nom féminin
(latin cucurbita)
1. Plante potagère et d'ornement (cucurbitacée), à longue tige grimpante et à grandes fleurs orangées, dont il existe de nombreuses formes cultivées (courgette, dont on consomme le fruit cueilli jeune ; potiron, au très gros fruit à chair jaune orangée utilisé dans les potages ; citrouille ; pâtisson).
2. Fruit de certaines espèces de cette plante, de forme, de dimension et de couleur variées.
3. Populaire. Imbécile, idiot.
nom féminin
1. Plante potagère, cultivée pour ses fruits appelés courges, citrouilles, potirons.
2. Le fruit d'une variété de courge.
3. familier Imbécile. ➙ familier gourde.
(kour-j') s. f.
1. Genre de la famille des cucurbitacées, qui ne diffère de celui des concombres que par ses semences entourées d'un bourrelet très marqué. Fruit de ces plantes. De belles courges. Huile de courges ou de courge (puisque l'Académie écrit huile d'olive), huile qui se tire principalement des semences de la courge potiron, variété de la courge monstrueuse.
Historique
XIIIe s. « [Graines de pin] broïes avoec semence de choourdes ostent l'arsure et le [la] doleur de rains », Alebrand, f° 56. « Ungz homs qui porte couhourdes doit un denier », Du Cange, cucurbita. XVIe s. « La s'estendoit la friande laictue, Et là s'enfloit la coucourde ventrue », Du Bellay, J. VII, 4, verso. « Ils disent qu'ils font coalescer une piece de cougourde desseichée au lieu de l'os amputé », Paré, VIII, 22. « Avec jus de cougourde ou melon », Paré, XXI, 22. « Quant aux courges, de trois principales sortes en avons-nous, distinguées par ces mots, courges, cougourdes, citrouilles. Les courges et cougourdes ne different qu'en figure, estans de couleur blanche et de semblable goust. Les courges sont longues, y en aiant attaindre jusqu'à cinq ou six pieds. Les cougourdes sont rondes, commodes à estre assechées pour en faire des bouteilles. Je ne doute pas qu'en plusieurs endroits, ces deux especes-ci ne se confondent en leurs appellations », De Serres, 547.
Étymologie
Jura, courde ; ital. cucuzza ; du latin cucurbita. L'ancien français est de trois syllabes ; coourde.
(kour-j') s. f.
1. Bâton un peu recourbé à l'aide duquel on peut porter, sur l'épaule, deux seaux d'eau, l'un en avant, l'autre en arrière. Terme d'architecture. Corbeau de pierre ou de fer qui supporte le manteau d'une cheminée sans chambranle.
Historique
XIVe s. « Pour deux seaulx et une courge ferrez, pour porter l'eaue ès chambres de madame Ysabel et madame Jehanne de France », De Laborde, Émaux, p. 230. XVe s. « Un certain baston appelé corge », Du Cange, corgo. XVIe s. « On prend un baston assez plat, comme une courge (dont les chambrieres portent deux seaux d'eau sur leurs espaules) de largeur de deux pouces et long environ d'une toise », Paré, XIV, 25. « De tout mur metoyen, chacun des voisins aux quels il appartient peut s'ayder, et percer le dit mur tout outre pour asseoir ses poutres et sommiers en bouchant les pertuis, mesme pour asseoir les courges et consoles des cheminées à fleur du dit mur », Coust. génér. t. II, p. 1031.
Étymologie
Bas-lat. corgo, bâton. Nicot le tire du latin curvus, recourbé ; mais la forme corgo ne s'y prête pas du tout.
Sorte de plante rampante. Une oreille de courges. huile de courges.
Sorte de plante rampante. Huile de Courges. Gourdes, Callebasses.
Sorte de plante rampante. Huile de Courges. Gourdes, Calebasses.
Sorte de plante rampante. Huile de Courges. Gourdes Calebasses.
Sorte de plante rampante. Huile de Courges. Gourdes Calebasses.
