craindre les coups, le danger, éviter de s’y exposer. Avoir soin de sa peau, Se dorloter, avoir soin de sa personne. Vendre bien cher sa peau, Se bien défendre contre ceux par qui l’on est attaqué. Je ne veux point me charger de votre peau, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener. Ce dernier exemple est populaire.

■ Peau, se dit aussi de La dépouille de l’animal, de sa peau séparée de son corps. Une peau d’ours, de renard, de tigre, de loutre, de lapin, de mouton, de veau, de bouc, etc. Une peau d’anguille. Ces sauvages sont vêtus de peaux de bêtes. On polit le bois avec de la peau de chien de mer. Corroyer, apprêter, appareiller, maroquiner une peau. Passer, parfumer une peau. Peau musquée. Peau de senteur. Peau d’Espagne. Gants de peau. Peau de vélin, Peau de veau préparée pour la reliure ou pour l’impression. Un exemplaire imprimé sur peau de vélin. Peau crue ou verte, Peau qui n’a point encore reçu de préparation. Peau de bon apprêt, Peau facile à préparer. Prov. et fig., Coudre la peau du renard avec celle du lion, Joindre la finesse à la force. Prov. et fig., Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir pris, avant de l’avoir mis par terre, Il ne faut pas disposer d’une chose avant de la posséder ; il ne faut pas se flatter trop tôt d’un succès incertain. Contes de Peau d’âne, par allusion à un vieux conte dont l’héroïne s’appelle Peau d’âne, Petits contes inventés pour l’amusement des enfants.

■ Peau, en termes de Palais, se disait Du parchemin. Greffier à peau ou à la peau.

■ Peau, se dit quelquefois Des parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. Vous avez cru me donner de la viande, ce n’est rien qu’une peau. Ce bouilli ne vaut rien, il n’y a que des peaux.

■ Peau, se dit aussi de L’enveloppe qui couvre les fruits, les amandes des noyaux, les oignons, etc. La peau des pêches, des fruits à noyau, est fort déliée. Le raisin muscat a la peau dure. La peau des noix fraîches est fort amère. La peau de cette orange est fort épaisse. Les oignons sont couverts de plusieurs peaux. Couleur de peau d’oignon. Confire des abricots sans peau.

■ Peau, se dit encore d’Une espèce de croûte plus ou moins déliée qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation. Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur les confitures, sur le fromage, etc.

Membrane qui enveloppe et couvre extérieurement toutes les parties du corps de l’homme et des animaux. La peau de l’homme. Avoir la peau dure, épaisse, tendre, déliée, noire, bise, blanche, belle, vilaine, ridée, sèche, rude, douce, fine, unie, huileuse, couperosée. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, déchirée, emportée. La peau du front, du visage, de la langue, des mains, du ventre. La peau d’un animal. Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles. Les serpents changent de peau, dépouillent leur vieille peau. Les serpents ont la peau mouchetée, tavelée. Les pores de la peau. Sa peau est comme un crible. Cette boisson porte légèrement, fortement à la peau. Il se dit quelquefois, familièrement, Des parties de la peau qui sont flasques et pendantes. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. Maladies de peau, de la peau, Celles qui altèrent la peau. Le soufre est employé avec succès dans les maladies de la peau. Prov. et fig., Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os, se dit D’un homme ou d’un animal fort maigre. Fam., Il est gras à pleine peau, se dit D’un homme ou d’un animal extrêmement gras. Fig. et fam., Il crève dans sa peau, Il est gras à pleine peau, à ne plus tenir dans ses habits. Cela se dit aussi D’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même. Fig. et fam., Il ne saurait durer dans sa peau, se dit D’un homme inquiet, agité, tourmenté par quelque désir. Fig. et fam., Il ne tient pas dans sa peau, Il est plein de joie, d’orgueil. Fig. et fam., Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, Il ne changera point de mœurs, il ne se corrigera point. On dit dans le même sens, Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc. Prov. et fig., Dans sa peau mourra le renard, se dit en parlant D’un homme rusé, et pour faire entendre qu’il ne se corrigera pas. On dit de même, en parlant D’un méchant homme, Le loup mourra dans sa peau. Fig. et fam., Je ne voudrais pas être dans sa peau, Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve. Prov. et fig., La peau lui démange, se dit D’une personne qui, sans aucune nécessité, s’expose à se faire battre.

■ Peau, se dit aussi Du simple épiderme, de la première peau. Cette femme s’est servie d’une drogue qui lui a enlevé la peau. Cette maladie lui a fait faire peau neuve.

