adjectif
(italien mercantile, de mercante, marchand)
1. Animé par le seul appât du gain, du profit.
2. Se disait de tout ce qui est relatif au commerce.
(mèr-kan-ti-l') adj.
1. Qui a rapport au commerce, qui se livre au commerce. « Il faut convenir que la littérature, car c'est ainsi que cela s'appelle, a beaucoup gagné du côté des spéculations mercantiles », La Harpe, Corresp. t. IV, p. 210. « Le calcul décimal peut convenir à un peuple mercantile », Chateaubriand, Génie, IV, I, 4. Arithmétique mercantile, celle qui n'est propre qu'aux marchands, pour la distinguer de celle des géomètres, des algébristes, etc.
2. Plus ordinairement, se dit, en mauvaise part, des choses commerciales, avec l'idée d'un gain sordide. « Tout secret dans les arts arraché à la politique fausse et mercantile d'un pays, est, dans la réalité, un service rendu à toute l'espèce humaine », Condorcet, Montigny. Fig. « Sans que rien de vénal et de mercantile ose approcher d'une si pure source », Rousseau, Prom. 9.
Historique
XVIe s. « Mercantil », Cotgrave †
Étymologie
Ital. mercantile, de mercante, marchand (voy. MARCHAND).
Qui concerne le commerce. Contrat mercantile. Profession mercantile. Esprit mercantile.
Qui concerne le commerce. Contrat, profession mercantile. Esprit mercantile.
Qui concerne le commerce. Contrat, profession mercantile. Esprit mercantile.
Qui concerne le commerce. Il se prend surtout en mauvaise part. Esprit mercantile.
xvie siècle. Emprunté de l’italien mercantile, « qui se rapporte au commerce ».
1. Vieilli. Relatif au commerce. Activité mercantile. histoire. Système mercantile, syn. de Mercantilisme.
2. Péj. Qui cherche à faire argent de tout, qui est dominé par l’appât du gain. Un caractère bassement mercantile.
Adjectif
(XVIe siècle) De l’italien mercantile.
1. (Commerce) Qui concerne le commerce. « Les romans de Sinclair Lewis sont une satire de la bourgeoisie et de ses préoccupations mercantiles et religieuses. » « Même chez les hommes les plus honnêtes l'esprit mercantile avilit l'âme et détruit l'amour de l'indépendance. » — (Jean-Paul Marat, Les chaînes de l'esclavage, 1792) « Le gouvernement d’Orsenna, comme celui de tous les États mercantiles, s’est toujours distingué par une méfiance jalouse à l’égard des chefs, et même des officiers subalternes, de ses armées et de ses flottes. » — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951) « Ils vivaient dans un monde étrange et chatoyant, l’univers miroitant de la civilisation mercantile, les prisons de l’abondance, les pièges fascinants du bonheur. » — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 91) « Au retour de la présence française en Amérique du Nord, les préoccupations mercantiles prirent le pas sur toutes les autres. » — (Jean Hamelin (dir.), Histoire du Québec, Edisem, 1977, page 102)
2. (Péjoratif) Qui cherche à tirer un gain d’argent unilatéral. « Esprit mercantile. »
Synonymes
Qui concerne le commerce commercial marchand Qui cherche le profit accapareur affameur agioteur cupide exploiteur maltôtier prébendier prévaricateur profiteur usurier
Dérivés
mercantilisme mercantiliste
Apparentés étymologiques
mercantilisation
L'adjectif mercantile est utilisé pour qualifier une activité économique dont le but est d'obtenir un gain d'argent unilatéral au bénéfice d'actionnaires, sans fournir une utilité suffisante pour certaines des autres parties prenantes.
Le mercantilisme désigne quant à lui une politique économique étatique qui n'a rien à voir avec le protectionnisme raisonné.
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