nom féminin
(bas latin acidula, avec l'influence du latin classique oxalis)
1. Plante vivace du genre rumex, dont plusieurs espèces sont cultivées pour leurs feuilles comestibles (toujours utilisées cuites).
2. Populaire. Argent, fric.
nom féminin
1. Plante cultivée pour ses feuilles comestibles au goût acide. ➙ aussi oxalide. Soupe à l'oseille.
2. familier Argent*.
(o-zè-ll', ll mouillées, et non o-zè-ye)
1. s. f. Nom de plante qui désigne surtout plusieurs espèces du genre rumex (polygonées), savoir la grande oseille, ou oseille sauvage, ou oseille commune, rumex acetosa, L. et la petite oseille ou oseille de brebis, rumex acetosella, l'oseille épinard, ou parelle, ou patience, rumex patientia, L. et aussi l'oxalide oseille, ou surelle, appelée petite oseille, oseille ronde, alléluia, pain à coucou, pain de coucou, oseille à trois feuilles, oseille de bûcheron, etc. et dont on extrait le sel d'oseille, oxalis acetosella, Linné, famille des oxalidées. « Là croissait à plaisir l'oseille et la laitue », La Fontaine, Fabl. IV, 4. Dans une sorte d'argot. La faire à l'oseille à quelqu'un, se moquer de lui, le duper (par un jeu de mots roulant sur le double sens de faire une plaisanterie et de faire un plat, une farce à l'oseille). Ne pas se la laisser faire à l'oseille, ne pas se laisser duper.
2. Oseille de Guinée, un des noms sous lesquels on a désigné l'hibiscus acide (malvacées), originaire de Guinée, et qui est l'hibiscus sabdariffa de Linné.
Historique
XVIe s. « Jus d'ozeille champestre et domestique », Paré, XXIV, 22.
Étymologie
Forme non latine oxalia, du lat. oxalis ; grec ὀξαλὶς, oseille, de ὁξὺς, acide.
Sorte d’herbe potagere d’un goust un peu aigret. Oseille de jardin. oseille sauvage. grande oseille, planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. l’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. œufs à l’oseille. jus d’oseille.
Sorte d’herbe potagere, d’un goust un peu aigret. Oseille de jardin. oseille sauvage. grande oseille. planche d’oseille. semer, cueillir de l’oseille. l’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. des œufs à l’oseille. jus d’oseille.
Sorte d’herbe potagère, d’un goût un peu aigret. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Grande oseille. Planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. L’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. Des œufs à l’oseille. Jus d’oseille.
Plante potagère d’un goût un peu aigret. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Grande oseille. Planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. L’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. Des œufs à l’oseille. Jus d’oseille.
Plante potagère d’un goût un peu aigre. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. L’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. Des œufs à l’oseille. Jus d’oseille.
Plante potagère d’un goût acide. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. L’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. De la soupe à l’oseille. Des œufs à l’oseille. Jus d’oseille. Sel d’oseille.
Plante potagère d’un goût acide. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Planche d’oseille. Semer, cueillir de l’oseille. L’oseille ronde est plus aigre que l’oseille ordinaire. De la soupe à l’oseille. Des œufs à l’oseille. Jus d’oseille. Sel d’oseille.
Plante potagère de la famille des Polygonées d’un goût acide. Planche d’oseille. Oseille de jardin. Oseille sauvage. De la soupe à l’oseille. Des œufs à l’oseille. Sel d’oseille, Nom vulgaire de l’oxalate acide de potassium.
xie siècle, oiseles. Issu du croisement des mots latins acidula, de même sens, forme féminine substantivée de acidulus, « aigrelet », et oxalis, « oseille », lui-même tiré du grec oxus, « pointu, piquant », puis « acide, aigre ».
1. Plante potagère de la famille des Polygonacées, dont les feuilles comestibles ont un goût légèrement amer. Oseille de jardin. Oseille sauvage. Soupe à l’oseille. Omelette à l’oseille. Saumon à l’oseille. ▪ Spécialement. Sel d’oseille, nom courant de l’oxalate acide de potassium, extrait de l’oseille, et utilisé comme détachant, notamment par les teinturiers.
2. Argot. Argent. Se faire de l’oseille, faire son oseille, s’enrichir. Être plein d’oseille.
Nom commun
Faisait ozeille ; du latin acidula, de acidus (« acide »), allusion la saveur acidulée des feuilles.
