nom féminin
(latin nux, nucis)
1. Fruit à coque ligneuse, entourée d'une écorce verte dite « brou », qui est produit par le noyer.
2. Familier. Personne stupide ; imbécile.
3. Quantité de beurre de la grosseur d'une noix.
4. Armement Roue dentée qui, dans les anciennes armes à feu à platine, retenait par son cran le chien armé, faisant office de gâchette.
5. Charbons Charbon criblé en morceaux de 30 à 50 mm.
6. Manutention et stockage Poulie utilisée avec des chaînes, et dont la gorge est munie d'alvéoles ayant la forme des maillons de la chaîne.
7. Mécanique Pièce pourvue d'un filetage femelle, et qui entraîne en translation l'élément sur lequel elle est fixée, lors de la rotation de la vis qui la traverse.
8. Menuiserie Gorge ou rainure, en général de section semi-circulaire. (La noix d'une fenêtre en bois assure une meilleure jonction entre le dormant où elle est creusée et le battant, dit battant de noix, qui porte une languette, dite elle aussi noix, destinée à s'insérer dans cette noix.)
9. Pharmacie Nom sous lequel la Pharmacopée française désigne un certain nombre de graines ou de cônes, utilisés en thérapeutique, sous le nom de « noix » : noix d'arec, de ben, de galle, dite aussi galle d'Alep, de cyprès, de cola, de muscade et la noix vomique.
10. Physique et chimie Élément servant à assembler entre elles diverses pièces (tiges, supports) d'un montage expérimental.
11. Textiles Petite poulie fixée aux broches de diverses machines textiles (bobines, métier à filer, moulin, etc.), sur laquelle prend appui la corde ou la sangle commandant la rotation des broches.
nom féminin
1. Fruit du noyer, constitué d'une écale verte, d'une coque, et d'une amande comestible formée de quatre quartiers. Gauler des noix. Coquille de noix. Noix fraîche, sèche. Huile de noix. au figuré Une noix de beurre.
2. (dans des composés) Se dit d'autres fruits comestibles à coque. Des noix de coco. Noix de cajou. Noix muscade.
3. Partie saillante. Noix de veau, partie arrière du cuisseau. La noix d'une côtelette.
nom féminin
familier et vieilli (souvent appellatif : Salut, vieille noix !)
Imbécile. locution À la noix : de mauvaise qualité, sans valeur. Des excuses à la noix.
(noî ; l'x se lie : une noî-z encore verte) s. f.
1. Sorte de fruit ayant une coque dure et ligneuse, couverte d'une écale verte. Noix verte. Une cuisse de noix. Huile de noix. Fig. Le goût de la noix, l'amorce qui sert à persuader, à attraper quelqu'un. Noix de mésange, variété de la noix ordinaire dont la coque est très fragile. Noix confites, noix vertes cuites et accommodées avec du sucre. Fig. « Puis les baisers, et puis la noix confite », La Fontaine, Orais.
2. Terme de botanique. Enveloppe ligneuse, testacée ou osseuse, d'une ou de plusieurs graines, revêtues outre cela de leur tégument propre.
3. Il se dit aussi d'autres fruits qui ont quelques ressemblances avec la noix. Noix d'Amérique, nom vulgaire, en France, des graines du bertholletia excelsa (myrtacées), Humb. et Bonpl. Noix d'arec, la graine de l'aréquier. Noix du Bengale, le mirobolan citrin. Noix du Congo, nom commercial des graines du bassia Parkii, DC., famille des sapotées, ou d'une espèce très voisine. Noix d'eau, fruit de la macre flottante. Noix de girofle, ou noix de Ravensara, et quatre épices, noms vulgaires donnés aux fruits de l'agathophylle aromatique (laurinées), dit Ravensara. « Noix d'Inde, ou noix de coco, le fruit du cocotier ; l'endroit de l'Europe où se travaillent mieux ces sortes de fruits aussi bien que l'ivoire, est à Dieppe », Pomet, Hist. des drogues, dans DE LABORDE, Émaux, p. 406. Noix muscade, nom donné au noyau contenu dans le fruit du muscadier aromatique (myristicées). Noix de palmier ou de palme, nom commercial de l'eloeis guineensis, L., ou d'une espèce très voisine. Noix du Soudan, un des noms donnés aux graines de la sterculie acuminée, appelées aussi noix de Cola ou noix de Kola et noix de Gourou. Noix vomique, fruit du vomiquier.
4. Noix de galle, voy. GALLE 1. Noix de frêne, espèce de bolet.
5. Noix, nom donné par les bouchers et les cuisiniers aux ganglions lymphatiques axillaires du veau, lesquels sont voisins de l'articulation scapulo-humérale, et sont attenants au morceau appelé épaule. Noix d'un gigot, morceau constitué par les ganglions lymphatiques poplités, situés dans le creux du jarret. Ce creux du jarret est appelé gîte à la noix, ou mieux gîte de la noix, quand il appartient au bœuf. Noix de cerf, morceau levé de l'épaule.
6. Noix, nœud ou partie centrale d'un œilleton d'artichaut.
7. Terme de relieur. Noix, nom donné aux bosses que, par maladresse, le batteur laisse sur les cahiers en battant le volume.
8. Noix du genou, désignation populaire de la rotule.
9. La partie du ressort d'une arbalète, où la corde est arrêtée quand elle est tendue. « Une clef… Qui tire à sa cordelle une noix d'arbalète », Régnier, Sat. X.
10. « Pièce de la platine, soit d'un fusil, soit d'un pistolet, où le marteau (autrefois le chien) est fixé, et sur laquelle agit le grand ressort ; elle a deux crans, l'un dit du repos, l'autre du bandé, » Legoarant †
11. Roue dentelée qui fait partie d'un moulin à café, à poivre, etc. et qui sert à broyer la graine. Sorte de roue de cuivre fixée au bout d'un parapluie pour retenir les baleines. Axe de la roue du potier. Clef d'un robinet. Petite poulie à travers laquelle passe l'axe d'un dévidoir ou d'un fuseau.
12. Terme de construction. Rainure dont le fond est arrondi en demi-cercle ; languette qui entre dans cette rainure. Fermeture à noix, celle dans laquelle les battants opposés d'une porte ou d'une croisée s'assemblent par le genre de rainure appelé noix.
13. Terme de marine. Partie d'un mât de hune ou de perroquet, qui est plus forte que le mât lui-même et qu'on laisse en renfort, au-dessous du capelage, pour soutenir les barres. On donne aussi quelquefois ce nom à la partie d'un cabestan qui reçoit les barres ou leviers.
14. Noix de mer, le pétoncle velu.
Historique
XIIe s. « Onques d'els [il] n'ot treü tribut] vaillissant une nois », Sax. XVIII. XIIIe s. « Il respondent à une vouiz [voix] Que tout ce ne vaut une nouiz, Saint Graal, V. 1929. Il ont moult grant quantité de nois d'Inde [cocos] moult grosses, qui sont bonnes à mangier fresches », Marc Pol, p. 574. « Quiconques est huiliers à Paris, il puet [peut] faire huile de olives, de amandes, de nois, de chenevis et de pavoz », Liv. des mét. 159. XVe s. « Une noix d'Inde sur un pié d'argent, prisie VI lib. » De Laborde, Émaux, p. 406. XVIe s. « L'astragale tourne entre les chevilles et la susdite cavité, comme une noix dedans l'arbalete », Paré, V, 36. « Quelquesfois la fracture est faite en noix : c'est en plusieurs petites pieces separées l'une de l'autre », Paré, XIII, 1. « Nulle noix sans coque », Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 80. « Qui a des noix il en casse ; qui n'en a, il s'en passe », Leroux de Lincy, ib. p. 380. « Il [Coligny] prit si grand goust à ceste noix [le changement de la France], qu'il ne s'en degousta jamais », Brantôme, Cap. franç. t. III, p. 158, dans LACURNE.
