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joue

D'après les sources cochées · ·

joue Larousse (Définition)

nom féminin

(prélatin gábota, de gaba, gorge)

1. Partie latérale du visage, limitée par la tempe, l'œil, le nez, la bouche, le menton et l'oreille.

2. Boucherie Morceau du bœuf correspondant à la région du maxillaire inférieur, vendu comme abat par les tripiers et servant à faire du pot-au-feu.

3. Charpente Épaisseur de bois restant de chaque côté d'une mortaise ou d'une rainure.

4. Marine Partie renflée de la coque d'un navire, immédiatement en arrière de l'étrave.

5. Menuiserie Paroi longitudinale d'un outil à fût (rabot, bouvet), située d'un côté ou de l'autre de la lumière.

6. Mobilier et décoration Dans un fauteuil ou un canapé, espace compris entre un accotoir, le dossier et le siège. (La joue est soit ouverte, soit remplie par une jouée.)

joue Le Robert (Définition)

nom féminin

1. Partie latérale de la face s'étendant entre le nez et l'oreille, du dessous de l'œil au menton. Joues creuses. Joue pendante. ➙ bajoue. Grosses joues (➙ joufflu). Embrasser qqn sur les deux joues. Danser joue contre joue. allusion biblique Présenter, tendre l'autre joue : s'exposer volontairement à un redoublement d'outrages. locution Coucher, mettre en joue un fusil, contre la joue, pour tirer. ➙ épauler. elliptiquement En joue ! (commandement militaire). Coucher, mettre en joue (qqn, une cible). ➙ viser.

2. (animaux) Joues de bœuf, de lotte.

joue Littré (Définition)

(joû) s. f.

1. Partie du visage de l'homme au-dessous de l'œil, s'étendant jusqu'au menton, et ayant pour base les muscles masséter et malaire. Joues pleines. Joues creuses. Cet enfant est à pleines joues. « Viens baiser cette joue, et reconnais la place Où fut empreint l'affront que ton courage efface », Corneille, Cid, III, 6. « Si quelqu'un vous a frappé sur la joue droite, présentez-lui encore l'autre », Sacy, Bible, Év. St Matthieu V, 39. « Vous savez ce qu'est un soufflet, lorsqu'il se donne à main ouverte, sur le beau milieu de la joue », Molière, Sicil. 13. « Lequel Hiérôme, après plusieurs rébellions, Aurait atteint, frappé, moi sergent, à la joue, Et fait tomber, du coup, mon chapeau dans la boue », Racine, Plaid. II, 4. « Le soufflet sur ma joue est encore tout chaud », Racine, ib. II, 5. « Une pâleur affreuse ternit ses joues », Fénelon, Tél. XX. « Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes », La Bruyère, VI. « Le seul crime bien constaté qu'on lui reprocha [à Laud, évêque de Cantorbéry], était de s'être servi de quelques cérémonies de l'Église romaine en consacrant une église de Londres ; la sentence porta qu'il serait pendu, et qu'on lui arracherait le cœur pour lui en battre les joues », Voltaire, Mœurs, 180. Fig. et familièrement. Avoir les joues cousues, avoir le visage extrêmement maigre. Fig. S'en donner par les joues, manger son bien en débauches de table. Familièrement. Donner sur la joue, ou couvrir la joue à quelqu'un, lui donner un soufflet. « La Marinette vous approuve fort et jure que… elle vous imitera, et lui donnera sur sa vilaine joue », Sévigné, 70. Tendre la joue, présenter la joue. Cet enfant vous tend la joue pour que vous l'embrassiez. Coucher, mettre en joue, ajuster son fusil contre la joue et viser, pour tirer sur quelqu'un, sur quelque chose. « M. de Bouillon courut plus de périls que personne, ayant été couché en joue par un misérable de la lie du peuple », Retz, II, 338. « En joue il [Jupin] vous met sans qui-vive ! Mais je l'aborde chapeau bas », Béranger, Bluet. Par extension. « Il me semble toujours que je vois une douzaine de lavements qui me couchent en joue », Molière, Pourc. II, 4. Fig. Coucher en joue, ne pas perdre de vue une personne ou une chose sur laquelle on a quelque dessein. « La villageoise est belle et jeune, je l'avoue, Don Alphonse, en passant, peut la coucher en joue », Scarron, D. Japhet, I, 1. « D'Harcourt couchait en joue les autres ministres pour les renverser », Saint-Simon, 259, 218. « Il couchait en joue le gouvernement de la Sicile, lequel était sur le point de vaquer », Lesage, Estev. Gonzalez, XI. Elliptiquement. En joue ! commandement qui se fait à la troupe pour mettre le fusil en joue. En joue ! feu !

