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côte

D'après les sources cochées · ·

côte Larousse (Définition)

nom féminin

(latin costa, flanc)

1. Chacun des os plats, en forme d'arc, qui constituent la charpente du thorax.

2. Architecture Chacune des saillies qui peuvent diviser la surface concave d'une coupole, ou la surface convexe d'un dôme, dans le sens de la hauteur.

3. Listel séparant les cannelures d'une colonne.

4. Botanique Grosse nervure des feuilles.

5. Division naturelle marquée sur quelques fruits : Côtes de melon.

6. Pétiole charnu de certaines plantes : Côtes de bette.

7. Couture Bande verticale en relief formée au tricot par le point de côtes.

8. Musique Une des lamelles de bois constituant la caisse d'un instrument à cordes.

9. Textiles En tissage, saillie longue et étroite à la surface d'un tissu.

10. Versant de colline ou d'un relief d'altitude modérée ; route, chemin qui suit une pente, montée : Grimper une côte. Synonymes : montée - pente - raidillon - rampe

11. Zone de contact entre la terre et la mer vers l'intérieur (dunes, embruns) et la ligne des plus basses mers ; littoral. (Certains auteurs distinguent la côte, bande de terre telle qu'elle est vue du large et qui présente un certain relief, et le rivage, zone soumise directement à l'action des vagues.) Synonymes : bord - grève - littoral - plage - rivage - rive

12. Vins de côte, vins récoltés sur les coteaux.

côte Le Robert (Définition)

nom féminin

1. Os plat du thorax, de forme courbe, qui s'articule sur la colonne vertébrale et le sternum. Les douze paires de côtes, délimitant la cage thoracique. locution Se tenir les côtes : rire démesurément. Côte de bœuf, de veau, d'agneau. ➙ côtelette ; entrecôte.

2. Côte à côte : l'un à côté de l'autre. Marcher côte à côte.

nom féminin

1. Partie saillante (d'un végétal). Côtes de bettes. Côtes de melon.

2. Rayure saillante (d'un tissu, d'un tricot). Le point de côte (au tricot). Velours à côtes. ➙ côtelé.

nom féminin

1. Pente qui forme l'un des côtés d'une colline. ➙ coteau. Les côtes du Rhône sont plantées de vignobles (➙ côtes-du-rhône). Géographie Relief de côte : relief formé par un talus et par un plateau en pente douce à l'opposé. ➙ cuesta.

2. Route en pente. ➙ montée, pente. Monter la côte. Être à mi-côte, au milieu d'une côte.

nom féminin

Rivage de la mer. ➙ bord, littoral, rivage. Côte sablonneuse, basse. La Côte d'Azur ; sans complément la Côte. Régions proches d'une côte. ➙ côtier. Les côtes françaises.

nom féminin

1. Marque servant au classement, au repérage (de livres, de documents…).

2. Montant d'une cotisation, d'un impôt. ➙ quote-part, part ; cotiser. Cote mobilière. locution Cote mal taillée : répartition approximative ; compromis.

3. Constatation officielle des cours (d'une valeur, d'une monnaie), par exemple en Bourse. La cote d'une voiture d'occasion.

4. Appréciation. La cote d'un cheval. Cote d'amour : appréciation d'un candidat. La cote de popularité d'une personnalité politique. familier Avoir la cote : être apprécié, estimé.

5. Chiffre indiquant une dimension, un niveau. Les cotes d'un plan. Géométrie Nombre précisant la distance d'un point par rapport à un plan de référence. Cote d'alerte : niveau d'un cours d'eau au-delà duquel commence l'inondation ; au figuré point critique.

adjectif

1. Qui a une bonne cote, estimé. Un artiste coté.

2. Dont la valeur est indiquée. Coté en Bourse.

3. Caractérisé par des cotes (5). Croquis coté.

nom masculin

1. Région des côtes (de l'aisselle à la hanche). ➙ flanc. Recevoir un coup dans le côté. locution Point* de côté. La partie droite ou gauche de tout le corps. Se coucher sur le côté. À mes côtés, près de moi.

2. (choses) Partie qui est à droite ou à gauche (➙ latéral). Les côtés de la route. ➙ bas-côté. Mettez-vous de l'autre côté.

3. Ligne ou surface qui constitue la limite (d'une chose). Les quatre côtés d'un carré. Les deux côtés d'une feuille de papier, recto, verso. Côté pile, face.

4. au figuré Aspect. Les bons et les mauvais côtés de qqch., de qqn. Prendre les choses par le bon côté.

