adverbe
(ancien français o [du latin hoc, cela], et du pronom persan il)
[On ne fait pas l'élision, sauf après que dans la langue familière.]
1. Exprime une réponse positive à une interrogation non négative (peut être renforcé par les adverbes certes, bien sûr, mais, etc.) : Venez-vous ? — Oui. Synonymes : assurément - bien sûr - certes - dame - évidemment - parfaitement Contraire : non
2. Équivaut à une proposition affirmative avec les coordinations et dans les phrases sans verbe : Il ne le pense pas, mais moi oui.
3. Renforce une phrase affirmative : Je suis heureux, oui, très heureux de vous voir.
4. Sur un ton interrogatif, renforce une expression de surprise, d'étonnement, d'indignation, ou un ordre : Veux-tu te taire, oui ?
5. Seul ou répété, marque une sorte d'approbation ironique : Oui, oui, allez toujours.
nom masculin invariable
Expression de l'approbation, de l'accord : La victoire des oui au référendum.
adverbe d'affirmation invariable et nom masculin invariable
Adverbe équivalant à une proposition affirmative qui répond à une interrogation non accompagnée de négation (s'il y a négation ➙ si).
1. (dans une réponse positive à une question) ➙ certainement, certes ; familier ouais ; → comment donc, bien sûr, sans doute, d'accord, entendu, OK. As-tu faim ? — Oui. (renforcé) Mais oui. Oui, bien sûr. Ma foi, oui. Ah oui, alors !
2. (interrogatif) Ah oui ?, vraiment ? Tu viens, oui ?, oui ou non ?
3. (complément direct) Elle dit toujours oui. ➙ accepter. Ne dire ni oui, ni non. Répondre par oui ou par non. Il semblerait que oui.
nom masculin invariable
Les oui d'un référendum. locution Pour un oui (ou) pour un non, à tout propos.
(oui ; ce mot a une demi-aspiration : ce oui ; des oui, dites : dê oui ; un oui, dites : un (sans liaison) oui ; le oui et le non ; eh mais oui, dites : eh mê oui ; je crois que oui, je dis que oui ; on dit cependant aussi et on écrit : je crois qu'oui, je dis qu'oui), adv.
1. Il affirme et est opposé à non. « J'y vois des bergères qui ne savent que oui et non », Guez de Balzac, liv. IV, lett. 15. « Ils rapportent les raisons de ceux qui disent que oui », Pascal, Prov. XI. « Et si l'on trouve que oui, vous aurez la gloire de l'avoir mieux entendu », Pascal, ib. XVII. « M. de Montausier ne voulut apprendre d'autre langage que celui de l'Évangile : oui, oui, non, non », Fléchier, duc de Mont. « Un honnête homme qui dit oui et non mérite d'être cru », La Bruyère, V. « Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non », Gresset, Méchant, I, 5. Il ne dit ni oui, ni non, il ne veut pas s'expliquer sur la chose dont il s'agit. « Je ne dis oui ni non, de crainte de mentir », Th. Corneille, D. Bertr. de Cigarral, III, 1. On dit dans le même sens : il ne m'a répondu ni oui ni non. Dire oui, consentir, surtout en parlant du mariage. « Enfin, le bon de tout, c'est qu'à d'autres qu'à lui On ne peut vous lier que vous ne disiez oui », Molière, Tart. II, 4. « Que maudits soient l'heure et le jour où je m'avisai d'aller dire oui ! » Molière, Méd. malgré lui, I, 1.
2. Oui est souvent la réponse à une interrogation, et alors il équivaut à une phrase entière : Avez-vous fait cela. - Oui, c'est-à-dire j'ai fait cela. « Ariste : Et son cœur est épris des grâces d'Henriette. - Chrysale : Quoi ? de ma fille ? - Ariste : Oui ; Clitandre en est charmé », Molière, Femm. sav. II, 3. « Henriette : Moi, ma mère ? - Philaminte : Oui, vous ; faites la sotte un peu », Molière, ib. III, 6. « Un bonheur si étrange sera peut-être bientôt évanoui ; le perroquet répondit oui », Voltaire, Zadig, 6.
3. Quelquefois il est simplement affirmatif, sans opposition à non, et en ce cas il se met au commencement du membre de phrase. « Oui, c'est Agamemnon, c'est ton roi qui t'éveille », Racine, Iphig. I, 1. « Oui, monsieur, j'aime mieux le Tartufe et le Misanthrope que les comédies nouvelles ; oui, j'ose préférer Racine à mes drames, et j'aime mieux Roland et Armide que certains opéras », Voltaire, Lett. la Touraille, 5 juill. 1774. « Avant que, dégagé des ombres de l'enfance, Je pusse voir l'abîme où j'étais descendu, Père, mère, fortune, oui, j'avais tout perdu », Gilbert, le Poëte malheureux. Dans les phrases familières, il se met quelquefois à la fin. « Chrysale : Notre sœur est folle, oui. - Ariste : Cela croît tous les jours », Molière, Femm. sav. II, 4. Redoublé, il augmente la force de l'affirmation. Oui, oui, je le ferai. « Oui, oui, vous me suivrez, n'en doutez nullement », Racine, Andr. II, 3.
