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immoler

D'après les sources cochées · ·

immoler Larousse (Définition)

verbe transitif Conjugaison

(latin immolare, sacrifier)

1. Tuer quelqu'un, un animal pour l'offrir en sacrifice à une divinité : Immoler des victimes sur l'autel. Synonyme : sacrifier

2. Littéraire. Faire périr quelqu'un, un groupe, concourir à la mort, au massacre d'un grand nombre de personnes : Immoler d'innocentes victimes. Synonymes : assassiner - décimer - exterminer - massacrer

3. Littéraire. Sacrifier quelqu'un, quelque chose ou les abandonner dans un esprit de sacrifice, pour satisfaire une passion, une ambition, une exigence morale : Immoler ses intérêts personnels à la défense de son pays. Synonymes : abandonner - laisser - quitter

immoler Le Robert (Définition)

verbe transitif

1. Religion Tuer en sacrifice à une divinité. ➙ sacrifier. Immoler une victime sur l'autel.

2. au figuré, littéraire Abandonner (qqch.) dans un esprit de sacrifice ou d'obéissance. Immoler ses intérêts à son devoir.

verbe pronominal

Faire le sacrifice de sa vie. S'immoler par le feu.

immoler Littré (Définition)

(i-mmo-lé) v. a.

1. Égorger en sacrifice. Immoler des victimes. « Seigneur, vous le savez, j'ai donné ma parole ; Et, si ma fille vient, je consens qu'on l'immole », Racine, Iph. I, 3. « Pour réparer cette faute, ils immolèrent à Saturne deux cents enfants des meilleures maisons de Carthage », Rollin, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 193, dans POUGENS. « Hérodote, en décrivant les sacrifices que les Scythes offraient au dieu Mars, dit qu'ils lui immolaient des victimes humaines », Rollin, ib. t. III, p. 76. « Il n'y a guère de peuple dont la religion n'ait été inhumaine et sanglante; vous savez que les Gaulois, les Carthaginois, les Syriens, les anciens Grecs immolèrent des hommes », Voltaire, Mœurs, 147. « Les Romains eux-mêmes tombèrent dans ce crime de religion ; et Plutarque rapporte qu'ils immolèrent deux Grecs et deux Gaulois pour expier les galanteries de trois vestales », Voltaire, Dict. phil. Idolâtr.

2. Il se dit du sacrifice sanglant et du sacrifice non sanglant de Jésus-Christ. « Jésus-Christ que son amour vient d'immoler pour nous », Massillon, Carême, Passion. « Ce nouvel Isaac monte sur la montagne mystérieuse où son amour et son obéissance vont l'immoler », Massillon, ib.

3. Par extension, tuer, mettre à mort. « En un triple chemin Laïus fut immolé », Chénier M. J. OEdipe roi, III, 4. S'immoler quelqu'un, l'immoler à soi, le tuer pour soi. « Votre ambition s'est immolé mon père », Corneille, Cinna, v, 2. Immoler à, faire périr en considération de. « Ils immolèrent à leur ambition toute la famille d'Alexandre », Bossuet, Hist. I, 8. « Ils furent immolés aux jalousies de Théodoric », Bossuet, ib. I, 11. « Elle allait immoler Joad à son courroux », Racine, Ath. III, 3. « On l'immole à ma haine et non pas à l'État », Racine, Andr. IV, 4.

4. Fig. Ruiner, perdre, sacrifier quelqu'un par passion, par obéissance à une nécessité, à un devoir. « Oui, vous avez raison lorsque vous m'immolez À vos ressentiments en coupable victime », Molière, Amph. II, 6. « La princesse Bénédicte fut la première immolée à ces intérêts de famille », Bossuet, Anne de Gonz. « Je vis le sacrifice agréable de l'âme humiliée sous la main de Dieu, et deux victimes royales immoler d'un commun accord leur propre cœur [la reine et Louis XIV, lors de la mort d'un enfant] », Bossuet, Marie-Thér. « Immoler Troie aux Grecs, au fils d'Hector la Grèce », Racine, Andr. IV, 5. « Les mauvais poëtes, ne sachant plus comment s'y prendre pour me perdre, après m'avoir immolé à Crébillon », Voltaire, Lett. Damilaville, 1er déc. 1766. « J'ai déchiré votre cœur, je le sais ; mais je croyais n'immoler que moi », Staël, Corinne, XX, 3. Il se dit, dans le même sens, d'une chose qu'on détruit, dont on se prive, à laquelle on renonce. « C'est à ses beautés Que je viens immoler toutes mes volontés », Corneille, Poly. II, 1. « J'immolerai ma haine à mes désirs contents », Corneille, Sertor. I, 1. « De quel front, immolant tout l'État à ma fille, Roi sans gloire, j'irais vieillir dans ma famille ? » Racine, Iph. I, 1. « Qu'il doit immoler tout à sa grandeur suprême », Racine, Athal. IV, 3. « À son roi qui n'est plus immolant la nature », Voltaire, Orphel. IV, 2. « Faut-il à vos frayeurs immoler ma colère ? » Piron, Métrom. IV, 8.

