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nèfle

D'après les sources cochées · ·

nèfle Larousse (Définition)

nom féminin

(latin populaire *nesfula)

Fruit du néflier, mangeable à l'état blet et de saveur un peu acidulée.

nèfle Le Robert (Définition)

nom féminin

Fruit du néflier, qui se consomme blet. *locution, familier* Des nèfles !, rien du tout.

nèfle Littré (Définition)

(nè-fl') s. f.

1. Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, et qui n'est bon à manger que quand il est amolli par le temps. La nèfle est une nuculaine. On étend les nèfles sur de la paille pour les faire mûrir. Cela me coûte de bon argent, je ne l'ai pas eu pour des nèfles. PROVERBE Avec le temps et la paille les nèfles mûrissent, c'est-à-dire il faut exécuter les choses avec constance et patience. « Cet hiver, je travaillerai à la composition du sujet de saint Paul ; et, comme dit le proverbe italien, avec le temps et la paille se mûriront les nèfles », Poussin, Lett. 8 oct. 1649.

Historique

XIIIe s. « De le [la] navée de neples, [on payera] une coupe [une certaine mesure] », Tailliar, Recueil, p. 475. « Comment sera la cure d'un grant pueple seüre En ton jone parent tout plain d'envoiseüre, Qui garderoit à peine une nefle meüre Qu'il n'i meïst les dens tantost grant aleüre ? » J. de Meung, Test. 551. XVIe s. « Contraindre, par l'enter, un coigner, de produire des mesles », De Serres, 656.

Étymologie

Wallon, mèse ; namur mespe ; Hainaut, népe, néfe ; norm. meille, mêle : avec du temps et du feurre blanc on fait blettir les mêles ; picard, meille, merle, mesle ; Berry, mêle ; génev. nèfe, neife ; Bresse, nèple ; provenç. nesple ; espagn. et port. nesfera ; ital. nespola ; du lat. mespilum. L'm étymologique s'est conservée dans plusieurs patois.

nèfle Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Sorte de fruit à noyau dont la peau est de couleur grisastre, & qui n’est bon à manger que quand il est ramolli par le temps. Grosse neffle. neffle molle. une compote de neffles.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisastre, & qui n’est bon à manger que quand il est ramolli par le temps Grosse neffle. neffle molle. On dit proverbialement, Avec le temps & la paille les neffles meurissent, pour marquer, que la pluspart des choses demandent du temps & du soin.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, & qui n’est bon à manger que quand il est ramolli par le temps. Grosse neffle. Neffle molle. On dit proverbialement, Avec le temps & la paille, les neffles mûrissent, pour marquer, qu’On vient à bout de bien des choses avec du soin & de la patience.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, & qui n’est bon à manger que quand il est amolli par le temps. Grosse nèfle. Nèfle molle. On dit proverbialement, Avec le temps & la paille, les nèfles mûrissent, pour marquer, qu’On vient à bout de bien des choses avec du soin & de la patience.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, et qui n’est bon à manger que quand il est amolli par le temps. Grosse nèfle. Nèfle molle. On dit proverbialem. Avec le temps et la paille, les nèfles mûrissent, pour marquer, qu’On vient à bout de bien des choses avec du soin et de la patience.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, et qui n’est bon à manger que quand il est amolli par le temps. Grosse nèfle. Nèfle molle. On met les nèfles sur un lit de paille pour les amollir. Prov. et fig., Avec le temps et la paille les nèfles mûrissent, On vient à bout de bien des choses avec du soin et de la patience.

Sorte de fruit qui a plusieurs noyaux, dont la peau est de couleur grisâtre, et qui n’est bon à manger que quand il est amolli par le temps. Grosse nèfle. Nèfle molle. On met les nèfles sur un lit de paille pour les amollir. Prov. et fig., Avec le temps et la paille les nèfles mûrissent, On vient à bout de bien des choses avec du soin et de la patience.

