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champignon

D'après les sources cochées · ·

champignon Larousse (Définition)

nom masculin

(ancien français champegnuel, du latin populaire *campaniolus, qui vit dans les champs)

1. Être vivant aux tissus peu différenciés, sans chlorophylle, formés de réseaux de filaments, et qui se reproduit à l'aide de spores, portées en général par un carpophore.

2. Ce carpophore seul.

3. Nom usuel du mérule.

4. Champignon microscopique susceptible de provoquer chez l'homme de nombreuses affections parasitaires de la peau et des viscères, appelées mycoses.

5. Familier. Pédale d'accélérateur : Appuyer sur le champignon.

6. Bâtiment Élargissement conique ou pyramidal au sommet d'un poteau de béton armé, lui-même dit poteau champignon.

7. Chemin de fer Partie supérieure du rail, de profil épais, dont la surface supérieure constitue la table de roulement.

champignon Le Robert (Définition)

nom masculin

1. Végétal sans feuilles, formé généralement d'un pied surmonté d'un chapeau, à nombreuses espèces comestibles ou vénéneuses. Ramasser des champignons. Champignon de couche, de Paris. locution Pousser comme un champignon, très vite. Ville champignon, qui se développe très vite.

2. Ce qui a la forme d'un champignon à chapeau. familier Pédale d'accélérateur. Appuyer sur le champignon : accélérer. Champignon atomique : nuage produit lors d'une explosion nucléaire.

3. Botanique, au pluriel** Classe de végétaux comprenant les champignons (1), les moisissures, les levures et des parasites des plantes, des animaux ou de l'être humain. ➙ fonge ; mycologie.

champignon Littré (Définition)

(chan-pi-gnon) s. m.

1. Terme de botanique. Nom de plantes cryptogames, formant une classe qui renferme une infinité de genres et d'espèces, les unes bonnes à manger, les autres très malfaisantes et causant souvent la mort quand on en mange par imprudence. Le pied, le chapeau d'un champignon. Une couche, un maniveau, un plat de champignons. Champignons vénéneux. Blanc de champignon, assemblage de petits filets blancs à l'aide desquels les jardiniers reproduisent les champignons.

2. Fig. Il est venu en une nuit comme un champignon, c'est-à-dire il a fait fortune en peu de temps. « Ou ces doctes mignons Naissent en une nuit comme des champignons », Régnier, Sat. II. « Il y a fort peu de temps qu'il est dans la comédie : on ne devient pas comédien comme un champignon », Scarron, Rom. com. V. « Jamais je n'avais pensé à une place qui ne devait être remplie que dans cinq ans, mais ces champignons de fortune prenaient leurs mesures de loin », Saint-Simon, 242, 231. On dit aussi d'un enfant qui grandit vite et se porte bien, il vient comme un champignon.

3. Terme de pathologie. Excroissance molle et fongueuse qui se forme, en certains cas, sur des surfaces mises à nu. Terme de vétérinaire. Squirre du cordon testiculaire après la castration du cheval par casseaux. Maladie à laquelle les chiens sont sujets.

4. Support en forme de champignon pour des chapeaux et bonnets de femme, perruques, etc.

5. Renflement spongieux qui se forme à une mèche qui brûle mal.

6. Bouton, embout de métal d'un fourreau. « Comme Cambyse sauta sur le cheval, du fourreau de son sabre tombe le champignon, le sabre le blesse à la cuisse », Courier, II, 179. Rond de tôle à l'extrémité d'une cheminée ou d'un tuyau.

7. Sorte de jet d'eau peu élevé.

8. Champignon de mer, nom vulgaire de plusieurs corps que l'on trouve sur le bord de la mer.

Historique

XIIIe s. « Campaigneus sont de maintes manieres, et il en a qui font les gens soudainement morir », Alebrand, f° 61. XIVe s. « Champignons d'une nuit sont les meilleurs et sont petits et vermeils dedans, clos dessus », Ménagier, II, 5.

Étymologie

Ital. campignuolo ; l'ancien français et l'italien, qui sont les mêmes, viennent d'un bas-latin campinolius ; le français moderne d'un bas-latin campinio, de campus, champ : qui vient dans les lieux champêtres.

champignon Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Espece de plante spongieuse qui vient sans racines, & qui croist en peu de temps en quelques endroits de la terre & à quelques arbres. Champignons venimeux. champignons bons à manger. la pluye douce fait venir les champignons. plat de champignons. ragoust, sausse aux champignons. poudre de champignons. On appelle aussi fig. Champignon, Certain bouton qui se fait au lumignon d’une chandelle, ou à une mesche qui brusle. On dit prov. d’Un homme qui s’est eslevé en peu de temps, qu’Il est venu tout en une nuit comme un champignon.

Espece de plante spongieuse qui vient sans racines, & qui croist en peu de temps en quelques endroits de la terre, & à quelques arbres. Champignons bons à manger. la pluye douce fait venir les champignons. plat de champignons. ragoust, sausse aux champignons. poudre de champignons. champignon venimeux, veneneux. On appelle aussi Champignon, certain bouton qui se fait au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mesche qui brusle. On appelle encore Champignons, certaines excrescences de chair spongieuses qui se forment dans la vessie. On dit prov. d’un homme qui s’est eslevé en peu de temps, qu’Il est venu en une nuit comme un champignon.

Espèce de plante spongieuse qui vient sans racines, & qui croît en peu de temps en quelques endroits de la terre, & à quelques arbres. Champignons bons à manger. La pluie douce fait venir les champignons. Plat de champignons. Ragoût, sausse aux champignons. Poudre de champignons. Champignon venimeux, venéneux. On appelle aussi, Champignon, Certain bouton qui se fait au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle. On appelle encore Champignons, Certaines p. 249excrescences de chair spongieuses qui se forment dans la vessie. On dit prov. d’Un homme qui s’est élevé en peu de temps, qu’Il est venu en une nuit comme un champignon.

Espèce de plante spongieuse qui vient sans racines, & qui croît en très-peu de temps en quelques endroits de la terre, & à quelques arbres. Champignons bons à manger. La pluie douce fait venir les champignons. Plat de champignons. Ragoût, sausse aux champignons. Poudre de champignons. Champignons vénéneux. On appelle aussi Champignon, Certain bouton qui se fait au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle. On appelle encore Champignons, Certaines excroissances de chair spongieuses qui se forment dans les plaies, & dans quelques parties du corps. On dit proverbialement d’Un homme qui s’est élevé en peu de temps, qu’Il est venu en une nuit comme un champignon.

Espèce de plante spongieuse qui vient sans racines, et qui croît en très-peu de temps en certains terrains et à quelques arbres. Champignons bons à manger. La pluie douce fait venir les champignons. Plat de champignons. Ragoût, sauce aux champignons. Poudre de champignons. Champignons vénéneux. On appelle aussi Champignon, Certain bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle. On appelle encore Champignons, Certaines excroissances de chair spongieuses qui se forment dans les plaies, et dans quelques parties du corps. On dit proverbial. d’Un homme qui s’est élevé en peu de temps, qu’Il est venu en une nuit comme un champignon.