5. (après de, du) ➙ endroit, partie, point. De ce côté-ci ; de ce côté-là, par ici, par là. De tous côtés, partout. Du côté de : dans la direction de (avec mouvement) ; aux environs de (sans mouvement). Du côté de la fenêtre. Il habite du côté de l'église. au figuré De mon côté, pour ma part. familier De ce côté, je n'ai pas à me plaindre. Côté finances, ça peut aller. Du côté de. ➙ parti, camp. Du côté de mon père : dans ma famille paternelle. De côté locution adverbiale Se jeter de côté, faire un écart. Laisser de côté, à l'écart. Mettre de côté, en réserve (économiser). Regarder de côté, de biais.

6. À côté locution adverbiale : à une distance proche. Il habite à côté. Passons à côté, dans la pièce voisine. À côté de locution prépositive ➙ auprès de, contre. Marcher à côté de qqn. au figuré Vos ennuis ne sont pas graves à côté des miens. ➙ en comparaison. Être à côté de la question. locution À côté de ses pompes*.

côte Littré (Définition)

(kô-t') s. f.

1. Terme d'anatomie. Os plat et courbé, situé obliquement sur les parties latérales de la poitrine et articulé en arrière avec les vertèbres, et en avant directement ou indirectement, avec le sternum. Il s'est cassé une côte. Vraies côtes, celles d'en haut qui se joignent au sternum. Fausses côtes, ou côtes flottantes, celles d'en bas qui n'aboutissent point directement à cet os. Il a les côtes en long, se dit d'un homme bizarre, capricieux, qui ne fait rien comme les autres, et aussi d'un homme paresseux. Familièrement. Rire à s'en tenir les côtes, rire excessivement. Par exagération. Rompre les côtes à quelqu'un, le battre à outrance. Fig. Cette affaire a une côte rompue. V. ROMPU. Mesurer les côtes à quelqu'un, le battre à coups de bâton, de plat d'épée, etc. On dit populairement dans le même sens : tricoter les côtes. On lui compterait les côtes, se dit d'une personne, d'un animal très maigre. Nous sommes tous de la côte d'Adam, nous avons tous une même origine. « Ce marquis indocile, Qui… Croit que Dieu tout exprès d'une côte nouvelle A tiré pour lui seul une femme fidèle », Boileau, Sat VIII. « Et si, durant un jour, notre premier aïeul, Plus riche d'une côte, avait vécu tout seul, Je doute, en la demeure alors si fortunée, S'il n'eût pas prié Dieu d'abréger la journée », Boileau, ib. X. Il s'imagine être de la côte de saint Louis, il se croit issu d'une très noble race. « Que voulez-vous donc dire avec votre gentilhommerie ? Est-ce que nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis ? » Molière, Bourg. gentilh. III, 12. Fig. Serrer les côtes à quelqu'un, le presser vivement, le poursuivre avec chaleur. Côte à côte, loc. adv. Tout à côté l'un de l'autre. Ils marchaient côte à côte. « Tantôt on les eût vus côte à côte nager, Tantôt courir sur l'onde et tantôt se plonger », La Fontaine, Fabl. III, 12. Fig. « Sa tendresse voudrait se mêler d'aller côte à côte de la mienne », Sévigné, 343.

2. Terme de vétérinaire. Côte arrondie, indice d'une poitrine développée ; côte plate, indice de respiration peu étendue.

3. Terme de boucherie. Côtes couvertes du bœuf, morceau qui se trouve entre l'aloyau et le paleron, des deux côtés de l'échine. Côtes découvertes, celles qui sont situées sous le paleron. Côtes d'aloyau, les côtes du bœuf, ayant un peu de filet jusqu'aux côtes couvertes. Train de côtes, la partie du bœuf qui contient les côtes, à partir de la troisième pièce de l'aloyau jusqu'à l'épaule. Plats de côtes découverts, la partie placée sous l'épaule et le paleron. Plats de côtes couverts, la partie inférieure de l'entre-côte et des côtes, près de la poitrine. Côtes de surlonges, la partie qui se trouve sous le collier. La côte, maniement pair ou double, commun aux deux sexes, qui repose sur les dernières côtes, particulièrement sur celle qui limite le flanc avec la poitrine.

4. Saillie longitudinale de la surface de beaucoup de tiges et de fruits. Pomme de reinette à côtes. « Voilà un melon ; il faut qu'elle en mange une petite côte », Sévigné, 569. Nervure médiane et principale dans un grand nombre de feuilles. Tabac sans côtes, celui dont on a ôté la nervure avant de le corder.

5. Terme de marine. Les côtes d'un navire, les pièces qui sont jointes à la quille et qui montent jusqu'au plat bord. C'est le synonyme vulgaire de couple.

6. Côte de luth, pièce du corps d'un luth.

7. Terme d'architecture. Listels qui séparent les cannelures d'une colonne. Côtes de coupe, saillies qui séparent la douelle d'une voûte sphérique en parties égales. Partie en saillie qui dans une croisée sert à recevoir les volets.