T. de Botan. Genre de plantes cucurbitacées, auquel appartiennent la citrouille, le potiron, le giraumont, la pastèque, etc. La calebasse est le fruit d’une espèce de courge. Huile de courges.
T. de Botan. Genre de plantes cucurbitacées, auquel appartiennent la citrouille, le potiron, le giraumont, la pastèque, etc. La calebasse est le fruit d’une espèce de courge. Huile de courge.
T. de Botanique. Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, auquel appartiennent la citrouille, le potiron. Il se dit également du Fruit de ces plantes.
xive siècle, cohourges. Du latin populaire *cucurbica, altération du latin classique cucurbita, « courge ».
Plante potagère de la famille des Cucurbitacées ; le fruit de cette plante consommé comme légume. Le potiron, la citrouille sont des courges.
Nom commun 1
(Nom commun 1) Du latin cucurbita, qui désignait une plante du genre Lagenaria connue de nos jours sous le nom de gourde. (Nom commun 2) Du latin curvus (« recourbé ») (origine incertaine).
1. (Botanique) Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées (Cucurbitaceae). « L’après-midi ces dames et demoiselles parées de leurs plus beaux atours se pavanaient en grappes serrées tout le long de la rue centrale (seule rue large) en jacassant et grignotant des pépins de courges et pastèques grillées et salées. » — (Aurore Lebouteux, Regards sur le passé, La Pensée universelle, 1973, page 19) « Monsieur, si je comprends bien la culture des trois soeurs, c'est la culture des haricots, des courges et du maïs? demande PVP qui n'a malheureusement pas l'air de blaguer. » — (Camille Beaumier & Sylviane Beauregard, Ouate de phoque, éditions de Mortagne, Ottawa, 2012, page 128) « En revanche, on en prend, de la graine, et à gogo : lin, chia, chanvre, pavot, sésame, tournesol, courge, sarrasin, fenouil ! Et des baies, d’açaï, de goji ! Et des poudres, guarana, curcuma, thé matcha ! » — (France Mutuelle Magazine, no 176, avril-mai-juin 2023, page 54)
2. (Botanique)Fruit comestible de ces plantes. « Sur le toit sont couchées des courges allongées qui forment la nourriture presque exclusive de ces malheureux. » — (Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854) « *— Dans la nature, dit Adamsberg, on néglige trop souvent l’extraordinaire puissance de la courge. — C’est exact, dit Joss avec sérieux. J’ai vu des courges devenir comme des ballons en l’espace de deux nuits. » — (Fred Vargas, Pars vite et reviens tard*, 2001) « Dans un grand bol ou un saladier, mélangez la passata de tomates avec l’huile d’olive, une 1/2 c. à café de sel de mer, l’ail haché, le piment, les lentilles égouttées, la courge râpée, les olives hachées, les câpres et le zeste de citron. » — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 novembre 2022, page 14)
3. (Par analogie) (Populaire) (Familier) Tête. « Si y’en a encore un qui tombe c’est direct sur ta courge hein mon Dédé ? Comme d’habitude ! » — (Axel III, Hercule, 2012, page 208)
4. Imbécile. « Sire... votre prévôt de police est une courge ! » — (Touchatout, Mémoires d’un préfet de police, 1885) « Et d’autres fois, je me disais : “Tête de courge, tu voudrais pas, quand même.” » — (Jean Giono, Un de Baumugnes, Grasset, 1929)
Synonymes
cougourde (Occitanie)
Dérivés
courge butternut courge cannelée courge cireuse courge de Siam courge écarlate courge kabocha courge musquée courge spaghetti courgeron courgette (jeune courge consommée comme légume avant complète maturité) courgiflette ramer les courges
Vocabulaire apparenté par le sens
courge figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : cucurbitacée, fruit, légume, Halloween.
Hyperonymes
plante légume Cucurbitacées
Hyponymes
calebasse citrouille courgette giraumont pâtisson potimarron potiron
Nom commun 2
1. Bâton de bois servant de balancier à l’aide duquel on peut porter deux charges, deux seaux sur l’épaule.
2. (Architecture) Corbeau de pierre qui supporte le manteau d’une cheminée sans chambranle.