Nom générique d’une famille nombreuse de plantes sans organes sexuels apparents, d’une consistance molle, spongieuse ou coriace, dénuées de feuilles et de racines, et dont la forme et la couleur varient beaucoup. Les champignons croissent très-rapidement. L’amadou est fait d’une espèce de champignon. Champignons parasites. Le pied d’un champignon. Le chapeau d’un champignon. La pluie douce fait venir les champignons. Ramasser des champignons. Champignons bons à manger. Champignons de couche. Maniveau de champignons. Plat de champignons. Ragoût, sauce aux champignons. Croûte aux champignons. Poudre de champignons. Champignons vénéneux. Prov. et fig., Il est venu en une nuit, comme un champignon, se dit D’un homme qui s’est élevé en peu de temps.

■ Champignon, se dit aussi d’Un support, ordinairement de bois, dont le haut a la forme d’un champignon, et sur lequel on pose des chapeaux ou des bonnets de femme, des perruques, etc.

■ Champignon, se dit encore d’Un certain bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle.

■ Champignon, en termes de Médecine, se dit de Certaines excroissances de chair spongieuses qui se forment dans les plaies, et dans quelques parties du corps. Voyez Fongus.

Nom d’une famille nombreuse de plantes cryptogames, d’une consistance molle, spongieuse ou coriace, dénuées de feuilles et de racines, et dont la forme et la couleur varient beaucoup. Les champignons croissent très rapidement. L’amadou est fait d’une espèce de champignon. Champignons parasites. Le pied d’un champignon. Le chapeau d’un champignon. La pluie douce fait venir les champignons. Ramasser des champignons. Champignons bons à manger. Champignons de couche. Maniveau de champignons. Plat de champignons. Ragoût, sauce aux champignons. Croûte aux champignons. Poudre de champignons. Champignons vénéneux. Prov. et fig., Il est venu en une nuit, comme un champignon, se dit D’un homme qui s’est élevé en peu de temps.

■ Champignon, se dit aussi d’Un support, ordinairement de bois, dont le haut a la forme d’un champignon, et sur lequel on pose des chapeaux ou des bonnets de femme, des perruques, etc.

■ Champignon, se dit encore d’Un certain bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle.

■ Champignon, en termes de Médecine, se dit de Certaines excroissances de chair spongieuses qui se forment dans les plaies, et dans quelques parties du corps. Voyez Fongus.

Terme générique par lequel on désigne des Plantes cryptogames, d’une consistance molle, spongieuse ou coriace, dénuées de feuilles et de racines, de forme et de couleur variées, dont certains sont comestibles, d’autres vénéneux. Les champignons croissent très rapidement. L’amadou est fait d’une espèce de champignon. Champignons parasites. Le pied d’un champignon. Le chapeau d’un champignon. La pluie douce fait venir les champignons. Ramasser des champignons. Champignons de couche. Plat de champignons. Champignons vénéneux. Fig. et fam. Pousser comme des champignons, Se développer avec une grande rapidité. Par extension, il se dit de Ce qui est de la nature ou rappelle la forme de cette plante, d’un Bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle et, en termes de Médecine, des Végétations parasites et de Certaines excroissances de chair spongieuses qui se forment dans les plaies et dans quelques parties du corps. Voyez Fongus. En termes d’Arts, il se dit d’un Support, ordinairement de bois, dont le haut a la forme d’un champignon et sur lequel on pose des chapeaux de femme, des perruques, etc. ; du Disque en tôle qui abrite l’orifice d’une cheminée ou d’un tuyau ; de la Vasque renversée qui fait retomber en nappe les eaux d’une fontaine jaillissante ; d’une Sorte de siège de jardin, etc.

xive siècle. Issu de l’ancien français champignuel, du latin populaire *campaniolus, « qui pousse dans les champs, produit de la campagne ».

1. botanique. Cryptogame dépourvu de feuilles, de chlorophylle et de racines, et dont la forme, la couleur et la consistance sont très variées. Champignons comestibles, champignons vénéneux. Le pied, le chapeau d’un champignon. Chercher, ramasser des champignons. Champignons de couche ou champignons de Paris. Les premiers antibiotiques ont été extraits de champignons. Les levures et les moisissures sont des champignons. Certains champignons croissent très vite. Expr. fam. Pousser comme un champignon, se développer avec une grande rapidité.

2. Par analogie. Support ou saillie à grosse tête. La modiste façonne ses chapeaux sur des champignons. Disque en tôle abritant un orifice. Le champignon d’aération d’une cabine. Spécialement. Nuage de fumée consécutif à une explosion nucléaire. Champignon atomique. Fam. Dans une automobile, pédale de l’accélérateur. Appuyer sur le champignon, accélérer rapidement ou conduire très vite.

champignon Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(1398) De l’ancien français champagnuel, du bas latin campionem (« qui croît dans les champeaux »), du latin campania (« produit de la campagne »). A remplacé le latin fungus (« champignon »), qui a donné fongus. Le latin populaire disait fungus campaniolus.

1. (Mycologie) Organisme eucaryote unicellulaire ou pluricellulaire dont les cellules sont dépourvues de chlorophylle ou de plaste et dont l’appareil végétatif est un thalle. « Les champignons, en tout cas, ont cette supériorité sur les familles humaines, qu’ils ne se dévorent pas entre eux. Toutes les espèces vivent entre elles en bonne intelligence. De combien de nations et même de races peut-on en dire autant ? » — (Lucien Descaves, L’Hirondelle sous le toit, 1924) « Pendant longtemps, les champignons ont été classés parmi les végétaux cryptogames. Désormais, comme nous l’avons vu, on les considère comme une catégorie à part de la classification du vivant. » — (La défense des cultures, 2010, page 31) « Contrairement aux animaux (hétérotrophes par ingestion) chez qui la digestion s’effectue après l’ingestion, la digestion est extracellulaire chez les champignons. » — (Maurice Thibault, Tweddell Russell J, Champignons : Molécules bioactives d’intérêt médical et pharmacologique, 2016) « La classification du vivant en cinq règnes proposée par Robert Whittaker, qui pour la première fois octroyait aux champignons une place autonome, n’a été publiée qu'assez récemment, en 1969. » — (Robert Hofrichter , La Vie secrète des champignons, 2019) « Disque futuriste – dans le sens où toute œuvre d’art, comme l’explique dans Dark Ecology son ami le philosophe Timothy Morton, nous parle depuis les temps à venir –, Fossora voit l’Islandaise, 56 ans, prendre fait et cause pour les spores et les champignons, ces êtres interconnectés, à mi-chemin du vif et de l’inerte, existant de la plus petite échelle à la plus immense. » — (Olivier Lamm, Björk: «L’énergie de l’été islandais est dans “Fossora”», Libération, 29 septembre 2022) « Sur plus de 2.500 espèces connues de champignons comestibles dans le monde, plus de 900 se trouvent au Yunnan, soit environ 36% du total mondial et 90% de toutes les espèces présentes en Chine, analyse le média chinois Sixth Tone. » — (Les Chinois aiment tellement aller aux champignons qu'ils sont en train de détruire les écosystèmes locaux, Anaëlle Phu, Slate, 8 juillet 2025)