4. Oui marquant la surprise. Il a dit telle chose, oui ? c'est-à-dire est-ce vrai qu'il ait dit telle chose ?
5. Oui-da, certainement. « Direz-vous par exemple qu'un homme ait, la nuit et sans aucune lumière, le pouvoir prochain de voir ? - Oui-da, il l'aurait selon nous, s'il n'est pas aveugle », Pascal, Prov. I. « Carin : Byrrhie, instruit d'un mal que j'ai peine à vous taire, Vous peut de mes malheurs découvrir le mystère. -Byrrhie : Oui-da, je le ferai très volontiers », Baron, Andrienne, II, 2. Vraiment. « Néron : N'avais-je pas ma maison Dorée qui devait être plus grande que les plus grandes villes ? oui-da, je m'entendais en magnificence », Fénelon, t. XIX, p. 313. « Oui-da, l'état de veuve est une douce chose », Regnard, le Bal, 4. Oui-da est quelquefois ironique. Le croyez-vous ?- Oui-da, je n'en crois rien.
6. Oui, joint à des adverbes. Oui vraiment. Vraiment oui. Eh mais oui. Oui bien, se dit et surtout se disait par opposition à une affirmation pour affirmer autre chose. « Prononcez, messieurs, un arrêt digne de vous, qui fasse voir à toute l'Europe que le Cid n'est point le chef-d'œuvre du plus grand homme de France, mais oui bien la moins judicieuse pièce de M. Corneille », Scudéry, Lett. à l'Académie. « Philis : Si vous nommez ma flamme un bien commun à tous, Je n'aime, pour le moins, personne plus que vous ; Cela vous doit suffire. - Cléandre : Oui bien à des volages Qui peuvent en un jour adorer cent visages », Corneille, la Place Roy. II, 8. « Je n'ai point encore vu M. Fagon depuis que j'ai reçu de vos nouvelles ; oui bien M. Daquin, qui trouve fort étrange que vous ne vous soyez pas mis entre les mains de M. des Trapieres », Racine, Lett. à Boileau, 4 août 1687.
7. S. m. Un oui, une affirmation par oui. « À des offres d'hymen répondre par des larmes, Et tarder tant à dire un oui si plein de charmes », Molière, Sgan. 2. « Et, loin qu'un pareil oui me donnât de la peine, Croyez que j'en dirais bien vite une douzaine », Molière, ib. 2. « Ah ! ce oui se peut-il supporter ? » Molière, Fem. sav. I. « Eh ! nous ne différons que du oui et du non, ce n'est qu'une bagatelle », Marivaux, Double inconst. I, 7. « Un prêtre, un oui, trois mots latins à jamais fixent vos destins », Voltaire, Épît. 37. Savoir le oui ou le non de quelque chose, savoir si une chose se fera ou ne se fera pas. « La pensée du moment où je saurai le oui ou le non d'avoir ou de n'avoir pas de vos nouvelles… », Sévigné, 14 juill. 1680. Dire le grand oui, se marier. C'est demain qu'elle dit le grand oui. Fig. Pour un oui, pour un non, pour la cause la plus légère. « Pour un oui, pour un non, on va se jeter à l'eau », Th. Leclercq, Proverb. t. V, p. 168, dans POUGENS.
8. Langue d'oui, voy. OÏL.
Historique
XIe s. « Et cil respont : oïl, sire, assez bien », Ch. de Rol. L. XIIe s. « Oïl, par Dieu, ne puet estre autrement », Couci, XXII. XIIIe s. « Sire, fait-ele, oil, mon cuer [je] lui ai donné », Berte, XLV. « Ert-il o [avec] vos ?-ouïl sanz faille », Ren. 8367. « Il me demanda, se je voulois estre honorez en ce siecle et avoir paradis à la mort, et je li diz : oyl », Joinville, 194. XIVe s. « Auil, dient ly aultre, n'en serez escondiz », Hugues Capet, v. 2142. « Et dist ly connestablez : auwy, certainement », ib. v. 5775. XVe s. « Par ma foi, respondit le duc de Lancastre, ouil », Froissart, II, III, 31. XVIe s. « Et tant qu'ouy et nenny se dira, Par l'univers le monde me lira », Marot, II, 221. « Je ne suis pas marry que… mais oui bien de quoy nous soyons si… », Montaigne, I, 240. « Quand j'imagine l'homme tout nud, ouy [même] en ce sexe qui semble avoir plus de part à la beauté… », Montaigne, II, 203. « Non que la difference y soit comme de la nuict à une clarté vifve ; ouy, comme de la nuict à l'umbre », Montaigne, II, 368. « Il faut conclure que qui ayme le jeu, ne fera jamais grande fortune, ouy bien qu'il se verra avec le temps reduit à une miserable pauvreté », Pasquier, Lettres, t. III, p. 68. « Son advis ne dit rien qu'un riste oui qui tremble », D'Aubigné, Tragiques, édit. LALANNE, p. 142.