Étymologie
Bourg. noei ; Berry, noue ; picard, nos ; wallon, lémoscade, némoscade, noix muscade ; provenç. notz ; catal. nou ; espagn. nuez ; portug. noz ; ital. noce ; du lat. nucem. L'anglo-saxon hnut ; anc. haut allem. hnuz font penser qu'ici, comme dans nosco, natus, le latin a perdu une initiale gutturale ; ce serait donc gnucem. Le latin et les formes germaniques rapprocheraient ce nom de nodus, gnodus ; et ce rapprochement s'applique bien à tous les fruits à coque ligneuse.
Sorte de fruit ayant une coque boiseuse couverte d’une ecalle verte. Noix verte. noix nouvelle. noix huileuse. noix angleuse. un sac de noix. un cent de noix. abbattre des noix. noix confite. ecaller, casser, cerner des noix. ecalle de noix. coquille de noix. le zeste d’une noix. une cuisse de noix. de l’huile de noix. il en a pris gros comme une noix. joüer aux noix. On dit prov. d’Un homme qui se porte à quelque chose avec ardeur. Il y va de cul & de teste comme une corneille qui abbat des noix. Noix, Se dit aussi des fruits de quelques autres arbres, Comme, Noix de gale. noix muscade. noix d’Inde. Noix, Se dit encore de cette partie du ressort d’une Arbaleste où la corde se prend quand elle est bandée ; comme aussi d’une certaine partie du ressort d’une Carabine, & de quelques autres armes à feu. Il se dit aussi de l’os qui fait l’emboistement de la cuisse avec la jambe, la noix. La noix d’un gigot de mouton.
sorte de fruit ayant une coque boiseuse, couverte d’une écalle verte. Noix verte. noix nouvelle. noix huileuse. noix angleuse. un sac de noix. un cent de noix. abbattre des noix. écaller, casser, cerner des noix. écalle de noix. coquille de noix. le zeste d’une noix. une cuisse de noix. de l’huile de noix. il en a pris gros comme une noix. joüer aux noix. confire des noix. un pot de noix confites. On dit prov. & bassement d’Un homme qui se porte à quelque chose avec ardeur. Il y va de cul & de teste, comme une corneille qui abbat des noix.
■ Noix, se dit aussi de quelqu’autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix, comme Noix de gale. noix muscade. noix d’Inde.
■ Noix, se dit encore de cette partie du ressort d’une Arbaleste, où la corde se prend quand elle est bandée ; comme aussi d’une certaine partie du ressort d’une Carabine, & de quelques autres armes à feu. Il se dit aussi, de l’os qui fait l’emboistement de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
Sorte de fruit ayant une coque boiseuse, couverte d’une écale verte. Noix verte. Noix nouvelle. Noix huileuse. Noix angleuse. Un sac de noix. Un cent de noix. Abattre des noix. Ecaler, casser, cerner des noix. Ecale de noix. Coquille de noix. Le zeste d’une noix. Une cuisse de noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Jouer aux noix. Confire des noix. Un pot de noix confites. On dit prov. & bassement, d’Un homme qui se porte à quelque chose avec ardeur. Il y va de cul & de tête comme une corneille qui abat des noix.
■ Noix, se dit aussi, De quelques autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix, comme Noix de gale. Noix muscade. Noix d’Inde.
■ Noix, se dit encore, De cette partie du ressort d’une arbalète, où la corde se prend quand elle est bandée ; comme aussi d’une certaine partie du ressort d’une Carabine, & de quelques autres armes à feu. Il se dit aussi, De l’os qui fait l’emboîtement de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
Sorte de fruit ayant une coque dure & ligneuse, couverte d’une écale verte. Noix verte. Noix nouvelle. Noix huileuse. Noix angleuse. Un sac de noix. Un cent de noix. Abattre des noix. Écaler, casser, cerner des noix. Écale de noix. Coquille de noix. Le zeste d’une noix. Une cuisse de noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Jouer aux noix. Confire des noix. Un pot de noix confites. On dit proverbialement & populairement d’Un homme qui se porte à quelque chose avec ardeur & sans précaution, Il y va de cul & de tête, comme une corneille qui abat des noix.
■ Noix, se dit aussi De quelques autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix, comme, Noix de gale. Noix muscade. Noix d’Inde. Noix vomique. On appelle aussi communément Noix, Cette petite glande qui se trouve dans une épaule de veau, proche la jointure des deux os.
■ Noix, se dit encore De cette partie du ressort d’une arbalète, où la corde se prend quand elle est bandée ; comme aussi d’une certaine partie du ressort d’une carabine, & de quelques autres armes à feu. Il se dit aussi De l’os qui fait l’emboîtement de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
Sorte de fruit ayant une coque dure et ligneuse, couverte d’une écale verte. Noix verte. Noix nouvelle. Noix huileuse. Noix angleuse. Un sac de noix. Un cent de noix. Abattre des noix. Écaler, casser, cerner des noix. Ecale de noix. Coquille de noix. Le zeste d’une noix. Une cuisse de noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Jouer aux noix. Confire des noix. Noix confite. On dit proverbialement et populairement, d’Un homme qui se porte à quelque chose avec ardeur et sans précaution, Il y va comme une corneille qui abat des noix.
■ Noix, se dit aussi De quelques autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix, comme, Noix de gale ; noix muscade ; noix d’Inde ; noix vomique. On appelle encore communément Noix, Cette petite glande qui se trouve dans une épaule de veau, proche la jointure des deux os. On mange volontiers la noix de veau, ce morceau de viande est assez délicat pour être recherché.
■ Noix, se dit encore De cette partie du ressort d’une arbalète, où la corde se prend quand elle est bandée ; ainsi que d’Une certaine partie du ressort d’une carabine, et de quelques autres armes à feu. Il se dit aussi De l’os qui fait l’emboîtement de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
Sorte de fruit ayant une coque dure et ligneuse, couverte d’une écale verte. Noix verte, nouvelle, huileuse, angleuse. Un sac, un cent de noix. Abattre, écaler, casser, cerner des noix. Écale, coquille de noix. Le zeste d’une noix. Une cuisse de noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Jouer aux noix. Confire des noix. Noix confite.
■ Noix, se dit aussi d’Autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix. Noix muscade. Noix d’Inde. Noix vomique. Noix de coco. Noix d’acajou. Noix de galle, ou Galle, Excroissance produite, sur le chêne et sur d’autres arbres, par la piqûre de certains insectes. La noix de galle sert à teindre en noir et à faire de l’encre.
■ Noix, se dit encore de Cette petite glande qui se trouve dans une épaule de veau, proche la jointure des deux os. La noix de veau est un morceau délicat. Il se dit aussi de La rotule, ou de l’os qui est sur l’articulation de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
■ Noix, signifie encore, La partie du ressort d’une arbalète, où la corde est arrêtée quand elle est tendue. Il signifie également, La partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., qui est garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette. Il se dit aussi de La roue dentelée qui fait partie d’un moulin à café, à poivre, etc., et qui sert à broyer la graine. La noix de ce moulin est usée.
Sorte de fruit ayant une coque dure et ligneuse, couverte d’une écale verte. Noix verte, nouvelle, huileuse, angleuse. Un sac, un cent de noix. Abattre, écaler, casser, cerner des noix. Écale, coquille de noix. Le zeste d’une noix. Une cuisse de noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Jouer aux noix. Confire des noix. Noix confite.
■ Noix, se dit aussi d’Autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix. Noix muscade. Noix d’Inde ou Noix de coco. Noix vomique. Noix d’arec. Noix d’acajou. Noix de galle, ou Galle, Excroissance produite, sur le chêne, par la piqûre de certains insectes. La noix de galle sert à teindre en noir et à faire de l’encre.
■ Noix, se dit encore de Cette petite glande qui se trouve dans une épaule de veau, proche la jointure des deux os. La noix de veau est un morceau délicat. Il se dit aussi de La rotule, ou de l’os qui est sur l’articulation de la cuisse avec la jambe. La noix du genou.