2. (Courant) Nom couramment donné à la « fructification » temporaire et visible, le sporophore (autrefois appelé carpophore), d’un organisme à caractère plus durable et plus discret, le macromycète, dont la structure habituellement filamenteuse constitue le mycélium, dont les filaments isolés sont généralement invisibles à l’œil nu. Sauce à la Sainte-Menehould. — […]; délayez votre sauce avec du lait ou de la crème; assaisonnez-la d’un bouquet de persil et ciboules, la moitié d'une feuille de laurier, quelques champignons et échalotes; mettez-la sur le feu ; […]. — (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de Cuisine, Paris : chez Alphonse Lemerre, 1873, page 987) « Au loin, il y avait de ces champignons qui érigent un gland glueux de pus verdâtre ou qui s’affaissent, flasques, comme des éponges pourries aux puanteurs de charognes. » — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958) « Les champignons, c’était la chair même de la forêt, une chair dont la saveur tenait de l’arbre et de la terre. » — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 2, 1910)

3. (Par extension) Tout être vivant qui se nourrit de matière organique et qui n’est pas un animal. « Après Prévost, il faudra attendre près de 50 ans encore et traverser les terribles famines d’Irlande pour que l’on reconnaisse enfin de façon irréfutable que les champignons vivants peuvent être la cause de maladies chez les végétaux. » — (Jean Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982) « L’azoxystrobine possède un large spectre sur les champignons pathogènes de la vigne : le mildiou, l’oïdium, le black-rot, le rougeot parasitaire, l’excoriose. Une efficacité secondaire sur la pourriture grise (Botrytis cinerea) a été observée. » — (Revue des œnologues et des techniques vitivinicoles et œnologiques, Bourgogne-Publications, 1998, page 40)

4. (En particulier) (Médecine) Forme parasitaire de la peau humaine. « Il a attrapé des champignons aux pieds en allant à la piscine. »

5. (Par analogie) Tout objet de la forme d’un champignon. « Et tous ces gens sevrés de savoir qui tapent sur des champignons pour répondre à des questions, ils savent tout et moi je ne sais plus rien. Il n’y a qu’à la téloche que l'on voit des gens heureux et qui font coucou avec leur tête parce que leurs bras chargés de cadeaux. » — (Thierry Décloitre, La vie est clandestine, Éditions Le Manuscrit, 2004, page 54)

6. (En particulier) Accélérateur d’un véhicule à moteur. « Appliquant le geste à la parole, Alvaro venait d’écraser le champignon de la Polo fonçant sur le gros plein de soupe. » — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 7)

7. Nuage résultant d’une explosion nucléaire.

8. (Médecine) Végétation parasite, excroissance de chair spongieuses qui se forme dans les plaies et dans quelques parties du corps. → voir fongus

9. (Vieilli) Bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle « À mesure que l’obscurité gagnait, car les chandelles devenaient maigres, maigres, et les champignons des mèches grossissaient d’une façon monstrueuse, les estampes, loin de se voiler, paraissaient davantage […] » — (Paul Féval, La Ville-Vampire dans la bibliothèque Wikisource , E. Dentu, Paris, 1875, Deuxième journée — chapitre VII)

10. Support, ordinairement de bois, sur lequel on pose des chapeaux de femme, des perruques, etc. « Il fallait la voir regarder, de ses yeux bordés de rouge, les étalages des bas de soie brodés, et les chapeaux joliment chiffonnés, qui, chez les modistes, se dressent fièrement au haut des champignons de palissandre ! » — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886) « Gervaise venait de poser le bonnet de madame Boche sur un champignon garni d'un linge, et en tuyautait les dentelles minutieusement au petit fer. » — (Émile Zola, L’Assommoir, Paris : chez G. Charpentier, 35e édition, 1877, page 187)

11. Disque en tôle qui abrite l’orifice d’une cheminée ou d’un tuyau.

12. (Architecture) Vasque renversée qui fait retomber en nappe les eaux d’une fontaine jaillissante ; d’une sorte de siège de jardin, etc.

13. Sorte de siège fixe et isolé en usage dans les lycées.

Dérivés

appuyer sur le champignon brosse à champignons champiflette champignon aquatique champignon atomique champignon au plancher champignon chenille champignon cyphelloïde champignon de couche champignon de garrigues champignon de Paris champignon des bruyères champignon du panicaut champignon filamenteux champignon magique champignon parfumé champignon-pieuvre champignon supérieur champignonnage champignonner champignonnesque champignonneur champignonneux champignonnière champignonniste champignons à la grecque champignon à repriser champignons aux pieds chasse aux champignons chasseur de champignons chasseuse de champignons couteau à champignon ou couteau à champignons grandir comme un champignon le pied sur le champignon microchampignon pousser comme des champignons (se développer avec une grande rapidité) rocher champignon ou rocher-champignon ville champignon ou ville-champignon

Dérivés dans d’autres langues

Catalan : xampinyó Espagnol : champiñón

Hyperonymes

eucaryote thallophyte (ancien)

Hyponymes

ascomycète (champignon à asques) basidiomycète (champignon à basides) gastéromycète macromycète zygomycète

Méronymes

Sporophore pileus / chapeau hyménophore hyménium (lisse, ou formé de plis, de lames, de tubes ou d’aiguillons) stipe / pied

Apparentés étymologiques

champeaux

Vocabulaire apparenté par le sens

champignon figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : pénis, fromage, truffe, explosion, séchage, pizza, voie ferrée, bougie, sorcière, barbecue, simili-carné, humidité, bouton (technique), calvitie, cueillette, légume, perruque, régime alimentaire. fongicide fongiforme hyménium mycélium mycologie mycologue réseau mycélien réseau mycorhizien Organisme eucaryote sans chlorophylle (1) : champignon figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : champignon, cueillette, légume. Objet de même forme (5) : champignon figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : bouton (technique), calvitie, perruque.

Champignon Wikipédia (Encyclopédie)

Les champignons sont des eucaryotes pluricellulaires ou unicellulaires. Le taxon « champignon » est devenu ambigu et considéré par la science actuelle comme obsolète car il ne désigne pas un groupe monophylétique mais plusieurs taxons distincts. Il a en effet été divisé en eumycètes, oomycètes, chytridiomycètes et mycétozoaires. Leurs cellules, pourvues d'une paroi chitineuse ou cellulosique, sont immobiles et se nourrissent par l’absorption des molécules organiques directement dans le milieu. La cellule ou les cellules sont dépourvues de chlorophylles ou de plastes car ces organismes sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone. Ils n'appartiennent donc pas au règne des plantes. Leur appareil végétatif est un thalle : ce sont donc des thallophytes qui adoptent un mode de vie filamenteux (l'ensemble des filaments appelés hyphes formant le mycélium). Ces caractéristiques, qui peuvent être perdues secondairement dans certains taxons, permettent de regrouper des organismes appartenant à des groupes distincts dans la phylogénie.

Tous les véritables champignons appartiennent au groupe des eumycètes et se répartissent au sein des basidiomycètes, comme les amanites ou, pour quelques-uns, parmi les ascomycètes, à l'exemple des morilles ou des truffes. Deux groupes sont communément appelés « champignons » mais n'en sont pas au sens strict du terme : les oomycètes (plus proches génétiquement des algues brunes) et les myxomycètes.