Étymologie
La forme primitive est oïl, toujours dissyllabe, et formée du latin hoc illud, oui cela (hoc ayant pris le sens de oui : Ne dit ne o ne non, R. de Cambrai 264) ; oïl est donc fait comme nennil, qui représente non illud, non cela. Picard, awi ; Berry, voui ; wallon, awoi, dans lequel Grandgagnage regarde l'a comme prosthétique ; bourguig. vouei ; différents dialectes cités par Grandgagnage ai, âï, oï. On trouve dans les anciens textes, quoique rarement, des formes singulières de ce mot : oal, ouail, ol, odil.
Il est opposé à Non. Avez-vous fait cela ? oüy. Cela est il vray ? oüy. On l’obligea de respondre par oüy & par non. il faut opiner par oüy ou par non. On dit, qu’Un homme ne dit ni oüy ni non, pour marquer qu’Il ne veut pas s’expliquer sur quelque chose. Il ne m’a répondu ni oüy ni non.
■ Oüy, se prend quelquefois substantivement, & se prononce comme s’il estoit aspiré. Le oüy & le non. il a dit ce oüy là à regret. il a dit ce oüy là de bon cœur. il ne faut point tant de discours, on ne vous demande qu’un oüy ou qu’un non. On dit, qu’On veut sçavoir le oüy ou le non d’une proposition, pour dire, qu’On veut sçavoir precisement celuy à qui on l’a fait, veut l’accepter ou la refuser. Oüy, est quelquefois admiratif, & signifie, Est-il vray, est-il possible ! Il a dit telle chose ; Oüy ! En ce sens il se prononce long. Oüy, se joint quelquefois avec les particules, Certes, vrayment, certainement, sans doute, pour affirmer davantage. Oüy certes, oüy vrayment, &c. Il se joint aussi à la particule dà, & l’on dit communement, Oüy dà, pour dire, De bon cœur, ou tres-volontiers, oüy assurément. Et on dit aussi, Oüy oüy, pour une plus grande marque d’affirmation, Oüy, oüy, je le feray.
Il est opposé à Non. Avez-vous fait cela ? Oüy. cela est-il vray ? oüy. on l’obligea de respondre par oüy & par non. il faut opiner par oüy ou par non. On dit qu’Un homme ne dit ni oüy ni non, pour marquer, qu’Il ne veut pas s’expliquer sur quelque chose. Il ne m’a respondu ni oüy, ni non.
■ Ouy, Se prend quelquefois substantivement, & se prononce comme s’il estoit aspiré. Le oüy & le non. il a dit ce oüy-là à regret. il a dit ce oüy-là de bon cœur. il ne faut point tant de discours, on ne vous demande qu’un oüy ou qu’un non. On dit, qu’On veut sçavoir le oüy ou le non d’une proposition, pour dire, qu’On veut sçavoir precisément si celuy à qui on l’a faite, veut l’accepter ou la refuser.
■ Ouy, Est quelquefois admiratif, & signifie, Est-il vray ? est-il possible ? Il a dit telle chose ; Oüy. En ce sens il se prononce long.
■ Ouy, Se joint quelquefois avec les particules Certes, vrayment, certainement, sans doute, pour affirmer davantage. Oüy certes. oüy vrayment, &c. Il se joint aussi à la particule Dea, que l’on prononce Dà. Et l’on dit communement, & dans le style familier, Oüy dea, pour dire, De bon cœur, ou tres volontiers, oüy assurément. Et on dit aussi, Oüy, oüy, pour une plus grande marque d’affirmation, Oüy, oüy, je le feray.
Il est opposé à Non. Avez-vous fait cela ? oui. Cela est-il vrai ? oui. On l’obligea de répondre par oui & par non. Il faut opiner par oui ou par non. On dit qu’Un homme ne dit ni oui, ni non, pour marquer, qu’Il ne veut pas s’expliquer sur quelque chose. Il ne m’a répondu ni oui, ni non.
