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encens

D'après les sources cochées · ·

encens Larousse (Définition)

nom masculin

(latin ecclésiastique incensum, de incendere, allumer)

1. Gomme-résine extraite par incision de l'écorce de divers boswellias (burséracées), provenant de l'Inde et surtout d'Afrique. (L'encens brûle en dégageant une odeur caractéristique. Il est employé dans les cérémonies religieuses, souvent mélangé à d'autres résines.) Synonyme : oliban

2. Littéraire. Compliments excessifs.

encens Le Robert (Définition)

nom masculin

Substance résineuse aromatique, qui brûle en répandant une odeur pénétrante.

encens Littré (Définition)

(an-san ; l's se lie : un an-san-z agréable) s. m.

1. Nom vulgaire de la résine appelée, en matière médicale, oliban. L'encens croit dans l'Arabie et dans l'Inde. « Les lieux où croît l'encens, où murmure l'abeille », Ducis, Abufar, I, 5.

2. Composition que l'on brûle comme parfum, particulièrement dans les cérémonies religieuses, mélange d'oliban et de gommes-résines communes. « Que je vous dois d'encens, grands dieux qui m'exaucez ! » Corneille, Hor. III, 2. « … Mais depuis qu'en ces lieux Sa voix rend aux mortels les réponses des dieux, Et qu'il envoie au ciel les encens de nos temples », Rotrou, Antig. v, 6. « Grands dieux… Je vous promets pourvu qu'il [un sanglier] ne m'attrape pas, Quatre livres d'encens… », Molière, Prince d'Él. I, 2. « Il n'a pas daigné brûler de l'encens sur mes autels », Fénelon, Tél. VIII. « Puissent jusques au ciel vos soupirs innocents Monter comme l'odeur d'un agréable encens ! » Racine, Esth. I, 2. « Qu'il est doux de voir sa pensée, Avant de chercher ses accents, En mètres divins cadencée, Monter soudain comme l'encens ! » Lamartine, Harm. I, 1. Donner de l'encens, brûler de l'encens devant quelqu'un ou devant quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse. « Choisis de leur donner ton sang ou de l'encens [aux dieux du paganisme] », Corneille, Poly. v, 2.

3. Fig. Hommage, louange, flatterie. « Mais vous avez cent fois notre encens refusé », La Fontaine, Fabl. X, 1. « Les flatteurs, par exemple, cherchent à profiter de l'amour que les hommes ont pour les louanges, en leur donnant tout le vain encens qu'ils souhaitent », Molière, l'Am. méd. III, 1. « Et dont, à tout propos, les molles complaisances Donneraient de l'encens à mes extravagances », Molière, Mis. II, 5. « Il allait porter son encens avec peine sur les autels de la fortune », Fléchier, M. de Mont. « L'on jette sans y penser quelques grains de l'encens qu'on doit à Dieu sur le monde », Fléchier, Mar. Th. « Vendre au plus offrant son encens et ses vers », Boileau, Sat. I. « Qui d'un indigne encens profanent tes autels », Boileau, Disc. au roi. « Je ne puis, en esclave à la suite des grands, à des dieux sans vertus prodiguer mon encens », Boileau, ib. « Les femmes adorées Reçoivent cet encens que l'on doit à vos yeux », Voltaire, Zaïre, I, 1. « Alamon, c'est le nom de ce prince imbécile, Avalait cet encens », Voltaire, Éd. d'un prince. « Je viens à vos genoux en soupirs caressants D'un vers adulateur vous prodiguer l'encens », Chénier, Élég. 38. « Brûlons-nous pour une coquette Un encens d'abord accueilli ? » Béranger, Vieillesse. Un grain d'encens, un peu de flatterie. Au plur. « Ce que tu vaux est en toi-même ; Tu fais ton prix par tes vertus ; Tous les encens d'autrui sont encens superflus », Corneille, Imit. II, 6. « Et ces hautes vertus que de vous il hérite Vous donnent votre part aux encens qu'il mérite », Corneille, Vict. du roi. « Aux encens qu'elle donne à son héros d'esprit », Molière, F. sav. I, 1. « Pour moi je ne vois rien de plus sot à mon sens Qu'un auteur qui partout va gueuser des encens », Molière, ib. III, 5. « Cet empire que tient la raison sur les sens Ne fait pas renoncer aux douceurs des encens », Molière, ib. I, 1. « Ce soin que vous vouliez bien prendre de faire valoir nos bonnes intentions et nos services, de porter nos vœux et nos encens aux pieds du trône… », Fléchier, Compl. à M. de Châteauneuf.

4. Terme de botanique. Nom vulgaire du romarin officinal (famille des labiées), dit encore encensier.PROVERBESelon les gens, l'encens.

