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narine

D'après les sources cochées · ·

narine Larousse (Définition)

nom féminin

(latin populaire *narina, du latin classique naris, narine)

1. Chacune des deux cavités du nez ; plus spécialement, orifice, limité par l'aile du nez, de chacune des fosses nasales.

2. Organe de la respiration et/ou de l'olfaction des vertébrés, généralement pair, dont l'orifice s'ouvre au-dehors au-dessus de la bouche.

narine Le Robert (Définition)

nom féminin

Chacun des deux orifices extérieurs du nez. Narines du cheval. ➙ naseau.

narine Littré (Définition)

(na-ri-n') s. f.

1. L'une des deux fosses nasales. Cet enfant a mal à la narine droite. Les narines d'un cheval, d'un taureau. « … L'ours boucha sa narine ; Il se fût bien passé de faire cette mine ; Sa grimace déplut ; le monarque irrité L'envoya chez Pluton faire le dégoûté », La Fontaine, Fabl. VII, 7. « Les immenses baleines et tous les monstres marins faisant avec leurs narines un flux et un reflux de l'onde amère », Fénelon, Tél. IV. « Les narines de cet ara [l'ara vert] ne sont point visibles comme celles de la plupart des perroquets », Buffon, Ois. t. XI, p. 279. Fig. « C'est pourquoi je te mettrai un cercle aux narines et un mords à la bouche », Sacy, Bible, Isaïe, XXXVIII, 29. Terme de vétérinaire. Fausse narine, espèce de cul-de-sac formé par la peau amincie, existant chez les solipèdes, à l'entrée de la narine, entre l'épine nasale et le biseau du petit sus-maxillaire.

2. Narine dans le style élevé se dit des ailes du nez. « Et là-dessus ses narines s'enflent, il cache avec peine sa joie et sa vanité par quelques dehors de modestie », La Bruyère, XIII. Les romantiques s'en sont moqués : V. Hugo a dit dans ses Contempl. Réponse à un acte d'accusation : J'ai dit à la narine : eh mais ! tu n'es qu'un nez ! Cela n'empêche point que narine en ce sens ne soit fort bon. V. Hugo lui-même a dit : Et lui, l'orgueil gonflait sa puissante narine, Chants du crépuscule, Napoléon II.

Historique

XIIe s. « Oreilles unt, et ne orrunt ; narilles unt, e ne odererunt », Liber psalm. p. 176. « Devant le nes [il] me copa le nasel, Tres qu'es [jusqu'aux] na rilles me fist son brant coler », li Charrois de Nymes, V. 143. « Cel anel metteit as narines celi ki par deables fud traveillied, e fist si les deables par les narines eissir », Rois, p. 241. XIIIe s. « Crupe ot grosse et quarée, piés copés et vautis, Narines grans et amples, les iex bruns esclarcis ; El regne d'Antioche n'ert chevaus si eslis », Ch. d'Antioche, IV, 185. XIVe s. « Et dit Homerus que Hector monstroit la forte et aspre vertu de lui par chascune de ses deux narines, par lesquelles l'en voit le sanc esboulir », Oresme, Eth. 86. XVIe s. « Les malades ont les narilles escarquillées », Paré, VI, 3.

Étymologie

Wallon, narène ; bourg. naireigne. La forme régulière est narille, du diminutif naricula, dérivé du latin naris, narine, qui est pour nasis, par changement normal de s en r entre deux voyelles (voy. NEZ). Narine est venu d'une substitution de l'n à l'l, comme dans l'italien malinconia, de melancholia.

narine Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Ouverture du nez par laquelle l’homme respire. Narine droite. narine gauche. le sang luy couloit par les narines.

L’une des ouvertures du nez par laquelle l’homme respire. Narine droite, narine gauche. le sang lut couloit par les narines. la colere lui enfle les narines. Il se dit aussi en parlant des Taureaux, des chevaux, &c. Les narines d’un cheval. les taureaux que Jason mit sous le joug jettoient le feu par les narines.

L’une des ouvertures du nez par laquelle l’homme respire. Narine droite, narine gauche. Le sang lui couloit par les narines. La colère lui enfle les narines. Il se dit aussi en parlant des Taureaux, des chevaux, &c. Les narines d’un cheval. Les Taureaux que Jason mit sous le joug jettoient le feu par les narines.

L’une des ouvertures du nez par laquelle l’homme respire. Narine droite. Narine gauche. Le sang lui couloit par les narines. La colère lui enfle les narines. Il se dit aussi en parlant Des taureaux, des chevaux, &c. Les narines d’un cheval. Les taureaux que Jason mit sous le joug, jetoient le feu par les narines.