1. (Botanique) Plante potagère de la famille des Polygonacées d’un goût acide. « Les diverses espèces d’oseille semblent avoir, dès l’origine, poussé spontanément en Europe. Puis les Anciens les ont cultivées pour leur usage culinaire et c’est surtout à partir du XIVe siècle qu’on les trouve à la base de nombreuses sauces. » — (Jacques Dubourg, Tout le Jardinage : potager, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2008, page 136) « Le saumon et l’oseille font un mariage classique, mais en papillote, c’est plus original ! » — (Rosa Jackson, La cuisine des paresseuses, éditions Marabout, 2005) « Lantier paraissait ne pas comprendre, mangeait lentement du veau à l’oseille. » — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre VII) « Aux environs de Paris, on sème l’oseille au printemps. » — (Félix Boncenne, Cours élémentaire d’horticulture, 1861)
2. (Familier) (Indénombrable) Argent. Une nénette enceinte, c’est pas l’Himalaya, et un contrôle fiscal, c’est pas un mardi noir à Wall Street. D’abord tu largues la nénette, je te file l’oseille en liquide pour les formalités. Ensuite, tu disparais du bureau, […]. — (Marie-Thérèse Cuny, Une Garce, Paris : Editions Fixot, 1987) « En fait, il se trouvait beaucoup plus d’affinités avec Job, qui était davantage un homme de son style et de son monde, un type on ne peut plus respectable, plein d’oseille et tout. » — (Tom Sharpe, Porterhouse ou la vie de collège, traduit de l’anglais par François Dupuigrenet-Desroussilles, dans Cancres Ltd Cie, Omnibus/Place Des Éditeurs, 2010, chapitre 25) « Il a toujours eu horreur des pâtes, ce qui est un handicap certain quand on n’a pas d’oseille (ne pas écrire quand on a l’estomac vide : ça influence le style). » — (Béatrice Kern, La blonde africaine, Bo D/Books on Demand France, 2012, page 5) « *Dans les banques, y a pas qu’ de l’oseille Y a des employés qui font leur métier Et c’est bien comm’ c’est. » — (Léo Ferré, T’en as*, Barclay) « (…) les mecs qui vont à Davos, ce sont ceux qui ont de l’oseille. » — (Stéphanie Binet, «On votera pour contrer Sarko», Libération, 17 avril 2007)
Synonymes
plante patience rumex argent → voir argent
Dérivés
fausse oseille de Guinée la faire à l’oseille oseille à trois feuilles oseille d’Abyssinie oseille de bique oseille de brebis oseille de bucheron (orthographe rectifiée de 1990) oseille de bûcheron oreille de chimpanzé oseille de gorille oseille de Guinée oseille de la brousse oseille de lièvre oseille de Pâques oseille des bois oseille indigène oseille malabare oseille pahouine oseille sango oseille sauvage oseille singe oseillette petite oseille sel d’oseille zeillo
Vocabulaire apparenté par le sens
oseille figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : beurre, légume.
nom féminin
Argent. Synonyme : espèces, espèces sonnantes et trébuchantes, liquidités, numéraire, sous. – Argotique : braise, grisbi, pèze, thune, tune. – Familier : blé, ferraille, mitraille, ronds. – Populaire : flouse, flouze, fraîche, fric, galette, pépettes, picaillons, pognon.
Oseille, Patience, Rumex
Rumex, en français Oseille, Patience ou Rumex, est un genre de plantes herbacées dicotylédones de la famille des Polygonacées (comprenant notamment le sarrasin et la rhubarbe), poussant à l'état sauvage en Afrique, Europe et en Asie du Nord, ainsi qu'en Amérique du Nord, dont plusieurs espèces sont cultivées comme plantes potagères pour leurs feuilles comestibles.