Fruit du néflier. On met les nèfles sur un lit de paille pour les amollir. Pop., On vous donnera des nèfles, ou simplement Des nèfles ! se dit à une personne qui a des prétentions excessives.

xie siècle, nesples. Emprunté, par l’intermédiaire du latin mespilum, du grec mespilon, de même sens.

Fruit du néflier, qui a plusieurs noyaux et dont la peau est grise ou rousse. La nèfle se mange une fois amollie, un peu blette. ▪ Fig. et fam. Au pluriel. Pour désigner ce qui a peu de valeur, ce qui est de faible prix. On vous donnera des nèfles ou, simplement, Des nèfles ! se dit, en manière de refus, à une personne qui a des prétentions excessives.

nèfle Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(1240) De l’ancien français mesple, mesle, nesple (XIe siècle), issu du latin mespila, pluriel neutre de mesplum, emprunté au grec ancien μέσπιλον, méspilon.

1. Fruit comestible du néflier (Mespilus germanica) charnu en forme de toupie déprimée au sommet et surmontée des cinq dents persistantes du calice. C’est un piridion : la chair entoure cinq noyaux qui contiennent de l’acide cyanhydrique. « Mais la récolte faite, les cerises passées, venait le tour des pêches, puis les raisins, et après les raisins ces belles nèfles brunes qu’on cueille presque sous la neige. » — (Alphonse Daudet, Maison à vendre, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 188) « *Comme l’âme est par vous blessée et parfumée, Triste Automne, couleur de nèfle et de fumée !… » — (Anna de Noailles, « Automne », dans Les Vivants et les Morts* dans la bibliothèque Wikisource , Arthème Fayard et Cie, 1913, page 219) « La nèfle est de peu d’agrément : de saveur terne comme de chair ; molle sous la dent comme sous le doigt […] Tout de même, l’hiver, quand le « cabinet » est vide, la vaste armoire où l’on couche ici les fruits sur lit de paille, elle donne quelque illusion, elle apporte comme un arrière-goût des pulpes parfumées. » — (Joseph de Pesquidoux, Le Livre de raison, 1925, page 156)

2. Synonyme de nèfle du Japon, fruit du néflier du Japon (Eriobotrya japonica). « C’était à cette saison où les fruit d’or des nèfles mûrissaient parmi les feuilles épaisses, à cette saison où le lourd brouillard recouvrait les champs de fève et de moutarde. » — (Genjirō Yoshida, La Femme de Seisaku, traduit par Hiroto Kano et Ana Lazarée, édition Stalker, 2007, page 15)

3. (Populaire) (Au pluriel) Rien ou peu de chose. « Toutes ces nuits de planque dans des bagnoles pourraves alors que vous pétiez dans la soie, ces centaines de crevures arrêtées et aussitôt relâchés par des juges à la mords moi le nœud. Qu’est-ce que j’y ai gagné ? Des nèfles ! » — (Jean-Jacques Michelet, Le poulet veille au grain, L’Harmattan, 2012, page 44) « *– Ça donne quoi chez vous ? – Des nèfles ! À les entendre, tous des enfants de chœur ! Du coup, on bertillonne ! Ce sera toujours des archives pour l’identification ! » — (Gess, Les Contes de la Pieuvre 2. Un destin de Trouveur*, Éditions Delcourt, 2019, page 73)

Synonymes

mespoule (dans le Sud-ouest de la France) cul-de-chien (dans l'Est de la France)

Hyperonymes

piridion (1 & 2)

Dérivés

des nèfles nèfle du Japon nèfles sur paille néflier néflier commun néflier d’Allemagne néflier du Japon

Vocabulaire apparenté par le sens

nèfle figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : fruit.

Nèfle Wikipédia (Encyclopédie)

La nèfle, localement appelée cul de chien en Lorraine, ou mêle dans d'autres régions est le fruit du Néflier commun (Mespilus germanica), un arbre fruitier caucasien et méditerranéen naturalisé en Europe continentale. Ce fruit d'hiver, brun, à cinq gros noyaux, est consommé après les premières gelées d'automne, une fois blet. Il ne doit pas être confondu avec la nèfle du Japon, un fruit jaune récolté au printemps sur le Néflier du Japon (Eriobotrya japonica) originaire d'Asie tempérée et cultivé en climats tropical et méditerranéen.