■ Noix, signifie encore, La partie du ressort d’une arbalète, où la corde est arrêtée quand elle est tendue. Il signifie également, dans les anciennes armes à percussion, La partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., qui est garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette. Il se dit aussi de La roue dentelée qui fait partie d’un moulin à café, à poivre, etc., et qui sert à broyer la graine. La noix de ce moulin est usée.
Sorte de fruit à coque dure et ligneuse, couverte d’une écale verte appelée Brou. Noix verte, nouvelle, huileuse. Un sac, un cent de noix. Abattre, écaler, casser, cerner des noix. Écale, coquille de noix. Le zeste d’une noix. De l’huile de noix. Il en a pris gros comme une noix. Noix confite. Brou de noix. Voyez Brou.
■ Noix se dit, par analogie, d’Autres fruits qui ont quelque ressemblance avec la noix. Noix muscade. Noix de coco. Noix vomique. Noix d’arec. Noix de kola. Noix de galle, ou Galle, Excroissance produite sur le chêne par la piqûre de certains insectes. La noix de galle sert à teindre en noir et à faire de l’encre.
■ Noix se dit encore de la Partie glanduleuse qui se trouve dans l’épaule de veau, près de la jointure des deux os. La noix de veau est un morceau délicat. Il se dit aussi de la Pelote graisseuse qui se trouve dans les muscles lombaires du bœuf. Gîte à la noix, Partie musculaire qui contient la noix de bœuf. Noix de gigot, de côtelette, etc., Partie glanduleuse qui se trouve au milieu d’un gigot, d’une côtelette, etc.
■ Noix désigne encore, en termes d’Arts, la Partie du ressort d’une arbalète où la corde est arrêtée quand elle est tendue. Il désignait, dans les anciennes armes à percussion, la Partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette. Il se dit aussi de la Roue dentée qui fait partie d’un moulin à café, à poivre, etc., et qui sert à broyer la graine. La noix de ce moulin est usée.
xiie siècle. Issu du latin nux, nucis, désignant tout fruit à écale et à amande, et notamment la noix.
1. Fruit du noyer, de forme oblongue, dont la partie comestible est enfermée dans une coque, sous une écale verte appelée Brou. Noix verte, nouvelle. Un sac, un cent de noix. Abattre, gauler, écaler, casser, cerner des noix. Écale, coquille, cerneau de noix. Le zeste d’une noix. De l’huile de noix. Brou de noix, voir Brou. Casse-noix, voir ce mot. ▪ Loc. fig. et fam. Coque ou coquille de noix, petite embarcation de bois à la coque arrondie et, par extension, toute embarcation de taille réduite, impropre à la navigation. Pop. Une noix, une personne stupide, un imbécile. Comme terme d’affection. Vieille noix ! ▪ Par extension. Se dit du fruit à coque ligneuse de certains arbres ou arbustes. Noix de muscade ou, elliptiquement, noix muscade (on dit aussi Muscade). Noix de coco. Noix de cola. Noix de cajou, nom courant de l’anacarde. Noix de pécan ou, simplement, pécan. Noix vomique. ▪ Loc. fig., fam. et péj. À la noix de coco ou, elliptiquement, à la noix, dénué de valeur, de sérieux. Un raisonnement à la noix. ▪ Par analogie. Morceau de la grosseur d’une noix ; petite quantité d’une substance. Une noix de beurre.
2. botanique. Noix de galle ou galle du chêne, dénomination courante de la cécidie.
3. boucherie. Partie maigre, délicate et particulièrement tendre de certaines pièces de viande, prise dans la cuisse ou l’épaule. Noix de veau, partie postérieure du cuisseau. Noix pâtissière, morceau constitué par la partie antérieure du cuisseau de veau, et dont on fait des rôtis. Sous-noix. Noix d’entrecôte, de gigot, de côtelette, partie centrale et charnue de ces viandes. Gîte à la noix, voir Gîte I. Noix de jambon, partie la plus maigre de l’épaule.
4. technique. Partie du ressort d’une arbalète, munie d’une encoche permettant d’arrêter la corde lorsqu’elle est tendue. ▪ Pièce du mécanisme des anciennes armes à feu, munie de deux crans qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette, dont l’un retient le chien lorsqu’il est au repos, et l’autre lorsqu’il est armé. ▪ Se dit également de la roue dentée d’un moulin à café, à poivre, etc., qui sert à broyer les grains.
Nom commun
(Siècle à préciser) Du latin nux, nucis (« noix »).
1. (Botanique) Fruit charnu produit par le noyer (Juglans). C’est une drupe composée d’une écale non consommable, le brou (mésocarpe) et d’un noyau qui, une fois lignifié, en constitue la coque (endocarpe). « Un jour de ce mois d’octobre donc, nous étions tous occupés à ramasser les noix. Pour nous empêcher d’en manger, mon père nous faisait chanter en même temps. Dans un chœur, il et facile de déceler les chanteurs qui ont la bouche pleine. La mélodie qu’il préférait pour accompagner ce travail était Venise et Bretagne. » — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 22) « Il n'y avait plus qu'à faucher le blé noir, arracher les pommes de terre et gauler noix et châtaignes ; de ceci les gamins se chargeaient le jeudi et le dimanche, pour se distraire. » — (Henri Bachelin, Le Village, Marivole Éditions, 2013, chapitre 3) (Par analogie) (Anatomie) (Argot) (Au pluriel) Testicules. « Alors, si vous êtes plus à l’aise avec les notions concrètes, je peux vous proposer mon pied dans les noix… » — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre V, épisode Le dernier jour)
2. (Par métonymie) (Cuisine) Graine oléagineuse comestible contenue dans la coque.
3. (Par analogie) (Par extension) Fruit de diverses espèces d’arbres à enveloppe ligneuse. « Et le Progrès vint, qui l’obligea à mettre dans son étalage des artichauts et des aubergines de France, des pommes étrangères, […] des bananes, des noix aux formes insolites, des « grappes fruits » et des mangues… » — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 8 de l’édition de 1921) « La noix verte du cocotier donne une eau rafraîchissante, […] ; de l'amande râpée on extraie par compression un lait crémeux qui entre dans la préparation des aliments ; […]. » — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil ; t.1, de New-York à Tahiti, 1929)
4. (Métrologie) (Familier) Une quantité de la taille d’une noix. « Une noix de beurre. »
5. (Boucherie) Morceau de viande de bon goût situé dans la cuisse, les lombes ou l’épaule. « Le temps venu, le maître de chai juge de la fin de l’affinage en palpant le jambon. Noix et sous-noix doivent être sèches mais pas trop. Enfoncée avec le pouce, la graisse doit revenir en place. A l’aide d’une petite tige en résine, il pique aussi différentes parties de la pièce pour retrouver les parfums d’un jambon mûri à point. » — (Stéphane Davet, Le « pata negra », ce petit miracle gustatif, Le Monde, 12 mars 2020)
6. (En particulier) Partie glanduleuse qui se trouve dans l’épaule de veau, près de la jointure des deux os. « La noix de veau est un morceau délicat. »
7. (En particulier) La pelote graisseuse qui se trouve dans les muscles lombaires du bœuf. « Gîte à la noix. »
8. (En particulier) La partie glanduleuse qui se trouve au milieu d’un morceau de viande. Noix de gigot, de côtelette, etc.
9. (Mécanique) Partie du ressort d’une arbalète où la corde est arrêtée quand elle est tendue.
10. (Désuet) Partie du ressort d’un fusil, d’un pistolet, etc., garnie de deux crans, dont l’un sert pour le repos et l’autre pour la détente, et qui s’engrènent dans la mâchoire de la gâchette.
11. (Mécanique) Roue dentée qui fait partie d’un moulin à café, à poivre, etc., et qui sert à broyer la graine. « La noix de ce moulin est usée. » « La noix n de la broche, au lieu d’être calée directement sur celle-ci, est posée sur une buselure d qui sert de guide à la broche. À l’intérieur de cette buselure est fixée une petite cale o […]. » — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
12. (Mécanique) Partie sphérique convexe (« boule ») d’une rotule, s’insérant dans la chape.
