nom féminin
1. Chacune des deux parties charnues qui bordent extérieurement la bouche et s'amincissent pour se joindre aux commissures (➙ labial). Lèvres charnues, épaisses ; minces. Se mettre du rouge à lèvres. locution Avoir le sourire aux lèvres. Tremper ses lèvres (dans une boisson). Manger du bout des lèvres, sans appétit. Avoir le cœur au bord des lèvres : avoir envie de vomir. Embrasser sur les lèvres. (servant à parler) Ne pas desserrer les lèvres, garder le silence. Être suspendu aux lèvres de qqn, l'écouter avec une grande attention. Rire, parler, approuver du bout des lèvres, de façon peu convaincue. Être sur toutes les lèvres : être le sujet de toutes les conversations.
2. Anatomie Partie qui borde la bouche entre les lèvres et le nez (lèvre supérieure), et le menton (lèvre inférieure).
nom féminin
1. au pluriel Bords saillants (d'une plaie).
2. Repli charnu de la vulve. Grandes lèvres. Petites lèvres. ➙ nymphe (II).
3. Bords de l'ouverture (d'un coquillage).
(lè-vr') s. f.
1. Partie extérieure et charnue qui forme le contour de la bouche. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. « Un lsaïe qui tremble devant Dieu jusqu'à ce que ses lèvres soient purifiées », Bossuet, Élévat. sur myst. IV, 8. « Mais ses lèvres à peine en ont touché le bord [d'une coupe] », Racine, Brit. V, 5. « La couleur vermeille des lèvres, la blancheur de l'émail des dents, tranchent avec tant d'avantage sur les autres couleurs du visage, qu'elles paraissent en faire le point de vue principal », Buffon, Hist. nat. hom. Œuv. t. IV, p. 293. « C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais », Lamartine, Médit. I, 29. « Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine », Hugo, Chants du crépuscule, XX. « Qu'à peine un mouvement de ta lèvre indignée Révèle ton courroux au fond du cœur grondant », Hugo, Voix intér. XXXII. Se mordre les lèvres, serrer les lèvres inférieures avec les dents, pour s'empêcher de rire ou de se livrer à quelque explosion de passion. « Madame, qui se mordait les lèvres pour s'empêcher de rire », Marivaux, Paysan parv. 1re part. « Le cachemirien se mordit les lèvres, de peur d'éclater au nez de l'Indien », Voltaire, Dial. 1. Fig. Se mordre les lèvres de quelque chose, s'en repentir. Fig. Avoir encore le lait sur les lèvres, être d'une grande jeunesse et sans expérience. Serrer les lèvres, se taire. « Chacun se mit à serrer les lèvres », Sévigné, 301. Ne pas passer les lèvres, le bord des lèvres, se dit de quelque chose de feint, d'affecté, qui n'est pas véritable. Son rire ne passe pas les lèvres. « Chacun se retira, après avoir donné des marques d'une tristesse qui ne paraissait pas passer le bord des lèvres », Marivaux, Paysan parv. 7e part. Rire du bout des lèvres, rire sans en avoir envie, à contre-cœur. Avoir la mort sur les lèvres, être près de mourir, ou avoir la figure d'un mourant. Dans le langage poétique, on dit que l'âme vient sur les lèvres pour exprimer l'approche d'un évanouissement ou de la mort. « Et mon âme déjà sur mes lèvres errante », Racine, Phèdre, III, 1.
2. Lèvres prises pour bouche, langage. « C'est-à-dire qu'il faut prononcer ce mot [prochain] des lèvres, de peur d'être hérétique de nom », Pascal, Prov. I. « Heureux qui porte toujours la charité sur les lèvres ! » Bourdaloue, 2e dim. après la Pentec. Dominic. t. III, p. 277. « La douce persuasion était sur les lèvres de votre père », Fénelon, Tél. X. Dans la Bible, toute la terre n'avait qu'une lèvre, c'est-à-dire tous les hommes n'avaient qu'une langue avant la confusion de Babel. Il le dit des lèvres, mais le cœur n'y est pas, c'est-à-dire il exprime un sentiment qu'il n'éprouve pas. Fig. Du bout des lèvres, sans grande bonne volonté, avec quelque dédain. « Ce que vous m'accordâtes du bout des lèvres », Voiture, Lett. 75. N'honorer Dieu que des lèvres, que du bout des lèvres, prier Dieu de bouche seulement et sans que le cœur soit touché. « Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi », Sacy, Bible, St Math. Év. XV, 8. Avoir une chose sur les lèvres, sur le bord des lèvres, la savoir, il est vrai, mais, par quelque défaut momentané de mémoire, ne pouvoir la dire. Fig. Avoir le cœur sur les lèvres, parler sans déguisement. « On le trouvait toujours libre, naturel, ouvert, comme un homme qui a son cœur sur les lèvres », Fénelon, Tél. XVI. Avoir le cœur sur les lèvres, se dit familièrement pour avoir mal au cœur, avoir envie de vomir.