Étymologie et dénominations
Le nom du genre vient du latin rumex, « lance, dard » qui est une allusion aux feuilles sagittées (en forme de fer de lance). Le nom vernaculaire oseille est une réfection, sous la graphie ozeille (1393), de l'ancien français oiseles (fin XIe siècle), puis osile (v. 1250), issu du latin populaire acidula, féminin substantivé de l'adjectif acidulus, « aigrelet », avec un dérivé du grec ὀξύς (oxus, « pointu, acide » qui a donné le nom grec oxalis de l'oseille cultivée et l'acide oxalique), auquel il a emprunté son o initial. Les Rumex portent de nombreux noms vernaculaires selon les régions : celui de patience est une altération du latin lapathium qui désigne cette plante, réinterprétée par l'étymologie populaire qui y voit l'obstination de « mauvaises herbes » et la lenteur de leurs effets médicinaux selon le principe de la théorie des signatures. Celui de doche est un dérivé de l'anglais dock, nom des patiences en anglais (issu de dok, « courte queue »).
Le genre se divise en deux sous-genres : les rumex vrais (Eurumex) ou patiences, souvent amers et astringents du fait de leur importante teneur en tanins, et les oseilles (Acetosa, « vinaigre », et Acetosella) aux feuilles auriculées (embrassant la tige par leurs oreillettes arrondies parallèles au pétiole), particulièrement riches en acides organiques.
Description
Ce sont des herbacées vivaces ou plus rarement annuelles, rarement des arbrisseaux, rarement dioïques. Leurs racines sont généralement robustes (pivotantes), ou parfois en rhizome. Les tiges sont érigées, rarement ascendantes ou prostrées, ramifiées. Les feuilles sont simples, souvent dimorphes, fugaces ou persistantes, basales et caulinaires, alternes, à marge entière ou ondulée.
L'inflorescence est généralement terminale, parfois terminale et axillaire, racémeuse ou paniculée. Le pédicelle est articulé, le pédicelle fonctionnel étant constitué du vrai pédicelle et, sous l'articulation, des parties basales unies et rétrécies des tépales externes (le pseudopédicelle). Les fleurs sont bisexuées ou unisexuées (unisexuées chez les plantes dioïques, et rarement chez les plantes polygames-monoïques). Le périanthe est persistant, avec six tépales, s'élargissant et souvent durcis dans le fruit ; le bord de la valve est entier, érodé, denticulé ou diversement denté, à nervure médiane souvent transformée en tubercules (callosités tuberculées). Il y a six étamines, trois styles, allongés ; les stigmates sont pénicillaires. Les fruits sont de akènes trigonaux, elliptiques à ovales.
Liste des espèces
Le genre Rumex compte 194 espèces réparties dans le monde entier selon Plants of the World online (POWO) (13 mai 2021), dont 49 en Europe (18 en France, 15 en Suisse et 14 en Belgique).
Liste complète selon GBIF (13 mai 2021) :
Synonymes
Les genres suivants sont synonymes de Rumex selon GBIF (13 mai 2021) :
Alimentaire
Les feuilles de certaines espèces sont comestibles. Ce sont des oseilles qui sont cultivées comme plante potagère, notamment Rumex acetosa (l'oseille commune ou grande oseille), et Rumex patientia (l'oseille-épinard ou patience des moines), plus rarement Rumex alpestris (es) (l'oseille vierge) et Rumex scutatus (l'oseille en écusson). On ignore quand l'oseille a été domestiquée ; les graines de Rumex apparaissent fréquemment dans les assemblages de semences liées à des structures de stockage à l'âge du fer, ce qui évoque leur consommation, mais la présence sporadique de ces graines ne peut attester leur culture dans les jardins.
Les feuilles et pétioles de l'oseille sont utilisés en cuisine. Leur saveur douce et acidulée est telle qu'elles peuvent être mangées crues en salade, ou cuite (soupe, confiture, compote et tarte notamment avec les pétioles de l'Oseille des Alpes). La petite oseille (Rumex acetosella) est une plante à la saveur proche, à ne pas confondre avec Oxalis acetosella, du genre Oxalis, que certains nomment à tort petite oseille. Cette dernière espèce, sauvage, n'est toutefois pas cuisinée. Les enfants s'amusaient autrefois à suçoter les tiges de ces petites oseilles.
Une fois cuisinée, l'oseille ne se conserve pas au réfrigérateur. Il convient de la cueillir au fur et à mesure des besoins et de la consommer rapidement ou de la congeler.
Certains auteurs évoquent une utilisation très marginale des graines de rumex. Elles seraient consommables mais de faible valeur alimentaire. Débarrassées de leur enveloppe très astringente et moulues , elles ont été, en période de famine moulues et mélangées en petites quantités à la farine pour faire des bouillies, des galettes, voire du pain. Une opération difficile qui a été pratiquée pour produire autrefois ce que l'on appelle des "aliments de disette".