■ Peau, se dit, figurément et familièrement, dans plusieurs phrases, pour signifier, La personne même dont on parle. Faire bon marché de sa peau, Prodiguer sa vie, s’exposer au danger, aux coups, sans nécessité. Craindre pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau, Craindre les coups, le danger, éviter de s’y exposer. Avoir soin de sa peau, Se dorloter, avoir soin de sa personne. Vendre bien cher sa peau, Se bien défendre contre ceux par qui l’on est attaqué. Il a été heureux d’en rapporter sa peau, Il a été heureux de revenir sain et sauf d’une occasion dangereuse. Je ne veux point me charger de votre peau, Je ne veux point me charger de vous, je ne veux point avoir l’embarras de vous mener. Ce dernier exemple est populaire.

■ Peau, se dit aussi de La dépouille de l’animal, de sa peau séparée de son corps. Une peau d’ours, de renard, de lion, de tigre, de loutre, de lapin, de mouton, de veau, de bouc, etc. Une peau d’anguille. Ces sauvages sont vêtus de peaux de bêtes. On polit le bois avec de la peau de chien de mer. Corroyer, apprêter, appareiller, maroquiner une peau. Passer, parfumer une peau. Peau musquée. Peau de senteur. Peau d’Espagne. Gants de peau. Peau de vélin, Peau de veau préparée pour la reliure ou pour l’impression. Un exemplaire imprimé sur peau de vélin. Peau crue ou verte, Peau qui n’a point encore reçu de préparation. Peau de bon apprêt, Peau facile à préparer. Prov. et fig., Coudre la peau du renard avec celle du lion, Joindre la finesse à la force. Prov. et fig., Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir pris, avant de l’avoir mis par terre, Il ne faut pas disposer d’une chose avant de la posséder ; il ne faut pas se flatter trop tôt d’un succès incertain. Contes de Peau-d’âne, par allusion à un vieux conte dont l’héroïne s’appelle Peau-d’âne, Petits contes inventés pour l’amusement des enfants.

■ Peau, en termes de Palais, se disait Du parchemin. Greffier à peau ou à la peau.

■ Peau, se dit quelquefois Des parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. Vous avez cru me donner de la viande, ce n’est rien qu’une peau. Ce bouilli ne vaut rien, il n’y a que des peaux.

■ Peau, se dit aussi de L’enveloppe qui couvre les fruits, les amandes des noyaux, les oignons, etc. La peau des pêches, des fruits à noyau, est fort déliée. Le raisin muscat a la peau dure. La peau des noix fraîches est fort amère. La peau de cette orange est fort épaisse. Les oignons sont couverts de plusieurs peaux. Couleur de peau d’oignon. Confire des abricots sans peau.

■ Peau, se dit encore d’Une espèce de croûte plus ou moins déliée qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation. Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur les confitures, sur le fromage, etc.

Membrane qui enveloppe et couvre extérieurement le corps de l’homme et des animaux. Avoir la peau dure, épaisse, tendre, noire, brune, blanche, ridée, sèche, rude, douce, fine, unie, huileuse, couperosée. Ce coup n’a fait qu’effleurer la peau. Il a la peau éraflée, égratignée, déchirée, emportée. Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles. Les serpents changent de peau, dépouillent leur vieille peau, font peau neuve. La peau de certains pachydermes forme une véritable cuirasse. Les pores de la peau. Il se dit quelquefois, familièrement, des Parties de la peau qui sont flasques et pendantes. Il a de grandes peaux qui lui pendent au menton. Maladies de peau, de la peau, Celles qui altèrent la peau. Fam., Porter à la peau, Provoquer une certaine irritation de l’épiderme. Certains aliments, les moules, les crustacés portent à la peau. Prov. et fig., Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os, se dit d’un Homme ou d’un animal fort maigre. Fig. et fam., Il crève dans sa peau, Il est si gras qu’il semble ne pouvoir plus tenir dans ses habits. Il se dit aussi figurément d’un Homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même. Fig. et fam., Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau, Il ne changera pas de conduite, de manières, il ne se corrigera point. On dit dans le même sens : Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc. Fig., Entrer, se mettre dans la peau d’un personnage, Se l’assimiler, restituer en soi ses manières de penser et de sentir, éprouver pour son propre compte les émotions qu’il éprouve. Fig. et fam., Je ne voudrais pas être dans sa peau, Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve. Fig. et fam., Faire bon marché de sa peau, Risquer sa vie, s’exposer aux coups avec un complet mépris du danger. Craindre, trembler pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau, Craindre les coups, le danger, la mort, éviter de s’y exposer. Tenir à sa peau, sauver sa peau, Tenir à la vie, sauver sa vie. Vendre bien cher sa peau, Se défendre vaillamment contre ceux qui vous attaquent. Avoir la peau de quelqu’un, Venir à bout d’un adversaire par n’importe quels moyens. Il est très familier.