3. Terme de manége. S'armer de la lèvre, se dit d'un cheval qui se défend des lèvres, ayant les lèvres si épaisses, qu'elles lui ôtent le sentiment des barres, et que l'appui du mors cesse d'être ferme.
4. Terme de chirurgie. Lèvres, les deux bords d'une plaie simple. Rapprocher les lèvres d'une plaie. Les lèvres de la plaie étaient fort écartées. Terme d'anatomie. Les grandes lèvres, les bords extérieurs de la vulve ; les petites lèvres, les bords intérieurs.
5. Terme de botanique. Lèvres, les deux lobes principaux d'une corolle bilabiée ou personnée.
6. Les deux bords d'une coquille univalve.
7. Se dit des bords d'un vase antique quand ils sont recourbés en forme de lèvres.
8. Lèvre de Vénus, cardère cultivée.
9. Sorte de levier dont l'ardoisier se sert pour abattre les blocs.
Historique
XIIe s. « Fors metront [exprimeront] les meies levres loenge, cum tu ensegneras mei les tues justificaciuns », Liber psalm. p. 197. « Les levres de proveire [de prêtre] sunt guarde d'escient [de science] ; Li prestre est angeles Deu, ce dit Pols qui ne ment », Th. le mart. 91. XIIIe s. « Monseigneur Erart de Syverey fu feru d'une espée parmi le visage, si que le nez li cheoit sus la levre », Joinville, 226. XIVe s. « Les leivres sont membres… il sont huis du cors, et donnent tiex [telles] utilités à la bouche comme fait l'uis à la maison », H. de Mondeville, f° 19. « Oster les dars et toutes choses qui sont entre les leivres des plaies », H. de Mondeville, f° 35, verso. XVe s. « Petit menton, lefres et nez traitis, Vos joettes font deux fosses toudis En soubzriant, o belle plus que belle », Deschamps, Poésies mss. f° 250. « Si en mordit le duc ses levres, et le prit à aigre, disant… », Chastelain, III, 44. XVIe s. « La vengeance, quand on y procede par cholere, se consume ordinairement en morsure de levres, grincement de dents », Amyot, Comment refréner la colère, 21. « La base de l'os des iles se nomme le bord, ou levre, ou sourcil », Paré, IV, 34. « Le chancre ulceré a les levres fort grosses, dures, noueuses », Paré, V, 27.
Étymologie
Provenç. labras, du lat. labrum, lèvre, qui se rapporte à lambere, λάπτειν, lécher ; c'est le membre qui lèche. Comparez l'allemand Lippe, lèvre.
Le bord, la partie exterieure de la bouche. La levre de dessus. la levre de dessous. la levre d’enhaut. la levre d’enbas. petite levre. grosse levre. levre retirée. avoir les levres fraisches, les levres plattes, les levres renversées, les levres rouges, les levres vermeilles. levres incarnates. levres de corail. levres gercées, fenduës. il a mal aux levres, à la levre. pommade pour les levres. remuer les levres. prononcer du bout des levres. je le dis des levres, mais le cœur n’y est pas. Quand il s’agit de dire un nom propre, & que sur le point que l’on croyoit l’aller dire on ne s’en souvient plus. On dit, que L’on l’avoit sur le bord des levres. On dit fig. d’Un homme franc & sincere, qu’Il a le cœur sur les levres. On appelle figur. les bords d’une playe, Les levres d’une playe.