Historique

XIIe s. « Encontre lei [contre la loi] encens [il] volt offrir al altel », Rois, p. 391. « Plus soef olent [sentent] que encens ne piment », Ronc. p. 102. « Del saint encens porter el temple s'enhardi ; Deus s'en ert [était] cureciez, de liepre le feri [frappa] », Th. le mart. 74. XVIe s. « L'encens est un arbre qui croist en Arabie. - On sophistique l'encens avec resine de pin », Paré, XXVI, 15. « Herbe d'absinthe ou encens puant », Fouilloux, Fauconn. f° 28, dans LACURNE.

Étymologie

Provenç. encens, ensens, ences, eces, esses ; catal. encens ; espagn. incienso ; portug. et ital. incenso ; du latin incensum, brûlé, de incendere, brûler (voy. INCENDIE).

encens Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Espece de gomme aromatique & odoriferante. Encens masle. grain d’encens. l’encens croist dans l’Arabie. l’arbre qui porte l’encens. la fumée de l’encens montoit au ciel. brusler de l’encens sur les autels. donner de l’encens. il refusa d’offrir de l’encens aux idoles. benir de l’encens. On dit fig. qu’Un homme aime l’encens, pour dire, qu’Il aime les loüanges : Et, Donner de l’encens à quelqu’un, pour dire, Le loüer.

Espece de gomme aromatique. Encens masle. grain d’encens. l’encens croist dans l’Arabie. l’arbre qui porte l’encens. la fumée de l’encens montoit au ciel. brusler de l’encens sur les autels. donner de l’encens. il refusa de donner de l’encens aux idoles. benir de l’encens. Il signifie fig. Loüange. Cet homme aime l’encens. il luy a donné de l’encens. c’est un encens bien preparé.

Espèce de gomme aromatique. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’arbre qui porte l’encens. La fumée de l’encens montoit au Ciel. Brûler de l’encens sur les autels. Donner de l’encens. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. Benir de l’encens. Il signifie figur. Louange. Cet homme aime l’encens. Il lui a donné de l’encens. C’est un encens bien préparé.

Espèce de gomme aromatique. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’arbre qui porte l’encens. La fumée de l’encens montoit au Ciel. Brûler de l’encens sur les autels. Donner de l’encens. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. Bénir l’encens. Il signifie figurément Louange. Cet homme aime l’encens. Il lui a donné de l’encens. C’est un encens bien préparé.

Espèce de gomme aromatique. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’arbre qui porte l’encens. La fumée de l’encens montoit au Ciel. L’odeur de l’encens est pénétrante. Brûler de l’encens sur les autels. Donner de l’encens. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. Bénir l’encens. Il signifie figurément Louange, flatterie. Cet homme aime l’encens. Il lui a donné de l’encens. C’est un encens bien préparé.

Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage dans les cérémonies du cuite catholique, et qui était également employée dans celles du culte païen. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’arbre qui porte l’encens. L’odeur de l’encens est pénétrante. Brûler de l’encens sur les autels. L’encens fumait sur les autels. La fumée de l’encens. Bénir l’encens. Donner de l’encens, Brûler de l’encens devant quelqu’un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. On dit aussi quelquefois, Offrir de l’encens.

■ Encens, signifie figurément, Louange, flatterie. Cet homme aime l’encens. Il lui a donné de l’encens. L’encens lui porte à la tête. C’est un encens bien préparé.

Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage dans les cérémonies du culte catholique, et qui était également employée dans celles du culte païen. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’arbre qui porte l’encens. L’odeur de l’encens est pénétrante. Brûler de l’encens sur les autels. L’encens fumait sur les autels. La fumée de l’encens. Bénir l’encens. Donner de l’encens, Brûler de l’encens devant quelqu’un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. On dit aussi quelquefois, Offrir de l’encens.

■ Encens, signifie au figuré, Louange, flatterie. Cet homme aime l’encens. Il lui a donné de l’encens. L’encens lui porte à la tête. C’est un encens bien préparé.

Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage dans les cérémonies religieuses. Encens mâle. Grain d’encens. L’encens croît dans l’Arabie. L’odeur de l’encens est pénétrante. Brûler de l’encens sur les autels. La fumée de l’encens. Donner de l’encens, Brûler de l’encens devant quelqu’un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse. Il refusa de donner de l’encens aux idoles. On dit aussi quelquefois Offrir de l’encens. Il signifie au figuré Louange outrée dont on flatte quelqu’un. Il ne refuse pas l’encens le plus grossier. Respirer avec volupté l’encens.

xiie siècle. Emprunté du latin ecclésiastique incensum, « toute matière brûlée en sacrifice, encens », participe passé neutre substantivé du latin incendere, « allumer, embraser, brûler ».