13. (Chimie) Système composé d’une partie centrale et de deux vis servant à maintenir la pince sur le support, utilisé par exemple en distillation.
14. (Familier) Personne stupide, niaise. Souvent dans l'exclamation : « Mais quelle noix ! ».
15. (Mécanique) Pièce cylindrique fendue servant à l’entraînement d’un cardan. « Noix de cardan. »
16. (Mécanique) Écrou entraîné en translation pas une vis sans fin.
17. (Par analogie) Nom donné autrefois au charbon calibré entre 30 et 50 mm, on le nommait aussi tête de moineau. Prix du charbon : CHARBONS DE CUISINE POUR CALORIFÈRES À EAU CHAUDE ET DE CALORIFÈRES À AIR CHAUD Maigre ... 130. » 160. ) Petite guilleterie 80/120 178. Noix 30/55 135. Gailletin 50/80 157. Tête de Moineaux 30/50 190. — (Revue des Agriculteurs de France, 1934) « Ici, l'anthracite (la belge, l'anglaise, la ruhr, disaitil), la noix, le flambant, le gailletin, la tête de moineau, les boulets. Là, les ligots qui sentaient bon la résine, et le charbon de bois. » — (François-Paul Raynal, Les artisans du village, 1943)
18. (Argot Internet) (Racisme) (Euphémisme péjoratif codé) Terme crypté utilisé dans des discours racistes, notamment sur les réseaux sociaux ou les forums, pour désigner les personnes noires tout en contournant la modération. « Je n’en peux plus, il y a trop d’arbres et de noix en France ! » Si vous croisez ce genre de commentaire sur un site Internet, méfiez-vous des apparences : son auteur n’exprime sûrement pas un dégoût envers les fruits à coque, ou des envies soudaines de déforestation. C'est plus probablement un raciste patenté, venu déverser sa haine sur le Web. Ici, il faut comprendre que « les noix » sont en fait « les Noirs », et les « arbres », « les Arabes ». » — (Comment les racistes se déguisent sur Internet, journal Marianne, 09/11/2017 → lire en ligne) « Récemment, les mots "arbres" et "noix" ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux, accompagnés des mots-clés "vive la France" ou encore "patriote". On peut retrouver par exemple des vidéos de campagne, avec la mention "Un endroit tranquille sans les noix et les arbres". » — (Claire Guédon, "Arbres", "noix", "tout le monde sait"... Ce vocabulaire détourné par des internautes pour diffuser des idées d'extrême droite sur les réseaux sociaux, franceinfo.fr, 17 juillet 2025 → lire en ligne)
Hyperonymes
fruit à coque
Dérivés
à la noix bourre-noix briser les noix brou de noix caryer à noix amère caryer à noix douce casse-noisette, casse-noisettes casse-noix casser les noix chasse-noix coquille de noix cuisse de noix gîte à la noix grande noix huile de noix noix-chandelle noix corne noix d’arec noix de bancoule noix de Béhen noix de cajou noix de coco noix de cola noix de cyprès noix de Domba noix de galle noix de ginkgo noix de jambon noix de kola noix de macadamia noix de Malabar noix de muscade noix de mer noix de nangaille noix de pacane noix de palme noix de Para noix de pécan noix de pili noix de saint-Antoine noix de serpent noix de terre noix du Brésil noix du Para noix du Soudan noix écalée noix mélangées noix muscade noix tigrée noix verte noix vomique terre-noix terre-noix commune vieille noix vin de noix y aller comme une corneille qui abat des noix
Apparentés étymologiques
noisetier noisette noyer noyeraie nuciculteur nucifère nuciforme nucivore nucule
Vocabulaire apparenté par le sens
noix figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : fruit, testicule, graine, fromage, savon, noisette, saucisson, amande, noix, boucherie, simili-carné, raviole.
nom féminin
1. Personne stupide. Synonyme : âne, âne bâté, benêt, idiot, ignorant, imbécile, innocent, maladroit, niais, nul, simplet, sot, sotte. – Familier : abruti, andouille, ballot, bêta, bûche, buse, cloche, crétin, cruche, dadais, empaillé, empoté, jacques, jobard, oie. – Littéraire : jocrisse, nicodème. – Populaire : banane, con, conard, connard, cornichon, couillon, gland, manche, nouille, patate, truffe.
2. Noix de cajou, fruit de l'anacardier. Synonyme : anacarde, cajou.
La noix est un fruit comestible à coque. Elle est produite par les noyers, arbres du genre Juglans L., de la famille des Juglandacées. La forme commercialisée la plus importante des régions tempérées provient de la culture du noyer commun. Cet arbre, qui était présent à l'origine dans les régions montagneuses en milieu tempéré sur le continent eurasiatique, est maintenant largement cultivé dans le monde. Le présent article concerne la noix commune, c’est-à-dire le fruit du noyer commun (Juglans regia).
La noix commune est un fruit à coque oléagineux très énergétique. Par rapport aux autres graines oléagineuses, elle se caractérise par sa richesse en acides gras polyinsaturés, comportant l'apport le plus élevé en oméga-3. La noix est aussi riche en tocophérol et composés phénoliques lui donnant une activité antioxydante puissante.
Pour l'administration française, un cultivateur qui pratique la monoculture de noyer dans le but de produire des noix s'appelle un nuciculteur. Un verger de noyers s'appelle une noyeraie.
Dans la langue commune, noix a deux acceptions :
- (Bot.) fruit du noyer commun ; - (P. anal.) fruit de divers arbres à enveloppe ligneuse (noix d’arec, noix de cajou, noix de coco, etc.).
Selon l’emploi dans la langue commune, le terme noix peut désigner :
- le fruit entier tel que porté par l’arbre (mes noyers portent cet été beaucoup de noix), - le fruit débarrassé de son écale verte et commercialisé (j’ai vendu dix tonnes de noix), - les graines également appelées cerneaux comestibles (je mange tous les matins deux noix).
Au Québec, le terme noix désigne presque toujours les fruits à coque, et noix de Grenoble ne désigne pas une AOC ou AOP mais le fruit des noyers en général (du genre Juglans mais pas les autres Juglandaceae), et ce, sans égard à leur provenance. Il sert aussi de traduction au terme anglais walnut.
Botanique
Sur le plan botanique, le fruit angiocarpique du noyer commun (Juglans regia) est une pseudodrupe déhiscente (et non une drupe car elle est entourée d'un conceptacle) dont la partie charnue extérieure (composé de l'épicarpe et du mésocarpe), est inconsommable. La noix, au sens commercial, est en fait le noyau sec de cette drupe, constitué de l'endocarpe lignifié et de la graine comestible. L'enveloppe charnue de cette drupe se nomme le brou et sert en teinture.
La noix du commerce comprend :
- une coquille, ou coque, qui est l'endocarpe lignifié, provenant de l’épiderme interne de l’ovaire. Cette coque, qui mesure de quatre à cinq centimètres de long sur trois à quatre centimètres de large, se sépare en deux valves et présente à son sommet un mucron ; - un noyau comestible appelé cerneau, qui est la graine. C’est une graine dépourvue d’albumen mais dotée de cotylédons oléagineux. La séparation membraneuse qui divise l'intérieur d'une noix s'appelle le « zeste » et provient de la soudure des deux carpelles de la fleur femelle ; chaque quartier de noix défini par ce zeste s'appelle une « cuisse ».
Macronutriments
La noix fraîche (c.-à-d. par métonymie les cerneaux) a une teneur en eau supérieure à 20 % alors que la noix sèche a une teneur en eau inférieure à 10 %.