Cette partie exterieure de la bouche qui couvre les dents, & qui aide à former la parole. La lévre de dessus. la lévre d’enbas. petite lévre. grosse lévre. avoir les lévres plattes, les lévres minces, les lévres renversées, les lévres bien bordées. avoir les lévres fraisches, les lévres rouges, les lévres vermeilles. lévres incarnates. lévres de corail. avoir les lévres gercées, les lévres fenduës. avoir mal aux lévres, à la lévre. de la pommade pour les lévres. remuer les lévres. prononcer du bout des lévres. On dit d’Un homme qui promet quelque chose qu’il n’a pas dessein de tenir, qu’Il le dit des lévres, mais que le cœur n’y est pas. Et des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche, qu’Ils n’honorent Dieu que des lévres. Quand il s’agit de dire un nom propre, ou quelque autre chose, & que sur le point de le dire on ne s’en souvient plus, On dit, qu’On l’avoit sur le bord des lévres. On dit fig. d’Un homme franc & sincere, qu’Il a le cœur sur les lévres. On appelle, Les bords d’une playe, Les lévres d’une playe.
Cette partie extérieure de la bouche qui couvre les dents, & qui aide à former la parole. La lèvre de dessus. La lèvre d’enbas. Petite lèvre. Grosse lèvre. Avoir les lèvres plattes, les lèvres minces, les lèvres renversées, les lèvres bien bordées. Avoir les lèvres fraîches, les lèvres rouges, les lèvres vermeilles. Lévres incarnates. Lèvres de corail. Avoir les lèvres gercées, les lèvres fendues. Avoir mal aux lèvres, à la lèvre. De la pommade pour les lèvres. Remuer les lèvres. Prononcer du bout des lèvres. On dit, d’Un homme qui promet quelque chose qu’il n’a pas dessein de tenir, qu’Il le dit des lèvres, mais que le cœur n’y est pas. Et des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche, qu’Ils n’honorent Dieu que des lèvres. Quand il s’agit de dire un nom propre, ou quelque autre chose, & que sur le point de le dire on ne s’en souvient plus, On dit, qu’On l’avoit sur les bords des lèvres. On dit fig. d’Un homme franc & sincére, qu’Il a le cœur sur les lèvres. On appelle, Les bords d’une plaie, Les lèvres d’une plaie.
Cette partie extérieure de la bouche qui couvre les dents, & qui aide à former la parole. La lèvre de dessus. La lèvre d’en-bas. Petite lèvre. Grosse lèvre. Avoir les lèvres plates, les lèvres minces, les lèvres renversées, les lèvres bien bordées. Avoir les lèvres fraîches, les lèvres rouges, les lèvres vermeilles. Lèvres incarnates. Lèvres de corail. Avoir les lèvres gercées, les lèvres fendues. Avoir mal aux lèvres, à la lèvre. De la pommade pour les lèvres. Remuer les lèvres. Prononcer du bout des lèvres. On dit d’Un homme qui promet quelque chose qu’il n’a pas dessein de tenir, qu’Il le dit des lèvres, mais que le cœur n’y est pas. Et Des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche, qu’Ils n’honorent Dieu que des lèvres. Quand il s’agit de dire un nom propre, ou quelque autre chose, & que sur le point de le dire on ne s’en souvient plus, on dit, qu’On l’avoit sur le bord des lèvres. On dit figurément d’Un homme franc & sincère, qu’Il a le cœur sur les lèvres. On appelle Les bords d’une plaie, Les lèvres d’une plaie. En termes de Manége, on dit, qu’Un cheval s’arme de la lèvre, qu’Il se défend des lèvres, pour dire, qu’Il a les lèvres si épaisses, qu’elles lui ôtent le sentiment des barres, en sorte que l’appui du mors en devient sourd & trop ferme.
■ Lèvres, se dit encore en termes de Botanique, De certaines découpures qui caractérisent les fleurs des plantes, qui par cette raison sont nommées Plantes labiées. On distingue dans les fleurs la lèvre supérieure & la lèvre inférieure. Les fleurs du thym, de la sauge, &c. sont partagées en deux lèvres.