■ Peau se dit aussi de la Dépouille de l’animal, de sa peau séparée de son corps. Une peau d’ours, de renard, de lion, de tigre, de lapin, de mouton. Des sauvages vêtus de peaux de bêtes. Corroyer, apprêter, maroquiner une peau. Parfumer une peau. Peau musquée. Peau d’Espagne. Gants de peau. Un sac en peau de crocodile. Des souliers en peau de serpent. Peau de vélin, Peau de veau, très mince, préparée pour la reliure, la peinture, l’écriture ou l’impression. Fig., Coudre la peau du renard avec celle du lion, Joindre la finesse à la force. Prov. et fig., Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir pris, avant de l’avoir mis par terre, Il ne faut pas disposer d’une chose avant de la posséder ; il ne faut pas se flatter trop tôt d’un succès incertain.

■ Peau se dit quelquefois des Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. Cette viande n’est pas mangeable : il n’y a que des peaux.

■ Peau se dit aussi de l’Enveloppe qui couvre les fruits, les amandes, les oignons, etc. Le raisin muscat a la peau dure. La peau des noix fraîches est amère. Une peau d’orange. Les oignons sont couverts de plusieurs peaux.

■ Peau se dit encore d’une Sorte de croûte plus ou moins fine qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation. Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur le fromage, etc. Peaux Rouges se dit d’Indigènes de l’Amérique, ainsi nommés d’après la couleur cuivrée de leur peau.

xxe siècle. Composé de peau et de rouge.

Avec deux majuscules. Nom donné par les Européens, lors de la conquête des territoires d’Amérique du Nord, à l’ensemble des indigènes de ces contrées, en raison de leur teint cuivré ou de la terre ocre rouge qu’ils employaient pour leurs peintures de guerre. Les Peaux-Rouges du Nouveau Monde. ▪ Adjectivement. Avec deux minuscules. Qui est relatif ou qui appartient à ces populations. Tribus peaux-rouges.

peau Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

Du moyen français peau, de l’ancien français pel, du latin pellis (« peau, fourrure, peau tannée, cuir »).

1. (Anatomie) Enveloppe d’un corps humain ou animal. « Elles n’ont point la peau basanée, comme on le croit en Europe ; la plupart sont, au contraire, très blanches ; les autres, selon leurs diverses origines, sont brunes, mais d’une peau unie et veloutée, d’une teinte chaude et pleine de vie. » — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836) « Qu’est-ce que l’expression se coucher, comparée à se piausser, revêtir une autre peau ! » — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie) « Il n’y avait point de nationalités, quoique les nuances de la peau différassent dans les diverses parties de la planète. » — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, no 1, janvier 1914) « Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […] ? » — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929) « Les Français l'aimaient à la sauce piquante : Le requin était coupé en tranches , et la peau, particulièrement dure, était retirée avec un couteau très effilé. » — (Christian Goguet, « La cuisine à Saint-Domingue au XVIIe siècle », dans Conjonction, no 215-216 : Nourriture et cuisine en Haïti, Institut Français d'Haïti, septembre 2007, p. 117)

2. (Par métonymie) La personne elle-même. « Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. » — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye: de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51) Il crève dans sa peau : Il est si gras qu’il semble ne pouvoir plus tenir dans ses habits. (Sens figuré) Se dit d’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même. Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau : Il ne changera pas de conduite, de manières, il ne se corrigera point. « Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc. » Je ne voudrais pas être dans sa peau : Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve. Faire bon marché de sa peau : Risquer sa vie, s’exposer aux coups avec un complet mépris du danger. Craindre, trembler pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau : Craindre les coups, le danger, la mort, éviter de s’y exposer. Tenir à sa peau, sauver sa peau : Tenir à la vie, sauver sa vie. Vendre bien cher sa peau : Se défendre vaillamment contre ceux qui vous attaquent.