■ Oui, s’emploie quelquefois d’une manière simplement affirmative, sans opposition directe à Non, & alors il ne se met guère qu’au commencement d’un discours, d’une phrase, Oui, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, je commence à bien augurer de mon affaire. Il se redouble quelquefois pour une plus grande marque d’affirmation ; Oui, oui, je le ferai. Oui, oui, je m’en souviens.
■ Oui, Se prend quelquefois substantivement, & se prononce comme s’il étoit aspiré. Le oui & le non. Il a dit ce oui-là à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut point tant de discours, on ne vous demande qu’un oui ou qu’un non. On dit, qu’On veut savoir le oui ou le non d’une proposition qu’on a faite, pour dire, qu’On veut savoir précisément, si celui à qui on l’a faite, veut l’accepter ou la refuser.
■ Oui, Est quelquefois admiratif, & signifie, Est-il vrai ? Est-il possible ? Il a dit telle chose ; Oui. En ce sens il se prononce long.
■ Oui, Se joint quelquefois avec les particules, Certes, vraiment, certainement, sans doute, pour affirmer davantage. Oui-certes. Oui-vraiment, &c. Il se joint aussi à la particule Dà ; & l’on dit communément, dans le style familier, Oui-dà, pour dire, De bon cœur, très-volontiers, oui assurément.
Il est opposé à Non. Avez-vous fait cela ? ouï. Cela est-il vrai ? ouï. On l’obligea de répondre par ouï ou par non. Il faut opiner par ouï ou par non. On dit, qu’Un homme ne dit ni ouï, ni non, pour marquer, qu’Il ne veut pas s’expliquer sur quelque chose. Il ne m’a répondu ni ouï, ni non.
■ Ouï, s’emploie quelquefois d’une manière simplement affirmative, sans opposition directe à Non ; & alors il ne se met guère qu’au commencement d’un discours, d’une phrase. Ouï, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Ouï, puisque vous me promettez votre secours, je commence à bien augurer de mon affaire. Il se redouble quelquefois pour une plus grande marque d’affirmation. Ouï, ouï, je le ferai. Ouï, ouï, je m’en souviens.
■ Ouï, se prend quelquefois substantivement, & se prononce comme s’il étoit aspiré. Le ouï & le non. Il a dit ce ouï-là à regret. Il a dit ce ouï-là de bon cœur. Il ne faut point tant de discours, on ne vous demande qu’un ouï ou un non. On dit, qu’On veut savoir le ouï ou le non d’une proposition qu’on a faite, pour dire, qu’On veut savoir précisément si celui à qui on l’a faite, veut l’accepter ou la refuser.
■ Ouï, marque quelquefois la surprise, & signifie, Quoi, cela est vrai ? Il a dit telle chose ? Ouï. En ce sens, il se prononce long.
■ Ouï, se joint quelquefois avec les adverbes, Certes, vraiment, certainement, sans doute, &c. pour affirmer davantage. Ouï certes. Ouï vraiment, &c. Il se joint aussi à la particule Dà ; & l’on dit communément dans le style familier, Ouï-dà, pour dire, De bon cœur, volontiers, ouï.
Il est opposé à Non. Avez-vous fait cela ? oui. Cela est-il vrai ? oui. On l’obligea de répondre par oui ou par non. Il faut opiner par oui ou par non. On dit, qu’Un homme ne dit ni oui, ni non, pour marquer, qu’Il ne veut pas s’expliquer sur quelque chose. Il ne m’a répondu ni oui, ni non.
■ Oui, s’emploie quelquefois d’une manière simplement affirmative, sans opposition directe à Non ; et alors il ne se met guère qu’au commencement d’un discours, d’une phrase. Oui, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, je commence à bien augurer de mon affaire. Il se redouble quelquefois pour une plus grande marque d’affirmation. Oui, oui, je le ferai. Oui, oui, je m’en souviens.
■ Oui, se prend quelquefois substantivement, et se prononce comme s’il étoit aspiré. Le oui et le non. Il a dit ce oui-là à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut point tant de discours, on ne vous demande qu’un oui ou un non. On dit, qu’On veut savoir le oui ou le non d’une proposition qu’on a faite, pour dire, qu’On veut savoir précisément si celui à qui on l’a faite, veut l’accepter ou la refuser.
■ Oui, marque quelquefois la surprise, et signifie, Quoi, cela est vrai ? Il a dit telle chose ? Oui ? En ce sens, il se prononce long, et il est suivi d’un point d’interrogation.