Présents dans le registre fossile depuis 450 millions d'années, soit le Silurien, ils ont colonisé presque tous les milieux terrestres et même aquatiques en eaux douce, saumâtre et même marine (1 500 espèces au moins, qui ont un rôle écologique important ; via des symbioses avec des algues parfois).

Les premiers champignons mycorhiziens de type gloméromycètes ont vraisemblablement aidé les premières plantes terrestres à coloniser les terres émergées.

Ce qu'on appelle couramment « champignon » n'est en fait que la « fructification » temporaire et visible, le sporophore (autrefois appelé « carpophore »), d'un organisme à caractère plus durable et plus discret, le macromycète, dont la structure habituellement filamenteuse constitue le mycélium, formé de filaments généralement invisibles à l’œil nu lorsqu'ils sont isolés. Le sporophore se présente souvent sous forme d'un pied portant un chapeau. D'autres silhouettes de sporophores sont bien connues : en forme de petits buissons comme les clavaires, de langues sur le tronc des arbres comme les fistulines, de coupes comme les pézizes, de sphères comme les vesses-de-loup, etc.

L'étude des champignons, la mycologie, est pratiquée par des mycologues.

Étymologie

Il existe une grande dispersion étymologique pour désigner les champignons, ce qui peut laisser penser que les hommes pré- et protohistoriques consommaient rarement ces organismes. Cependant, la découverte en 1991 d'Ötzi révèle que cet homme, vivant vers 3200 av. J.-C., transportait dans son sac deux champignons, des polypores du bouleau, probablement à usage médicinal, et de l'amadou, probable allume-feu, ce qui suggère que les hommes de cette époque qui vivaient de chasse et de cueillette, ont récolté des champignons pour leur consommation, comme le font encore de nos jours maints peuples exploitant la nature.

Le terme champignon vient de l'ancien français du XIIIe siècle champignuel (par substitution du suffixe -on) du bas latin campinolius « petits produits des campagnes » ou « qui pousse dans les champs » (dérivé en -ŏlu de campania), lui-même issu de la racine latine campus*, « campagne », qui donne le champ, la plaine.

Le mousseron, perçu comme poussant dans la mousse, a donné en anglais le nom générique du champignon, mushroom. La racine de ce mot semble être la mousse, mais est plus probablement l'indo-européen *meu qui l’apparente au latin muscus (« mousse »), mucus (« morve »), mucor (« moisissure ») et au grec mykès (d'où les Mycètes) désignant d'abord les champignons en général. Les termes grec et latin sont ainsi une allusion possible aux champignons qui se protègent contre la dessiccation par une couche de mucus qui recouvre leur chapeau et parfois aussi leur pied, ou à la mycophobie ancestrale, les champignons étant associés aux mucosités nasales repoussantes.

Selon une étymologie populaire, fungus et fongus sont la contraction du latin funus, « funérailles » et d'ago, « produire », rappelant les nombreux décès provoqués par les champignons toxiques. Une origine plus probable de ce terme serait une allusion à l'aspect poreux ou spongieux des champignons : les mots espagnol (hongo) et italien (fungo) remontent en effet à une racine méditerranéenne, sfong-/fung-, qui a donné en grec spongos et en anglais sponge, signifiant « éponge », et en latin fungus qui signifie en même temps « champignon » et « éponge ».

Éléments d'histoire de la nomenclature

Dans la langue commune, le terme « champignon » désigne un organisme vivant charnu, constitué généralement d'un pied surmonté d'un chapeau, à l'image du champignon de Paris ou du bolet.

Aussi loin que remontent les sources documentaires, les champignons ont attiré les hommes pour leurs propriétés comestibles ou hallucinogènes. Ils les ont aussi effrayés par leur toxicité. Les premières descriptions en langues européennes datent du Grec Théophraste (-371, -288) qui observe que les champignons (mykès) sortent des racines des chênes et que les Grecs savent les faire croître sur les fumiers. On trouve de nombreuses mentions chez les auteurs gréco-latins de divers fungus (mykès) : Nicandre rapporte les noms de champignons mortels de l'olivier, du grenadier et de l’yeuse, Pline l'Ancien et Dioscoride, décrivent l'agaricum (ou en grec agaricon, ἀγαρικόν) et Athénée comme ses prédécesseurs, distingue les champignons, la truffe et le pezis. La classification des champignons parmi les plantes vient des Grecs et perdurera jusqu'au XXe siècle.

En 1586, Dans Historia generalis plantarum, Jacques Daléchamps décrit différents champignons avec des gravures

Il faut attendre l'invention du microscope et son perfectionnement au XVIIe siècle pour découvrir les parties invisibles des champignons (nommées actuellement les « spores » et les « hyphes »), sans que l'on connaisse encore leurs rôles. Au siècle des Lumières, les premières cultures de laboratoire permettent au botaniste italien Pier Antonio Micheli de décrire et dessiner les spores (qu'il appelle graines) de tous les grands groupes de champignons. Il est le premier à établir le cycle de développement partant de la spore, passant par le mycélium et donnant l'appareil reproducteur charnu (le sporophore). Mais comme ses contemporains, Michelli classe les champignons parmi les plantes et utilise les termes de graines, de fruits et même de fleurs pour désigner les parties qu'il dessine pourtant correctement (Nova plantarum genera (1729) Michelli).

Linné ne sait que faire de ces êtres vivants qu'il classe comme Fungi dans les Cryptogamia regroupant « les plantes dont les noces ne sont pas publiques » (Species plantarum, 1753).

La croyance en une génération spontanée a longtemps persisté même parmi les savants. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les travaux sur la multiplication des champignons comme ceux de Micheli ou de Della Porta, Malpighi et Spallanzani ont eu beau réfuter cette croyance tenace, certains (comme le botaniste Medicus, directeur de l'université de Heidelberg) continuaient à penser que les champignons provenaient de la gelée issue de la décomposition des feuilles mortes.

Plusieurs mycologues sont considérés comme les pères de la classification mycologique moderne : Christiaan Hendrik Persoon qui publie deux volumes du Synopsis methodica fungorum en 1801, Elias Magnus Fries qui publie entre 1821 et 1832 les trois volumes de son Systema Mycologicum…, Lewis David von Schweinitz « père de la mycologie américaine » qui publie Synopsis Fungorum Carolinæ Superioris en 1822 et Miles Joseph Berkeley « père de la mycologie britannique » pour son apport dans la British Flora en 1836.