Cette partie extérieure de la bouche qui couvre les dents, et qui aide à former des sons. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. Petite lèvre. Grosse lèvre. Avoir les lèvres plates, les lèvres minces, les lèvres renversées, les lèvres bien bordées. Avoir les lèvres fraîches, les lèvres rouges, les lèvres vermeilles. Lèvres incarnates. Lèvres de corail. Avoir les lèvres gercées, les lèvres fendues. Avoir mal aux lèvres, à la lèvre. De la pommade pour les lèvres. Remuer les lèvres. Prononcer du bout des lèvres. On dit d’Un homme qui promet quelque chose qu’il n’a pas dessein de tenir, qu’Il le dit des lèvres, mais que le cœur n’y est pas. Et des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche, qu’Ils n’honorent Dieu que des lèvres. Quand il s’agit de dire un nom propre, ou quelque autre chose, et que sur le point de le dire on ne s’en souvient plus, on dit, qu’On l’avoit sur le bord des lèvres. On dit figurément d’Un homme franc et sincère, qu’Il a le cœur sur les lèvres. On dit aussi d’Un homme, qu’Il a la mort sur les lèvres, pour dire, qu’Il est à l’agonie. On appelle Les bords d’une plaie, Les lèvres d’une plaie. En termes de Manége, on dit, qu’Un cheval s’arme de la lèvre, qu’Il se défend des lèvres, pour dire, qu’Il a les lèvres si épaisses, qu’elles lui ôtent le sentiment des barres, en sorte que l’appui du mors en devient sourd et trop ferme.
■ Lèvres, se dit encore, en termes de Botanique, De certaines découpures qui caractérisent les fleurs des plantes, qui, par cette raison, sont nommées Plantes labiées. On distingue dans les fleurs la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Les fleurs du thym, de la sauge, etc. sont partagées en deux lèvres.
Partie extérieure et charnue qui borde la bouche, qui couvre les dents, et qui aide à la formation des sons, à l’articulation des mots. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. Petite lèvre. Grosse lèvre. Avoir les lèvres plates, minces, épaisses, renversées, bien bordées, fraîches, rouges, vermeilles, incarnates. Lèvres de corail. Avoir les lèvres gercées, pâles, livides, fendues, pendantes. Se mordre la lèvre, les lèvres. De la pommade pour les lèvres. Remuer les lèvres. Une grande colère rend les lèvres tremblantes. Prononcer du bout des lèvres. Il le dit des lèvres, mais le cœur n’y est pas, Il exprime un sentiment qu’il n’éprouve pas ; Il fait une promesse qu’il n’a pas dessein de tenir. N’honorer Dieu que des lèvres, que du bout des lèvres, se dit Des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche. Rire du bout des lèvres, Rire sans en avoir envie, à contre-cœur. Dans le même sens, Son rire ne passe pas les lèvres. Je l’avais sur le bord des lèvres, se dit Lorsque, au moment de prononcer un nom, de dire quelque chose, on ne s’en souvient plus. Fig., Avoir le cœur sur les lèvres, Être franc et sincère. Fig., Avoir la mort sur les lèvres, Être près de mourir, ou Avoir la figure d’un mourant. Fig., Se mordre les lèvres de quelque chose, S’en repentir. Je n’ai pas eu plutôt lâché cette parole, que je m’en suis mordu les lèvres. En termes de Manége, Ce cheval s’arme de la lèvre, il se défend des lèvres, Il a les lèvres si épaisses, qu’elles lui ôtent le sentiment des barres, en sorte que l’appui du mors en devient sourd et trop ferme.
■ Lèvre, en Chirurgie, se dit, par analogie, Des bords d’une plaie. Les lèvres de sa plaie sont vermeilles, commencent à se rapprocher. Il se dit, en Anatomie, Des bords extérieurs ou intérieurs de la vulve. Les grandes lèvres. Les petites lèvres. Il se dit, en Botanique, de Certaines découpures, à peu près en forme de lèvres, qui caractérisent les fleurs des plantes nommées, par cette raison, Plantes labiées. Les fleurs de la sauge, de la mélisse, etc., ont deux lèvres, l’une supérieure, l’autre inférieure.