■ Oui, se joint quelquefois avec les adverbes Certes, vraiment, certainement, sans doute, etc. pour affirmer davantage. Oui certes. Oui vraiment, vraiment oui ; Eh ! mais oui. Ces deux sont familiers. Il se joint aussi à la particule Dà ; et l’on dit communément dans le style familier, Oui-dà, pour dire, De bon cœur, volontiers, oui.
particule d’affirmation, opposée à Non. Avez-vous fait cela ? Oui. Cela est-il vrai ? Oui. On l’obligea de répondre par oui ou par non. Il faut opiner par oui ou par non. Je crois que oui. Se quereller pour oui et pour non. Fam., Il ne dit ni oui ni non, Il ne veut pas s’expliquer sur la chose dont il s’agit. On dit dans le même sens, Il ne m’a répondu ni oui ni non.
■ Oui, s’emploie quelquefois d’une manière simplement affirmative, sans opposition directe à Non ; et alors il ne se met guère qu’au commencement d’un discours, d’une phrase. Oui, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, je commence à bien augurer de mon affaire. Il se redouble quelquefois pour marquer davantage l’affirmation. Oui, oui, je le ferai. Oui, oui, je m’en souviens.
■ Oui, s’emploie quelquefois substantivement, et alors il se prononce comme s’il était aspiré. Le oui et le non. Il a dit ce oui à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut pas tant de discours, on ne vous demande qu’un oui ou un non. Dites un bon oui. Se quereller pour un oui ou pour un non. Je veux savoir le oui ou le non de la proposition que je vous ai faite, Je veux savoir positivement si vous l’acceptez ou si vous la refusez. Prov., Dire le grand oui, Se marier. C’est demain qu’elle dit le grand oui.
■ Oui, marque quelquefois la surprise, et signifie, Quoi, cela est vrai ? Il a dit telle chose ; oui ? Dans ce sens, on le prononce en l’allongeant, et il est toujours suivi d’un point d’interrogation.
■ Oui, se joint quelquefois avec les adverbes Certes, vraiment, certainement, sans doute, etc., pour affirmer davantage. Oui certes. Oui vraiment, vraiment oui. Eh mais oui. Ces deux derniers sont familiers. Fam., Oui-da, De bon cœur, volontiers, oui.
Particule d’affirmation, opposée à Non. Avez-vous fait cela ? Oui. Cela est-il vrai ? Oui. On l’obligea de répondre par oui ou par non. Il faut opiner par oui ou par non. Je crois que oui. Se quereller pour oui et pour non. Fam., Il ne dit ni oui ni non, Il ne veut pas s’expliquer sur la chose dont il s’agit. On dit dans le même sens, Il ne m’a répondu ni oui ni non.
■ Oui, s’emploie quelquefois d’une manière simplement affirmative, sans opposition directe à Non ; et alors il ne se met guère qu’au commencement d’un discours, d’une phrase. Oui, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, je commence à bien augurer de mon affaire. Il se redouble quelquefois pour marquer davantage l’affirmation. Oui, oui, je le ferai. Oui, oui, je m’en souviens.
■ Oui, s’emploie quelquefois substantivement, et alors il se prononce comme s’il était aspiré. Le oui et le non. Il a dit ce oui à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut pas tant de discours, on ne vous demande qu’un oui ou un non. Dites un bon oui. Se quereller pour un oui ou pour un non. Je veux savoir le oui ou le non de la proposition que je vous ai faite, Je veux savoir positivement si vous l’acceptez ou si vous la refusez. Prov., Dire le grand oui, Se marier. C’est demain qu’elle dit le grand oui.
■ Oui, marque quelquefois La surprise, et signifie, Quoi, cela est vrai ? Il a dit telle chose ; oui ? Dans ce sens, on le prononce en l’allongeant, et il est toujours suivi d’un point d’interrogation.
■ Oui, se joint quelquefois avec les adverbes Certes, vraiment, certainement, sans doute, etc., pour affirmer davantage. Oui certes, oui vraiment, vraiment oui. Eh mais oui. Ces deux derniers sont familiers. Fam., Oui-da, De bon cœur, volontiers, oui.
Particule affirmative opposée à Non. On l’obligera de répondre par oui ou par non. Il faut opiner par oui ou par non. Je crois que oui. Dire oui. Répondre que oui. Fam. Il ne dit ni oui ni non, Il ne veut pas s’expliquer sur la chose dont il s’agit. On dit dans le même sens : Il ne m’a répondu ni oui ni non. Il s’emploie dans le discours direct en réponse à une interrogation. Il est alors seul ou joint à des adverbes qui renforcent l’affirmation comme certes, vraiment, etc. Avez-vous fait cela ? Oui. Cela est-il vrai ? Oui, certes. Il se redouble quelquefois pour marquer davantage l’affirmation. Oui, oui, je le ferai. Il s’emploie encore au début d’une phrase qui ne répond pas à une question exprimée ou au cours d’une phrase, pour marquer ou accentuer le caractère affirmatif de cette phrase. Oui, je veux que tout le monde sache ce que j’en pense. Oui, puisque vous me promettez votre secours, j’ai confiance dans le succès. Je suis content, oui, très content d’avoir fait cela pour lui.
