nom masculin
(latin cotoneum, du grec kudônia, de Kydonia, nom propre)
Fruit du cognassier, de couleur jaune, ayant la forme d'une grosse poire, un goût âpre, la peau veloutée.
nom masculin
Fruit du cognassier, en forme de poire, de couleur jaune. Gelée de coings.
(koin ; le g ne se lie jamais : un koin excellent ; au pluriel l's se lie : des koin-z excellents) s. m.
1. Le fruit du cognassier. De beaux coings. Compote, gelée de coings. Familièrement. Être jaune comme un coing, avoir le teint fort jaune. « Elle était arrivée plus jaune qu'un coing », Hamilton, Gramm. 7. « C'était [M. l'Avocat] un grand homme, maigre, jaune comme un coing », Saint-Simon, 74, 218.
Historique
XIIIe s. « Manger coins, poires et autres pesans fruis », Alebrand, f° 4. « Totes manieres de cooins confortent l'estomac et donnent appetit de mengier », Alebrand, f° 53. XIVe s. « Le grain de l'or ne plus ne moins Que les cerises et les coings Ou que les pommes et les poires, Ont tous chacun leur heure… », Traité d'alchim. 394. XVIe s. « La pomme de coin », De Serres, 685.
Étymologie
Saintonge, coudin ; provenç. codoing ; ital. cotogna. L'italien vient du latin cydonia, le provençal et le français, du latin cydonium ; du grec ϰυδώνιον, de Cydon, ville de Crète, d'où provint le cognassier. Coing est une contraction de l'ancien français cooin, répondant à cydonium.
Gros fruit à pepin, qui a l’odeur forte & la peau couverte d’un certain petit duvet. Gros coin. coin bien jaune. confiture de coins. paste de coins. sirop de coins. gelée de coins. pomme de coin. On dit prov. d’Une personne qui a le teint jaune, qu’Elle est jaune comme un coin.
Gros fruit à pepin, qui a l’odeur forte & la peau couverte d’un certain petit duvet. Gros coin. coin bien jaune. confiture de coins. paste de coins. sirop de coins. gelée de coins. On dit prov. d’Une personne qui a le teint jaune, qu’Elle est jaune comme un coin.
Gros fruit à pepin, qui a l’odeur forte, & la peau couverte d’un certain petit duvet. Gros coin. Coin bien jaune. Confiture de coins. Pâte de coins. Sirop de coins. Gelée de coins. On dit prov. d’Une personne qui a le teint jaune, qu’Elle est jaune comme un coin.
Gros fruit à pepin, qui a l’odeur forte, & la peau couverte d’un certain petit duvet. Gros coin. Coin bien jaune. Confiture de coins. Pâte de coins. Sirop de coins. Gelée de coins. On dit proverbialement d’Une personne qui a le teint jaune, qu’Elle est jaune comme un coin.
Gros fruit à pepin, qui a l’odeur forte, et la peau couverte d’un léger duvet. Gros coin. Coin bien jaune. Confiture de coins. Pâte de coins. Sirop de coins. Gelée de coins. On dit proverbialement d’Une personne qui a le teint jaune, qu’Elle est jaune comme un coin.
Gros fruit jaune en forme de poire, qui a une odeur forte, et dont la peau est couverte d’un duvet. Gros coing. Coing bien jaune. Confiture de coings. Pâte de coings. Sirop de coings. Gelée de coings. Prov., Être jaune comme un coing, Avoir le teint très-jaune.
Gros fruit jaune en forme de poire, qui a une odeur forte, et dont la peau est couverte d’un duvet. Gros coing. Coing bien jaune. Confiture de coing. Pâte de coing. Sirop de coing. Gelée de coing. Prov., Être jaune comme un coing, Avoir le teint très jaune.
Fruit du cognassier, jaune, en forme de poire, qui a une odeur forte et dont la peau est couverte d’un duvet. Gros coing. Coing bien jaune. Confiture de coing. Pâte de coing. Sirop de coing. Gelée de coing. Être jaune comme un coing, Avoir le teint très jaune.
xie siècle, cooin. Du latin cotoneum malum, altération du grec kudônia mêla ou mala, « pommes de Kydonia (ville de Crète) ».
Fruit du cognassier, de couleur jaune, en forme de poire, à la peau couverte de duvet. Le coing est un fruit de saveur forte qui ne se consomme guère qu’en préparations. De la confiture, de la gelée de coings. De la pâte de coing. Du sirop de coing. ▪ Expr. fam. Être jaune comme un coing, avoir le teint très jaune.
Nom commun
(XIe siècle) Attesté en judéo-français sous la forme codoin (Gloses de Rachi) ; (XIIe siècle) en ancien français cooing ; (XIIIe siècle) cooin : du latin cotoneum (« coing »), déformation dialectale de Cydoneus, cydonium, du grec μῆλα κυδώνια, mêla kudónia (« fruit de Cydon ») de Cydonia, ville actuelle de Khania ou La Canée en Crète.