Une des deux ouvertures du nez par lesquelles l’homme respire. Narine droite. Narine gauche. Le sang lui couloit par les narines. Il se dit aussi en parlant Des taureaux, des chevaux, etc. Les narines d’un cheval. Les taureaux que Jason mit sous le joug, jetoient le feu par les narines.

Chacune des deux cavités, des deux ouvertures du nez, par lesquelles l’homme respire et flaire. Les narines externes. Les narines postérieures. Narine droite, gauche. La cloison des narines. Le sang lui coulait par les narines. La colère lui enfle les narines. Il se dit aussi en parlant D’un grand nombre d’animaux. Les narines d’un cheval, d’un taureau.

Chacune des deux cavités, des deux ouvertures du nez, par lesquelles l’homme respire et flaire. Les narines externes. Les narines postérieures. Narine droite, gauche. La cloison des narines. Le sang lui coulait par les narines. La colère lui enfle les narines. Il se dit aussi en parlant D’un grand nombre d’animaux. Les narines d’un cheval, d’un taureau.

Chacune des deux ouvertures du nez par lesquelles l’homme respire et perçoit les odeurs. Narine droite, gauche. Le sang lui coulait par les narines. Enfler, gonfler ses narines. Il se dit aussi en parlant d’un Grand nombre d’animaux. Les narines d’un cheval, d’un taureau.

xiie siècle. Issu du latin naris, de même sens.

Chez l’homme et chez divers animaux, chacune des deux ouvertures et parties du nez menant aux fosses nasales. Narine droite, gauche. Des narines pincées, dilatées. Les narines d’un ours, d’un taureau.

narine Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(Siècle à préciser) Du latin naris, variante de nasus par rhotacisme qui nous donne nez, nase.

1. (Anatomie) Chacune des deux ouvertures du nez par lesquelles l’être humain respire et perçoit les odeurs. « Mouillez votre petit doigt et glissez-le délicatement jusqu’en haut de votre narine, là, effectuez de minuscules mouvements circulaires, sans forcer, il ne s’agit pas de se faire mal mais de dégager le haut de votre narine. » — (Nathalie Saulnier, Le petit livre de la respiration : Redécouvrez tous les bienfaits du souffle, 2021) « Elle avait l’âme de son regard de feu, l’esprit de ses lèvres brillantées par ses dents prestigieuses, la pensée de son front sublime, la fureur de ses narines toujours prêtes à hennir. » — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième) « Les odeurs forestières, senteurs adorées par les âmes friandes de poésie à qui plaisent les mousses les plus innocentes, les cryptogames les plus vénéneux, les terres mouillées, les saules, les baumes, le serpolet, les eaux vertes d’une mare, l’étoile arrondie des nénuphars jaunes ; toutes ces vigoureuses fécondations se livrent à vos narines en vous livrant toute une pensée, leur âme peut-être. » — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)

2. Ouverture équivalente chez un grand nombre d’animaux. « Les narines d’un cheval, d’un taureau. »

Synonymes

trous de nez (Familier)

Quasi-synonymes

(Sens 2) naseau (Certains Équidés) évent (Certains Cétacés)

Dérivés

arrière-narine double narine, double-narine narinaire labio-narinaire sous-narinaire

Apparentés étymologiques

nareux nasal naseau naso- (et ses composés) nez

Vocabulaire apparenté par le sens

(Sens 1) aile du nez septum nasal narine figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : corps humain, poisson, requin.

Holonymes

(Sens 1) nez (Sens 2) bec mufle museau

Narine Wikipédia (Encyclopédie)

La narine est l'orifice externe de l'organe olfactif de nombreux animaux, et la voie naturelle de l'air inspiré ; il est réchauffé par l'air expiré, ou rafraichi dans les régions très chaudes (dans tous les cas, la zone nasale se comporte comme un échangeur thermique). Chez l'Homme, elle constitue une partie de l'aile du nez et contient un muscle plus ou moins tonique selon les personnes et leur âge.

Fonctions

Les narines sont des éléments actifs pour plusieurs systèmes fonctionnels et anatomiques :

- odorat (il semble possible que le cerveau de nombreux mammifères, y compris humain, puisse différencier des entrées olfactives différentes dans chacune des deux narines, permettant, comme dans le cas de la rivalité binoculaire une sorte de perception spatiale du monde des odeurs.