8. Fig. Le penchant d'une colline. Côte fertile, bien exposée, plantée de vignes. À mi-côte, à mi-chemin sur le penchant d'une colline. Bâtir à mi-côte. « J'approche d'une petite ville, et je suis déjà sur une hauteur d'où je la découvre ; elle est située à mi-côte ; une rivière baigne ses murs et coule ensuite dans une belle prairie », La Bruyère, V. Fig. Être au pied de la côte, c'est-à-dire être à bout de ressources, par allusion sans doute à un marcheur épuisé qui ne peut plus monter une côte

9. Terme de marine. Rivage de la mer. Une côte basse, sablonneuse, escarpée. Ranger la côte, aller le long de la côte. Donner à la côte, échouer. Le courant portait à la côte. « Il lui donna le gouvernement de toute la côte de la mer », Vaugelas, Q. C. liv. II, ch. 8. « Toute la côte était couverte d'hommes, d'armes, de chevaux et de chariots en mouvement », Fénelon, Tél. XX. « La plupart des peuples des côtes de l'Afrique sont sauvages et barbares », Montesquieu, Esp. XXI, 2. « Les côtes de cette grande île [Madagascar] sont généralement malsaines ; ce malheur tient à des causes physiques qu'on pourrait changer », Raynal, Hist. phil. IV, 4. Se dit, par extension, des approches de la terre, jusqu'à une certaine distance au large. Une côte pleine d'écueils. Les pirates qui couraient nos côtes. « La flotte d'Énée était sur ces côtes », Fénelon, Tél. I. « Le jeune homme répondit qu'il avait voulu voir comment les côtes de France étaient faites, qu'il était venu et allait s'en retourner », Voltaire, l'Ingénu, 1. Faire côte, faire naufrage à la côte. Côte de fer, côte formée par des rochers escarpés et perpendiculaires. Gardes-côtes, voy. GARDE, s. m. Au plur. Les contrées voisines de la mer.

10. Terme de commerce. Côte de soie, capiton ou fleuret. Côte rouge, côte blanche, fromages de Hollande.

11. Terme de vannier. Nervures qui sont formées par l'entrelacement des menus osiers autour des plus gros.

Historique

XIIe s. « D'une des costes de l'home voirement… », Ronc. p. 152. XIIIe s. « Je mengue costes de laitues, porce qu'elles mi font dormir », Alebrand, f° 57. « On escrit XIII et II continuelment coste à coste tout à une ligne », Comput, f° 10. « En coste [de] la royne [elle] se va agenouiller », Berte, X. « Jamais ne gerrez [vous ne vous coucherez] à ma coste, Quant receü avez tel oste », Ren. 507. « Quant cil joli valet passoient, Et jes [je les] veoie passer Qui me regardoient en coste, Et jadis furent mi chier hoste », la Rose, 13055. « Et en la fin de son sermon dit ainsi, que il avoit leue la Bible et les livres qui vont en coste la Bible », Joinville, 288. XIVe s. « Nouvelle et premiere porée : ostez les grosses costes comme l'en fait des choulx », Ménagier, II, 5. XVe s. « Le bon et saige, qui ad ce besoin m'avoit conduit jusques au lict, demoura de couste moy estourdy, estonny et comme en litargie », Chartier, l'Espérance ou consolation des 3 vertus. « Là fit tendre en belle plaine son pavillon, et aussi ses compaignons firent, coste le sien, tendre les leurs », Bouciq. I, ch. 16. « Quant j'apperçoy que veoir [elle] ne me daigne, Fors que de coste et trop estrangement… », Deschamps, Poésies mss. f° 142, dans LACURNE. XVIe s. « Quand les Corinthiens eurent achevé de monter celle coste, ilz meirent leurs targes et pavois en terre pour reprendre un peu d'haleine », Amyot, Timol. 36. « Et se feit porter depuis la cour du roy jusques à la coste de la mer Mediterrane », Amyot, Pélop. 56. « Ce chien suivit tousjours son maistre, nageant en mer coste à coste de sa galere, depuis la coste de terre ferme, jusques en l'isle de Salamine », Amyot, Caton, 11. « Depuis les clavicules jusques à l'extremité des costes tant vrayes que fausses et diaphragme », Paré, I, 1. « On donne au malade un tronc ou coste d'asphodele ou de ferule à mascher », Paré, VIII, 2. « Les costes de poirée ou blette seront choisies, grosses et tendres, coupées de la longueur de demi-pied », De Serres, 848. « Le sieur Cornelio et le comte de Gayas armez et la pique sur le col coste et coste [à côté l'un de l'autre] », Montluc, Mém. t. I, p. 492, dans LACURNE. « Chevaux courants de toute leur roideur, accouplez coste à coste l'un de l'aultre », Montaigne, I, 358.

