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pāramitā

D'après les sources cochées · ·

Paramita Wikipédia (Encyclopédie)

Pāramitā (sanskrit) ou pāramī (pāli), पारमिता (devanāgarī), qu'on traduit souvent par « perfection », signifie littéralement « aller au-delà » ou « atteindre l'autre rive ». On le traduit encore par « vertu transcendante » ou. « vertu suprême ». Pāramitā désigne dans le bouddhisme la pratique d'une vertu qui, menée vers sa perfection, permet d’accéder à l’éveil, c’est-à-dire au nirvāṇa, ou à l’état de bodhisattva puis de bouddha.

Étymologie

L'origine du mot pāramitā n'est pas claire. Ce vieux mot sanskrit serait dérivé de pāram signifiant aussi rive et but, et itā, « allé à ». Dans ce cas, quelque chose est parfait quand il a « passé, allé de l'autre côté », autrement dit quand il a totalement dépassé ce que l'on trouve dans la vie ordinaire. Mais selon une autre étymologie, le mot est lié à pārama, qui signifie « excellent » ou « le plus élevé », si bien qu'il s'agirait de quelque chose qui est arrivé à son niveau d'excellence. Mais Wright note que, quoi qu'il en soit, le mot pāramitā, qui est entré dans le vocabulaire technique de l'éthique bouddhique pour noter les dimensions du caractère humain les plus importantes dans l'éveil (bodhi).

Theravada

Dans le courant Theravada, on trouve une liste de dix perfections. En pali :

Metta et upekkha sont aussi deux des quatre incommensurables (brahmavihāra), vertus que doivent cultiver tous les bouddhistes.

Mahayana

Dans le bouddhisme Mahâyâna, on a le plus souvent une liste de six perfections, parfois de dix. Cette liste est vraisemblablement liée à celle du courant Theravada.

Ainsi, le Sūtra du Lotus mentionne six perfections. En sanskrit :

À celles-ci, le Sūtra de la Guirlande de fleurs ou de l'Ornement fleuri (Avataṃsaka sūtra) et le Sutra des dix terres (Daśabhūmikāsūtra) en ajoutent quatre :