■ Oui s’emploie quelquefois substantivement, et alors l’article défini ne s’élide pas devant lui et l’n de un ne se lie pas avec lui. Le oui et le non. Il a dit ce oui à regret. Il a dit ce oui-là de bon cœur. Il ne faut pas tant de discours, on ne vous demande qu’un oui ou un non. Dites un bon oui. Se quereller pour un oui ou pour un non. Fam., Oui-da, Interjection qui corrige le oui par une intention d’ironie, de doute, d’étonnement.
xive siècle. Issu de l’ancien français oïl, de même sens.
Exprime l’acquiescement à une question, à un ordre, aux propos d’un interlocuteur. 1. Dans le discours direct, pour répondre par l’affirmative à une question exprimée ou sous-entendue. Oui peut former une phrase ou figurer en tête de phrase. « Le sait-il ? – Oui. » « Sont-ils là ? – Oui, ils sont arrivés à trois heures. » (Pour répondre affirmativement à une question posée à la forme négative, on utilise ordinairement l’adverbe Si : « Ne le connaissez-vous pas ? – Si. ») ▪ S’emploie également de manière elliptique, dans des propositions subordonnées qui suivent un verbe déclaratif. Il dit, il prétend, il croit que oui. Je lui ai demandé s’il viendrait, il a répondu que oui. ▪ Pour souligner son propos, donner plus d’énergie à sa réponse, Oui peut être redoublé, ou renforcé d’un autre adverbe ou d’une locution. Oui, oui, c’est fait. Oui, oui, je comprends. Oui, vraiment. Oui, certes. Bien sûr que oui. Oui, cent fois oui ! Mais oui ! Ma foi, oui ! Que oui ! Ah ça, oui ! Fam. Dame, oui ! Vieilli. Oui-da ! voir Da ! ▪ Spécialement. Eh bien, oui, s’emploie après un temps de réflexion ou d’hésitation, lorsqu’on admet quelque chose à regret, ou pour faire un aveu difficile. Oui et non, en partie seulement, incomplètement. « C’est bien ce qu’il voulait ? – Oui et non. » ▪ Expr. Dire oui à quelque chose, l’approuver, y consentir. Ne dire ni oui ni non, ne pas se prononcer sur un sujet. Il faut répondre par oui ou par non, se prononcer clairement. Remarque On doit éviter de remplacer Oui par d’autres adverbes, tels Absolument, Tout à fait, etc. 2. Emplois stylistiques. Lorsque Oui ne fait pas suite à une question, à un ordre, il peut s’employer avec une valeur emphatique, oratoire, en diverses positions dans la phrase. Oui, je veux que tout le monde le sache. Oui, vous croyez sans doute que ce n’est pas grave. Je suis surpris, oui, très surpris de vous rencontrer. Fam. Il a trop bu, oui ! ▪ Oui, oui, itération exprimant la réserve ou l’ironie. C’est un homme intègre, oui, oui… Oui ou non peut marquer l’hésitation, le doute. Dois-je, oui ou non, y aller ? Il ne sait s’il doit, oui ou non, accepter. ▪ Dans des tours interrogatifs, Oui marque l’étonnement, l’incrédulité. Oui, vous croyez ? « Il s’est marié. – Ah, oui ? » Fam. Pour appuyer une question ou un ordre, soit parce qu’on recherche l’approbation, soit pour marquer divers sentiments, notamment l’impatience, la colère. J’ai raison, oui ? Êtes-vous satisfait, oui ? C’est compris, oui ? Tu vas t’en aller, oui ? On emploie, dans le même sens, Oui ou non. Vas-tu, oui ou non, te décider à obéir ? 3. Employé comme substantif invariable. Le oui et le non. La proportion des oui et des non d’un référendum. Un oui franc et massif, donné sans arrière-pensées. Vieilli. Dites un bon oui ! ▪ Expr. Pour un oui ou pour un non, sans motif sérieux, à tout propos. Se quereller pour un oui ou pour un non. Oui mais, formule entrée dans le vocabulaire politique pour parler d’une adhésion critique.
Il a les significations de son verbe. On dit en termes de pratique. Oüy le rapport d’un tel. oüy sur ce le Procureur du Roy. un Jugement rendu, parties oüyes.