Vocabulaire apparenté par le sens
corge
Le terme courge, ou plus rarement cougourde, désigne plusieurs espèces de plantes de la famille des cucurbitacées. Elles sont généralement cultivées pour leurs fruits comestibles mais il arrive qu'elles le soient pour leurs graines oléagineuses. Le terme désigne également leurs fruits, qui ont la propriété de se conserver facilement à maturité et qui sont utilisés en cuisine comme un légume ou donnés aux animaux.
Acceptions du terme courge
Le terme « courge » n'a pas toujours un sens très précis dans le langage courant. On peut considérer trois niveaux d'acceptions :
Dans une acception large, « courge » désigne de nombreuses espèces de Cucurbitacées, ou plus spécifiquement leurs fruits particuliers qui sont des péponides, grosses baies à très nombreux pépins et à épiderme coriace ; il est souvent employé en concurrence avec d'autres termes plus ou moins synonymes : potiron, citrouille, giraumon, coloquinte, calebasse... comme illustré par la liste des plantes appelées courges.
Dans une acception plus restreinte, « courge » désigne les plantes appartenant au genre Cucurbita, qui regroupe une douzaine d'espèces dont quatre seulement cultivées couramment (en Europe notamment) : la courge proprement dite et ses nombreuses variétés (Cucurbita pepo), le potiron (Cucurbita maxima), la courge musquée, (Cucurbita moschata), et la courge de Siam, (Cucurbita ficifolia).
Dans l'acception la plus restreinte, qui pourrait être celle des botanistes, les « courges » sont les plantes appartenant à l'espèce Cucurbita pepo qui comprend de nombreuses variétés cultivées, sélectionnées soit comme courges d'été, dont on consomme les fruits verts (les courgettes), soit comme courges d'hiver, dont on consomme les fruits mûrs (courges proprement dites et citrouilles), et qui font l'objet de cet article.
Description
La tige est longue et rampante, mais couverte de poils durs, ainsi que les feuilles, qui sont amples, à limbe lobé. Les courges ont la particularité de développer, à la base des tiges, des organes de soutien nommés « vrilles », qui leur permettent de s'accrocher aux éléments environnants pour soutenir leur croissance. Les fleurs sont monoïques, à corolle gamopétale ; les mâles à cinq étamines, dont quatre réunies par deux ; les femelles à ovaire infère, avec style court et trifide.
Espèces
Les courges, dénommées aussi potirons mais surtout citrouilles dans l'usage courant, appartiennent à plusieurs espèces botaniques appartenant au genre Cucurbita et dotées d'une étonnante variabilité génétique, qui se traduit, chez les fruits, par d'innombrables formes et couleurs et aussi une grande diversité de tailles.
Sauf exceptions, les espèces différentes ne s'hybrident pas entre elles et le plus souvent donnent des graines hautement stériles. Cependant, en culture, une certaine distance entre pepo et moschata est souvent recommandée bien qu'une hybridation naturelle fertile soit peu probable.
Sur le plan botanique, on distingue principalement, parmi les courges les plus fréquemment cultivées en Europe, les espèces suivantes, que l'on peut distinguer, aux caractères du pédoncule lorsqu'on ne dispose que du fruit :
Leur nombre chromosomique est 2n=2x=40
Caractères distinctifs des principales espèces de courges cultivées
La chayote ou christophine, cultivée dans les régions tropicales, notamment aux Antilles, appartient à une autre espèce de Cucurbitacée d'un genre différent : Sechium edule et présente la particularité de produire des tubercules.
Culture
Les courges sont semées au tout début du printemps après les derniers gels d'hiver (idéalement dans un sol riche, à 20 °C et à un p H d'environ 6,5). Dans les zones à gels tardifs, on sème en godets et on repique les plants en place après les saints de glace avec un espacement de 1 m en tous sens pour les variétés non coureuses. Les variétés coureuses sont quant à elles repiquées tous les 1,20 m avec 2 m entre les rangs.