Étymologie

Berry et saintong. coûte ; wallon, coise ; provenç. et ital. costa ; espagn. cuesta ; du latin costa, côte

côte Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Os courbé & plat, qui prend de l’espine du dos jusqu’à la poitrine. Les vrayes costes sont celles d’enhaut qui aboutissent à la poitrine, les fausses costes sont celles d’enbas qui n’aboutissent point au sternon. Coste de bœuf, de cheval, de baleine. il a une coste froissée. il s’est froissé une coste. Dieu forma Eve d’une coste d’Adam. On dit proverbialement & figurément, mais bassement, d’Un homme qui ne sçauroit faire aucun progrés dans ses affaires, qu’Il ne profitera pas, il a une coste rompuë. On dit, d’Un cheval qui est fort maigre, qu’On luy compteroit les costes. On le dit aussi d’Un homme, d’une femme extremement maigre. Coste, signifie aussi figurément en quelques phrases, p. 256Ligne & extraction. Nous sommes tous de la coste d’Adam. On dit fig. & ironiquement, d’Un homme qui se pique mal à propos d’une haute noblesse, qu’Il s’imagine estre descendu, estre de la coste de saint Loüis. on le connoist bien, il n’est pas de la coste de saint Loüis. On dit prov. Sangler, mesurer les costes, pour dire, Battre à coups de baston, de plat d’espée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui ploye en frapant. Il est bas. On dit aussi, Coste de melon. coste de pourpié, de poirée &c. Coste, signifie aussi, Le penchant d’une montagne, ou d’une coline. Belle, fertile, agreable coste. coste rude. coste de vignobles. coste plantée de vignes, de bois. coste d’un tel endroit, d’une telle montagne. le long de la coste. sur la coste. sur le haut de la coste. au bas de la coste. une maison bastie à mi-coste. Il signifie encore, Les rivages de la mer. Coste pleine d’escueils, pleine de bancs. fascheuse, dangereuse coste. la coste, ou les costes de France, d’Angleterre &c. la France a plus de 500. lieües de costes. l’armée navale parut à la coste, sur la coste, sur nos costes. donner à la coste. briser à la coste. ranger la coste. son vaisseau vint s’eschoüer à nos costes. le vent le poussa, le jetta à la coste, sur la coste. il rasoit la coste. ils descouvrirent la coste de &c. les pirates qui courent nos costes. nettoyer les costes de corsaires. les habitans des costes. toutes les costes estoient en armes. on alluma des feux le long des costes.

Os courbé & plat, qui prend de l’espine du dos jusqu’à la poitrine. Les vrayes costes sont celles d’enhaut qui aboutissent à la poitrine, les fausses costes sont celles d’enbas, qui n’aboutissent point au sternon. Coste de bœuf, de cheval, de balaine. il a une coste froissée. il s’est froissé une coste. Dieu forma Eve d’une coste d’Adam. On dit, d’Un cheval qui est fort maigre, qu’On luy compteroit les costes. On le dit aussi, d’Un homme, d’une femme extremement maigre.

■ Coste, Signifie aussi figurément en quelques phrases, ligne & extraction. Nous sommes tous de la coste d’Adam. On dit fig. d’Un homme qui se pique mal à propos d’une haute noblesse, qu’Il s’imagine estre descendu, estre de la coste de S. Loüis. on le connoist bien, il n’est pas de la coste de S. Loüis. On dit prov. Mesurer les costes, pour dire, Battre à coups de baston, de plat d’espée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui ploye en frapant. Il est bas. On dit aussi, Rompre les costes, pour dire, Bien battre. On dit prov. & fig. Serrer les costes à un homme, Pour signifier qu’on le presse vivement, qu’on le poursuit avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne vouloit pas payer, on luy a si bien serré les costes, que, &c. On dit aussi, Coste de melon, coste de pourpié, de poirée, &c.

■ Coste, Signifie aussi, Le penchant d’une montagne, ou d’une colline. Belle, fertile, agreable coste. coste rude. coste de vignobles. coste plantée de vignes, de bois. coste d’un tel endroit, d’une telle montagne. le long de la coste. sur la coste. sur le haut de la coste. au bas de la coste.

■ My-Coste. Il n’a d’usage que dans cette façon de parler adverbiale. A my-coste. une maison bastie à my-coste.