1. Résine aromatique qui se consume en répandant une odeur pénétrante. On fait souvent usage d’encens dans les cérémonies religieuses. Encens mâle ou encens indien, provenant d’un arbrisseau qui abonde dans le Nord de l’Inde. Encens femelle ou encens d’Arabie. Grains d’encens. Donner, offrir de l’encens à une divinité.

2. Fig. Manifestation de flatterie excessive, de flagornerie. Il ne refuse pas l’encens le plus grossier.

encens Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

Du latin incensum (« bûcher offert au dieu, holocauste »), dérivé de incendere qui donne incendie.

1. Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage, en la brulant, dans les cérémonies religieuses. Il s’agit souvent de d’une gomme-résine venant d’arbres thurifères du genre Boswellia. « En religion, la fumée de l’encens symbolise la prière qui monte vers Dieu. » — (Gauthier Vaillant, L’encens, journal La Croix, 20 septembre 2015, page 14-15) « Des odeurs de désinfectant se mêlent aux arômes d’encens dans les rues de Phuket, en Thaïlande, pour le début du festival végétarien, connu pour son défilé d’adeptes aux joues et lèvres percées de couteaux, aiguilles et autres sabres. » — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 15) « L’encens, qui était une gomme résineuse, était exclusivement réservé aux cérémonies religieuses. » — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924) « Un souffle de parfum qu’elle porte, une odeur d’encens et de fleurs, vient à moi, et à ce parfum qui la désigne comme un vrai nom, je la reconnais […] » — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908) « Quelques hommes seulement prirent part aux obsèques et peu de femmes même, de celles qui profitent de toutes les occasions pour sortir leurs vêtements noirs, leurs toquets de crêpe et qui aiment renifler l’odeur de l’encens. » — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958) Grâce à leur dextérité, les artisans coupent les tiges de bambou dans le sens de la longueur en très fines baguettes. Une fois séchées au soleil, celles-ci sont teintées de rouge, de jaune, de vert, de violet… Elles sont ensuite enduites aux trois-quarts d’une couche d’encens (de couleur jaune ou noire) leur permettant de brûler pendant 20 à 30 minutes. Enfin, étalés sur des planches, les nouveaux bâtonnets d’encens sont séchés au soleil, pendant deux ou trois jours, afin qu’ils durcissent et gardent leur teinte et leur parfum. source|My Ans, Au royaume coloré des bâtonnets d’encens de Thuy Xuân, lecourrier.vn , 11 février 2021.

2. (Par extension) Bâtonnet, cône, ou autres formes, constitués de matériaux végétaux combustibles et parfumés de manière à pouvoir dégager une odeur en brulant.

3. (Sens figuré) Louange. « *Grand Roi, si jusqu'ici, par un trait de prudence, J'ai demeuré pour toi dans un humble silence, Ce n'est pas que mon cœur, vainement suspendu, Balance pour t'offrir un encens qui t'es dû; Mais je sais peu louer; et ma muse tremblante Fuit d'un si grand fardeau la charge trop pesante, Et, dans ce haut éclat où tu te viens offrir, Touchant à tes lauriers, craindrait de les flétrir. » — (Nicolas Boileau, Discours au roi*) « En 1606, il fut admis en présence de Henri IV pour lui lire des fragments d'un poème héroïque qu’il composait à sa louange. Le monarque, qui aimait l’encens, l'encouragea à mener son épopée à bonne fin. » — (Eugène Haag et Émile Haag, La France protestante ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, Paris et Genève : Joël Cherbuliez, 1858, vol. 8, page 10) « La parole de Johnson agit sur lui comme les gestes d’un enchanteur ; elle captiva tout de suite cette âme adoratrice et servile qui cherchait un autel où brûler son encens. » — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, pages 9-10)

4. Encens de Jacob : Autre nom du benjoin.

5. Encens puant : Autre nom de l'absinthe.

6. (Sens figuré) Flatterie.

Dérivés

bruler de l’encens devant quelqu’un (orthographe rectifiée de 1990) brûler de l’encens devant quelqu’un donner de l’encens (brûler de l’encens devant quelqu’un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse) encens de Jacob encens puant encensement encenser encenseur encensier encensoir offrir de l’encens (brûler de l’encens devant quelqu’un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse) réencenser

Vocabulaire apparenté par le sens

encens figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : Rois mages, momie égyptienne, parfum. thuriféraire thurifère

encens Larousse (Synonymes)

nom masculin

Compliments excessifs. Synonyme : cajolerie, éloge, flatterie, hommage, louange. – Littéraire : adulation, courtisanerie, flagornerie. Contraire : affront, humiliation, insulte, mortification, offense, outrage. – Littéraire : avanie, camouflet, injure, soufflet.

Encens Wikipédia (Encyclopédie)

Encens peut faire référence à :

- l'encens (résine oliban), oliban, résine du Boswellia ; - l'encens (fumigation), matière odorante à brûler ou chauffer ; - l'encens tibétain.