2. Partie de la tête du cheval qui répond à la joue dans l'homme. Ce cheval a trop de joue. Terme de zoologie. Région de la face comprise entre le nez, la bouche et l'oreille chez les mammifères ; entre la base du bec, le front et l'œil, chez les oiseaux ; portion de la tête des insectes située de chaque côté, entre les yeux et les mandibules.

3. Terme de marine. Partie de l'avant du navire supérieure à l'épaule. Joue de vache, demi-caisse de poulie appliquée sur le côté d'un mât, d'une vergue, ou sur la muraille d'un navire ; on dit aussi demi-joue ou poulie plate.

4. Les joues d'une poulie, les deux côtés de sa caisse. Joues de peson, petites plaques qui terminent les broches du peson. Partie d'une boucle. Une boucle est formée de deux joues et de deux barrettes. Terme de chemin de fer. Joues de coussinet, les parois latérales des coussinets entre lesquelles le rail est maintenu au moyen de coins. Dans les arbres de machines, les joues sont les deux parties du coussinet que l'on réunit et que l'on serre au moyen de boulons.

5. Terme de construction. Joue de solive, côté d'une solive considérée par l'entrevous. Terme de menuiserie. Épaisseur du bois qui forme les deux côtés d'une mortaise dans un battant, ou les deux côtés d'une rainure dans une planche.

6. Dans une cour dont la chaussée est bombée, nom donné aux deux parties de revers entre le passage de porte cochère et le point où les deux ruisseaux se réunissent.

7. Terme de fortification. Se dit des deux côtés de l'épaulement d'une batterie, coupés selon son épaisseur, pour pratiquer l'embrasure.

Historique

XIe s. « La destre joe [il] en a tute sanglante », Ch. de Rol. CCLXXXVII. XIIe s. « Les jodes des leuns fraindrat [brisera] li sire », Liber psalm. p. 75. XIIIe s. « Uns rainsiaus [rameau] l'ot ateinte parm, sa destre joue », Berte, XXXIII. XVe s. « Bouciquaut ne pleuroit point, ains tenoit sa main soubs sa joue comme tout pensif », Boucic. I, 3. XVIe s. « … Les faisant garder par deux soldats qui avoient toujours le mousquet en joue », D'Aubigné, Hist. II, 431. « Saquenai eut le cœur arraché, on lui en battit les joues à la mode d'Angleterre », D'Aubigné, ib. III, 505. « … Dont le profit revient à ceux qui manient les deniers, et s'en donnent par les joues », Sat. Mén. p. 176. « Ah ! ne me dictes point d'injure, Ou je vous donray sus la joue ! » Rec. de farces, etc. p. 169. « Mal joue qui quiert la joue », Cotgrave

Étymologie

Berry, jotte ; anciennement, dans la marine, jotte, la joue d'un vaisseau ; provenç. gauta ; catal. galta ; ital. gota ; Modène, golta ; Coire, gaulta ; bas-breton, gaved ; angl. jaw, que les étymologistes tirent du français joue. D'après Diez, le radical est le latin gabata, jatte, d'où l'imagination populaire tira, par comparaison, le nom de la joue. Il montre que ce qui rend très probable cette étymologie, c'est la forme provençale gauta, qui représente gabata ou gab'ta (gabata ayant l'accent sur ga), comme paraula représente parabola, parabla. Il ajoute que le bas-breton, qui est emprunté, vient en pleine confirmation. Dans le français la forme primordiale est jode (conservé dans le Berry jotte) ; d'où joe ou joue. Quelques dialectes ont, comme on voit, une l épenthétique.

joue Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Cette partie du visage de l’homme qui est au dessous des temples & des yeux, & qui s’estend jusqu’au menton. Joüe droite. joüe gauche. avoir les joües rouges, les joües vermeilles. les joües enflées. avoir mal à la joüe. avoir les joües creuses. les joües cousuës. baiser à la joüe. On dit, Donner sur la joüe. couvrir la joüe, pour dire, Donner un souflet, Et, Tendre la joüe, pour dire, Presenter la joüe pour le recevoir. On dit proverbialement & bassement. S’en dondonner par les joües, pour dire, Goinfrer.