En 1827, J. J. Schilling décrit comment le mycélium naît de graines (samen) et comment il a suivi au microscope la germination d' Aspergillus niger. Schilling eut beau, lui aussi, publier des dessins soignés de ses observations, rien n'y fit : ceux qui considéraient les champignons comme le produit de la génération spontanée restaient toujours nombreux. On peut citer de grands noms des débuts de la mycologie comme Persoon, Rudolphi (1807), Link, Nees, Unger (1833) et même Naegeli (1842) et E.M. Fries. Pourtant, ce fut ce même Elias Magnus Fries (1794-1878), surnommé le « Linné des champignons », qui donna la première classification systématique des champignons dans Systema mycologicum (1821-1832) et marqua ainsi le début de la mycologie moderne. Ce n'est qu'avec le développement de la théorie cellulaire et de la théorie de l'évolution, dans la seconde moitié du XIXe siècle, que les botanistes cessent de croire dans la génération spontanée des champignons et qu'ils commencent à les détacher des plantes vasculaires. Ainsi, le botaniste autrichien Endlicher proposa de séparer le règne des Plantae en Cormophytes et Thallophytes (« plantes inférieures », non vascularisées), ces derniers regroupant les champignons, les algues et les lichens.

Les champignons sont considérés jusqu'au milieu du XXe siècle comme des plantes imparfaites en raison de leur immobilité mais leur inclusion dans le règne végétal tel qu'il a été défini par Linné a souvent été plus ou moins controversée. Comme celles des végétaux, leurs cellules possèdent une paroi et une vacuole mais, à la différence des plantes, leur paroi n'est pas constituée de cellulose mais de chitine, molécule que l'on trouve aussi chez les insectes et les crustacés. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les naturalistes les considèrent comme des plantes primitives ou dégénérées (des thallophytes cryptogames). En 1969, Robert H. Whittaker les individualise enfin dans un règne particulier, les Fungi, le botaniste proposant une division en cinq règnes : les procaryotes (ou bactéries, à cellules sans noyau), les protistes (eucaryotes unicellulaires), les végétaux Plantae (eucaryotes pluricellulaires photosynthétiques), les animaux Animalia (eucaryotes pluricellulaires hétérotrophes) et les champignons Fungi (eucaryotes pluricellulaires non-photosynthétiques). Les champignons avaient enfin leur règne et on aurait pu attendre un répit dans les remaniements incessants des siècles passés. La coupure avec les plantes et les animaux semblait bien établie mais c'était sans compter sur les avancées techniques dans le séquençage des gènes.

La comparaison des séquences de gènes permet de reconstruire l'histoire évolutive des êtres vivants en suivant les modifications de leur génome. Ces nouvelles méthodes de phylogénie moléculaire vont alors faire voler en éclats la division en cinq règnes : finie la division en procaryotes et eucaryotes, finie la division entre règne animal et règne végétal, finie l'unité des Fungi, etc. L'évolution des eucaryotes a donné naissance à deux grandes lignées de champignons : les eumycètes ou « vrais champignons » et les pseudomycètes ou « pseudochampignons » (comme les mildious). Les vrais champignons sont de proches parents des animaux alors que les pseudochampignons sont plus proches des plantes. Les pseudochampignons Oomycètes (hétérotrophes filamenteux comme les mildious) qui par certains caractères semblent proches des vrais champignons (Eumycètes) ne sont pourtant pas monophylétiques avec ces derniers : leur ressemblance est le fruit d'une convergence évolutive car de leur ancêtre commun (le plus proche), descendent aussi d'autres lignées.

Après avoir considéré les champignons comme des plantes primitives ou dégénérées (des thallophytes cryptogames, Endlicher 1840), puis comme des organismes formant un règne à part (le règne fongique parmi les cinq règnes, Whittaker 1969) et actuellement en 2013, comme un ensemble artificiel, polyphylétique, d'organismes présentant des caractères communs par convergence évolutive, le progrès des connaissances va certainement continuer à nous obliger à toujours revoir et perfectionner les classifications. Les études phylogéniques se poursuivent toujours car la place de plusieurs groupes de champignons est encore incertaine.

Reproduction

Un zygomycète a une morphologie permettant la formation des spores. Certains produisent des zygospores ou bien des azygospores ou encore des chlamydospores. La présence et la morphologie de chacune permette de déterminer le genre zygomycète.

Un ascomycète a une morphologie composée de spores. En effet, celle-ci contient des spores dans des asques.

Un deutéromycète se résume par le fait que sa reproduction sexuée est inconnue. Au niveau des spores d'un champignon deutéromycètes il y a des spores externes tout comme les ascomycètes.

Pour différencier les ascomycètes et les deutéromycètes, tous les deux sont des champignons supérieurs, il faut regarder la reproduction sexuée. En effet, les deutéromycètes en sont incapables.

De plus les ascomycètes n’ont pas de chlamydospores contrairement aux deutéromycètes. Les ascomycètes ont des hyphes avec des connexions de pince, tandis que les deutéromycètes ont plus d’hyphes ramifiés avec des parois en hyphes septées.

Enfin, les ascomycètes sont thermophiles, tandis que les deutéromycètes sont mésophiles.

Classifications

La classification des champignons relève de la mycologie. Elle évolue, notamment en raison des progrès de la génétique, y compris pour des organismes symbiotes (par exemple, les lichens ont un temps été classés hors du monde fongique, et y ont récemment été réintroduits). Les listes et classifications sont donc régulièrement mises à jour. Deux classifications sont actuellement proposées : la classification classique et la classification phylogénétique.

Différences avec les végétaux

Les champignons ont été considérés jusqu'au milieu du XXe siècle comme des végétaux, en raison de leur immobilité et de la présence d'une paroi cellulaire épaissie, végétaux dits « cryptogames » car ne produisant pas de fleurs.

Mais les champignons constituent un règne à part car ils se différencient des plantes et des algues par plusieurs caractères :

- ils sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone : leur incapacité à synthétiser des sucres à partir de simples ressources minérales les distingue fortement des végétaux qui eux sont autotrophes grâce à la chlorophylle et à la photosynthèse. Les champignons doivent extraire de leur environnement des composés organiques déjà constitués. Ils doivent « s'alimenter » comme le font les animaux, ce qu'ils font soit en décomposant de la matière morte (ils sont alors saprophytes), soit au détriment d'organismes vivants (ils sont alors parasites), soit en s'associant avec un organisme chlorophyllien (ils sont alors symbiotiques) ; Plusieurs de ces stratégies pouvant être combinées chez certaines espèces. Les recherches récentes sur l'évolution des espèces vivantes placent d'ailleurs la plupart des champignons plus près des animaux que des végétaux ; - ils sont absorbotrophes, c'est-à-dire qu'ils absorbent les nutriments à travers la paroi extérieure de leur corps ; - leur appareil végétatif est ramifié, diffus et tubulaire ; - ils se reproduisent via des spores ; - leur paroi cellulaire est chitineuse (comme l'exosquelette des arthropodes et des crustacés, ce qui est un exemple de convergence évolutive).

Sous-règnes et espèces de champignons

Le botaniste Robert H. Whittaker a donc logiquement créé pour les champignons, en 1969, le règne spécifique des Fungi (du latin littéraire fungus, le champignon) pour y placer ces êtres particuliers, non seulement ceux produisant des sporophores, mais également dans les définitions les plus larges qui ont pu exister toutes sortes d'organismes eucaryotes multicellulaires ni végétaux, ni animaux, comme les moisissures, les rouilles, le mildiou, les saprolègnes, etc. et même parfois unicellulaires comme les levures.