Partie extérieure et charnue qui borde la bouche, qui couvre les dents, et qui aide à la formation des sons, à l’articulation des mots. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. Petite lèvre. Grosse lèvre. Avoir les lèvres plates, minces, épaisses, renversées, bien bordées, fraîches, rouges, vermeilles, incarnates. Lèvres de corail. Avoir les lèvres gercées, pâles, livides, fendues, pendantes. Se mordre la lèvre, les lèvres. De la pommade pour les lèvres. Remuer les lèvres. Une grande colère rend les lèvres tremblantes. Prononcer du bout des lèvres. Il le dit des lèvres, mais le cœur n’y est pas, Il exprime un sentiment qu’il n’éprouve pas ; Il fait une promesse qu’il n’a pas dessein de tenir. N’honorer Dieu que des lèvres, que du bout des lèvres, se dit Des hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche. Rire du bout des lèvres, Rire sans en avoir envie, à contre-cœur. Dans le même sens, Son rire ne passe pas les lèvres. Je l’avais sur le bord des lèvres, se dit Lorsque, au moment de prononcer un nom, de dire quelque chose, on ne s’en souvient plus. Fig., Avoir le cœur sur les lèvres, Être franc et sincère. Fig., Avoir la mort sur les lèvres, Être près de mourir, ou Avoir la figure d’un mourant. Fig. et prov., Entre la coupe et les lèvres il peut se passer bien des choses, se dit Pour exprimer l’incertitude des choses humaines, qui peuvent changer en un instant. Fig., Se mordre les lèvres de quelque chose, S’en repentir. Je n’ai pas eu plutôt lâché cette parole, que je m’en suis mordu les lèvres. En termes de Manège, Ce cheval s’arme de la lèvre, il se défend des lèvres, Il a les lèvres si épaisses, qu’elles lui ôtent le sentiment des barres, en sorte que l’appui du mors en devient sourd et trop ferme.
■ Lèvre, en Chirurgie, se dit, par analogie, Des bords d’une plaie. Les lèvres de sa plaie sont vermeilles, commencent à se rapprocher. Il se dit, en Anatomie, Des bords extérieurs ou intérieurs de la vulve. Les grandes lèvres. Les petites lèvres. Il se dit, en Botanique, de Certaines découpures, à peu près en forme de lèvres, qui caractérisent les fleurs des plantes nommées, par cette raison, Plantes labiées. Les fleurs de la sauge, de la mélisse, etc., ont deux lèvres, l’une supérieure, l’autre inférieure.
Partie extérieure et charnue qui borde la bouche, qui couvre les dents et qui aide à la formation des sons, à l’articulation des mots. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. Avoir les lèvres plates, minces, épaisses, fraîches, rouges, vermeilles. Avoir les lèvres gercées, pâles, livides, fendues, pendantes. Se mordre la lèvre, les lèvres. De la pommade, du rouge pour les lèvres. Remuer les lèvres. Des lèvres tremblantes de colère. Prononcer du bout des lèvres. Avoir le cœur sur les lèvres, Éprouver un léger mal de cœur. Fig., Il le dit des lèvres, mais le cœur n’y est pas, Il exprime un sentiment qu’il n’éprouve pas ; il fait une promesse qu’il n’a pas l’intention de tenir. On dit aussi Dire oui du bout des lèvres. Voyez Bout. N’honorer Dieu que des lèvres, que du bout des lèvres, se dit des Hypocrites qui ne prient Dieu que de bouche. Rire du bout des lèvres, Rire sans en avoir envie, à contrecœur. Dans le même sens, Son rire ne passe pas les lèvres. Avoir un mot sur les lèvres, Être sur le point de dire quelque chose que l’on retient par scrupule, par discrétion, par précaution. Avoir un nom sur le bord des lèvres, se dit Lorsque, au moment de prononcer un nom, il vous échappe. Fig., Avoir le cœur sur les lèvres, Être franc, sincère, dire en toute simplicité tout ce qu’on pense. Fig. et prov., Il y a loin de la coupe aux lèvres. Voyez Coupe. On dit dans le même sens Entre la coupe et les lèvres. Fig., Se mordre les lèvres de quelque chose, S’en repentir. Je n’ai pas eu plutôt lâché cette parole que je m’en suis mordu les lèvres. En termes de Manège, Ce cheval s’arme de la lèvre, il se défend des lèvres, Il a les lèvres si épaisses qu’elles lui ôtent le sentiment des barres, en sorte que l’appui du mors en devient sourd et trop ferme. Par analogie, il se dit, en termes de Chirurgie, des Bords d’une plaie. Les lèvres de sa plaie commencent à se rapprocher. En termes d’Anatomie, il se dit des Bords extérieurs ou intérieurs de la vulve. Les grandes lèvres. Les petites lèvres. En termes de Botanique, il désigne Certaines découpures, à peu près en forme de lèvres, qui caractérisent les fleurs des plantes nommées, pour cette raison, Plantes labiées.
xe siècle. Issu du latin labrum, de même sens.