La partie du visage de l’homme qui est au dessous des temples & des yeux, & qui s’estend jusqu’au menton. Joüe droite. joüe gauche. avoir les joües rouges. les joües vermeilles. les joües enflées. les joües cousues. baiser à la joüe. On dit, Donner sur la joüe, couvrir la joüe, pour dire, Donner un soufflet. Et tendre la joüe, pour dire, Presenter la joüe. On dit prov. & bass. S’en donner parles joües, pour dire, Goinfrer. On dit Coucher en jouë, pour dire, Ajuster son fusil pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. Il a couché en jouë pour le tuer. On le dit au fig. mais dans le style fam. pour dire, viser à quelque chose pour l’obtenir. Il a couché en jouë cette charge, cette heritiere.

La partie du visage de l’homme qui est au-dessous des temples & des yeux, & qui s’étend jusqu’au menton. Joue droite. Joue gauche. Avoir les joues rouges. Les joues vermeilles. Les joues enflées. Les joues creuses. Baiser à la joue. On dit, d’Un homme extrêmement maigre & atténué, qu’Il a les joues cousues. On dit, Donner sur la joue, couvrir la joue, pour dire, Donner un soufflet. Et, Tendre la joue, pour dire, Présenter la joue. On dit prov. & bass. S’en donner par les joues, pour dire, Goinfrer. On dit, Coucher en joue, pour dire, Ajuster son fusil pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. Il l’a couché en joue pour le tuer. On le dit au figuré, mais dans le style familier pour dire, Viser à quelque chose pour l’obtenir. Il a couché en joue cette charge, cette héritiére.

La partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes & des yeux, & qui s’étend jusqu’au menton. Joue droite. Joue gauche. Avoir les joues rouges, les joues vermeilles, les joues enflées, les joues creuses. Baiser à la joue. On dit d’Un homme extrêmement maigre & atténué, qu’Il a les joues cousues. On dit, Donner sur la joue, couvrir la joue, pour dire, Donner un soufflet. Et, Tendre la joue, pour dire, Présenter la joue. On dit, Coucher en joue, pour dire, Ajuster son fusil pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. Il l’a couché en joue pour le tuer. On le dit au figuré, mais dans le style familier, pour dire, Viser à quelque chose pour l’obtenir. Il a couché en joue cette charge, cette héritière. On dit aussi Les joues d’un cheval. Ce cheval a trop de joue.

La partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend jusqu’au menton. Joue droite. Joue gauche. Avoir les joues rouges, les joues vermeilles, les joues enflées, les joues creuses. Avoir une fluxion sur la joue. Baiser à la joue. On dit d’Un homme extrêmement maigre et atténué, qu’Il a les joues cousues. On dit, Donner sur la joue, couvrir la joue, pour dire, Donner un soufflet ; et, Tendre la joue, pour dire, Présenter la joue. On dit, Coucher en joue, pour dire, Ajuster son fusil pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. Il l’a couché en joue pour le tuer. On le dit au figuré, mais dans le style familier, pour dire, Viser à quelque chose pour l’obtenir. Il a couché en joue cette charge, cette héritière. On dit aussi Les joues d’un cheval. Ce cheval a trop de joue.

La partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend jusqu’au menton. Joue droite. Joue gauche. Avoir les joues rouges, les joues vermeilles, les joues enflées, les joues creuses. Avoir une fluxion sur la joue. Baiser à la joue, sur la joue. Fig. et fam., Avoir les joues cousues, Avoir les joues creuses, le visage extrêmement maigre. Fam., Donner sur la joue, couvrir la joue à quelqu’un, Lui donner un soufflet. Tendre la joue, Présenter la joue. Cet enfant vous tend la joue, pour que vous l’embrassiez. Coucher, mettre en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. J’ai couché l’animal en joue. Il le tenait couché en joue. On dit elliptiquement, dans les commandements militaires, En joue, feu. Fig. et fam., Coucher en joue, Observer, ne pas perdre de vue une personne ou une chose sur laquelle on a quelque dessein. Il était dans un coin, il la regardait, il la couchait en joue. Il aspire à cette charge, à cette place, il recherche cette fille en mariage, depuis longtemps il la couche en joue.