La noix est très riche en lipides ; selon la table Ciqual de l’anses, ils représentent en moyenne 85 % de l’apport énergétique du cerneau. La noix est très énergétique puisqu'elle apporte 709 kcal (ou 2 930 k J) pour 100 g. Elle est remarquablement riche en acides gras polyinsaturés (43,6 g sur 100 g de produit, représentant 65 % des lipides), formés d’oméga-3 (7,5 g) et d’oméga-6 (36,1 g), avec un rapport ω6/ω3=4,8 favorablement recommandée par Auvinet et al.. Il faut 30 g de noix pour apporter 2,25 g d'oméga-3 soit l’AS (apport satisfaisant) pour un adulte (ayant un apport énergétique quotidien de 2 000 kcal). Parmi les graines oléagineuses, seule la noix contient une aussi forte teneur en oméga-3, les autres sont plus riches en oméga-6.
La table de composition nutritionnelle Ciqual donne des valeurs moyennes, mais la composition est influencée par le génotype (la variété), les conditions environnementales et le taux d’irrigation (Martinez et al., 2010), comme la table ci-dessous l’illustre. Les cerneaux ont un contenu en huile qui varie de 620 à 740 g.kg-1. Le génotype est la source majeure de variabilité de la composition en acides gras.
Dans la table de Martinez et al, pour comprendre la nomenclature des acides gras voir l’entrée Acide gras insaturé. On peut constater les écarts peu importants entre par exemple, la concentration en oméga-3 de Ciqual (7,5 g/100 g de cerneaux, soit 11.14 % des lipides) et celles de la variété Franquette allant de 11 à 15 % mais pas avec celles de Chandler qui va de 16 à 19 %. La variété Chandler avec 16,5 à 18,6 g/100g d'oméga-3, en contient plus du double que les 7,5 de la moyenne de Ciqual
L’huile de noix apporte aussi énormément d’acide gras polyinsaturés (69,6 g pour 100 g d’huile) avec toujours le bon rapport ω6/ω3. L’huile extraite par pression peut être utilisée directement dans l’alimentation (sans être raffinée), comme pour l’assaisonnement des salades.
La composition en acides gras de l’huile de noix ressemble à celle de l’huile de soja, mais elle contient une concentration supérieure en d’acide alpha-linolénique oméga-3. En fait, parmi les huiles végétales, l’huile de noix fait partie des huiles les plus riches en acides gras polyinsaturés.
Après les lipides, le second macronutriment le plus important de la noix est constitué des protéines (à raison de 13,3 g pour 100 g). Elles se retrouvent en abondance dans les tourteaux de noix, résidu des noix restant après le pressage.
Les protéines de noix sont constituées principalement de glutéline (environ 70 %) avec ensuite des globuline (18 %), albumine (7 %) et prolamine (5 %). La biodisponibilité des acides aminés est influencée négativement par la présence de composés phénoliques comme l’acide gallique, l’acide ellagique et les d'ellagitanins, présents dans la noix.
Micronutriments
La noix apporte aussi des fibres alimentaires ainsi que des vitamines : la vitamine E (composée principalement de tocophérol de type α-, γ- et δ-), la vitamine B9 (120 µg) et du magnésium. La présence de tocophérol est importante car il fournit une protection contre l’oxydation. Le génotype joue un rôle essentiel dans la variabilité des concentrations : selon Martinez et al. la variété ‘Parisienne’ contient de 240 à 290 mg.kg-1 de tocophérol total et la ‘Franquette’ en a 211 à 297 mg.kg-1. Pour Ojeda-Amoda et al., la variété la plus riche en tocophérol est Hartley avec 646 mg/kg suivie par Chandler puis Lara. Ces auteurs mesurent la concentration de la vitamine E en effectuant la somme des concentrations d’ α-, γ- et δ-tocophérol ; le γ-tocophérol représentant 85 % du total.
Par contre, la table danoise DTU évalue la vitamine E des noix à 15 mg/kg car elle réduit la mesure au seul α-tocophérol qui reste très minoritaire dans le tocophérol total mais est préférentiellement absorbé par l'homme. La table Ciqual avec 18,1 mg/kg de vitamine E semble faire de même.
Lors du processus d’extraction, l’huile de noix perd une partie de ses antioxydants (ses composés phénoliques plus que son tocophérol). C’est pourquoi elle est très sensible à une dégradation thermique et photo-oxydative. Elle doit donc être conservée à l’abri de la chaleur et de la lumière pour ne pas rancir.
Les cerneaux de noix contiennent aussi de la mélatonine, dite « hormone du sommeil », à raison de 3,5 ng/g. La consommation de noix entraîne une multiplication par trois des taux sanguins de mélatonine chez les rats. Cette augmentation est corrélée avec un accroissement de la capacité antioxydante du sérum.
Sur le plan diététique et vis-à-vis des risques cardiovasculaires, ce fruit est intéressant car ses lipides sont essentiellement polyinsaturés (65 % du total des lipides sont poly-insaturés, 21 % mono-insaturés et 9-10 % saturés) et par sa teneur en magnésium et fibres, reconnus comme étant des facteurs protecteurs.
La consommation de noix diminuerait le taux de cholestérol sanguin, ainsi que sa fraction la plus nocive (le LDL cholestérol).
Composés phénoliques
La noix de Juglans regia est la noix ayant le plus fort contenu en composés phénoliques. La concentration totale, mesurée par la méthode Folin-Ciocalteu, va de 10 045 à 12 474 mg/kg suivant la variété (Hartley a la plus élevée, puis Chandler et Lara). On trouve de l'acide ellagique (28,50 mg/100g), des catéchines, gallocatéchol, acide chlorogénique, acide gallique, etc. Ces composés phénoliques hydrosolubles sont en grande partie perdus lors du processus d’extraction de l’huile et se retrouvent concentrés dans les tourteaux (résidus solides du pressurage).
La noix contient aussi des stérols. Le composé prédominent de la fraction stérol est le β-sitostérol (de 772 à 2 520 mg.kg-1), suivi par le campestérol (44-121 mg.kg-1)et le Δ5-avenastérol (25-153 mg.kg-1). Ce sont des phytostérols naturellement présents dans les plantes, ayant une structure chimique proche de celle du cholestérol.
On détecte aussi la présence de composés volatils comme le n-pentane et d’aldéhydes (pentanal, hexanal, octanal) apportant un arôme. Ces composés du cerneau proviennent d’acides gras insaturés (principalement de l’acide linoléique) par des voies oxydatives.
La saveur légèrement astringente de la noix a été associée à la présence de composés phénoliques, des flavanols et principalement des ellagitanins. Ces composés fournissent une activité antioxydante puissante aux cerneaux de noix.
Une étude de Gûndûç et El a montré que les cerneaux possèdent la concentration phénolique totale la plus grande et l’activité antioxydante la plus puissante, parmi 25 types d’aliments turcs courants. Dans le cadre d’une étude comparative du contenu phénolique des amandes de dix fruits à coque du commerce, Yang et al. ont procédé à une extraction par solvant des composés phytochimiques libres et liés. Ils ont établi que la noix commune possédait le contenu phénolique largement le plus grand avec la noix de pécan (1 464 mg/100 g), suivis par la cacahouète, la pistache (572 mg/100 g), la noix de cajou (316 mg/100 g), la noisette (315 mg/100 g) et l’amande (213 mg/100 g)
Sept composés antioxydants des cerneaux ont été isolés et évalués pour leur capacité de piégeage DPPH des radicaux libres. Cinq ont une capacité antioxydante plus grande que le Trolox :
Lors de son extraction, l’huile de noix vierge perd presque tous ses composés phénoliques polaires, si bien que son activité antioxydante est très basse et qu’elle se dégrade rapidement.
Les mesures d’activité antioxydante de Yang et al. ont établi une suprématie écrasante de la noix commune et de la noix de pécan, suivies de très loin par la pistache, amande et la noisette. La noix commune a une activité de 458 µmol/g (en équivalent de micromoles de vitamine C par gramme d’échantillon), soit 65 fois plus que celles de la noisette (7 µmol/g).