La plupart des rumex sauvages ne sont pas comestibles. Ils sont âcres et amers en raison de leur richesse en tanins. Ils n'ont pas l'acidulé des oseilles sauvages. Le seul usage que l'on recense est celui du rumex à feuilles obtuses qui servaient à envelopper le beurre, ce qui lui a valu en Alsace, le surnom de "butterblatta"
Médicinales
La médecine populaire d'Europe centrale et d'Europe de l'Est fait une grande place aux rumex depuis des siècles (traitement des tuméfactions de tissus, d'articulation ou d'organes ; activité supposée sur les tumeurs cancéreuses), alors que ceux-ci sont presque absents de la phytothérapie moderne occidentale. Toutes les parties de la plante fraîche, séchée ou cuite (racine, feuille, semence et grain, inflorescences) sont utilisées en cataplasmes, onctions, tisanes, pastilles, suppositoires, poudres, vins médicinaux, préparations à base de vinaigre et d'eau de vie. Les indications les plus citées sont : « arrêt d’hémorragies, scorbut, stomatites infectieuses, diarrhées diverses, bilharziose, vers intestinaux, spasmes abdominaux, problèmes gastriques, hémorroïdes, ictère, affections respiratoires, affections rénales, gonorrhée, ulcère syphilitique, infections cutanées, plaies par coupures, abcès, escarres, rhumatismes et tuméfactions ». Frotter une feuille de Rumex sur une peau piquée par les orties ou les insectes est réputé pour supprimer les démangeaisons.
Flore bioindicatrice
Les Rumex sont des plantes bioindicatrices de l'état des sols :
- L'oseille commune est une espèce des prairies à haute valeur fourragère, équilibrées en eau et en matière organique. - La petite oseille, espèce pionnière des dunes, indique des sols avec une perte d'humus. - La Patience-violon indique un sol compacté par temps sec. - Rumex crispus traduit un hydromorphisme induit en terrain plutôt alcalin. - Rumex obtusifolius est un marqueur d'hydromorphisme induit sur un substrat plutôt acide. - Rumex alpinus indique un hydromorphisme induit sur un sol en altitude.
Composants chimiques notables
L'oseille contient de l'acide oxalique à une teneur élevée, préjudiciable à la calcification des os, et pouvant prédisposer à la formation de calculs rénaux et/ou au niveau de l'arbre urinaire en cas d'ingestion exagérée. Elle contient également du fer en quantité importante.
Le Rumex peut produire dans le sol plusieurs substances toxiques (terpénoïdes, alcaloïdes, tanins, anthraquinones, glycosides) destinées à inhiber la germination ou la croissance d'autres plantes de la rhizosphère (action inhibitrice par allélopathie), voire à les tuer (action biocide par allélopathie), afin de s'assurer un espace vital propre.
Plante hôte
Les diverses oseilles sont la plante hôte des chenilles de plusieurs papillons et en particulier les cuivrés, le Cuivré commun ou Bronzé (Lycaena phlaeas), le Cuivré mauvin (Lycaena alciphron), Lycaena clarki, le Cuivré mauve (Lycaena helloides), le Cuivré écarlate (Paleochrysophanus (Lycaena) hippothoe), le Cuivré du genêt (Lycaena thersamon), le Cuivré fuligineux Lycaena tityrus, le Cuivré de la verge-d'or (Lycaena virgaureae), mais aussi Acronicta rumicis, Agrotis clavis, Amata phegea, Amata ragazzii, Arctia plantaginis, Hippotion celerio, Hippotion osiris, Hyles livornica, Lacanobia oleracea, Malacosoma franconicum, Phragmatobia fuliginosa, Synansphecia doryliformis doryliformis et Synansphecia doryliformis icteropus, Triodia sylvina, Zygaena exulans.
Les papillons de nuit (hétérocères) suivants (classés par famille) se nourrissent d'oseille :
- phalène anguleuse (Geometridae), - noctuelle gamma (Noctuidae), - sphinx du liseron (Sphingidae), - sphinx livournien (Sphingidae).
Autour du mot oseille
- Le nom de l'oseille fut attribué au 24e jour du mois de frimaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 14 décembre du grégorien. - En argot, l'oseille sert à désigner l'argent au moins depuis la fin du XIXe siècle.