Il a les significations de son verbe. On dit en termes de Pratique. Oui le rapport d’un tel. oui sur ce le Procureur du Roy. un jugement rendu parties ouies.
Adverbe
(1380) De l’ancien français oïl (1080), forme composée de o « cela » (842), au sens de « oui » (à comparer avec òc « oui » en occitan), renforcé par le pronom personnel il (on trouve aussi o-je, o-tu, o nos, o vos). [1] [2] Les mots o et òc proviennent du latin hoc « cela » et sont des calques du gaulois comparables au vieil irlandais tó « oui » et au gallois do « en effet », les deux tirés de l’indo-européen *tod « cela ».
1. Mot utilisé pour apporter une réponse affirmative ou marquer l'accord sur une proposition. Il s’emploie aussi au début d’une phrase qui ne répond pas à une question exprimée ou au cours d’une phrase, pour marquer ou accentuer le caractère affirmatif de cette phrase. Il s’emploie dans le discours direct en réponse à une interrogation. Il est alors seul ou joint à des adverbes qui renforcent l’affirmation comme certes, vraiment, etc. « Avez-vous fait cela ? — Oui. » « Cela est-il vrai ? — Oui, certes. » « On l’obligera de répondre par oui ou par non. » « Je crois que oui. » « Répondre que oui. » « Il ne dit ni oui ni non. » « Je suis content, oui, très content d’avoir fait cela pour lui. » « « Oui ! » C'était le cri d'espoir de toute une jeunesse […]. Mais le « non » était-il seulement le cri des réactionnaires apeurés à l’aspect du péril communiste ? » — (Jean Milhères, « À bas l’Équivoque ! », dans L'Action : Organe hebdomadaire Politique et Social de Résistance Républicaine, 3e année, n° 78 du samedi 11 mai 1946, p. 1) « Quel est le mot qui exprime entre tous le centre émotionnel supérieur? « Oui », comme le Oui de Marie à l'Ange de l'Annonciation. Et quel est le mot qui exprime le mieux le centre sexuel? « Oui! » Je me souviens de l'enregistrement privé (remarquable au point de vue théâtral autant qu'érotique) d'une grande comédienne qui exprimait toutes les phases d'une union sexuelle, depuis les prémisses jusqu'à l'aboutissement final, uniquement en modulant le mot Oui, le « oui » aussi bien voluptueux que métaphysique. » — (Arnaud Desjardins, L'audace de vivre, Éditions de la Table Ronde, Paris, 1989, pages 97-98)
2. Comme marqueur de question-tag pour signifier l'agacement ou l'impatience. « Vous allez baisser votre musique, oui ? » « *Elle se retourna sur le seuil pour lancer : — Tu peux monter jusqu’ici, oui ? » — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver*, Robert Laffont, 1968)
3. Pour indiquer que l'on écoute ou que l'on comprend ce qui est dit, sans forcément l'approuver. « Je suis arrivée vers dix heures. — Oui. — J'ai attendu, mais personne n'est venu, alors je suis partie. — Oui. » « Ah oui ! Voilà pourquoi vous vouliez nous faire taire. »
4. Question courte signifiant "Que désirez-vous ?" . « Allô, oui ? » « Alain... — Oui ? »
5. (Afrique) C’est vrai. C’est ça. Note : Marque l’accord sur ce qui a été dit, est employé à la place de non. « Tu n’y vas donc pas aujourd’hui ? — Oui, je suis occupé. » *— Vous avez un enfant ? — Non, Monsieur. — Vous n’avez pas d’enfant ? — Oui, Monsieur. — (Sylvie Mellet et al., Mots chiffrés et déchiffrés*)
Notes
Contrairement à oui qui marque l’accord sur une question affirmative, si marque le désaccord sur une question négative. Vous viendrez ce soir ? — Oui, je viendrai. Vous ne viendrez pas ce soir ? — Si, je viendrai. Mais si la question est plutôt une invitation polie qu’une négation, on peut dire oui comme si. Vous ne voulez pas dîner avec moi ? […] — Oh ! Mais oui bien sûr ! — (Xavier Pivano, Le Temps d’un Voyage, ISBN 9782918284024) En français canadien, oui est utilisé systématiquement dans les circonstances où l'on dirait si en français européen : C'est jamais mon tour ! — Oh, mais oui, c'est souvent ton tour !