■ Coste, Signifie encore, Les rivages de la mer. Coste pleine d’escueils, pleine de bancs. facheuse, dangereuse coste. la coste, ou les costes de France, d’Angleterre, &c. la France a plus de cinq cens lieues de costes. l’armée navale parut à la coste, sur la coste, sur nos costes. donner à la coste. briser à la coste. ranger la coste. son vaisseau vint s’eschoüer à nos costes. le vent le poussa, le jetta à la coste, sur la coste. il rasoit la coste. ils descouvrirent la coste, &c. les pirates qui courent nos costes. nettoyer les costes de corsaires. les habitans des costes. toutes les costes estoient en armes. on alluma des feux le long des costes.

■ Coste a Coste. adv. A costé l’un de l’autre. Ils alloient coste à coste. ils marchoient, ils estoient coste à coste. coste à coste d’un tel. ils estoient coste à coste l’un de l’autre.

Os courbé & plat, qui prend de l’épine du dos jusqu’à la poitrine. Les vraies côtes sont celles d’enhaut, qui p. 380aboutissent à la poitrine : les fausses côtes sont celles d’enbas, qui n’aboutissent point au sternon. Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Il a une côte froissée. Il s’est froissé une côte. Dieu forma Eve d’une côte d’Adam. On dit, d’Un cheval qui est fort maigre, qu’On lui compteroit les côtes. Et cela se dit aussi, d’un homme, d’une femme extrémement maigre.

■ Côte, Signifie aussi figurément en quelques phrases, ligne & extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. On dit fig. d’Un homme qui se pique mal à propos d’une haute noblesse, qu’Il s’imagine être descendu, être de la côte de S. Louis. On le connoît bien, il n’est pas de la côte de S. Louis. On dit prov. Mesurer les côtes, pour dire, Battre à coups de bâton, de plat d’épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. Il est bas. On dit aussi, Rompre les côtes, pour dire, Casser, bien battre. Il est bas. On dit prov. & fig. Serrer les côtes à un homme, Pour signifier qu’on le presse vivement, qu’on le poursuit avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne vouloit pas payer, on lui a si bien serré les côtes, que, &c.

■ Côte a Côte. adv. A côté l’un de l’autre. Ils alloient côte à côte. Ils marchoient, ils étoient côte à côte. Côte à côte d’un tel. Ils étoient côte à côte l’un de l’autre.

■ Côte, Se dit aussi, De plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon. Côte de citrouille, &c. Côte de Lut.

■ Côte, Signifie aussi, Le penchant d’une montagne, ou d’une colline. Belle, fertile, agréable côte. Côte rude. Côte de vignobles. Côte plantée de vignes, de bois. Côte d’un tel endroit, d’une telle montagne. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte.

■ Mi-Côte. Il n’a d’usage que dans cette façon de parler adverbiale. A mi-côte. Une maison bâtie à mi-côte.

■ Côte, Signifie encore, Les rivages de la mer. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Fâcheuse, dangereuse côte. La côte, ou les côtes de France, d’Angleterre, &c. La France a plus de cinq cens lieues de côtes. L’armée navale parut à la côte, sur la côte, sur nos côtes. Donner à la côte. Briser à la côte. Ranger la côte. Son vaisseau vint s’échouer à nos côtes. Il est échoué sur la côte. Le vent le poussa, le jeta à la côte, sur la côte. Il rasoit la côte. Ils découvrirent la côte, &c. Les pirates qui courent nos côtes. Nettoyer les côtes de corsaires. Les habitans des côtes. Toutes les côtes étoient en armes. On alluma des feux le long des côtes.

Os courbé & plat, qui s’étend depuis l’épine du dos jusqu’à la poitrine. Les vraies côtes Les fausses côtes Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Il a une côte froissée. Il s’est froissé une côte. Dieu forma Eve d’une côte d’Adam. On dit d’Un cheval qui est fort maigre, qu’On lui compteroit les côtes. Et cela se dit aussi d’Un homme extrémement maigre.

■ Côte, signifie aussi figurément en quelques phrases, Ligne & extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. On dit proverbialement d’Un homme qui se pique mal-à-propos d’une haute noblesse, qu’Il s’imagine être de la côte de S. Louis. On le connoît bien, il n’est pas de la côte de S. Louis. On dit populairement, Mesurer les côtes, pour dire, Battre à coups de bâton, de plat d’épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. On dit aussi, Rompre les côtes, pour dire, Battre à outrance. Il est bas. On dit proverbialement & figurément, Serrer les côtes à un homme, pour signifier qu’On le presse vivement, qu’on le poursuit avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne vouloit pas payer, on lui a si bien serré les côtes, que....

■ Côte à côte. adv. À côté l’un de l’autre. Ils alloient côte à côte. Ils marchoient, ils étoient côte à côte. Côte à côte d’un tel.

■ Côte, se dit aussi De plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon, côte de citrouille, &c. Côte de luth. On appelle Côtes d’un vaisseau, Les pièces qui sont jointes à la quille, & qui montent jusqu’au plat-bord.