L'usage du mot champignon s'est alors étendu dans le langage commun à des formes biologiques très diverses. Ainsi, le terme de champignon est utilisé parfois extensivement pour désigner aussi bien des agents responsables de dermatophytoses (types d'affections rencontrées fréquemment sous les ongles des pieds), les feutrages des oïdiums qui parasitent le feuillage des végétaux, l'ergot du seigle, des plasmodes coloniaux comme les fleurs de tan, les Penicillium du fromage de Roquefort, etc. À l'analyse, il s'avère que certains de ces « champignons inférieurs » sont effectivement apparentés de manière très proche aux champignons à sporophores, alors que d'autres appartiennent à des groupes très distants. Les définitions des différents taxons scientifiques ont alors été précisées, mais l'emploi élargi du mot champignon est resté.

Il y a de très nombreuses espèces de champignons, dont épiphytes, endogés ou aquatiques, et il en reste beaucoup à découvrir. Sur les 100 000 espèces de champignons répertoriées en 2015 (sur un nombre total estimé de cinq millions, voire de 10 millions d'espèces), « près de 10 000 produisent des fructifications visibles à l'œil nu, un peu plus de 1 100 sont comestibles et consommés comme aliments, et environ 500 sont utilisés comme remèdes dans la médecine traditionnelle de tous les pays en développement ».

La classification des champignons a été totalement revue :

- le sous-règne des Eumycota rassemble les Ascomycota, les Basidiomycota, les Zygomycota et les Chytridiomycota (les Deuteromycota, un groupe qui rassemblait les champignons sans stade de reproduction sexuelle connue, n'existe plus et ces champignons sont aujourd'hui pour la plupart classés parmi les Ascomycota). Ce sont des opisthokontes, comme les animaux dont ils sont phylogénétiquement les plus proches parents ; - les Microsporidia sont aussi des opisthokontes mais différentes des Eumycota ; - les Oomycota (dont le Mildiou), les Labyrinthulomycetes et les Hyphochytriomycetes sont des hétérokontés, plus proches de divers groupes d'unicellulaires et d'algues brunes que des autres champignons ; - les Mycetozoa (anciennement appelés : Mycétozoaires) sont classés dans les Amoebozoa.

Physiologie

La fructification chez les Eumycètes, appelée précisément sporophore (organe portant les spores permettant d'accomplir le cycle de vie, terme aujourd'hui préféré à « carpophore ») est particulièrement développée pour certaines espèces, le reste de l'organisme appelé le mycélium étant souterrain et donc invisible. Certains Eumycètes disposent de sporophores en surface tandis que d'autres, par exemple ceux des truffes, sont souterrains.

Il existe cependant bien d'autres espèces appelées champignons, qu'elles soient uni- ou pluri-cellulaire, tels que les rouilles, les levures, les moisissures ou encore certains parasites de l'homme. Bien qu'ayant été par le passé regroupées au sein d'un même groupe, elles peuvent n'avoir que peu de rapport entre elles. Les actuels taxons des Fungi / Mycota, des Oomycota, des Hyphochytriomycota, des Labyrinthulomycota, et des Mycetozoa ont été classés ensemble dans le passé comme faisant partie du règne végétal du fait de la présence d'une paroi cellulaire, et de plusieurs similitudes entre leurs cycles de vie et ceux des algues avec lesquelles ils formaient les thallophytes. Les Mycetozoa, souvent décrits comme des champignons-animaux ou amiboïdes, n'ont en fait en commun qu'une ressemblance externe de leur appareil sporifère et sont assez proches des amibes. Des découvertes ont montré que les Oomycota n'étaient en revanche pas des champignons, mais plutôt des cousins des algues et des diatomées. C'est par exemple pour cela que les traitements antifongiques contre le mildiou n'ont jamais été efficaces.

Transporté dans les sciences naturelles, le mystère demeura en partie, comme le montrent les premières classifications botaniques qui les laissèrent longtemps placées dans les cryptogames ou végétaux à reproduction cachée, principalement en raison de la discrétion et de la complexité de leur mode de reproduction.

- Exemples de champignons montrant différentes morphologies - Fungi - Basidiomycota, espèce Boletus chrysenteron (un Bolet) - Fungi - Basidiomycota, espèce Clavaria zollingeri (un clavaire) - Fungi - Basidiomycota, espèce Armillaria mellea - Fungi - Ascomycota, espèce Tuber melanosporum (une Truffe) - Fungi - Ascomycota, espèce Penicillium roqueforti - Fungi - Ascomycota, espèce Trichophyton rubrum (donne une mycose) - Fungi - Ascomycota, espèce Claviceps purpurea (donne l'ergotisme ou mal des ardents) - Fungi - Chytridiomycota, espèce Cladochytrium menyanthis (ceb) - Chromalveolata - Oomycetes, espèce Phytophthora infestans (donne un mildiou) - Amoebozoa - Mycetozoa, espèce Fuligo septica - Basidiomycota - Meruliaceae, espèce Chondrostereum purpureum - Agaric des trottoirs perçant à travers le macadam en juin en région parisienne

Odeur

Les champignons, notamment la fonge, émettent des composés organiques volatils montrant une grande diversité de structures chimiques : composés aromatiques, terpènes, dérivés d’acides gras (notamment l'octène-1-ol-3 que l'on retrouve chez de nombreuses espèces telles que les champignons de couche, les cèpes ou les girolles). Ces odeurs autant que les goûts sont des critères permettant d'identifier les champignons. Le ratio bactérie/champignon dépend du p H. Le ratio odeur de champignon (principalement l'octénol) / odeur de terre (due à la géosmine produite par des bactéries) permet à un écologue d'évaluer la richesse d'un sol par son odeur. Plus un sol sent l'octénol, plus il est riche en champignon et est acide (exemple : mor, moder de landes ou de forêts de résineux issues de la dégradation lente d'une litière acidifiante). Plus un sol sent l'odeur de terre, plus il est riche en bactéries qui traduisent un recyclage rapide de la matière organique avec des vers de terre (surnommés par Aristote « les intestins de la terre ») consommateurs de ces bactéries (exemple : mull de pelouse, d'agrosystème, de forêt productive)

Type de parasite fongique des arbres

Il existe principalement deux grandes catégories de champignons parasitant les arbres, soit les champignons saprophytes qui se nourrissent d’arbres en décomposition et les champignons lignivores qui se nourrissent de matière organique vivante. Ces deux categories s'attaquent à la cellulose et la lignine des arbres.

Impact écologique des champignons lignivores

Ces champignons sont des parasites véritables des arbres, puisqu'ils s'attaquent à de la matière végétale vivante causant leur dépérissement jusqu'à leur mort après quelques années dans certains cas, selon la virulence du champignon en question.

Le parasitisme par les champignons se produit quelquefois en réponse à un stress important que l’arbre a subi. Par exemple : le bris d'une branche, l'écorce détériorée par les mammifères s'en nourrissant et même un accident de voiture ayant partiellement altéré son écorce. Ainsi, l'arbre ayant perdu sa couche de protection externe est exposée à plusieurs parasites dont les spores des champignons. Dans ces cas, l'impact écologique sur l’abondance d’une espèce d’arbre dans nos forêts est souvent minime, puisque le phénomène se produit à petite échelle, à l’exception de tous les phénomènes naturels causant des stress beaucoup plus importants. Il faut noter qu’une perte en matière végétale vivante (arbre dans ce cas) ne peut qu’être bénéfique pour les organismes décomposeurs qui ont besoin de cette matière morte afin d’assurer leur survie et le maintien des réseaux trophique de l’écosystème.