1. Chacune des deux parties extérieures et charnues qui bordent la bouche et couvrent les dents. La lèvre supérieure. La lèvre inférieure. La commissure des lèvres. Avoir les lèvres minces, épaisses. Des lèvres pâles, exsangues, gercées. Du rouge à lèvres. De la pommade pour les lèvres. Pincer, serrer les lèvres. S’humecter les lèvres. Se mordre la lèvre. Avoir le sourire aux lèvres, un sourire au coin des lèvres. Tendre les lèvres. Donner un baiser sur les lèvres. Il n’a fait que tremper ses lèvres dans le verre, il a à peine bu. ▪ Par extension. zoologie. Les lèvres des grands mammifères.
2. Loc. et expr. Les lèvres étant associées à la parole. Avoir un nom sur le bord des lèvres, ne pas se le rappeler au moment de le prononcer. Retenir un mot sur ses lèvres, taire par scrupule, par discrétion, par prudence, ce qu’on est sur le point de dire. Cette question, cette remarque lui brûle les lèvres, il est impatient de la formuler. Cette histoire, ce nom est sur toutes les lèvres, fait l’objet de toutes les conversations. Être suspendu aux lèvres de quelqu’un, l’écouter attentivement, avec passion. Rester lèvres closes, ne pas desserrer les lèvres, se taire. Se mordre les lèvres, pour s’interdire de parler, de rire, ou pour déguiser son dépit. S’en mordre les lèvres, regretter d’avoir parlé. Lire sur les lèvres, être capable de comprendre les mots prononcés par quelqu’un sans les entendre, mais seulement en déchiffrant le mouvement des lèvres. ▪ Les lèvres exprimant l’humeur, le sentiment, la disposition d’une personne. Avoir la lèvre maussade, boudeuse, moqueuse, rieuse. Avoir le cœur au bord des lèvres, avoir la nausée. Du bout des lèvres, sans conviction profonde, de manière contrainte ou de mauvaise grâce. Approuver, remercier du bout des lèvres. Manger du bout des lèvres, très peu. ▪ Prov. Il y a loin de la coupe aux lèvres, voir Coupe I.
3. Par analogie. anatomie. Les grandes, les petites lèvres, replis cutanés formant les bords extérieurs, intérieurs de la vulve. – botanique. Portion d’une corolle formée par la soudure de deux ou de trois pétales. La corolle des Labiées s’ouvre en deux lèvres. – chirurgie. Les lèvres d’une plaie, ses bords. Rapprocher les lèvres d’une plaie. – géologie. Les lèvres d’une faille, ses parois, lorsqu’elles ne sont pas de même hauteur. Lèvre soulevée, lèvre abaissée.
Nom commun
(fin Xe siècle) De l’ancien français levre, primitivement lavras (pl.) (980), issu du latin labra, pluriel neutre de labrum « lèvre », senti comme un féminin singulier en latin populaire.