1. (Botanique) Fruit piriforme du cognassier, de couleur jaune, au goût âpre et souvent utilisé pour faire des gelées. « Jaune comme un coing. » Madame Grandet était une femme sèche et maigre, jaune comme un coing. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834) « Il sentit dès les paliers inférieurs une entêtante odeur de fruit et trouva dans l’atelier Élodie, qui aidait la citoyenne Gamelin à faire de la confiture de coings. » — (Anatole France, Les Dieux ont soif) « Les coings sont de gros fruits plus ou moins bosselés, tronconiques, ovoïdes ou piriformes suivant les variétés. A l’âge adulte, un arbre peut donner jusqu’à 100 kilos de fruits. » — (Thierry Delahaye, Les petits fruitiers des haies, 2008, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 16) « Les coings se récoltent à partir d’octobre, après la chute des premiers fruits, quand ils exhalent un arôme puissant et agréable, qu’ils sont jaune et bien lourds… mais au plus tard avant les fortes gelées de novembre. » — (Thierry Delahaye, Les petits fruitiers des haies, 2008, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 18) « Le coing est un fruit étonnant, avec son jaune mat sous une couche pelucheuse. Très doux au toucher, mais pas irritant comme la pêche. Si lourd, il aime s’affaler dans l’herbe. Si dur, il résiste même au couteau. » — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 228-229)
Variantes orthographiques
coin (archaïsme)
Dérivés
bourré comme un coing, pété comme un coing pâte de coing
Apparentés étymologiques
cognasse cognassier
Vocabulaire apparenté par le sens
coing figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : confiture, fruit. cotignac
Le coing est le fruit du cognassier (Cydonia oblonga). Piriforme et volumineux, il est cotonneux en surface et, à maturité, il est jaune et très odorant.
La maturité complète du coing demande un climat méditerranéen à longue période de chaleur (Portugal, Grèce, Turquie...). Il peut alors être consommé cru. Dans les régions moins méridionales, au climat tempéré plus frais, ce n'est pas le cas sauf pour certaines variétés à court cycle de fructification (Cognassier Aromatnaya, Cognassier Kuganskaya) qui peuvent parfois arriver à maturité quasi complète par un automne particulièrement chaud. Sinon, les coings restent durs, astringents et acides et ne peuvent être consommés qu'après cuisson. Une ancienne méthode les laissait exposés aux gelées pour les ramollir et éliminer un peu de tanin.
Les fruits sont utilisés principalement pour confectionner des gelées, des confitures, de la pâte ou des gâteaux. Les coings peuvent également être rôtis au four, ou être utilisés dans la préparation de tajines de mouton ou de volaille. Enfin, le coing peut être distillé et l'on en obtient ainsi une eau-de-vie. En Europe de l'Est, le coing est utilisé comme légume, dont on fait une soupe d'hiver.
Le fruit était connu dans la Grèce antique. Sa variété la plus appréciée venait de la région de La Canée (« Kydonia ») sur la côte nord-ouest de la Crète : elle était appelée « μῆλον κυδώνιον (Mêlon Kudonion) », soit « pomme de Cydon », d'où le nom scientifique du genre, « Cydonia », attribué au cognassier.
Caractéristiques botaniques
Comme la pomme ou la poire, le coing est au niveau botanique un faux-fruit dérivant d'un ovaire infère adhérent. Après la fécondation, le réceptacle floral se développe en même temps que le fruit. Le péricarpe est charnu à l'extérieur et cartilagineux à l'intérieur (trognon, nom vulgaire correspondant à l'endocarpe que l'on peut assimiler à un noyau). Le vrai fruit est ce trognon issu de la transformation de l'ovaire, formant un noyau peu lignifié qui contient les graines « les pépins » distribués dans cinq loges carpellaires. Le coing est donc un piridion pour les botanistes.
Valeur nutritive
Comme les poires, les coings contiennent des amas de cellules « pierreuses » (sclérenchymateuses) donnant à leur chair une consistance granuleuse.
Les coings sont des fruits acides (p H autour de 3,7 pour plusieurs cultivars). Ils contiennent de l'acide malique (0,78 %), tartrique (0,22 %), acétique (0,12 %), oxalique (0,06 %) et très peu d'acide citrique.
Les sucres prédominants sont le fructose (10,8 %) puis le glucose (5,1 %). Les fruits crus sont en général riches en fibres alimentaires et en pectines (0,53 % de la matière fraîche comme pour la pomme).
Points forts du coing : contient très peu de graisses saturées, de cholestérol et de sodium. C'est une bonne source de fibres alimentaires et de cuivre et une très bonne source de vitamine C.
Polyphénols
Les coings sont riches en polyphénols.
Les trois classes de polyphénols les plus abondants sont : les acides phénols, les flavanols et les flavonols.
On trouve des acides phénoliques : plusieurs esters de l'acide caféique et de l'acide quinique, comme l'acide chlorogénique (acide 5-caféylquinique), composant actif des feuilles d'artichauts ou du café. Ce sont des antioxydants protégeant le LDL et l'acide linolénique des attaques oxydatives.