- filtration de l'air inhalé, grâce à une pilosité interne et au mucus sécrété par des glandes permettant d'emprisonner certains corps étrangers (qui peuvent être expulsés par un éternuement réflexe). - régulation thermo-hygrométrique de l'air, jouant un véritable rôle d'échangeur thermique et participant même à la thermorégulation du cerveau, y compris chez l'homme.

Les narines apparaissent d'une couleur plus froide sur les photographies prises dans l'infra-rouge. Le tabac, la caféine et les vasoconstricteurs accentuent le refroidissement de cette zone en diminuant leur irrigation sanguine.

- préhension dans certains cas (fourmiliers, éléphantidés).

- Les narines des suidés (sanglier, pécari...) et de quelques animaux fouisseurs (taupe) tout en étant très sensibles, sont constituées d'un tissu très solide et se régénérant rapidement. Le sanglier peut ainsi labourer les sols et les fouiller efficacement pour y trouver sa nourriture ; - Transformée en trompe, le système nez-narine de l'éléphant lui permet de porter de la nourriture à la bouche et de pomper de l'eau dont il peut s'arroser, ou encore de faire « tuba » lorsqu'il nage.

Anatomie et position anatomique

Les narines sont des éléments de chair, qui s'appuient sur les cartilages alaires (ailes du nez). Elles contiennent des tissus musculaires permettant de les dilater ou de les fermer (plus ou moins selon les espèces). On parle de « narine osseuse » pour désigner le trou qui dans le squelette correspond à la narine externe.

Chez les cétacés (on parle d'évent) et reptiles amphibies, les narines sont souvent remontées au-dessus de la tête au cours de l'évolution, et elles peuvent se fermer hermétiquement pour empêcher l'eau d'entrer dans les poumons (apnée).

Les narines sont généralement proches du cerveau, mais chez certains animaux (éléphant, et peut-être certains dinosaures), elles peuvent en être éloignées. Elles sont surdéveloppées chez le singe nasique (Nasalis larvatus).

Chez les primates

Le caractère « narines » présente 3 états :

- narines avec un rhinarium. C'est le cas des strepsirhiniens ; - narines sans rhinarium (avec un nez). C'est le cas des haplorhiniens ; narines écartées, ouvertes sur les côtés. C'est le cas des platyrhiniens ; narines rapprochées, ouvertes vers les bas. C'est le cas des catarhiniens.

Chez l'Humain

Les narines (aussi dénommées « trou de nez » en langage familier) sont plus ou moins larges ou épaisses. Elle a souvent été – et l'est à nouveau – avec la mode du piercing, percée ou ornée de bijoux, os, tatouage... Les malformations congénitales des narines sont exceptionnelles (parfois associées à un syndrome de Hadju-Cheney). Une absence de narine (double ou partielle) est dite arhinie congénitale (simple ou double), c'est une malformation très rare (dans ce cas le nez entier peut être absent, forçant le bébé à respirer par la bouche, ce qui le met en détresse respiratoire durant la tétée). Les narines sont parfois le siège de tumeurs et de cancers de la peau. Le mouchage s'exécute en exerçant une pression sur les narines.

Des subtils mouvements et frémissements des narines (permis par un muscle dénommé Dilator naris jouent un rôle dans la communication non verbale. Certains peuples (Inuits) se frottent les narines pour se saluer.

Chez les autres animaux

Chez les Poissons, deux (voire quatre) narines externes mettent en contact le sac olfactif avec le milieu aquatique extérieur.

Chez les Tétrapodes, il existe en plus la choane, ou narine interne, en contact avec le pharynx, qui est l'orifice postérieur des fosses nasales qui met ces dernières en communication avec les poumons, conférant à l'organe olfactif une fonction respiratoire.

Pathologies

Lors de rhume, grippe, etc. les narines peuvent être irritées ou présenter des symptômes d'inflammation.

Des symptômes proches sont possibles en présence d'air déshydraté et/ou pollué.

Les narines peuvent être le siège de crevasses, ulcérations, croûtes, boutons d'acné, points noirs, impétigo ou boutons de fièvre dus à l'herpès (petit bouquet de vésicules jaunâtres qui brûle et/ou démange, suinte avant de s'encroûter et de disparaître (lésion banale, mais récurrente et contagieuse).

Certaines mouches spécialisées (exemple : Lucilia bufonivora) pondent dans les narines de reptiles, amphibiens et mammifères (exceptionnellement chez l'Homme) ; leurs larves (asticots) se développent dans la fosse nasale, avant d'émerger via les narines.

Remarque : Certains médicaments sont délivrés via les narines (gouttes, aérosols).

Certaines thérapies lavent la fosse nasale au moyen d'eau thermale en la faisant entrer par une narine et sortir par l'autre.