3. Dépouille de l’animal ; cuir. « Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc. » — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 229) « Sans les peaux des agneaux tués chaque été, les ganteries de Millau n’existeraient pas. » — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931) « […], ces femmes qui sévissaient dans tout le Nordeste, entre le Pernambouc, le Maranhão et la Bahia, fagotées comme l’as de pique, ou plutôt emmaillotées dans des jupes, des caracos, des peaux de chats ou de chiens, des chandails et des vieilleries. » — (Gilles Lapouge, La Mission des frontières, Éditions Albin Michel, 2002, chap. 16) Peau de vélin : Peau de veau, très mince, préparée pour la reliure, la peinture, l’écriture ou l’impression.

4. Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande. « Cette viande n’est pas mangeable : il n’y a que des peaux. »

5. Enveloppe des fruits, amandes, oignons, etc. « Le raisin muscat a la peau dure. » « La peau des noix fraîches est amère. » « Une peau d’orange. » « Les oignons sont couverts de plusieurs peaux. »

6. Croûte plus ou moins fine qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation. « — Tu vas prendre une tasse de café au moins ? — Tu sais, comme je t’en donnais en cachette de ta mère, avec du lait. — Tu l’écrémais toujours, — tu disais : « donne-moi la peau. » » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889) « Versons le lait dans sa casserole et l’eau dans sa bouilloire, puisque Monsieur prend du thé, comme je prends, moi, du café noir et Maman du chocolat, bien passé, à cause des peaux. » — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 141) « Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur le fromage, etc. »

7. (Péjoratif) Personne méprisable. « – Comment !… Vous ne savez pas ?… Mais nous sommes fâchées depuis un mois… depuis qu’elle m’a chipé un consul, mon cher, un consul d’Amérique, qui me donnait cinq mille par mois !… Oui, elle me l’a chipé, cette peau-là !… » — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, XII) « Un homme à femmes ! un viveur ! Et avant de séduire Armelle, cette liaison qu’il avait eue avec cette… milliardaire ? […]. Avoir osé amener ici à l’hôtel du Héron cette parvenue, cette fausse Anglaise […] Ils se voyaient encore, croyait-elle savoir. Roland faisait des séjours chez cette… peau, […] Fi donc, des chiens, pour sûr ! » — ( Louis Guilloux , Les batailles perdues, Gallimard, 1960, page 29)

8. (Technique) Partie externe d'une pièce composée d'un assemblage de matériaux. « Les capots des moteurs sont le plus souvent réalisés avec des sandwichs constitués de peaux en carbone-époxy collées sur des âmes en nida aluminium. » — (Philippe Cognard, Collage des composites: constructions aérospatiale, automobile et ferroviaire, Éditions Techniques de l'Ingénieur, no AM 5-221, s.d., page 7)

9. Femme de mauvaise vie, prostituée. « Et non seulement il faisait des orgies à domicile, mais il s’en allait à la ville où il demeurait quelquefois plusieurs jours, traînant dans tous les mauvais lieux de l’endroit, en compagnie des voyous et des peaux. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 29) « – Il n’y a pas besoin d’être renseignée autrement pour savoir que les filles de chez Maloret ont toujours été des peaux. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 145)

10. (Par ellipse) Peau de phoque. « Au fond, un petit lac où il fallut remettre les peaux pour gagner la brèche Borgonio. » — (Sylvain Tesson, Blanc, Gallimard, 2022, page 46)

Synonymes

exoderme

Quasi-synonymes

ectoblaste ectoderme

Dérivés

les os lui percent la peau, avoir la peau collée sur les os : Se dit d’un homme ou d’un animal fort maigre. à fleur de peau avoir dans la peau avoir de la peau de saucisson devant les yeux avoir de la peau de sauss devant les yeux avoir la peau de avoir la peau dure avoir le diable dans la peau avoir le rythme dans la peau casquette en peau de fesse colle de peau colle de peau de lapin coller à la peau coudre la peau du renard à celle du lion couter la peau des fesses (orthographe rectifiée de 1990) coûter la peau des fesses couter la peau du cul (orthographe rectifiée de 1990) coûter la peau du cul couter la peau du dos (orthographe rectifiée de 1990) coûter la peau du dos crâne en peau de fesse culotte de peau effet de peau en peau en peau de lapin entrer dans la peau de quelqu’un faire la peau faire peau neuve gilet de peau jouer sa peau moulage à peau préformée n’avoir que la peau et les os n’avoir que la peau sur les os ne pas dépasser sa peau ne pas savoir quoi faire de sa peau nom de peau papier peau d’éléphant par la peau des dents (Canada) (cf. à fleur de corde) peau d’âne peau d’hareng peau d’orange peau de banane peau de balle (et balai de crin) peau de bique peau de chagrin peau-de-chienner peau de couille peau de pêche peau de phoque peau de serpent peau de singe peau de vache peau de zébi peau de zèbre peau de zob peau des fesses peau divine Peau-Rouge peau-rouge peaucier peausserie peaussier peaussu peler un pou pour en vendre la peau pour la peau reliure pleine peau sauver sa peau se mettre dans la peau de se sentir bien dans sa peau tenir à sa peau tomber des peaux de lièvre toucher de la peau de singe tricot de peau vendre la peau de l’ours (disposer d’une chose avant de la posséder) ver de peau vieille peau