■ Côte, signifie aussi Le penchant d’une montagne & d’une colline. Belle, fertile, agréable côte. Côte rude. Côte de vignobles. Côte plantée de vignes, de bois. Côte d’un tel endroit, d’une telle montagne. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte.

■ Mi-côte. Il n’a d’usage que dans cette façon de parler adverbiale. À mi-côte. Une maison bâtie à mi-côte.

■ Côte, signifie encore Les rivages de la mer. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Fâcheuse, dangereuse côte. La côte, ou les côtes de France, d’Angleterre, &c. La France a plus de cinq cents lieues de côtes. L’armée navale parut à la côte, sur la côte, sur nos côtes. Donner à la côte. Briser à la côte. Ranger la côte. Son vaisseau vint s’échouer à nos côtes. Il est échoué sur la côte. Le vent le poussa, le jeta à la côte, sur la côte. Il rasoit la côte. Ils découvrirent la côte, &c. Les pirates qui courent nos côtes. Nettoyer les côtes de corsaires. Les habitans des côtes. Toutes les côtes étoient en armes. On alluma des feux le long des côtes.

Os courbe et plat, qui s’étend depuis l’épine du dos jusqu’à la poitrine. Les vraies côtes Les fausses côtes Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Il a une côte froissée. Il s’est froissé une côte. Dieu forma Eve d’une côte d’Adam. On dit d’Un cheval qui est fort maigre, qu’On lui compteroit les côtes. Et cela se dit aussi d’Un homme extrêmement maigre.

■ Côte, signifie aussi figurément en quelques phrases, Ligne et extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. On dit populairement, Mesurer les côtes, pour dire, Battre à coups de bâton, de plat d’épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. On dit aussi, Rompre les côtes, pour dire, Battre à outrance. Il est bas. On dit proverbialement et figurém. Serrer les côtes à un homme, pour signifier qu’On le presse vivement, qu’on le poursuit avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne vouloit pas payer, on lui a si bien serré les côtes, que …

■ Côte à côte. Façon de parler adverbiale. À côté l’un de l’autre. Ils alloient côte à côte. Ils marchoient, ils étoient côte à côte. Côte à côte d’un tel.

■ Côte, se dit aussi De plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon, côte de citrouille, etc. Côte de luth. On appelle Côte d’un vaisseau, Les pièces qui sont jointes à la quille, et qui montent jusqu’au plat-bord. On dit proverbialement d’Un homme qui se pique mal-à-propos d’une haute noblesse, qu’Il s’imagine être de la côte de St. Louis. On le connoît bien, il n’est pas de la côte de St. Louis.

■ Côte, signifie aussi Le penchant d’une montagne, d’une colline. Belle, fertile, agréable côte. Côte rude. Côte de vignobles. Côte plantée de vignes, de bois. Côte d’un tel endroit, d’une telle montagne. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte. Une côte bien roide.

■ Mi-côte. Il n’est d’usage que dans cette façon de parler adverbiale, A mi côte. Une maison bâtie à mi-côte.

■ Côte, signifie encore Les rivages de la mer. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Fâcheuse, dangereuse côte. La côte, ou les côtes de France, d’Angleterre, etc. La France a plus de cinq cents lieues de côtes. Les côtes de l’Océan, de la Méditerranée, etc. L’armée navale parut à la côte, sur la côte, sur nos côtes. Donner à la côte. Briser à la côte. Ranger la côte. Son vaisseau vint s’échouer à nos côtes. Il est échoué sur la côte. Le vent le poussa, le jeta à la côte, sur la côte. Il rasoit la côte. Ils découvrirent la côte, etc. Les matelots crièrent côte. Les pirates qui courent nos côtes. Nettoyer les côtes de corsaires. Les habitans des côtes. Toutes les côtes étoient en armes. On alluma des feux le long des côtes. Des batteries qui défendent la côte. On appelle Gardes-côtes, Des vaisseaux armés pour défendre les côtes.

Os courbé et plat qui s’étend depuis l’épine du dos jusqu’à la poitrine. Il a une côte froissée. Il s’est cassé une côte. Dieu forma Ève d’une côte d’Adam. Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Vraies côtes, Celles d’en haut, qui aboutissent au sternum ; et Fausses côtes, Celles d’en bas, qui n’aboutissent point au sternum. Fam., On lui compterait les côtes, se dit D’une personne ou d’un animal extrêmement maigre. Fig. et pop., Mesurer les côtes à quelqu’un, Le battre à coups de bâton, de plat d’épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. Rompre les côtes à quelqu’un, Le battre à outrance. Prov. et fig., Serrer les côtes à quelqu’un, Le presser vivement, le poursuivre avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne voulait pas payer, on lui a si bien serré les côtes, que… Côte à côte, À côté l’un de l’autre. Ils allaient côte à côte. Ils marchaient, ils étaient côte à côte. On dit de même, Côte à côte d’un tel.