5. Fig. et familièrement. Immoler quelqu'un, le livrer à la risée, au ridicule.

6. S'immoler, v. réfl. Se donner la mort, recevoir la mort. « Permettez, ô grand roi, que de ce bras vainqueur Je m'immole à ma gloire, et non pas à ma sœur », Corneille, Hor. v, 2. « Un héros pour l'État s'est lui-même immolé », Racine, Théb. III, 3. Il se dit du sacrifice de Jésus-Christ. « L'Agneau sans tache [Jésus-Christ], quand il va s'immoler sur les autels », Fléchier, Duc de Mont.

7. Fig. Exposer, sacrifier sa fortune, son bien-être, sa vie pour quelqu'un ou pour quelque chose. « Il [Stanislas] le pressa de ne point immoler les intérêts de la Suède à ceux d'un ami malheureux qui s'immolait au bien public sans répugnance », Voltaire, Charles XII, 7. « Quand vous saurez mon histoire, vous verrez que je suis capable aussi de m'immoler pour ce que j'aime », Genlis, Mlle de La Fayette, p. 120, dans POUGENS. Par plaisanterie. Je m'immole, c'est-à-dire Je surmonte une répugnance, je cède, je fais ce que je ne voulais pas faire. En un autre sens. Il s'est immolé de bonne grâce, il s'est prêté à la plaisanterie, il s'est laissé railler. S'immoler à la risée publique, se laisser railler par le public, phrase du cardinal du Perron, répétée par Coeffeteau et critiquée par les puristes d'alors (Vaugelas la défend).

Historique

XVIe s. « Ainsy à Sainct-Denys l'ennemy de ses roys Auprès de leurs tombeaux a rendu les abois, Victime trop tardive à leur cendre immolée », Sat. Mén. Sonnet sur la mort du chevalier d'Aumale.

Étymologie

Lat. immolare, de in, dans, et mola, gâteau de farine, parce que la victime était offerte avec ce gâteau. Mola n'a le sens de gâteau que par dérivation ; il signifie meule de moulin, et par suite un gâteau en forme de meule (voy. MEULE).

immoler Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Sacrifier, offrir une chose vivante en sacrifice. Immoler une victime. immoler sur l’Autel. immoler à Dieu. immoler des taureaux. immoler des agneaux l’Hostie qui a esté immolée pour le salut des hommes. On dit, Immoler à la haine. immoler à la fureur &c. On dit fig. S’Immoler pour quelqu’un, pour dire, S’exposer pour luy à la peine, au danger. Je me suis immolé pour luy, il ne m’en sçait point de gré. je m’immolerois pour la Patrie, pour la cause publique.

■ Immolé, ée part. Il a les significations de son verbe.

Offrir en sacrifice. Il ne se dit que des Victimes qu’on tuoit chez le peuple Juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, ou de celles que les Payens offroient aux Idoles. Immoler une victime. immoler sur l’Autel. immoler à Dieu. immoler des taureaux. immoler des agneaux, &c. On s’en sert aussi dans la Religion Chrestienne, & l’on dit que, Jesus-Christ est l’Hostie qui a esté immolée pour le salut des hommes. On dit fig. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, pour dire, Le sacrifier à sa haine, à son ambition, le ruiner, le perdre, pour satisfaire la haine qu’on luy porte, l’ambition dont on est devoré. On dit aussi figur. S’immoler pour la Patrie, pour le bien de la Patrie, pour la cause publique ; Et on dit, S’immoler pour quelqu’un, pour dire, S’exposer pour son service à perdre sa fortune. Je me suis immolé pour luy, il ne m’en sçait point de gré.

■ Immolé, ée, part. Il a les signif. de son verbe.