Semer chaque semaine jusqu'au 15 juillet pour avoir une production étalée de la mi-juin à la fin octobre.
Le sol peut être paillé autour des cucurbitacées pour conserver l'humidité en limitant l'évaporation et offrir un « matelas » sec aux fruits poussant à même le sol.
Pour mieux fructifier, les lianes des courges doivent être taillées environ 25 cm après le dernier fruit conservé. Moins on garde de fruit, plus ils seront gros.
Les courgettes peuvent être récoltées environ 60 jours après le semis (donc avant maturité complète sauf si on souhaite récupérer des graines pour la saison suivante) et les courges d'hiver avant les premiers gels. La tige peut être taillée à 5 ou 6 cm de la base du fruit.
Les courges, appelées aussi courges d'hiver, comme beaucoup de cucurbitacées, se récoltent à maturité, en automne.
Leur conservation est relativement facile et permet une commercialisation jusqu'au printemps. Il convient de les conserver dans un local frais et de les surveiller périodiquement. Elles sont sensibles aux chocs et doivent être manipulées avec précaution.
Dans les étalages, l'une des plus courantes est la « courge musquée de Provence ». Vendue le plus souvent en tranches, elle est reconnaissable facilement à sa couleur caractéristique de terre cuite et à sa forme côtelée et dodue.
Maladies et ravageurs
- Ne pas trop arroser le sol et surtout les feuilles pour éviter l’apparition d'oïdium (le goutte à goutte est plus adapté). Il est à noter que les feuilles de la courge musquée sont naturellement marbrées de blanc (qu'on pourrait prendre à tort pour de l'oïdium).
- La punaise des citrouilles (ou Corée marginée) peut attaquer les courges. On peut s'en protéger par compagnonnage botanique en plantant près des courges, au choix, un répulsif tel que la menthe, l'herbe à chat (Cataire), des Nasturtium ou des Tagetes (œillet d'Inde et rose d'Inde).
Reproduction
Les courges sont monoïques. Les fleurs femelles se reconnaissent à la petite courge (en fait, un ovule non encore fécondé) présente sous la fleur. Leur pistil doit être fécondé par le pollen d'une fleur mâle qui pousse en pointe érigée. Ce pollen, transporté par les insectes lorsqu'ils viennent butiner, se dépose sur le pistil qui est recouvert d'une substance un peu gluante qui permet au pollen de se fixer. Chaque grain de pollen germe et une minuscule (presque microscopique) radicelle se développe, descend le long du pistil, atteint l'ovaire de la fleur qui est alors fécondé. Chaque grain de pollen permet la formation d'une graine à l'intérieur de la courge pour assurer la reproduction de l'espèce.
Les fleurs des courges ont une durée de vie très brève. Elles s'ouvrent le matin vers 9 heures et se referment vers midi pour ne plus se rouvrir. Chaque fleur femelle dispose donc d'un laps de temps de seulement 3 heures pour être fécondée. En l'absence de fécondation, la fleur femelle avorte et le fruit naissant tombe avec la fleur.
Les courges ont un hermaphrodisme successif. Les fleurs femelles apparaissent souvent après les mâles. Il vaut donc mieux étaler les semis afin de favoriser des périodes de croisement entre les différents plants. Les variétés de courges se croisent facilement, pourvu qu'elles appartiennent à la même espèce. Lorsque ces croisements impliquent certaines variétés décoratives, du type « fausses coloquintes » (appartenant à l'espèce Cucurbita pepo) ils peuvent produire des fruits éventuellement toxiques (perte de cheveux, douleurs abdominales, voire mort) ou pour le moins à chair amère.
Production
En 2012, la France a récolté près de 140 000 tonnes de courges sur une surface de plus de 3 600 ha. Les principales régions productrices sont la Provence (40 % de ce volume) et l’Aquitaine (10 %).