■ Côte, signifie aussi figurément, dans quelques phrases, Ligne, extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. Prov. et fig., Il s’imagine être de la côte de saint Louis, se dit D’un homme qui se pique mal à propos d’une haute naissance. On le connaît, il n’est pas de la côte de saint Louis.

■ Côte, se dit, par analogie, de Plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon, de citrouille, etc. Pomme de reinette à côtes. Côte de luth. Les côtes d’un bâtiment, d’un navire, Les pièces qui sont jointes à la quille, et qui montent jusqu’au plat-bord. La côte d’une feuille, La grosse nervure du milieu, qui est formée par le prolongement du pétiole. Les insectes ont tellement rongé cette feuille, qu’il n’en reste plus que la côte.

■ Côte, se dit de même, en Architecture, Des saillies qui divisent et ornent la surface concave d’une voûte sphérique, ou la surface convexe d’un dôme. Côtes de coupole. Côtes de dôme. Il se dit également Des listels qui séparent les cannelures d’une colonne.

■ Côte, signifie aussi, Le penchant d’une montagne, d’une colline. Belle côte. Côte fertile, agréable. Côte rude. Une côte bien roide. Côte de vignobles. Côte plantée de vignes, de bois. Côte de tel endroit, de telle montagne. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte. À mi-côte, Vers le milieu du penchant d’une côte. Une maison bâtie à mi-côte.

■ Côte, se dit en outre Des rivages de la mer. Côte basse, escarpée. La côte est inabordable. La côte ou les côtes de France, d’Angleterre, etc. La France a plus de cinq cents lieues de côtes. Les côtes de l’Océan, de la Méditerranée, etc. Donner à la côte. Se briser à la côte. Se perdre sur une côte. Le vent le poussa, le jeta à la côte, sur la côte. Ce bâtiment est échoué sur la côte, est à la côte. Il rasait la côte. Ranger la côte. Ils découvrirent la côte. Les matelots crièrent côte. On alluma des feux le long des côtes. Des batteries qui défendent la côte. Les habitants des côtes. Toutes les côtes étaient en armes. Il se dit quelquefois, par extension, Des approches de la terre, jusqu’à une certaine distance au large. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Côte dangereuse. L’armée navale parut à la côte, sur la côte, sur nos côtes. Les pirates qui couraient nos côtes. Nettoyer les côtes des corsaires dont elles sont infestées. En termes de Marine, Faire côte, Faire naufrage sur le bord d’une terre. Ce navire a fait côte avant de pouvoir virer de bord. Gardes-côtes, Milice particulièrement chargée de la garde des côtes. Il se dit également de Vaisseaux armés pour défendre les côtes.

Os courbé et plat qui s’étend depuis l’épine du dos jusqu’à la poitrine. Il a une côte froissée. Il s’est cassé une côte. Dieu forma Ève d’une côte d’Adam. Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Vraies côtes, Celles d’en haut, qui aboutissent au sternum ; et Fausses côtes, Celles d’en bas, qui n’aboutissent point au sternum. Fam., On lui compterait les côtes, se dit D’une personne ou d’un animal extrêmement maigre. Fig. et pop., Mesurer les côtes à quelqu’un, Le battre à coups de bâton, de plat d’épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. Rompre les côtes à quelqu’un, Le battre à outrance. Prov. et fig., Serrer les côtes à quelqu’un, Le presser vivement, le poursuivre avec chaleur, pour l’obliger à faire quelque chose. Il ne voulait pas payer, on lui a si bien serré les côtes, que… Côte à côte, À côté l’un de l’autre. Ils allaient côte à côte. Ils marchaient, ils étaient côte à côte. On dit de même, Côte à côte d’un tel.

■ Côte, signifie aussi figurément, dans quelques phrases, Ligne, extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. Prov. et fig., Il s’imagine être de la côte de saint Louis, se dit D’un homme qui se pique mal à propos d’une haute naissance. On le connaît, il n’est pas de la côte de saint Louis.

■ Côte, se dit par analogie, de Plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon, de citrouille, etc. Pomme de reinette à côtes. Côte de luth. Les côtes d’un bâtiment, d’un navire, Les p. 412pièces qui sont jointes à la quille, et qui montent jusqu’au plat-bord. La côte d’une feuille, La grosse nervure du milieu, qui est formée par le prolongement du pétiole. Les insectes ont tellement rongé cette feuille, qu’il n’en reste plus que la côte.