Offrir en sacrifice. Il ne se dit que des victimes qu’on tuoit chez le peuple Juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, ou de celles que les Païens offroient aux Idoles. Immoler une victime. Immoler sur l’Autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux. Immoler des agneaux, &c. On s’en sert aussi dans la Religion Chrétienne, & l’on dit, que Jesus-Christ est l’Hostie qui a été immolée pour le salut des hommes. On dit figur. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, pour dire, Le sacrifier à sa haine, à son ambition, le ruiner, le perdre, pour satisfaire la haine qu’on lui porte, l’ambition dont on est dévoré. On dit aussi figur. S’immoler pour la Patrie, pour le bien de la Patrie, pour la cause publique ; Et on dit, S’immoler pour quelqu’un, pour dire, S’exposer pour son service à perdre sa fortune. Je me suis immolé pour lui, il ne m’en sait point de gré.

■ Immolé, ée. part. Il a les signif. de son verbe.

Offrir en sacrifice. Il ne se dit que des victimes qu’on tuoit chez le peuple Juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, ou de celles que les Païens offroient aux Idoles. Immoler une victime. Immoler sur l’Autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux. Immoler des agneaux, &c. On s’en sert aussi dans la Religion Chrétienne ; & l’on dit, que JESUS-CHRIST est l’Hostie qui a été immolée pour le salut des hommes. On dit figurément, Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, pour dire, Le sacrifier à sa haine, à son ambition ; le ruiner, le perdre, pour satisfaire la haine qu’on lui porte, l’ambition dont on est dévoré. On dit aussi figurément, S’immoler pour la Patrie, pour le bien de la Patrie, pour la cause publique. Et on dit, S’immoler pour quelqu’un, pour dire, S’exposer pour son service à perdre sa fortune, la sacrifier. Je me suis immolé pour lui, il ne m’en sait point de gré.

■ Immolé, ée. participe.

Offrir en sacrifice. Il ne se dit que Des victimes qu’on tuoit chez le peuple Juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, ou de celles que les Païens offroient aux Idoles. Immoler une victime. Immoler sur l’Autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux. Immoler des agneaux, etc. On s’en sert aussi dans la Religion Chrétienne ; et l’on dit, que Jesus-Christ est la victime qui a été immolée pour le salut des hommes. On dit figurément, Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, pour dire, Le sacrifier à sa haine, à son ambition ; le ruiner, le perdre, pour satisfaire la haine qu’on lui porte, l’ambition dont on est dévoré. On dit aussi figurément, S’immoler pour la Patrie, pour le bien de la Patrie, pour la cause publique. Et on dit, S’immoler pour quelqu’un, pour dire, S’exposer pour son service à perdre sa fortune, la sacrifier. On dit encore figurément, qu’Une personne a été immolée dans une société, dans une conversation, pour dire, qu’Elle a été livrée à la plaisanterie, à la critique générale.

■ Immolé, ée. participe.

Offrir en sacrifice. Il se dit en parlant Des victimes qu’on tuait chez le peuple juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, et De celles que les païens offraient aux idoles. Immoler une victime. Immoler sur l’autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux, des agneaux, etc. Immoler des victimes humaines. Il se dit également, dans la Religion chrétienne, en parlant Du sacrifice sanglant et du sacrifice non sanglant de Jésus-Christ. Dans ce sens, on l’emploie souvent avec le pronom personnel. Jésus-Christ est la victime qui a été immolée pour le salut des hommes. Sar cet autel où Jésus-Christ s’est tant de fois immolé pour nous. Fig., Immoler quelqu’un à sa rage, à sa fureur, etc., Le tuer dans un transport de rage, de fureur, etc.

■ Immoler, signifie quelquefois, surtout dans le style poétique, Tuer, massacrer, égorger. On les immola tous. Elle fut immolée par le vainqueur sous les yeux mêmes de son père.

■ Immoler, signifie encore figurément, Ruiner, perdre quelqu’un, ou détruire une chose, y renoncer, s’en priver, pour satisfaire quelque passion, pour obéir à quelque nécessité, à quelque devoir, etc. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, à la haine, à l’ambition d’un autre. Il immolerait tout à sa gloire. J’immolai tout pour lui, richesses, honneurs, etc. Je vous ai tout immolé. Immoler son amour au devoir. Immoler ses intérêts au bien de l’État. Fig. et fam., Immoler quelqu’un, Le railler, le tourner en ridicule. Ils l’ont immolé par mille épigrammes.