Par contre, certains champignons n’ont pas besoin de profiter de ces altérations majeures. Effectivement, les champignons ayant pour hôte une famille ou espèce d’arbres en particulier réussiront à trouver une petite faille dans la défense de ceux-ci et pourront, par un simple contact, le parasiter et causer sa mort à court ou long terme. Ainsi, un champignon pourrait avoir comme hôte primaire, par exemple, un insecte, qui lui permettra de passer à travers la barrière végétale d’un arbre et d’y implanter ledit parasite mycologique. C'est ce type de champignon qui aura un plus grand impact sur la diversité forestière, surtout si aucune mesure de protection n’est prise et que l’espèce de champignon est une espèce exotique, c’est-à-dire qu’elle s’est répandue dans une région ou sur un continent où elle n’était pas présente auparavant.

D'un point de vue écologique, une espèce envahissante va créer un déséquilibre naturel dans les écosystèmes déjà en place dans une région donnée. Ainsi, une espèce de champignon envahissante fera compétition à d’autres espèces animales et végétales, dites indigène, afin d’obtenir des ressources nécessaires pour assurer sa survie, ce qui finira par dégrader l’habitat de plusieurs autres espèces, altérer les ressources en eau et minéraux disponibles et même causer la quasi-disparition d’espèces locales qui n’auront pas pu compétitionner avec la nouvelle espèce. On peut nommer comme exemple la maladie hollandaise de l’orme.

En médecine

Certains champignons microscopiques sont responsables de pathologies humaines infectieuses.

Certains champignons peuvent également se révéler pathogènes d'un point de vue toxique en cas d'ingestion.

En France, les pharmaciens, jadis formés à identifier les principaux champignons comestibles et les champignons vénéneux, le sont de moins en moins depuis les années 2000.

En écologie

Plusieurs espèces de champignons sont utilisées pour épurer un milieu (eau, air, sol) ou un substrat de culture d'un ou plusieurs polluants ou éléments chimiques indésirables : c'est la technique de mycoremédiation.

Dans l'artisanat et l'industrie non alimentaire

Certains champignons comme les Polypores sont utilisés depuis la préhistoire sous la forme d'un matériau nommé « amadou » servant principalement à transporter et allumer le feu. Les briquets des poilus en montrent un usage courant jusqu'au début du XXe siècle. À partir des années 2000, les mycomatériaux sont des matériaux composites biosourcés où un substrat végétal chargé en cellulose est colonisé par le mycélium d'un champignon puis stabilisé. Ces matériaux écologiques innovants sont utilisés aussi bien en remplacement du polystyrène expansé que des cuirs animaux et synthétiques.

Dans la cuisine

Les « petits produits des campagnes qui poussent dans les champs ou les bois » qui sont comestibles sont cuits ou séchés pour l'alimentation. Leur fraîcheur est quelquefois problématique, leur prix sur les marchés locaux ou en débouché à l'exportation est très varié suivant les espèces ( de la Truffe noire au Champignon de Paris ) .

Cueillette et législation

La cueillette de champignons correspond principalement à la collecte de champignons comestibles à usage domestique ou dans un but commercial, plus rarement de champignons hallucinogènes ou médicinaux. La récolte concerne également les mycologues qui déterminent les espèces au cours d'excursions mycologiques, ou encore la prospection pour la mise en marché de champignons dans des domaines innovants (cosméceutique (en), pharmaceutique, nutraceutique, etc.).

Les prélèvements en grande quantité, voire la « sur-récolte », entraînent des atteintes à la biodiversité forestière, des troubles à l’ordre public, voire des infractions plus graves (destruction, dégradation…). La cueillette des champignons, qu'elle soit familiale ou commerciale, peut ainsi être réglementée avec la fixation de quotas de récolte par personne et par jour.

Symbolique et aspects culturels

L'ethnomycologie est une discipline scientifique qui a pour but d'étudier les rapports entre les champignons et les différents peuples au cours de l'histoire, sur les plans culturels, religieux, médicaux, etc.

Attitude ambivalente envers les champignons : entre mycophilie et mycophobie

Les rapports des hommes avec le règne fongique se caractérisent par une ambivalence originelle (valences symboliques multiples résultant de l'opposition mycophobie/mycophilie : toxicité/nourriture, peur superstitieuse de la mort/communication avec les dieux, nuit/lumière, sol/ciel — organisme au développement nocturne mais consommé le jour, produit de la terre mais utilisé en fumigation lors des rituels chamaniques), et expliquent qu'ils les ont cueillis, associés aux dieux ou leur ont attaché une réputation sinistre. Les néologismes mycophilie et mycophobie trouvent leur racine dans l'ouvrage de référence en ethnomycologie Mushrooms, Russia and History publié en 1957 par les ethnomycologues Valentina Pavlovna Wasson et Robert Gordon Wasson.

L'utilisation des champignons remonte probablement aux temps les plus reculés. Des traces archéologiques révèlent la cueillette et la consommation de champignons comestibles sauvages au Chili il y a 13 000 ans.

Plusieurs mythologies mycophiles ont en commun de considérer les champignons comme étant les produits d'une réaction mystérieuse entre la terre humide et un élément surnaturel. Dans plusieurs cultures, ils sont considérés comme un cadeau des dieux à ceux qui n’ont pas assez à manger. Dans la mythologie nordique, le premier homme Odin chevauche Sleipnir dans une forêt ou dans le ciel par des nuits orageuses, poursuivi par des démons. Des gouttes d'écume ensanglantée tombant de la bouche de son cheval Sleipnir donnent naissance à l'amanite tue-mouches dont la poussée est stimulée par la foudre. Dans la mythologie balte (en), les champignons étaient considérés comme les doigts de Velnias, dieu sortant des enfers pour nourrir les pauvres. Des cultures mycophobes en Asie de l'Est associent les champignons à l'urine de chien. Selon la théorie enthéogène des religions, certains champignons hallucinogènes sont à l'origine du phénomène magique et religieux : sorciers, chamanes et autres grands prêtres de différentes ethnies, souvent très éloignées géographiquement les unes des autres, utilisent ces substances sacrées accompagnant le surgissement des civilisations (tels les chamanes Paléo-Sibériens avec l'Amanita muscaria, ou le língzhī, « champignon divin » de la Chine).

Différentes dénominations populaires des champignons rappellent leur rôle néfaste. Sénèque les appelle voluptuarium venenum, « poison voluptueux », et Pline anceps cibus, « mets suspect ». De nombreux noms vernaculaires (bolet Satan, trompette de la mort, satyre puant, cœur de sorcière, pieuvre des bois, rond de sorcières, balai de sorcière) évoquent leur réputation sinistre. Encore appelés Mycètes ou Fungi, ils ont une étymologie en lien avec leur rôle funeste. Mycète vient du grec mykes, « mucus » apparenté à de la moisissure et pourriture. Une étymologie populaire de Fungi en fait la contraction du latin funus, « funérailles » et d'ago, « produire », rappelant les nombreux décès provoqués par les champignons. Ainsi, selon Pline, la quatrième femme de l'empereur romain Claude aurait empoisonné son mari en remplaçant son mets favori, l'Amanite des Césars (montrant la mycophilie dans la société romaine antique, à l'inverse de la société grecque), par l'Amanite phalloïde, champignon probablement responsable aussi de la mort de l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique Charles VI.