1. (Anatomie) Partie extérieure et charnue qui borde la bouche, qui couvre les dents et qui aide à la formation des sons, à l’articulation des mots. Note d’usage : Très souvent employé au pluriel pour comprendre la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. « Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, les lèvres d’un rouge vif, de beaux cheveux noirs et bouclés naturellement, des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur ; […]. » — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836) « Sous la moustache blonde du grand gaillard, ses lèvres goulues cherchaient la bouche voluptueuse, cependant que l’autre, sans s’attarder à des bagatelles inutiles et connaissant la valeur du temps, troussait vigoureusement les jupes. » — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921) « Elle sourit, mais il faut déjà le savoir pour le deviner, si petites sont ses lèvres. Et pourtant, dans ce visage, on ne voit qu’elles. Un mot, le moindre mot les rend rondes. » — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 42) « Sa langue, d’une mobilité étonnante, courait amoureusement sur ses lèvres comme si elle se promettait de goûter à toutes les félicités d’ici-bas. » — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 12) « Elle était hideuse ainsi. On voyait derrière ses lèvres relevées, débarrassées de rouge, décolorées et molles, ses dents malpropres ; un bourrelet de graisse saillait sous le menton. » — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 57) « C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiées, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. » — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938) « Un soir, à l’insu du brigadier, sa fille est entrée chez l’instituteur, le sourire aux yeux, les lèvres plus rouges que ces tablettes de sucre écarlate — des coquelicots — qu’on suce contre les enrouements; […]. » — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
2. (Par analogie) (Chirurgie) Bords d’une plaie. « C’était une cicatrice monstrueuse dont les bourrelets, les crevasses et les lèvres avaient la couleur de la viande boucanée et du sang caillé. » — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958) « Selon Mézières, le traitement de la plaie causée par l'hostilité entre la France et l'Angleterre consiste à rejoindre les deux lèvres de la plaie et à les recouvrir d'un fin baume de telle manière qu'elle soit effacée ([…]). » — (Jean-Louis G. Picherit, La Métaphore pathologique et thérapeutique à la fin du Moyen Age, Tübingen : Max Niemeyer Verlag, 1994, page 62) « […] ; l'air est chaud et humide, la foule animée, la latérite omniprésente rouge passé, même si les bords des flaques d'eau du dernier orage donnent l'impression de lèvres de blessure en cours de cicatrisation. » — (Alain Rochegude, « Anthropologue du Droit ou Juriste anthropologue ? », dans Anthropologie et Droit, intersections et confrontations, Cahiers d'anthropologie du droit 2004 & Droit et Cultures hors-série 2004/4, Paris : Karthala, 2004, page 329)
3. (Anatomie) Bords extérieurs ou intérieurs de la vulve. « L’opération doit insister à chaque fois sur une lèvre en particulier, la droite par exemple, puis sur l'autre : la femme changera alors légèrement de position de façon à bien frictionner la lèvre gauche... et elle ne cesse d'agir ainsi jusqu'à ce que ses désirs et ceux de sa partenaire soient assouvis. » — (Les Délices des cœurs, Ahmad al-Tîfâchî, traduction René R. Khawam, Phébus, 1981, page 260) « Si l’anus est trop en avant, la partie supérieure de la vulve bascule horizontalement sur le bassin. Ce défaut de conformation ou le manque de tonus des lèvres vulvaires favorisent la pénétration permanente d'air dans le vagin (pneumovagin) entraînant vaginites (inflammation du vagin) et endométrites (inflammation de l'utérus). » — (Maladies des chevaux, ouvrage collectif, Institut du cheval, France Agricole Editions, 1994, page 127)
4. (Botanique) Découpure, à peu près en forme de lèvres, qui caractérisent les fleurs des plantes labiées.
5. (Géologie) Bord d'une faille, paroi rocheuse. « Soignolles sur un versant, Solers sur l'autre, assis à la lèvre du val étroit, forment de jolis décors". » — (Victor-Eugène Ardouin-Dumazet, « Voyage en France », série 45, Versailles et le Hurepoix, 1907) « Enfant, lorsque nous passions en voiture sur la route des Houches, le glacier des Bossons avait l'obligeance de s'arrêter à un kilomètre à peine de la chaussée, sa lèvre inférieure rabotée pour laisser passer la circulation. » — (Pascal Bruckner, Dans l'amitié d'une montagne, Grasset, 2022, page 143)
Synonymes
badigoince, badigouince (1)
Holonymes
bouche
Dérivés
à fleur de lèvres au bord des lèvres au coin des lèvres avoir le cigare au bord des lèvres avoir le cœur au bord des lèvres avoir le cœur sur les lèvres avoir le sourire aux lèvres avoir sur le bord des lèvres avoir sur les lèvres baume à lèvres brillant à lèvres chancre des lèvres des lèvres du bout des lèvres escargot à lèvre brune être pendu aux lèvres de être sur toutes les lèvres être suspendu aux lèvres de grandes lèvres l’estomac au bord des lèvres le cœur sur les lèvres lèvre inférieure lèvre supérieure lèvres en cul de poule lire sur les lèvres muscle triangulaire des lèvres ne connaitre ni des lèvres ni des dents (orthographe rectifiée de 1990) ne connaître ni des lèvres ni des dents ours à longues lèvres petites lèvres rouge à lèvres s’armer de la lèvre s’en mordre les lèvres se défendre des lèvres serrer les lèvres truite à lèvres molles virage sur la lèvre
Proverbes et phrases toutes faites
il y a loin de la coupe aux lèvres il y a loin entre la coupe et les lèvres
Vocabulaire apparenté par le sens
lèvre figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : cheval, colonne, corps humain, vase grec, vase (récipient), visage, épilation, masturbation.