Étymologie

Son nom, mêle ou mesle en ancien français, provient du latin mespilum, -a, mot emprunté au grec ancien μέσπιλον / méspilon désignant déjà la nèfle. Le mot grec ancien μέσπιλον / méspilon serait formé des radicaux μέσος / mésos, « moyen », et πίλος / pílos : balle, en référence à la forme hémisphérique de ce fruit

Description

C'est un petit faux fruit de 3 à 5 cm de diamètre. Autrefois commun, ce fruit charnu, en forme de toupie déprimée au sommet et surmontée des cinq dents persistantes du calice, est une fausse drupe (en fait, un piridion) : l'endocarpe entoure cinq pyrènes (à ne pas confondre avec des noyaux, présents uniquement chez les drupes vraies, étant strictement uniseminées). Il s'agit alors d'un cas limite de la drupe. Lorsque le fruit se forme, les carpelles commencent à s'individualiser. Chaque carpelle est donc individualisé à un pyrène. Ceux-ci contiennent de l'acide cyanhydrique, mais sont suffisamment durs et étanches pour ne représenter aucun risque d'empoisonnement. Il existe une variété de nèfle sans noyau.

- Développement de la nèfle - Néflier, fleur et feuillage. - Jeune fruit sur l'arbre. - Fruits matures sur l'arbre. - Nèfle en cours de blettissement. - Coupe transversale de fruits verts et blets.

À ne pas confondre avec la nèfle du Japon, ou bibace (écrit aussi « bibasse »), fruit du Néflier du Japon, qui est un fruit de 3 à 7 cm, de couleur jaune, ayant 1 à 5 noyaux, très juteux et savoureux, au goût acidulé, qui se récolte entre avril et juillet, en Provence notamment.

Variétés

Il existe peu de cultivars, mais certains ont des fruits de 6 cm de diamètre, un autre est dépourvu de graines. Des hybrides interspécifiques ornementaux ont été créés en croisant des Crataega appelés « Crataemespilus » et des chimères « Crartaegomespilus ».

Utilisation humaine

Originaire du Caucase, sa consommation est attestée depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge en Europe du sud-est.

La nèfle est un fruit d'hiver. Elle a la particularité de ne pas être consommable à maturité, car elle est trop dure et trop acerbe, à cause de la richesse en tanins et en acide malique du mésocarpe. Elle ne peut être consommée qu'après blettissement. La récolte, de fait, a lieu à complète maturité, en général après les premières gelées. Le blettissement consiste à disposer les fruits sur un lit de paille pendant une quinzaine de jours. Il se produit alors une fermentation naturelle qui modifie la composition chimique du mésocarpe et le ramollit. Le fruit blet est sucré, mais ne contient pas de saccharose, seulement un mélange de glucose et du fructose (sucre inverti) et un peu d'alcool. La nèfle a un goût un peu vineux qui se rapproche de celui de la pomme.

Elle peut se consommer nature, avec ou sans la peau qui est parfaitement comestible, mais qui peut sembler un peu coriace, en raison de son épaisseur et des restes de duvet qui la couvrent. En revanche, à l'instar de la pomme, on ne doit pas consommer les pépins. Elle peut aussi être cuite en confiture ou en compote, ou macérée dans l'alcool pour obtenir du ratafia.

Dans la culture populaire

Dans le langage familier, « Des nèfles ! » est une expression qui s'emploie pour signifier « quelque chose de faible valeur » ou pour exprimer une dénégation ou un refus. Elle peut notamment être utilisée pour traduire l'expression « Nuts! » prononcée par le général américain Mc Auliffe en réponse à la demande de reddition formulée par l'attaquant allemand pendant le siège de Bastogne, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

— Julos Beaucarne.

Calendrier républicain

La nèfle voit son nom attribué au 4e jour du mois de frimaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 24 novembre du calendrier grégorien.