Les coings crus sont astringents en raison de leur richesse en flavanols monomères et oligomères (les tanins condensés ou proanthocyanidols).
La cuisson en milieu acide produit une décomposition des tanins condensés amer-astringents en anthocyanidols (cyanidol et delphinidol), pigments colorés brun cramoisi, sans astringence.
Les flavonols sont aussi abondants : quercétine 3-rhamnoside, quercétine 3-xyloside, quercétine 3-galactoside, rutine, kaempférol 3-glucoside et kaempférol 3-rutinoside.
La flaveur typique du coing vient principalement du 2-méthyle-2-butenoate, développant une flaveur fruitée.
Le composé phénolique le plus important de la confiture de coing est l'acide 5-O-caféyl quinique et celui de la gelée est le quercétol 3-galactoside.
Utilisation
Le coing était déjà cultivé depuis 4 000 ans dans l'ancienne Perse et l'Anatolie. Il a été un fruit très apprécié en Europe et en Asie centrale, entre les XVIe et XVIIIe siècles mais a depuis perdu beaucoup de sa faveur dans ces régions.
Alimentation
Le coing, aromatique et riche en pectines, permet l'élaboration de gelées et de pâtes.
On ajoute parfois quelques dés de coing aux tartes aux pommes, à la confiture ou à la compote de pommes pour en améliorer la saveur.
Le terme « marmelade », signifiait à l'origine « confiture de coing ». Il dérive du portugais marmelada, qui a conservé ce sens, et dérive du nom portugais du fruit marmelo.
La pulpe du fruit devient rouge après un long temps de cuisson. En Espagne, au Venezuela, en Argentine, au Chili et en Uruguay, il est cuit pour faire un bloc de pâte rougeâtre appelé dulce de membrillo consommé en sandwich avec du manchego.
Dans la cuisine maghrébine, le coing est un ingrédient des tajines préparées avec de l'épaule et du carré de côtelettes de mouton, ou jarret de veau.
Dans les Balkans, on fabrique un alcool de coing.
La gelée de coing est la base du cotignac.
En Chine, une boisson très riche en vitamine C est fabriquée à base de coings par la société japonaise Asahi Beer.
Médicinale
Dans certaines régions d'Afghanistan, les graines de coing sont recueillies et bouillies, puis ingérées pour lutter contre la pneumonie.
Selon la tradition locale maltaise, une cuillère à café de confiture dissoute dans une tasse d'eau bouillante soulage l'inconfort intestinal.
C'était un des constituants du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.
Le coing, dont certains s’attachent à penser qu’il était la pomme d’or du jardin des Hespérides, aurait, confit au miel, calmé les pleurs et les agitations du jeune Zeus. L’astringence du coing due à ses tanins, ainsi que celles dues à ses fibres (pectines) sont les principales propriétés de ce fruit en médecine Hippocratique. Les vertus étaient nombreuses : surtout digestives et antitoxiques (remède favorisant la digestion, soignant les diarrhées, les entérites, antidote contre les poisons, remède contre la toux et autres pharyngite ou laryngite, contre les brûlures, les engelures, les gerçures des lèvres et … les hémorroïdes, grâce à une décoction faite avec le mucilage entourant les graines.
Pline
Pline l'Ancien écrivait déjà :
Rabelais : Panurge et le coing
— Rabelais, Tiers Livre, chapitre 32
Hildegarde de Bingen
Très célèbre diététicienne de son époque, Hildegarde de Bingen (1098-1179) écrit à propos du coing :
Production
À long terme, la Turquie a toujours dominé la production de coing.
Il existe un cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis, 木瓜 mugua), une espèce différente du cognassier commun d'Europe et du Moyen orient (Cydonia oblonga). Il donne des fruits plus gros et également comestibles mais ayant surtout une utilisation médicinale. Bien qu'il croisse en Europe et en Californie, il n'y est cultivé que comme plante ornementale. Le cognassier Cydonia oblonga, domestiqué en Asie centrale, a été introduit au Xinjiang par la route de la soie dès les temps anciens. Il est maintenant cultivé sous le nom de 榅桲 wenpo,dans les provinces du Xinjiang, Shaanxi, Jiangxi et Fujian.
La Chine qui n'avait qu'une production assez faible de coings, ne commence à rentrer dans les statistiques de la FAO qu'en 1985 avec une production 2 000 tonnes. Entre 1991 et 2001, sa production fait un grand bond en avant puisqu'elle est multipliée par 18 (elle passe de 5000 à 90 000 tonnes), puis sa production se stabilise et recommence à croître lentement après 2011.
En Iran, la production de coing a cru très rapidement entre 2008 et 2015. C'est maintenant le troisième producteur mondial.
L'Algérie est devenu un producteur de coings important dans les années 2005 (avec 6 422 tonnes) ; en 2017, avec 12 400 t elle atteint 1,7 % de la production mondiale.
En Europe , l'Espagne est le premier producteur avec 8 405 tonnes en 2017.
Calendrier républicain
Le nom du coing fut attribué au 28e jour du mois de brumaire du calendrier républicain français, généralement chaque 18 novembre du calendrier grégorien.