Utilisation
Du point de vue de la saveur, on trouve principalement des arômes de fruits secs. Leur chair rappelle celle des châtaignes.
Elles se consomment de toutes sortes de façons. De la soupe au gratin, en passant par les tartes, mais aussi comme des pâtes : la courge spaghetti dont la chair filamenteuse évoque les spaghettis.
Nombreuses sont les recettes existantes pour se réconcilier avec ce légume trop souvent vulgarisé en potage, sans parler des desserts sucrés.
La courge est un légume pauvre en calories qui convient à tout régime alimentaire.
De nos jours, on peut trouver toutes sortes de produits dérivés et préparations à base de courge. Par exemple, l'huile de pépin de courge est utilisée pour soulager les troubles bénins de la prostate et les graines possèdent quant à elles des propriétés de vermifugation (Ascaridiose et ténia), prévenir les caries dentaires ou encore équilibrer les acides gras insaturés. D'autres produits tels que potages ou confitures sont commercialisés. La graine de courge est également consommée directement, ou ajoutée fraîchement moulue dans certaines recettes.
Les Américains ont l'habitude de transformer des citrouilles en Jack-o'-lantern pour Halloween.
Aspects culturels
Chez les Amérindiens d'Amérique du Nord, les courges sont considérées comme le fruit de la santé (askootaskwash) et constituent l'une des trois cultures, pratiquées traditionnellement, appelées les trois sœurs.
En Islam, L’arbre que Dieu fit croître pour donner une nourriture et un remède à Jonas :
« Jonas était certes, du nombre des Messagers. Quand il s'enfuit vers le bateau comble, il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (à la mer). Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable. S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où l'on sera ressuscité. Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu'il était. Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge, » (Coran, 37 : 139-146).
Les exégètes disent que le terme « Yaqtin » désigne la courge. Certains d’entre eux attribuent à cette plante des avantages parmi lesquels la rapidité de sa croissance, l’ombre qu’offrent ses feuilles en raison de leur grande taille et de leur souplesse, la qualité nutritive de ses fruits, la possibilité de les consommer cuits ou crus, l’utilité de ses écorces et le fait que les loups ne s’en approchent pas.
Le prophète des musulmans, Mahomet, aimait la calebasse et en récupérait des fragments des bords du récipient.
La romancière Agatha Christie, dans le prologue pétri d'humour des Travaux d'Hercule, parus en recueil en 1947, a prêté à son héros, le détective belge Hercule Poirot, l'intention de prendre sa retraite pour se consacrer à l'amélioration du goût des courges, auxquelles il lui semblait possible d'apporter « un certain bouquet ».
Étymologie
Le mot « courge », dont la première attestation écrite date de 1256 sous la forme cohourde, dérive du latin cŭcŭrbĭta, qui a donné aussi en français le mot « gourde ». « Courge » (forme dialectale de l'Ouest) et « gourde » sont en fait des doublets lexicaux, qui se sont spécialisés tardivement. En effet les Anciens ne connaissaient pas nos courges, introduites en Europe après les voyages de Christophe Colomb en Amérique, mais ils connaissaient depuis très longtemps les gourdes (ou calebasses) du genre Lagenaria, qui sont citées sous le nom de cucurbita par Pline l'Ancien notamment et que l'on retrouve sous ce nom dans le capitulaire De Villis à l'époque de Charlemagne, probablement parce qu'ils les vidaient pour les remplir lors de leurs voyages, d'où l'utilisation moderne du mot. Jusqu'au XVIIIe siècle, en France, le terme « courge » a désigné les calebasses, et ce n'est que dans le courant du XIXe siècle qu'il s'est imposé pour désigner nos courges actuelles, c'est-à-dire les potirons et citrouilles, en même temps que se stabilisait la classification botanique.
Langue française
Le terme courge sert de complément de nom pour l'araignée Araniella cucurbitina.
Au sens populaire, courge peut être synonyme de « tête » et d'« imbécile ».