Selon les mesures d’Ojeda-Amador et al. faites par les méthodes DPPH et ORAC, la variété 'Hartley' possède l’activité antioxydante la plus puissante devant la variété 'Lara', puis 'Chandler'.
Propriétés physiologiques
Une méta-analyse de 29 publications, a trouvé qu’une consommation de 28 g/jour de fruits à coque, s’accompagnait d’une diminution du risque de maladie coronarienne, de diabète et de maladie respiratoire. Le développement des maladies coronariennes est lié à un grand nombre de facteurs de risque comme l’âge, le tabagisme, l’hérédité, le sexe, un taux élevé de lipoprotéine LDL (« mauvais cholestérol ») et un taux bas de lipoprotéine HDL (« bon cholestérol »). Des observations récentes ont montré que les malades présentant un ou plusieurs facteurs de risques cardiovasculaires développent une altération du potentiel vasodilatateur de l’endothélium ayant une valeur prédictive du risque cardiovasculaire. Il est donc crucial d'améliorer la fonction endothéliale.
L’endothélium vasculaire, la couche monocellulaire qui tapisse les vaisseaux sanguin, induit la vasodilatation artérielle par la libération de monoxyde d’azote NO et de prostacycline. Le NO diffuse localement et stimule la relaxation des cellules musculaires lisses à proximité. En plus de son activité de vasodilatation, il possède de multiples autres propriétés : antiagrégantes, antioxydantes, etc. Toute activation inappropriée de l’agrégation plaquettaire et de la coagulation stimule massivement la production de NO et de prostacycline qui à leur tour, provoquent l’inhibition de l’agrégation, la vasodilatation de l’artère et l’élimination du microagrégat.
Une altération du potentiel vasodilatateur de l’endothélium, appelée par convention dysfonction endothéliale, a une valeur prédictive de la survenue de complications cardiovasculaires ou cérébrovasculaires. Il favorise aussi bien l’initiation que la progression de l’athérome.
L’alimentation étant un facteur capable d’affecter la réactivité vasculaire, il est compréhensible que plusieurs études se soient attachées à voir si la consommation de noix était susceptible d’améliorer la fonction endothéliale. L’étude de B. Cortés et al. a porté sur 24 sujets (12 sains, 12 atteints d’hypercholestérolémie) afin de comparer comment la prise de noix (40 g/jour) ou d’huile d’olive (25 g/jr) pouvait éventuellement améliorer une dysfonction endothéliale temporaire provoquée par des repas riches en matières grasses. Une étude antérieure avait montré que comparé au régime méditerranéen, un régime dans lequel les noix remplacent 32 % de l’énergie des acides gras mono-insaturés chez les sujets hypercholostérolémiques améliorait la fonction endothéliale. Bien que le régime aux noix fasse baisser aussi le cholestérol total et le cholestérol LDL, cette étude indiquait que l’effet cardioprotecteur des noix pouvait provenir de l’action sur l’endothélium.
Pour évaluer la fonction vasomotrice de l’endothélium, on utilise les ultrasons à haute résolution, permettant d’enregistrer la variation du diamètre de l’artère humérale en réponse à un accroissement du flux sanguin (méthode du Flow-mediated dilation FMD (en)). L’étude montre que la dilatation en réponse au flux FDM était altérée après le repas accompagné d’huile d’olive chez les sujets témoins (de −17 %) et hypercholestérolémiques (−36 %) alors qu’il était inchangé dans le groupe témoin et qu’il augmentait même de 24 % dans le groupe hypercholestérolémique après le repas accompagné de noix. Ce qui montre que la noix inverse la détérioration de la fonction endothéliale provoquée par un repas riche en graisse, contrairement à l’huile d’olive.
Ces résultats sont confirmés par une méta-analyse (de 2018) de cinq essais randomisés contrôlés portant sur 323 sujets. Les résultats indiquent un accroissement significatif de la fonction endothéliale après la consommation de noix. Cette méta-analyse combine les améliorations obtenues par la consommation de noix auprès de sujets en surpoids (Katz et al., 2012) ou hypercholestérolémiques (Ros et al., 2004, voir ci-dessus), ou avec un diabète de type 2 (Ma et al., 2010). Ce qui suggère que la consommation de noix pourrait avoir un effet clinique pertinent sur la fonction endothéliale.
Par contre, une consommation modérée de 15 g/jr de noix durant 4 semaines n’affecte pas le profil lipidique, la raideur artérielle ou l’activation plaquettaire.
Une autre étude s’est fixée pour objectif de vérifier si l’effet bénéfique de la consommation de noix pour la fonction endothéliale observée précédemment était encore valable pour des sujets âgés de plus de 50 ans en bonne santé. Les 40 sujets retenus ont reçu un régime avec des noix (43 g/jr), puis un régime de contrôle de type occidental (ou vice-versa), chacun durant 8 semaines. Le régime avec les noix, comparé au régime de contrôle, a réduit significativement le cholestérol non-HDL et les apolipoprotéines B ; il a aussi réduit les acides gras saturés et mono-insaturés plasmatiques et augmenté les acides gras poly-insaturés (notamment l’acide linoléique et l’acide α-linolénique). Par ailleurs, les biomarqueurs de la dysfonction endothéliale n’ont pas été affectés. La réduction du cholestérol non-HDL du régime associé aux noix prédit une diminution du risque de la maladie coronarienne de 6.7 %.
Principales variétés de noix communes
En France, il existe de multiples appellations d'origine pour les productions agricoles de noix, cependant seules deux d'entre elles font l'objet d'une préservation administrative via le système AOC :
- la noix de Grenoble (AOC depuis le 17 juin 1938). Elle a aussi obtenu une AOP (1996). Seules trois variétés locales sont autorisées dans ce cadre : la Franquette, la plus ancienne (elle a été créée en 1784) et la plus cultivée en France, la Mayette et la Parisienne rustique, douce et parfumée, développées il y a plus d'un siècle. Son terroir est réparti dans les départements de l'Isère tout d'abord ainsi qu'une partie de la Drôme et de la Savoie ; - la noix du Périgord (AOC depuis 2002), variétés Corne à coque épaisse mais de très bonne qualité gustative, Franquette, Grandjean de petit calibre adapté pour le marché du cerneau, Fernor (1995 INRA) tardive et bonne qualité du cerneau et Marbot pour le marché de la noix fraîche, territoire de production réparti dans les départements de la Dordogne, du Lot, de la Corrèze et de la Charente.
Il existe également des variétés réputées pour leur tardivité (Ronde de Montignac) ou pour leur grosse taille : Bijou, Gourlande, Glady, Gibbeuse, Jage et la Cocarde des Cévennes.
Parmi les autres variétés, on recense :
- la Lara qui est une variété plus récente et qui pousse vite ; - la Marbot de Corrèze, consommée exclusivement fraîche ;
Et les variétés pollinisatrices. La pollinisation étant anémophile, la plantation de variétés pollinisatrices est conseillée à raison de quatre à six arbres par hectare et de deux variétés différentes. Dans cette catégorie, on recense :
- la Ronde de Montignac, - la Meylannaise, - la Fernette.
En France, le premier département producteur est l'Isère, suivi par la Dordogne dont les agriculteurs du Périgord noir assurent plus de la moitié de la production.
Aux États-Unis, la principale région productrice est la Californie, avec les variétés Hartley (variété à gros fruits), Chandler (la plus plantée aux États-Unis), Serr, Vina, Franquette et Howard. Ces variétés se distinguent des européennes, généralement par une peau lisse et de forme plus allongée, comme une datte.
En Chine, les principales variétés sont la ‘Ji xin’ 鸡心 « Cœur de poulet » (en raison de sa forme), cultivée dans la province du Hebei, la région de Pékin, la ‘Xin 2’ 新2 « Nouvelle 2 » précoce, la ‘Shangnan’ 商南, du nom du district Shangnan dans la province du Shaanxi, à la saveur unique.