Apparentés étymologiques

éplucher pelé peler pelisse pelletier pellicule peluche pelucher

Vocabulaire apparenté par le sens

peau figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : fruit, neige, cuir, corps humain, dessin, pomme, peau, prune, amande, abricot, tomate, bestiaire médiéval, mouton, vulve, tatouage, écriture, baie (fruit), ours. → voir derme et cutané

Proverbes et phrases toutes faites

le loup mourra dans sa peau le loup mourra en sa peau

Hyponymes

cuir

Méronymes

épiderme derme hypoderme follicule pileux

peau Larousse (Synonymes)

nom féminin

1. Tissu sur le corps humain. Synonyme : épiderme. – Populaire : basane, couenne, cuir, lard.

2. Populaire. Faire la peau à quelqu'un, le tuer. Synonyme : abattre, assassiner, éliminer, envoyer ad patres, étriper, exécuter, massacrer, supprimer. – Argotique : dézinguer. – Familier : bousiller, faire passer le goût du pain, liquider, ôter le goût du pain, trucider. – Littéraire : faire passer de vie à trépas, occire. – Populaire : buter, descendre, flinguer, ratatiner, rectifier, refroidir, zigouiller. – Vieux : suriner.

3. Peau de chagrin, ce qui se réduit de plus en plus. Synonyme : diminution, réduction, restriction.

4. Peau de chamois, tissu velouté pour essuyer. Synonyme : chamoisine.

5. Populaire. Peau de vache, personne méchante. Synonyme : peste, vipère. – Familier : chameau, poison, rosse, teigne. – Populaire : charogne, garce, punaise, salaud, saligaud, salopard, salopiau, salopiaud, salopiot, vache.

Peau Wikipédia (Encyclopédie)

La peau (/po/, provenant du latin : pellis) est un organe composé de plusieurs couches de tissus. Elle est la première barrière de protection de l'organisme chez les Chordés.

C'est l'organe le plus étendu et le plus lourd du corps humain ; chez l’adulte sa surface est d’environ 2 m2, l'épaisseur varie de 1 à 3 mm. Sa surface d'échange est cependant bien plus petite que celles de l'intestin (300 à 400 m2, environ deux terrains de tennis) et du poumon (80 m2).

La dermatologie est la spécialité médicale qui traite les affections de la peau.

Un traitement médical basé sur une substance active qui doit être administrée en lui faisant traverser la peau est dit « percutané ».

Caractéristiques

Selon l’espèce considérée la peau est plus ou moins épaisse, souple, innervée et riche en vaisseaux sanguins, et plus ou moins liée aux muscles, fascias et organes sous-jacents. La peau est souvent protégée par des écailles et/ou un mucus, des poils, des pics (hérisson, porc-épic) ou des plumes.

Certains animaux ont une peau très lâche qui leur permet par exemple de se comprimer pour passer dans un petit orifice (si la tête passe, le reste du corps peut suivre). Un des cas les plus spectaculaires est celui des myxines qui peuvent faire des nœuds complexes, s’enfouir dans le sédiment ou s’introduire dans un cadavre immergé, et passer comme les poulpes et certains rongeurs dans des trous de faible diamètre. On a montré que cette peau très souple, indépendante des organes sous-jacents et entourant une cavité très élastique emplie de fluide vital (sang) leur permet même de survivre indemnes à une morsure de requin.

Histologie

Des points de vue histologique et anatomique, la peau comprend trois parties principales :

- la partie superficielle, la plus mince, nommée : épiderme. Elle est rattachée à une partie inférieure (4 sur le diagramme) ; - la partie interne la plus épaisse : le derme (5 sur le diagramme) ; - une couche plus profonde, l’hypoderme, qui n’est classiquement pas assimilée à une couche de peau (6 sur le diagramme).