Variantes
ui, uii (Familier) ouaip ouais ouiche, ouitche ouan ouin voui
Synonymes
Sens 1 absolument affirmatif c’est ça c’est clair c’est pas faux carrément certainement certes comment donc, et comment donc complètement d’accord j’avoue ouat totalement tout à fait
Quasi-synonymes
yeah yes yes sir
Antonymes
Sens 1 → voir non
Dérivés
ah ouain, ah ouan béni-oui-oui béni-oui-ouisme dire-oui dire oui hé oui Jamy ni oui ni non oui-da oui-non-bof ouais, mouais, ouaip, ouan p’tèt ben qu’oui, p’tèt ben qu’non ouin (Québec) oui et non oui ou merde oui ou non oui mais oui mais non pour un oui ou pour un non si oui ou non ui voui
Vocabulaire apparenté par le sens
mu
Nom commun
1. Réponse de oui ; soutien positif ; vote pour. — Note d’usage : L’article défini ne s’élide pas devant ce mot. « Une ballade, une ballade ! s’écria l’ermite, cela vaut mieux que tous les oc et les oui de France. » — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. {{{1}}}, traduit de l’anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, 1820) « Sur toutes ces nouvelles, chacun, dans la place, croit et soutient le oui ou le non, suivant ses sympathies ou ses espérances; mais au fond personne ne sait la vérité si ce n'est le commandant en chef. » — (R.P. Paul Christoff, Journal du siège d’Andrinople : notes quotidiennes d’un assiégé, Paris : chez Henri Charles-Lavauzelle, 1914, p. 73) « Les résultats, qui seront annoncés lundi, devraient confirmer l’avance du « oui » au changement constitutionnel, mais les partisans de cette consultation controversée ont déjà concédé leur défaite. » — (Ouest-France, Roumanie : l’abstention fait échouer un référendum contre le mariage gay sur Ouest-France.fr. Mis en ligne le 7 octobre 2018)
Antonymes
non
Dérivés
Oui pour un oui ou pour un non
adverbe
Exprime une réponse positive. Synonyme : d'accord, assurément, bien sûr, évidemment, parbleu !, pardi !, parfaitement – Familier : dame !, ouais. – Littéraire : certes – Populaire : affirmatif ! Contraire : non, peut-être.
Oui, en français, est un adverbe utilisé pour marquer son accord, marquer une réponse positive ou pour répondre à un appel. Il dérive du latin hoc illud (celui-ci), par l'ancien français oïl (prononcé [wi] ou [wil]). Vŏlō est le terme latin qui signifie vouloir et les formes dialectales de « oui » sont (berrichon) voui, (bourguignon) vouei, (wallon) awoi, (valdôtain) oué - oï - voué - ouail, mais aussi les formes singulières d'anciens textes oal, ouail, ol.
Ouais exprimait anciennement l’incrédulité, le doute et la surprise avant de devenir au XXe siècle le synonyme familier de oui. Ainsi Molière le place dans la bouche de Célimène pour marquer sa perplexité dans la scène 3, acte 4 du Misanthrope.
Arts et littérature
Oui ou Ouï est un titre notamment porté par :
- Oui, roman de Thomas Bernhard paru en 1978 ; - Oui, film français d'Alexandre Jardin sorti en 1996 ; - Oui, essai de Marc-Édouard Nabe paru en 1998 ; - Oui, album du groupe The Sea and Cake sorti en 2000 ; - Ouï, album de la chanteuse et musicienne Camille sorti en 2017 ; - Oui (כן), film israélien de Nadav Lapid sorti en 2025.
Oui Oui peut faire référence à :
- Oui-Oui, personnage de livres pour enfants, créé par la romancière britannique Enid Blyton ; - Oui Oui, groupe de rock français.
Code
OUI est un code qui peut signifier :
- Aérodrome d'Ouessant en France, selon la liste des codes AITA des aéroports ;
Toponymes
Oui est un nom de lieu notamment porté par :
- Oui, une localité du Burkina Faso.
Ouï est un nom de rivière notamment porté par :
- Ouï est un cours d'eau de Russie qui coule au sud de l'Oural ; - Ouï est une rivière de Russie qui coule dans l'oblast d'Omsk.
Sigle
OUI est un sigle qui désigne notamment :
- Organizationally Unique Identifier, un nombre de 24 bits utilisé pour identifier un fabricant dans une adresse MAC (interfaces réseau) ; - Observatoire urbain d'Istanbul ; - Organisations unies pour l'indépendance du Québec (OUI-Québec).
Autres
Oui peut aussi faire référence à :
- Oui, nom de l'édition américaine de Lui ; - Oui FM, radio rock française ; - OUI, fonction logique ; - Le Oui (ou OUI), en politique québécoise, désigne depuis les années 1960 l'appui à une des questions sur l'indépendance du Québec dans les sondages et les campagnes référendaires (sauf lors du référendum d'octobre 1995) ; - Le jeu "Ni oui ni non" ; - Oui.sncf, agence de voyages en ligne du groupe SNCF.