Au Moyen Âge, les champignons sont des produits de collecte prisés dans les sociétés de subsistance mais ils sont classés au plus bas de l'« échelle des êtres » et sont impliqués dans de nombreuses maladies cryptogamiques des végétaux qui provoquent de grands dégâts sur les plantes cultivées, notamment sur les récoltes de céréales. Les attaques des champignons phytopathogènes contribuent ainsi à faire appel à des médiateurs et au développement de rituels apotropaïques et propitiatoires (chants religieux, prières d'intercession, processions) pour favoriser la prospérité des moissons (rituels de fertilité, Rogations chrétiennes). À l'exception des champignons comestibles (moins de 0,1 % de l'ensemble des espèces fongiques), ils sont associés à la mort et la putréfaction, réputés comme pervers (forme du pied de champignons phalliques). Considérés comme des « excréments de la terre », diaboliques et démoniaques, les adeptes de la magie noire les utilisent dans leurs élixirs. Il est possible que les autorités religieuses du Moyen Âge aient fait du champignon un élément chtonien maléfique pour empêcher la diffusion de ce savoir millénaire chamanique devenu ésotérique. Les épidémies de mal des ardents qui s'abattent sur des régions au Moyen Âge, tuent des dizaines de milliers de personnes et provoquent des ravages jusqu'au XVIIe siècle.

En Asie, le champignon est symbole de longévité, par exemple, pour les Coréens le champignon magique est l'un des dix symboles de longévité et aussi un symbole de fertilité. Dans la peinture chinoise, c'est le cerf qui apporte le champignon, tous deux sont des symboles de longue vie, la croyance chinoise voulant que le cerf vive très vieux et soit donc le seul animal capable de trouver le champignon sacré de l’immortalité.

En Bretagne, les champignons sont communément désignés en breton sous les noms de boued-touseg (« nourriture de crapaud »), tog-touseg (« chapeau de crapaud ») ou kabell-touseg (« cape de crapaud »), et ce, peu importe l'espèce. La croyance populaire associe les champignons à des furoncles poussant là où le venin de la terre se concentre ; le crapaud, animal du diable et de l'enfer, se reposant alors sous leur ombrage humide. La consommation des champignons y a par conséquent longtemps eu une image négative de nourriture dangereuse, ou, à tout le moins, sans valeur. Seules quelques espèces étaient nommées à l'instar de l'amadouvier (tont), la morille (morukl) et la vesse-de-loup (vi-douar, « œuf de la terre » ; bramm-touseg, « pet de crapaud » ou encore kalon-touseg, « cœur de crapaud »). La raison de ce dégoût collectif pourrait être la mise en place d'un tabou religieux autour des champignons hallucinogènes utilisés par les religions antérieures au catholicisme.

En Pologne, la consommation de champignons à Noël était perçue comme un moyen d'entrer en contact avec les morts.

En héraldique, le champignon est le symbole de la fertilité et de la puissance sexuelle.

- Les doigts du diable, champignon qui développe un carpophore évocateur. - Les Trémelles, « champignons gelées » qui portent le nom vernaculaire de Beurre de sorcière. - Rond de sorcières ou cercle des fées, illustration de l'ambivalence.

Champignons géants

La rapidité de croissance des champignons qui interpelle est à l'origine de nombreuses expressions populaires (« pousser comme un champignon », ville champignon), et contribue à la diffusion de légendes fongiques associées à la sinistre réputation des champignons. Ils sont présents dans l'imagerie populaire sous forme de champignons géants. En juillet 2007, un champignon géant de plus de 70 cm de haut et pesant plus de 20 kg aurait été découvert au Mexique, dans la forêt de Tapachula (Chiapas), à la frontière du Guatemala.

L'armillaire d'Ostoya (Armillaria ostoyae) est particulièrement connu pour détenir le titre du plus grand organisme vivant, un individu couvrant une surface de 8,9 km2 ayant été trouvé en Oregon, dans l'ouest des États-Unis.

Termitomyces titanicus est le plus grand champignon comestible sur terre, avec un « chapeau » atteignant un diamètre d'un mètre.

Dans son roman Voyage au centre de la Terre, Jules Verne évoque une forêt de champignons géants. Dans la bande dessinée L'Étoile mystérieuse, le héros Tintin est confronté à des champignons géants à la croissance instantanée. On retrouve le même thème dans le jeu de société pour enfants Spirou et les champignons géants.

- Termitomyces titanicus, le plus grand champignon comestible connu. - L’Octoshroom dans le film Avatar évoque les lamelles bioluminescentes d'un Foxfire, le Pleurote de l’olivier. - Livre pour enfants La guerre des champignons d'Elena Polenova illustré par Ivan Bilibine. - Dans Le Chariot de foin de Jérôme Bosch, un bolet Satan géant garde l'entrée de la grotte du diable.

Dans l'art

L'artiste chrétien médiéval représente rarement les champignons, considérés comme maléfiques, si ce n'est pour évoquer leur symbolisme démoniaque. Un bolet à pied rouge et une amanite tue-mouches figurent au centre du triptyque Le Jardin des délices de Jérôme Bosch. Tout comme dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles, le champignon évoquerait plutôt les effets hallucinogènes de certains champignons, dits magiques, modifiant la perception de la réalité.

Les artistes contemporains s'intéressent eux aussi aux champignons, fascinants parce qu'ils poussent dans la pourriture et prolifèrent sur des organismes morts.

Par exemple, un artiste comme Michel Blazy travaille, entre autres, sur les moisissures et pourrissements microscopiques générés par les altérations biologiques sur des installations éphémères. La prolifération incontrôlée de micro-organismes dont les transformations et changements d’état sont autant de moments nécessaires à l’activation de ce type d'œuvre et à son développement, au sens propre du terme.

Expressions francophones

- Pousser comme un champignon : grandir très vite ; - une ville champignon : une ville nouvelle qui s'est développée très rapidement, à l'instar des sporophores ; - appuyer sur le champignon : accélérer en actionnant la pédale d'accélérateur d'un véhicule à moteur ; - un champignon atomique : nuage formé lors d'une explosion nucléaire ; - né comme un champignon : (ironique) né apparemment de nulle part, comme un champignon, c'est-à-dire de père inconnu ; - un accessoire de type « butée de porte » s'appelle un champignon ; - les butées mécaniques qui renvoient la boule au flipper sont les bumpers ou champignons en français.

Calendrier républicain

- Dans le calendrier républicain, Champignon était le nom attribué au 8e jour du mois de floréal.

Mode

Les champignons sont utilisés depuis peu dans la mode. En effet, on a réussi à créer un cuir à base de champignons, une peau extraite du chapeau du champignon.