L’ensemble « peau » et phanères (ongles, poils) se nomme le « tégument ».

Épiderme

L’épiderme est composé principalement de kératinocytes, qui sont segmentées dans la couche cornée, ainsi que les mélanocytes, donnant la pigmentation de la peau et sont juste au-dessus de la strate germinative. Dans les coupes histologiques on peut observer les cellules de Langerhans et des lymphocytes qui sont responsables d’assurer la protection immunitaire, en plus de trouver la ou les cellules mécanoréceptrices de Merkel.

- Le stratum germinativum est constituée d’une couche de cellules cylindriques ou cubiques avec des noyaux de forme ovale ; le cytosol est pourvu de tonofibrilles et les cellules de cette couche sont liées par des désmosomes, bien ancrées à la membrane basale - Le stratum spinosum est formée de cellules polygonales, les noyaux sont ronds et le cytosol a des caractéristiques basophiles. Cette couche possède une teneur plus élevée en tonofibrilles que la couche germinative. Les extensions cytosolique ressemblent à des épines (cellules dites épineuses), car les tonofibrilles plus nombreuses dans ces extensions vont donner la forme d’épines. - Le stratum granulosum est composée de 3 à 5 couches de cellules aplaties, le cytosol contient des granules basophiles appelé grains de kératohyaline. La kératohyaline est un précurseur de la kératine. Lorsque les kératinocytes atteignent la dernière couche de cellules épidermiques, elles meurent et déchargent leur contenu dans l’espace intercellulaire. - Le stratum lucidum se distingue par une zone très mince avec des caractéristiques éosinophiles. Les noyaux commencent à dégénérer dans les cellules externes du stratum granulosum et au niveau du stratum lucidum ils disparaissent. - Le stratum corneum est composé des cellules planes kératinisées et anucléées, ce sont des cellules squameuses, également appelées cellules de la cornée. Cette couche se distingue comme la plus épaisse et éosinophiles. Le stratum corneum se compose de lignes des cellules aplaties principalement composées de kératine. Chaque jour, nous éliminons les couches de ces cellules.

Flore cutanée

La peau humaine est naturellement couverte d’une population de micro-organismes, spécialisés ou opportunistes, que l’on nomme flore cutanée ou microbiote cutané : bactéries, acariens, micro-nématodes, micro-champignons. Ce micro-écosystème est organisé en biofilm et s’alimente à la fois de molécules et de composés excrétés par la peau elle-même, et de composés sécrétés par ces communautés de micro-organismes plus ou moins symbiotes. La composition de cette « flore cutanée » varie selon les individus, leur âge, leur sexe, leurs activités, leur comportement et l’environnement. Elle varie selon les parties du corps : mains, cuir chevelu, visage, dos, aisselles, etc. La peau d’un adulte héberge en moyenne 1012 (mille milliards) bactéries de plus de 200 espèces différentes.

Maintien de la température corporelle

La peau selon son épaisseur, sa texture et sa couleur absorbe et/ou émet plus ou moins bien le rayonnement visible, ultraviolet ou infrarouge ; la présence de poils, plumes, écailles modifient également les caractéristiques d’absorption et d’émission de rayonnements.

L’organisme peut modifier - dans une certaine mesure - ces caractéristiques en changeant la couleur de la peau (bronzage, rougeur) ou à court terme par la sécrétion de sueur qui joue un rôle majeur dans la régulation de la température corporelle (la production de sueur augmente avec la température extérieure ou avec celle de l’intérieur de l’organisme, en situation d’effort par exemple), et provoque un rafraîchissement de la peau grâce à son évaporation en surface par effet de refroidissement éolien. Elle diminue lorsque la température s’affaiblit.

Presque tous les mammifères ont une peau recouverte de poils. Ceux-ci interviennent dans la régulation thermique par leur rôle isolant contre le froid ou le chaud, ce en créant une couche d’air isolante entre la peau et les poils. Le fonctionnement est identique à celui des plumes.

Protection

La peau, caractérisée par une grande capacité de régénération et de cicatrisation, constitue - en continuité avec les muqueuses - une barrière physique souple qui protège les tissus et les organes de la plupart des agressions extérieures. La peau est résistante à la plupart des infections tant que son intégrité physique et fonctionnelle est assurée.