■ Joue, se dit aussi de Cette partie de la tête du cheval qui répond à la joue dans l’homme. Ce cheval a trop de joue.

■ Joue, en termes de Marine, signifie, Cette partie arrondie de la coque d’un navire, qui est comprise entre le mât de misaine et l’étrave. Ce vaisseau a la joue forte.

La partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend jusqu’au menton. Joue droite. Joue gauche. Avoir les joues rouges, les joues vermeilles, les joues enflées, les joues creuses. Avoir une fluxion sur la joue. Baiser à la joue, sur la joue. Fam., Donner sur la joue, couvrir la joue à quelqu’un, Lui donner un soufflet. Tendre la joue, Présenter la joue. Cet enfant vous tend la joue, pour que vous l’embrassiez. Coucher, mettre en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu’un, sur quelque chose. J’ai couché l’animal en joue. Il le tenait couché en joue. On dit elliptiquement, dans les commandements militaires, En joue, feu. Fig. et fam., Coucher en joue, Observer, ne pas perdre de vue une personne ou une chose sur laquelle on a quelque dessein. Il était dans un coin, il la regardait, il la couchait en joue. Il aspire à cette charge, à cette place, il recherche cette fille en mariage, depuis longtemps il la couche en joue.

■ Joue, se dit aussi de Cette partie de la tête du cheval qui répond à la joue dans l’homme. Ce cheval a trop de joue.

■ Joue, en termes de Marine, signifie, Cette partie arrondie de la coque d’un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l’étrave. Ce vaisseau a la joue forte.

Partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend jusqu’au menton. Avoir les joues rouges, les joues enflées, les joues creuses. Baiser à la joue, sur la joue. Fam., Donner sur la joue à quelqu’un, Lui donner un soufflet. Tendre la joue, Présenter la joue. Cet enfant vous tend la joue pour que vous l’embrassiez. Tendre l’autre joue, Accepter, par humilité chrétienne, un redoublement d’outrages. Mettre, coucher en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu’un, sur un animal. Il mit le bandit en joue. J’ai couché ce lièvre en joue. Elliptiquement, dans les commandements militaires, En joue, feu. En termes de Marine, il désigne la Partie arrondie de la coque d’un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l’étrave. Ce vaisseau a la joue forte.

xie siècle, joe. D’origine incertaine.

1. Partie du visage de l’homme qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend de chaque côté du nez jusqu’au menton. Avoir les joues rondes, rebondies ou, fam., avoir de bonnes joues. Avoir les joues creuses. Un bébé aux joues roses. Du fard à joues. Embrasser quelqu’un sur la joue, sur les deux joues. Danser joue contre joue. Le rouge lui monta aux joues. ▪ Expr. Tendre la joue, présenter sa joue. Cet enfant vous tend la joue pour recevoir un baiser. Fig. Par allusion à l’Évangile. Tendre la joue gauche, quand on a été frappé sur la joue droite ou, simplement, tendre l’autre joue, accepter par humilité chrétienne un redoublement d’outrages. ▪ Fam. et vieilli. Donner sur la joue à quelqu’un, lui donner un soufflet. Fig. et pop. Se caler les joues, manger abondamment, faire un repas copieux. ▪ Loc. Coucher, mettre en joue un fusil, une carabine, l’ajuster sur l’épaule et l’appliquer contre la joue pour viser. Elliptiquement, dans les commandements militaires. En joue ! Feu ! Par extension. Coucher, mettre une cible en joue, la viser pour tirer. Tenir une cible en joue, maintenir son arme pointée vers elle. Un soldat le tenait en joue.

2. Par analogie. Se dit de chacune des parties latérales de la tête, chez certains animaux. Les joues d’un poisson. Les joues du cheval, du bœuf. Joue de bœuf, pièce de boucherie vendue comme abat.