■ Immoler, avec le pronom personnel, p. 9signifie aussi, Exposer, sacrifier sa fortune, son bien-être ou sa vie pour quelqu’un, pour quelque chose. S’immoler pour quelqu’un. S’immoler pour la patrie, pour le bien de la patrie, pour la cause publique. S’immoler au bien de l’État, au bien public. Fig. et en plaisantant, Je m’immole, Je surmonte ma répugnance, je fais ce qu’on veut, et que je ne voulais pas faire. On dit aussi, dans un autre sens, Il s’est immolé de bonne grâce, Il s’est laissé railler, il a entendu raillerie.

■ Immolé, ée. participe.

Offrir en sacrifice. Il se dit en parlant Des victimes qu’on tuait chez le peuple juif, pour les offrir en sacrifice à Dieu, et De celles que les païens offraient aux idoles. Immoler une victime. Immoler sur l’autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux, des agneaux, etc. Immoler des victimes humaines. Il se dit également, dans la Religion chrétienne, en parlant Du sacrifice sanglant et du sacrifice non sanglant de Jésus-Christ. Dans ce sens, on l’emploie souvent avec le pronom personnel. Jésus-Christ est la victime qui a été immolée pour le salut des hommes. Sur cet autel où Jésus-Christ s’est tant de fois immolé pour nous. Fig., Immoler quelqu’un à sa rage, à sa fureur, etc., Le tuer dans un transport de rage, de fureur, etc.

■ Immoler, signifie quelquefois, surtout dans le style poétique, Tuer, massacrer, égorger. On les immola tous. Elle fut immolée par le vainqueur sous les yeux mêmes de son père.

■ Immoler, signifie encore figurément, Ruiner, perdre quelqu’un, ou détruire une chose, y renoncer, s’en priver, pour satisfaire quelque passion, pour obéir à quelque nécessité, à quelque devoir, etc. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, à la haine, à l’ambition d’un autre. Il immolerait tout à sa gloire. J’immolai tout pour lui, richesses, honneurs, etc. Je vous ai tout immolé. Immoler son amour au devoir. Immoler ses intérêts au bien de l’État. Fig. et fam., Immoler quelqu’un, Le railler, le tourner en ridicule. Ils l’ont immolé par mille épigrammes.

■ Immoler, avec le pronom personnel, signifie aussi, Exposer, sacrifier sa fortune, son bien-être ou sa vie pour quelqu’un, pour quelque chose. S’immoler pour quelqu’un. S’immoler pour la patrie, pour le bien de la patrie, pour la cause publique. S’immoler au bien de l’État, au bien public. Fig. et en plaisantant, Je m’immole, Je surmonte ma répugnance, je fais ce qu’on veut, et que je ne voulais pas faire. On dit aussi, dans un autre sens, Il s’est immolé de bonne grâce, Il s’est laissé railler, il a entendu raillerie.

■ Immolé, ée. part. passé.

Offrir en sacrifice, en parlant des Victimes qu’on tuait chez le peuple juif pour les offrir en sacrifice à Dieu, et de celles que les païens offraient aux idoles. Immoler une victime sur l’autel. Immoler à Dieu. Immoler des taureaux, des agneaux, etc. Immoler des victimes humaines. Il se dit également en termes de Théologie, en parlant du Sacrifice sanglant de Jésus-Christ et du saint sacrifice de la messe. Jésus-Christ est la victime qui a été immolée pour le salut des hommes. Sur cet autel où Jésus-Christ s’est tant de fois immolé pour nous. Il signifie quelquefois, surtout dans le style poétique, Tuer, massacrer, égorger. On les immola tous. Elle fut immolée par le vainqueur sous les yeux mêmes de son père. Fig., Immoler quelqu’un à sa rage, à sa fureur, Le tuer dans un transport de rage, de fureur.

■ Immoler signifie encore figurément Ruiner, perdre quelqu’un, ou détruire une chose, y renoncer, s’en priver, pour satisfaire quelque passion, pour obéir à quelque nécessité, à quelque devoir, etc. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, à la haine, à l’ambition d’un autre. J’immolai tout pour lui, richesses, honneurs, etc. Immoler son amour au devoir. S’immoler pour sa patrie.

xve siècle. Emprunté du latin immolare, « répandre sur la victime d’un sacrifice de la farine sacrée », puis « immoler, sacrifier », composé à l’aide de im‑, « sur », et mola, « meule ; farine ».

1. Faire périr en sacrifice à une divinité. Immoler une victime sur l’autel. Immoler un taureau à Zeus. théologie. En parlant du sacrifice du Christ. Jésus est la victime immolée pour le salut des hommes. ▪ Pron. S’immoler, faire le sacrifice de sa vie. S’immoler par le feu. S’immoler pour sa patrie.