La peau permet de maintenir le milieu corporel intérieur isolé et limite les pertes d’eau, tout en contenant les fluides corporels (sang, lymphe…) bien qu’étant semi-perméable aux liquides extérieurs.

Par ailleurs, elle joue un rôle de protection contre les rayons solaires, en particulier les ultraviolets, notamment grâce à la présence de mélanocytes.

Perception

La peau joue un rôle dans la nociception. Les terminaisons nerveuses contenues dans la peau, et notamment au bout des doigts, permettent à l’être humain d’explorer son environnement par le toucher. La peau permet ainsi une sensibilité à la pression, à la température, et à la douleur. Elle possède quatre types de récepteurs, qui réagissent en fonction de stimuli différents, et qui retournent des informations interprétables par le cerveau. Ces informations parcourent la colonne vertébrale, jusqu’au thalamus via deux types de canaux : l’un pour les informations concernant la douleur et la température, l’autre pour le toucher à proprement parler (texture, dureté, etc.).

Immunité

Certaines cellules épidermiques jouent un rôle important dans la protection immunitaire du corps humain. On y trouve des cellules dendritiques, autrement appelées cellules de Langerhans.

Réservoir sanguin et lymphatique

Le derme contient un réseau de vaisseaux sanguins représentant environ 10% du sang chez l’adulte. Durant un exercice physique, les vaisseaux sanguins de la peau se contractent pour favoriser l’apport sanguin aux muscles.

Synthèse de la vitamine D

Lorsqu’elle est exposée aux rayons ultraviolets, la peau participe à la synthèse de la vitamine D (à partir de dérivés du cholestérol) nécessaire à la croissance et à l’équilibre calcique et phosphorique du corps humain.

Santé et affections de la peau

En médecine humaine, la branche traitant des affections de la peau est la dermatologie.

Une « peau saine » présente des caractéristiques mécaniques (souplesse, élasticité), biologiques (cellules et biofilm de microflore en bon état, de même que les systèmes lymphatiques, nerveux et sanguins qui irriguent la peau), d’intégrité (barrière) et d’épaisseur. Ces caractéristiques varient selon l’âge et les conditions environnementales. Il existe de nombreux moyens, non-invasifs, d’étudier et mesurer les qualités de la peau.

Les affections sont soit isolées et plus ou moins systématiquement localisées sur le corps (morphées), soient constitutives d’une atteinte dite systémique, c’est-à-dire touchant toute la surface de la peau. Les causes sont souvent multifactorielles et liées à un déséquilibre du biofilm cutané. L’intégrité de la peau peut être mise en jeu par des agents externes, comme une colonisation par des micro-organismes pathogènes, des insectes ou parasites, des altérations provoquées par des piqûres, brûlures, ou un traumatisme ou encore par une affection systémique.

Le p H « naturel » de la surface de la peau humaine est en moyenne de 4,7. D’après une étude de la Sara Lee Corporation, le simple usage d’eau du robinet augmenterait le p H de la peau humaine jusqu’à 6 heures après l’application de l’eau, notamment en Europe, où le p H de l’eau du robinet est autour de 8,0. Une peau au p H en dessous de 5,0 serait en meilleure condition qu’une peau au p H au-dessus de 5,0. L’utilisation de produits cosmétiques, spécialement les savons, aurait une influence néfaste sur ce p H, le rendant plus basique.

Troubles trophiques locaux

Localement, la peau salie, érodée ou blessée peut être source de développement d’organismes pathogènes.

Certains de ces micro-organismes, composant la flore cutanée, peuvent par ailleurs devenir pathogènes s’ils se développent en excès en raison d’un déséquilibre du milieu cutané. Le déséquilibre peut être induit par un excès de souillures ou à contrario, une trop forte détersion. Une rupture ou perturbation de cet équilibre peut conduire à la prolifération d’un ou plusieurs organismes et à une infection (par voie externe ou interne) de l’organisme. L’érosion excessive par exfoliateurs ou produits nettoyants attaquant les sébums et organismes protecteurs, comme un biocide, un antibiotique ou autre produit cosmétique, tue les organismes protecteurs de la peau ou de la muqueuse. Il peut en résulter une brutale prolifération de champignons, conduisant à une mycose.

Les cellules mortes qui s’accumulent sur l’épiderme, mélangées avec des sécrétions sébacées et à la sueur ainsi qu’à la poussière, la terre ou à diverses substances (dont maquillages, crèmes…) peuvent former une couche de surface supportant le développement de nombreux micro-organismes, spécialisés ou opportunistes, en particulier par une flore bactérienne susceptible de produire une odeur caractéristique.