3. technique. Chacune des deux faces latérales de divers objets ou instruments. Joue de solive. Les joues d’une poulie, les deux plaques renfermant la gorge d’une poulie. Les joues d’un rabot, les deux côtés de son fût. Les joues d’un fauteuil, les deux panneaux latéraux compris entre les bras et le siège. Joues ouvertes, non garnies. Joues fermées, tendues de tissus. Des stalles de chêne aux joues sculptées. ▪ Marine. Partie arrondie de la coque d’un navire qui est comprise entre l’étrave et le bau médian. Ce bâtiment a la joue forte. Il y a une voie d’eau à la joue. (On dit aussi Épaule.)

joue Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(1080) En ancien français joe, jode enfin joue. D’origine incertaine. Une possible variante est le mot latin vultus qui exprime les traits du visage. Il peut être formé sur gauta (« jabot, gosier ») de la base prélatine gabota, gabuta (→ voir gaver) correspondant dans l’Italie du Nord avec gaulta et le catalan galta. Autre hypothèse, une origine germanique : du proto-germanique *kawǭ qui désignait la cavité buccale et qui donna jaw (« joue » puis « mâchoire ») et chew (« mâcher ») en anglais et kieuw (« branchies ») en néerlandais. référence nécessaire (résoudre le problème)

1. (Anatomie) Partie du visage de l’humain qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend de chaque côté du nez jusqu’au menton dont la peau ferme latéralement la bouche. « C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans, […]. » — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol.2005, 1866, page 495) « La balle n'avait fait qu’érafler la joue et ne devait laisser d'autre trace de son passage qu'une balafre bien placée : une de ces balafres qui ne défigurent pas et qui plaisent aux femmes. » — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 266) « Enfin, ayant réussi à se mettre sur son séant, le malheureux frotta sa joue contusionnée et rajusta le pansement qui lui enveloppait encore la tête. » — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921) « Bien protégé derrière le pare-brise, le déplacement d’air provoqué par la rotation de l’hélice m’effleurait à peine les joues. » — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930) « Il portait un chandail rosâtre et ses joues trop fardées tournaient au lie de vin. » — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928) « Il continuait son travail, mâchonnant de temps à autre une grosse chique qui tour à tour lui gonflait chaque joue […]. » — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)

2. (Marine) Partie arrondie de la coque d’un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l’étrave. « Ce vaisseau a la joue forte. »

3. (Boucherie) Pièce de bœuf, que l’on fait mijoter dans une sauce au vin.

4. (Mécanique) Face latérale extérieure de la caisse d'une poulie. « Sa chape est composée de deux joues. »

Dérivés

amazone à joues bleues amazone à joues vertes astrild à joues noires astrild à joues orange avoir les joues en feu bajoue barbacou à joues grises bécarde à joues jaunes bruant à joues marron bulbul à joues blanches busautour à joues grises caïque à joues roses calao à joues argent calao à joues argentées calao à joues brunes calao à joues grises calliste à joues rousses cercocèbe à joues blanches chirurgien à joue blanche chouette à joues blanches colombe à joues blanches conopophage à joues noires cordonbleu à joues rouges conure à joues d’or conure à joues vertes cotinga à joues blanches coucher en joue donner sur la joue (donner un soufflet, une gifle) dos-vert à joues blanches dunnart à joues rouges engoulevent à joues rousses en joue étourneau à joues marron fard à joues garrulaxe à joues blanches gibbon à joues blanches gibbon à joues jaunes gibbon à joues pâles gobie à joues poreuses grèbe aux belles joues grenadin à joues mauves grive à joues grises habia à joues noires inséparable à joues noires jacamar à joues bleues jardinier à joues blanches léiothrix à joues argent lori à joues bleues loutre à joues blanches loutre à joues blanches du Cap mangabey à joues blanches mangabey aux joues blanches mangabey aux joues grises méliphage à joues argent méliphage à joues d’or mettre en joue mésange à joues blanches paruline à joues grises paruline à joues noires pinson à joues marron piranga à joues grises poisson-clown à joues épineuses pomatorhin à joues rousses râle à joues brunes requin à joues blanches se caler les joues (bien manger) sittelle à joues blanches sterne à joues blanches tangara à joues noires tenir en joue tendre la joue (présenter la joue) tendre l’autre joue (accepter, par humilité chrétienne, un redoublement d’outrages) todirostre à joues rousses torquéole à joues blanches tortue à joues jaunes touraco à joues blanches trogon à joues jaunes viréo à joues brunâtres

Vocabulaire apparenté par le sens

joue figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : corps humain, baiser, barbe, cheval, visage.