nom féminin
Partie charnue de la bouche. Synonyme : lippe. – Familier : babine. – Populaire : badigoince.
Les lèvres sont les parties charnues de la face qui constituent la cloison antérieure de la bouche chez de nombreux animaux. Au nombre de deux, une lèvre supérieure et une lèvre inférieure, elles délimitent la fente buccale. Les lèvres jouent un rôle dans la phonétique articulatoire et l'alimentation. Chez l'homme, leur rôle social est variable suivant les cultures.
Histologie
À l'extérieur recouvertes par l'épiderme de la peau (épithélium pavimenteux pluristratifié kératinisé), avec des poils et des glandes sébacées et sudoripares, les lèvres sont recouvertes à l'intérieur par une muqueuse avec un épithélium de type pavimenteux pluristratifié non kératinisé, avec des glandes salivaires (séreuses et muqueuses). La transition entre les deux types d’épithélium se fait au niveau du bord rouge de chaque lèvre, le vermillon.
Anatomie
Les lèvres sont limitées en haut par le nez, en bas par le menton et latéralement par les joues. Elles recouvrent les dents incisives.
Les lèvres se rejoignent de chaque côté de la fente buccale, d'axe horizontal, au niveau des commissures labiales gauche et droite. Le vermillon désigne les parties pigmentées qui bordent l'ouverture de la bouche et font la jonction entre le revêtement cutané externe et le revêtement muqueux interne.
Physiologie
Les lèvres jouent un rôle important dans la phonétique articulatoire (notamment les consonnes labiales) et l'expression faciale.
Au cours de l'allaitement, le réflexe de succion fait intervenir les lèvres pour l'alimentation du nourrisson.
Fente labiale
La fente labiale est une absence de fusion du tissu embryonnaire du visage aboutissant à une perte de substance de la lèvre supérieure.
Sourire gingival
En orthodontie, le sourire gingival est une lèvre supérieure courte, exposant les gencives au moment du sourire.
Carcinome épidermoïde
La lèvre inférieure, parce que très exposée au soleil, est plus souvent touchée par le carcinome épidermoïde, l’une des formes plus fréquentes de cancer de la peau chez les personnes à peau blanche.
Herpès labial
Il y a deux virus de l'Herpes, dont le virus HV-1 qui provoque le plus souvent sur les lèvres des poussées de boutons dits boutons de fièvre. Il touche la bouche mais aussi parfois les narines, et souvent l'intérieur de la bouche (fond de gorge, gencives) et parfois les joues, le front, voire les yeux. Le HV-2 qui affecte plutôt les organes génitaux est plus rarement en cause, mais il peut avoir les mêmes effets sur les lèvres que le HV-1. Quel que soit le virus herpétique en cause, on en reste porteur toute sa vie, car il persiste dans les ganglions sensitifs jusqu’à sa mort. L'Herpès labial est très contagieux (via les baisers notamment). Les lésions ne doivent pas être grattées (un saignement discret est possible) ni touchées, un lavage fréquent des mains est recommandé.
Usage
Les lèvres constituent une partie apparente de l'organisme humain et peuvent jouer un rôle de séduction. Ainsi la partie externe de la lèvre et son vermillon peuvent être recouvert de maquillage tel que le rouge à lèvres ou le gloss. Parfois, la lèvre inférieure est modifiée à l'aide d'un labret.
Le baiser désigne la mise en contact, éventuellement sonore (bruit de succion), des lèvres d'un individu avec quelque chose, généralement une partie du corps d'un autre individu. Sa valeur sociale varie selon les cultures et groupes sociaux.