2. Par extension. Tuer, massacrer, égorger. Immoler des innocents. Les prisonniers furent tous immolés.

3. Par analogie. Détruire, perdre, renoncer à. J’immolai tout pour lui, richesses, honneurs, famille. Surtout dans l’expression figurée Immoler quelqu’un, quelque chose à. Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, à la haine, à l’ambition d’un autre.

immoler Wiktionnaire (Définition)

Verbe

Du latin immolare qui signifie « enduire de farine sacrée la victime d’un sacrifice ». Le mot se décompose en im- (« sur ») et -mola (« meule » ou « farine »).

1. (Antiquité, Religion) Offrir en sacrifice, en parlant des victimes qu’on tuait pour les offrir aux dieux. « On ouvrit la séance par un sacrifice à Cérès. Des prêtres immolèrent un jeune cochon, et de son sang purifièrent l'enceinte. » — (Étienne-François de Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie, Paris : chez Belin & chez Bernard, 2e édition revue, an VI, tome 1er, page 5)

2. (Par extension) (Théologie chrétienne) Offrir à Dieu le rituel du Saint Sacrifice au cours de la messe. « […] cette hostie divine qui devait être immolée pour eux et pour nous. » — (Louis Bourdaloue, Sermon, Sur le sacrifice de la messe)

3. (Littéraire) Tuer, massacrer, égorger. « Quand le despotisme est impuni, la punition des malheureuses victimes, que les tribunaux immolent chaque jour pour de moindres délits, ne paraît plus qu’un assassinat judiciaire. » — (Maximilien Robespierre, Sur le parti de prendre à l’égard de Louis XVI, novembre 1792) « Le capitaine Aguilar succomba, mais en tombant il entraîna dans sa chute douze pirates qu’il avait immolés, et qui lui firent un sanglant cortège dans la tombe. » — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858) « En Angleterre, une épizootie effroyable, s'étendant sur presque tout le territoire, ravageant les plus riches troupeaux et immolant 64 000 tètes de bétail (chiffre officiel qui n'exprime que la moitié environ des pertes totales); […]. » — (Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 5 janvier 1866, page 12) « Mais les autr’s femm’s de la commune, Privé’s d’ leurs époux, d’ leurs galants, Accumulèrent la rancune, Patiemment… Puis un jour, ivres de colère, Elles s’armèrent de bâtons Et, farouch’s, elles immolèrent Le chaton… » — (Paroles de la chanson « Brave Margot » par Georges Brassens)

4. (Sens figuré) Ruiner, perdre quelqu’un, ou détruire une chose, y renoncer, s’en priver, pour satisfaire quelque passion, pour obéir à quelque nécessité, à quelque devoir, etc. « Immoler quelqu’un à sa haine, à son ambition, à la haine, à l’ambition d’un autre. » « Immoler quelqu’un à sa rage, à sa fureur, c’est le tuer dans un transport de rage, de fureur. » « J’immolai tout pour lui, richesses, honneurs, etc. Immoler son amour au devoir. S’immoler pour sa patrie. »

5. (Pronominal) Offrir sa vie en sacrifice, pour une cause politique ou religieuse. « Un octogénaire s'est immolé par le feu dans le sud de l'Inde pour protester contre la politique linguistique du gouvernement de New Delhi, accusé de vouloir imposer dans tout le pays l'usage de l'hindi, une langue surtout parlée dans le nord, a indiqué dimanche la police. » — (AFP, Inde: un homme s'immole par le feu contre la politique linguistique, Le Journal de Québec, 27 novembre 2022) « S’immoler par le feu. »

Notes

Bien qu’il soit d’usage d’immoler par le feu, il est préférable de préciser le moyen utilisé, le terme d’immoler ne présumant d’aucun mode opératoire (« immolation par la terre », « immolation par l’eau », « immolation par le fer », etc.).

Apparentés étymologiques

immolateur, immolatrice immolation

Vocabulaire apparenté par le sens

immoler figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : meurtre.

Hyper-verbes

tuer

immoler Larousse (Synonymes)

verbe

1. Faire périr. Synonyme : anéantir, assassiner, décimer, détruire, éliminer, exterminer, massacrer, tuer. – Littéraire : occire, sacrifier.

2. Littéraire. Délaisser au profit de. Synonyme : abandonner, délaisser, laisser, quitter, sacrifier. Contraire : s'occuper de, prendre soin de.