En Europe
En Europe, un des savoirs les plus partagés par les sociétés passés concerne la toxicité du noyer. Attesté depuis l’Antiquité gréco-romaine, cette idée ne cesse de se transmettre à travers les siècles. Il s’agit d’un point essentiel de son identité, assure Pauline Leplongeon. À partir des sources médicinales, culinaires et agronomiques, il est possible de tirer une histoire culturelle de la noix en Europe.
Dioscoride, le pharmacologue grec du Ier siècle, décrit dans son Traité de matière médicale, l’utilisation médicinale de la noix (karya basilika, καρυα βασιλικα) « La noix, que certains nomment noix Perse, est difficile à digérer, produit de la bile, donne mal de tête…Mais consommée par quelqu’un qui jeûne, elle est utile pour faire vomir…Les noix fraîches sont meilleures pour l’estomac car plus douces, c’est pourquoi on les mélange avec de l’ail… » (MM, I, 125). Si ce n’est pas un aliment recommandable, c’est un médicament intéressant pour expulser les vers plats et un antidote contre les poisons mortels. Sachant que l'œuvre de Dioscoride a été une source de connaissances majeures en matière de remèdes naturels en Europe et au Proche Orient durant plus de 1 600 ans, l’impact de ses recommandations fut considérable pour les siècles suivants.
Le grand médecin créateur de l’Antiquité, Galien (IIe siècle) est le premier à donner un moyen pour rendre sa fraîcheur aux noix sèches « pour celles qui sont déjà sèches, si on les trempe préalablement dans l’eau, comme certains le font, la faculté ressemble à celles des vertes » (Sur les facultés des aliments, livre II, chap. 28).
Une autre idée qui va se perpétrer jusqu’à l’époque moderne est que l’ombre du noyer réputée très fraîche, est néfaste aux hommes et aux plantations adjacentes. Pline l’Ancien l’encyclopédiste romain ayant vécu au Ier siècle, la développe ainsi
(HN, XXIII, 147).
Columelle, l’agronome du Ier siècle, présente des recettes de cuisine comprenant des noix. Elles peuvent servir à fabriquer du vinaigre à partir de vin éventé ou une sorte de sauce pesto épaisse (De l’agriculture, livre XII). Dans les recettes des siècles suivants, la noix apparaît davantage comme un condiment que comme un véritable aliment. Elle se mêle à d’autres ingrédients pour rehausser le goût des viandes, des poissons et des légumes.
À la fin de l’Antiquité, l’agronome Palladius (Ve siècle) avait présenté des techniques pour conserver les noix vertes en les couvrant de paille ou de sable ou en les enfermant dans une caisse en noyer.
Durant le Moyen Âge et à l’Époque moderne, les aspects négatifs de la noix persistent. Certains recueils de cuisine ne mentionnent pas la noix. Et les recueils qui en parlent proposent des recettes pour neutraliser sa nocivité. La noix serait-elle considérée comme trop nocive ou trop vulgaire pour la table des princes et des bourgeois ? La noix était en effet un fruit de peu de valeur marchande accessible au plus grand nombre et certainement trop « vulgaire » pour trouver sa place à la table des gens aisés.
À la fin de l’Antiquité, l’agronome Palladius (Ve siècle) avait évoqué une recette de « confiture de noix » visant à conserver les noix vertes : « les noix vertes, simplement dépouillées de leur écale, et mises dans du miel, sont encore verte au bout d’un an ». Ce procédé plus tard élaboré, connaîtra un franc succès au Moyen Âge et à l’Époque moderne.
Au XIIIe siècle, Pierre de Crescent indique que pour éliminer les vices des noix sèches, il faut les « mondifier » (nettoyer) et les tremper une nuit dans l’eau chaude pour « leur oste leur nuysement » (Le livre des prouffitz champestres et ruraulx, 1521). La recette de confiture de noix fraîches du Mesnagier de Paris (vers 1493) consiste à prendre des fruits verts, tout juste formés tels qu’ils sont encore à la Saint-Jean (le 24 juin), les peler, les faire tremper 10 jours, leur ajouter des clous de girofle et du gingembre et de faire bouillir le tout avec du miel. Aux XVe – XVIIe siècles, on trouve en Italie, Allemagne, France et ailleurs en Europe, toujours à peu près les mêmes recettes visant à éliminer la nocivité naturelle de la noix et à lui faire gagner des vertus médicinales et diététiques.
L’encyclopédie agronomique Agriculture et maison rustique de Charles Estienne et Jean Liébault, est riche d’informations sur la culture des noyers et sur l’emploi des noix et de l’huile de noix dans divers remèdes. L’ouvrage fut réimprimé régulièrement de 1564 jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Le chapitre XXXII de l’édition de 1658 est consacré au noyer. On y retrouve tous les clichés répétés depuis l’Antiquité, sur toutes les nuisances que peut provoquer son ombre à la végétation alentour ou à ceux qui s’endorment dessous. Puis très pragmatiquement, il indique que l’arbre « est utile & profitable » et livre de précieux conseils de plantation, d’entretien et de récolte. « Les profits que le noyer rend à son maistre sont infinis » dit-il car il lui donne d’excellentes confitures (de noix vertes), du bois de chauffage pour la cuisine, et son fruit « pour sa table & pour la cuisine,& pour la lampe ».
Au XVIIIe siècle, on observe une explosion des publications culinaires qui s’accompagne d’une reconsidération de l’usage des noix. La grande méfiance à l’égard des noix sèches demeure toutefois et on s’efforce toujours de garder leur fraîcheur en les conservant dans du sable, en les hydratant et les débarrassant de leur nocivité grâce à l’action du sucre. Cependant les confitures de noix font l’objet d’une production et d’un commerce important. Certaines deviennent renommées comme les confitures de noix liquides de Rouen. L’Encyclopédie de Diderot indique
(Encyclopédie).
Au XVIe siècle, la moitié des textes sur les confitures de noix étaient l’œuvre de médecins, mais peu à peu les médecins disparaissent pour laisser la place aux cuisiniers. On quitte le domaine de la santé pour entrer dans celui de la gastronomie. Toutefois, l’ancienne idée lancée par Galien, que le trempage dans l’eau demeure un préalable nécessaire à la consommation de noix sèches, se retrouve chez tous les auteurs. Confire, tremper dans l’eau et enfouir dans le sable sont les principaux procédés pour conserver les noix qui se sont transmis de l’Antiquité au XVIIIe siècle.
Au siècle des Lumières, on trouve sept auteurs anglais utilisant des sauces aux noix. Par exemple, Hannah Glasse dans son livre de cuisine The Art of Cookery made Plain and Easy (un bestseller publié en 1747) emploie des noix en saumure ou des liqueurs de noix pour confectionner les sauces aux poissons (sauce d’anchois, d’huîtres, sauce pour maquereau) ou de viande de bœuf.
Ajoutons que l’huile de noix a été utilisée en cuisine mais on trouve peu de mentions de son usage dans l’Antiquité, au Moyen Âge et jusqu’au XVIIIe siècle. C’est une huile peu raffinée, bonne aux paysans et aux domestiques et à « faire de la soupe » ou à « composer des ragoûts pour les domestiques » (Louis Liger 1658-1717). Les régions du Périgord, Quercy, Limousin et Auvergne sont des productrices et exportatrices de noix et d’huile de noix.
Ailleurs dans le monde
Dans les pays asiatiques, la noix est associée à une symbolique de prospérité et de bonheur.
La tradition populaire de plusieurs pays d'Asie produit des sculptures sur coquilles de noix. En Chine, sont utilisées des espèces dont la coque est plus épaisse que les variétés européennes. Ces objets d'art puisent dans une iconographie inspiré du bouddhisme, du taoïsme ou du confucianisme et sont conservés ou offerts comme porte-bonheur. Au Japon, les noix sculptées sont aussi utilisées comme netsukes pour retenir les kimonos.