Par ailleurs, les agents externes, qu’ils soient chimiques ou organiques, peuvent contribuer à des réactions allergiques.

Des perturbations (hormonales ou autres) impliquant une suractivité des glandes sébacées (produisant le sébum, lubrifiant naturel de la peau saine) conduisent à une peau plus grasse et épaisse. La peau grasse est moins sujette à l’apparition de rides ou d’autres symptômes de vieillissement, l’huile du sébum contribuant à la maintenir humide et mieux protégée sous l’épiderme. La peau grasse est davantage susceptible de produire des boutons d’acné, au niveau des pores visibles (sauf autour des yeux et du cou sur la tête), ou des pores obstrués (phénomène dit de « points noirs »). Par ailleurs, une tentative sévère de dégraissage peut favoriser une aggravation de la sécrétion de sébum, ce pourquoi les détergents doux sans alcool et au p H adapté sont recommandés aux peaux grasses.

Tumorales

- Cancer de la peau, mélanome ; - Tumeurs bénignes de la peau, comme un angiome.

Autres affections

Celles-ci peuvent être de cause locale, le reflet d’une affection systémique, ou les deux.

- Rash cutané ; - Ictère, Purpura ; - Phlyctène, escarre ; - Sclérodermie (induration de la peau) ; - Kératose ; - Infections à champignon, parasitaire (gale par exemple), microbienne (impétigo par exemple) ; - Leucodermie (dépigmentation) ; - Eczéma ; - Psoriasis.

Perception de la peau au cours de l’histoire humaine

La peau a été le support de peintures, tatouages, incisions, perçages, stigmates et marques traditionnelles d’asservissement (esclaves marqués) ou d’appartenance à un groupe ethnique, religieux ou culturel…

La couleur ou pâleur de la peau, son épaisseur ou sa finesse, ou le bronzage ont des valeurs et évocations qui changent selon les civilisations et les époques, de même que les cicatrices de blessures ou de maladies (par exemple, les signes révélateurs d’une variole guérie étaient au XVIIIe siècle associée à une immunité acquise pouvant aider à obtenir un emploi et étaient considérés comme un facteur de beauté pour les femmes, notion qui a même alimenté des controverses quand l’éradication de la variole est devenue possible grâce à la vaccination). Selon les époques, les civilisations et les classes sociales ou l’âge, elle est plus ou moins cachée ou exposée. Catarina Pigorini-Berri estimait en 1891 que les tatouages que se faisaient faire les pèlerins de Notre-Dame de Lorette étaient originellement une figuration de la stigmatisation de Saint François d’Assise, et que les tatouages amoureux des marins, paysans et pêcheurs des marches italiennes en dériveraient aussi (cité dans Archives d’Anthropologies criminelle). Les Planche (103 tatouages) ayant servi à illustrer son article sur « Le tatouage religieux et amoureux au pèlerinage de Notre-Dame de Lorette » (publié dans les Archives de l’Anthropologie criminelle (1891, vol. 6). 1891 sont archivées dans le Fonds Lacassagne.

La peau est le support de l’acuponcture ou de techniques de massages, moxa, etc. Elle fait l’objet de soins particulier, est traitée par des onguents devenus des produits cosmétiques. Des anomalies (locales ou générales) de sa couleur peut renseigner sur la santé de la personne (peau jaune, grise, rouge, bleutée, ecchymoses, etc.), et on a prétendu pouvoir lire l’avenir de chacun dans les lignes de sa main. Charcot et Ducamp ont vu dans la dermographie une marque de l’hystérie.

Greffe et culture de peau

La greffe de peau est une opération chirurgicale assez facile et courante (en autogreffe). Des cellules de peau peuvent être cultivées in vitro afin de réaliser des greffes. Le cas de l’autogreffe permet d’éviter le risque de rejet immunologique inhérent aux greffes. Une culture de peau peut être utilisée pour tester le caractère toxique de certains produits chimiques, ou d’irradiations sur la peau humaine.

L’entreprise américaine Organovo a élaboré une technique d’impression permettant de créer de la peau synthétique à partir de cellules humaines et d’une matrice en hydrogel.

Cuir

On appelle cuir la peau épaisse de certains animaux comme les bovins. Le cuir est aussi la peau tannée de certains animaux (bœuf, chèvre, chevreau, agneau, crocodilien…).