Forme de verbe

1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de jouer. « Je me joue de la matière, je peux démoléculariser n’importe qui en le touchant, en l’aspirant, et me nourrir de tout l’hydrogène que sa mort libère. » — (Thomas Day, Ugo Bellagamba, L’École des assassins, 2013)

2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de jouer. « Bien que l’expression espérance se trouve chez Aristote, elle ne joue cependant pas le même rôle que joue espérance dans la compréhension néotestamentaire. » — (Robert Petkovšek, Le statut existential du platonisme, 2004) « Ou bien elles se foutent dans la Seine avec leur nouveau-né, ou bien c’est leur Jules qui joue du couteau et les surine avec son eustache. » — (Émile Ajar, L’Angoisse du roi Salomon, 1979) « La valeur probante de la thèse se joue donc sur la gématrie. Et c’est là que le bât blesse. » — (La Nouvelle revue française, 1990)

3. Première personne du singulier du subjonctif présent de jouer.

4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de jouer. *Et, s’il faut qu’avec elle on joue au corbillon, Et qu’on vienne à lui dire à son tour, qu’y met-on ? Je veux qu’elle réponde : « une tarte à la crème ».— (Molière, L’École des femmes*, 1662)

5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de jouer.

Joue Wikipédia (Encyclopédie)

La joue est la partie du visage humain ou de la face des animaux, qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi « joue » le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer la bouche et à mastiquer. L'adjectif « jugal » désigne ce qui est en rapport avec la joue).

Joue humaine

Chez l'être humain, les joues forment la base du visage, entre le front, les organes et le menton, partant à droite et à gauche du nez et de la bouche, jusqu'aux oreilles et aux yeux. Branchées sur le nerf buccal, les joues, grâce à leurs nombreux petits muscles, contribuent aux expressions faciales et à l'élocution, tout comme au sourire (muscle grand zygomatique).

Elle est composée en avant de la région génienne (appelée aussi région jugale) qui englobe la saillie de la pommette (au-dessus de l'Os jugal) et en arrière de la région masséterine. Limitée par l'arcade zygomatique en haut et le bord inférieur de la mâchoire en bas, elle est parcourue par le canal de Sténon.

C'est une partie évidente du visage, proportionnellement plus épaisse chez le bébé. Elle est partiellement plus ou moins recouverte d'une fine pilosité, puis de barbe chez les hommes. Elle est alors souvent entretenue par rasage, épilation ou par différents cosmétiques.

Pathologies stomatologiques des muqueuses de la joue :

- de petits abcès sont fréquents à l'intérieur de la joue ; - de même pour les microblessures et microtraumatismes constatées chez ceux qui se « mordent la joue » fréquemment ; - les taches jugales de Gubler, discrètes, apparaissant parfois à l'intérieur de la joue et peuvent, tout comme le liseré de Burton, être le signe d'une intoxication au plomb.

Joues en cuisine

On apprête les joues de différents animaux comme telles ou avec les têtes dont elles font partie.

Joues de poissons

Les joues de poissons osseux sont très prisées : leur chair particulière est constituée de longues petites fibres musculaires parallèles, évoquant les fibres de la noix de pétoncle et elles ne constituent qu'une petite partie de la chair des poissons. Ce sont des muscles en forme de disque ou de lobe. Dans les poissonneries, on retrouve généralement des joues de morue, dont on mange aussi les langues; les joues de poissons plats, spécialement les grosses joues de flétan (pouvant aller jusqu'à 500 grammes chacune), sont délicieuses et se servent aussi crues. Les baudroies, prédateurs à grande bouche, offrent aussi de bonnes joues. Les joues sont délicates comme la chair des filets et ne demandent qu'une relativement courte cuisson.