Utilisations
- Peinture et décoration : la partie charnue autour de la coquille émet un jus qui tache, utilisé en teinturerie : le brou de noix. Teintures au brou de noix : elles ont des nuances fauves et brunes, très solides, s'appliquent au pinceau sur du bois blanc propre et sec pour donner une apparence de noyer, et elles virent au noir par le sulfate de fer ou prennent un reflet vif avec de l'alun. Préparation : recueillir le brou bien mûr et qui se détache facilement, en remplir un récipient et couvrir d'eau ; ainsi, il se conserve pendant plus d'un an, mais il dégage une odeur forte. Pour l'employer : prendre le brou frais ou conservé comme indiqué, le faire bouillir avec de l'eau pendant deux heures à la dose de 150 à 200 grammes par litre d'eau, laisser refroidir et conserver en bouteilles.
Aujourd'hui, l'extrait de cassel tend à remplacer le brou de noix du fait de son plus faible coût et de ses bonnes caractéristiques. L'extrait de cassel est d'ailleurs proposé à la vente sous l'appellation abusive de « brou de noix » par l'industrie.
- Alimentation :
Les noix fraîches se conservent dans un endroit ventilé, frais et sec, au réfrigérateur elles perdent leur saveur. En cuisine, les noix peuvent être utilisées dans de nombreux plats sucrés (gâteaux) comme salés (salades).
- Les noix fraîches ou sèches peuvent se consommer directement comme fruits secs. On les casse à l'aide d'un casse-noix, d'un marteau, d'une pierre ou des mains. Les cerneaux sont utilisés dans la cuisine pour agrémenter des salades, des pâtisseries, mais aussi préparer de la confiture. Les noix entrent également dans la composition de divers aliments transformés : pain aux noix, fromage aux noix, miel aux noix, confiserie, charcuterie, liqueur, apéritif... De la noix, on extrait aussi, par pression, de l'huile de noix, le rendement est de 50 % pour le pressage usuel, c'est-à-dire que pour 40 kg de cerneaux on obtient vingt litres d'huile. C'est une huile de qualité, au goût de noix cuite parfois prononcé selon le chauffage appliqué, et aux propriétés nutritionnelles bénéfiques (beaucoup d'acides gras oméga 3 pour un peu d'acides gras oméga 6). Cependant, en dehors des zones de production-transformation industrialisées fortement mécanisées, l'huile de noix est laborieuse à obtenir et demandeuse de main d’œuvre. Elle rancit assez rapidement si laissée à la lumière et/ou à la chaleur, du fait de la forte proportion d'acides gras insaturés la composant. C'est pourquoi elle ne supporte pas d'être employée en guise d'huile de cuisson ou de friture. La conservation de l'huile de noix se fait au froid positif : + 13 °C pour les bouteilles fermées et + 4 °C après ouverture. Trois grains de gros sel dans la bouteille permettraient une meilleure conservation. On fait aussi du vin de noix. Les coquilles peuvent servir de combustible. Les feuilles et les chatons (fleurs mâles) peuvent servir pour faire des alcools ou des décoctions, et l'on peut faire des condiments avec la noix verte (« noix cornichons »). Les noix vertes ramassées au mois de juin servent à faire la confiture de noix vertes ou des noix entières confites, consommées notamment en Roumanie, Arménie, Grèce et Turquie. Liqueur de brou de noix : comme le brou de noix est astringent, elle s'emploie contre la diarrhée et les douleurs d'estomac, et se prépare avec le brou seul, sans aromates, mais plus souvent avec la noix verte entière en cerneau, à la macération de laquelle on ajoute du sucre et des aromates. Eau de noix (recette ancienne du Périgord) : râper en juin des noix encore grosses comme des noisettes, et les laisser macérer trois mois dans de l'eau de vie additionnée de la moitié de son volume de sirop et d'un morceau de cannelle. Filtrer... Les noix ont tendance à rancir en quelques mois et même à moisir (si l'humidité est trop élevée). Il est donc inutile d'en faire une trop grande provision. Il est possible de les conserver un à deux ans en cagette sur du papier journal dans un endroit sec, frais (moins de 10 °C) et aéré, à condition de les avoir ramassées dès leur chute de l'arbre et brassées régulièrement pendant la période de séchage. Les tourteaux, résidus de la pression, peuvent servir de nourriture pour les humains ou le bétail, en particulier les poules. En Suisse romande, on l'appelle nillon. Il peut être grignoté ou servir à la confection de gâteaux traditionnels, après être râpé et trempé. Le nougat aux noix : dans les années 1700-1701, on parle du nougat de noix, du gâteau aux noix « nux gatum » ou « nougo ». Dans la langue occitane, « nogat » signifie « tourteau de noix », - Menuiserie : le bois de noyer est un bois de qualité pour la menuiserie et l'ébénisterie (ronce de noyer). On utilise dans ce cas essentiellement le Juglans regia ; des plantations de noyer à bois d'espèce Juglans nigra (noyer noir d'Amérique) ou d'espèce hybride juglans-nigra au bois plus clair sont également utilisées. - Droguerie : Taches de brou sur un tissu blanc : Remplir un flacon de copeaux de zinc, le recouvrir de bisulfite de soude, le laisser en contact trois jours. Prendre une goutte de l'hydrosulfite de soude obtenu et frotter le tissu puis laver à l'eau claire.
Aspects économiques
Les quatre premiers pays producteurs représentent les deux tiers du total :
En 2016, la France a produit 39 000 tonnes.
Bien que la Chine soit un centre d’origine du noyer commun (Juglans regia, avec d’autres espèces de Juglans : J. sigillata, J. mandshurica, etc.), les noix sauvages petites et hétérogènes ont longtemps réfréné leur culture. Ce n’est qu’après la fondation de la république populaire de Chine par Mao en 1949, que la production nucicole s’est progressivement développée. Depuis les années 1990, la culture s’est considérablement développée, soutenue par d’importantes aides financières du gouvernement. Dans les années 1950, la production nationale atteignait les 100 000 tonnes. En 2000, la Chine est devenue le premier producteur mondial de noix avec une production de 310 000 tonnes, supérieure à celle des États-Unis. Depuis 2012, elle dépasse les 700 000 tonnes annuelles et en 2016, elle est de 1 819 000 tonnes, presque entièrement absorbées en interne.
Allergie
La noix est une source allergique, bien que peu de personnes souffrent d'allergie à la noix. Elle est souvent liée à une allergie à la noisette, arachide ou autres fruits à coque. Elle peut, en particulier, causer des aphtes buccaux.
Langage et symbolique
- La noix et le noyer sont l'objet de nombreuses croyances populaires, en partie héritées du savoir médicinal proto-scientifique de l’Antiquité gréco-latine. Au XXe siècle, on disait encore dans la campagne qu'il est dangereux de dormir ou de se coucher sous un noyer et comme le relate Pierre Lieutaghi dans son enquête ethnobotanique menée dans les années 1980 : « l’interdit touchant à la sieste sous un noyer a été relevé à plusieurs reprises » - « À la noix » est une expression péjorative, désignant un objet de qualité médiocre ou de peu de valeur. Ceci se retrouve dans de nombreuses traditions populaires anciennes et dans plusieurs langues, comme en anglais où l'interjection « Nuts! » a valeur de refus définitif. En Gascogne, lorsqu'un jeune homme demandait la main d'une jeune fille, il était invité à partager le repas familial : si, à la fin, on lui présentait des noix, cela signifiait que sa demande était rejetée. - Les noix peuvent désigner les testicules. - « Coquille de noix », initialement, annexe utilisée par les marins pour gagner un navire mouillé au large, actuellement employé pour désigner un petit bateau. - Une noix désigne aussi une quantité de la taille d'une noix, comme « une noix de beurre ». - En picard, on appelle une noix une « gogue ».
Galerie
- Noix devenue noyer - La coque de la noix d’Amérique (J. nigra, à gauche) est plus dure que celle de la noix commune (J. regia, à droite), dont les parois internes se détachent facilement. - Noix commune atypique (trivalve, au centre). - Noix à 3 et 4 coques.
Divers
La noix vit son nom donné au 14e jour du mois de fructidor du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 31 août du calendrier grégorien.