■ Côte, se dit de même, en Architecture, Des saillies qui divisent et ornent la surface concave d’une voûte sphérique, ou la surface convexe d’un dôme. Côtes de coupole. Côtes de dôme. Il se dit également Des listels qui séparent les cannelures d’une colonne.

■ Côte, signifie aussi, Le penchant d’une montagne, d’une colline. Belle côte. Côte fertile, agréable. Côte rude. Une côte bien raide. Côte de vignobles. Côte plantée de vignes, de bois. Côte de tel endroit, de telle montagne. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte. À mi-côte, Vers le milieu du penchant d’une côte. Une maison bâtie à mi-côte.

■ Côte, se dit en outre Des rivages de la mer. Côte basse, escarpée. La côte est inabordable. La côte ou les côtes de France, d’Angleterre, etc. La France a plus de cinq cents lieues de côtes. Les côtes de l’Océan, de la Méditerranée, etc. Donner à la côte. Se briser à la côte. Se perdre sur une côte. Le vent le poussa, le jeta à la côte, sur la côte. Ce bâtiment est échoué sur la côte, est à la côte. Il rasait la côte. Ranger la côte. Ils découvrirent la côte. Les matelots crièrent côte. On alluma des feux le long des côtes. Des batteries qui défendent la côte. Les habitants des côtes. Toutes les côtes étaient en armes. Il se dit quelquefois, par extension, Des approches de la terre, jusqu’à une certaine distance au large. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Côte dangereuse. L’armée navale parut à la côte, sur la côte, sur nos côtes. Les pirates qui couraient nos côtes. Nettoyer les côtes des corsaires dont elles sont infestées. En termes de Marine, Faire côte, Faire naufrage sur le bord d’une terre. Ce navire a fait côte avant de pouvoir virer de bord. Gardes-côtes, Milice particulièrement chargée de la garde des côtes. Il se dit également de Vaisseaux armés pour défendre les côtes.

Chacun des os courbés et plats qui s’étendent depuis l’épine dorsale jusqu’à la poitrine. Il a une côte froissée. Il s’est cassé une côte. Côte de bœuf, de cheval, de baleine. Vraies côtes, Celles d’en haut, qui aboutissent au sternum ; et Fausses côtes, Celles d’en bas, qui n’aboutissent pas directement au sternum. Fam., On lui compterait les côtes, se dit d’une Personne ou d’un Animal extrêmement maigre. Fam., Se tenir les côtes de rire, Rire démesurément.

■ Côte a côte, loc. adv. À côté l’un de l’autre. Ils allaient côte à côte. Ils marchaient, ils étaient côte à côte.

■ Côte signifie figurément Ligne, extraction. Nous sommes tous de la côte d’Adam. Il se dit par analogie de Plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avec les côtes des animaux. Côte de melon, de citrouille, etc. Bas à côtes. Velours à côtes. Les côtes d’un bâtiment, d’un navire, Les pièces qui sont jointes à la quille et qui montent jusqu’au plat-bord. La côte d’une feuille, La grosse nervure du milieu, qui est formée par le prolongement du pétiole. Les insectes ont tellement rongé cette feuille qu’il n’en reste plus que la côte. Il se dit de même, en termes d’Architecture, des Saillies qui divisent et ornent la surface concave d’une voûte sphérique, ou la surface convexe d’un dôme. Côtes de coupole. Côtes de dôme. Il se dit également des Listels qui séparent les cannelures d’une colonne. Il désigne aussi le Penchant d’une montagne, d’une colline ou la Pente d’une route. Côte fertile. Une côte très raide. Côte plantée de vignes, de bois. Le long de la côte. Sur la côte. Sur le haut de la côte. Au bas de la côte. Gravir une côte. À mi-côte, Vers le milieu du penchant d’une côte. Une maison bâtie à mi-côte. Il se dit aussi des Rivages de la mer. Côte basse, escarpée. La côte est inabordable. La côte ou les côtes de France, d’Angleterre, etc. Les côtes de l’Océan, de la Méditerranée, etc. On alluma des feux le long des côtes. Il se dit quelquefois, par extension, des Approches de la terre, jusqu’à une certaine distance au large. Côte pleine d’écueils, pleine de bancs. Côte dangereuse. L’armée navale parut sur la côte, sur nos côtes. En termes de Marine, Faire côte, Faire naufrage sur le bord d’une terre. Ce navire a fait côte avant de pouvoir virer de bord ou Ce navire a été jeté à la côte, d’où, figurément, dans le langage familier, Être à la côte, Être perdu, et spécialement Être ruiné.

côte Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(Date à préciser) Du latin costa (« côté »).

1. (Anatomie) Chacun des os qui forment la cage thoracique. « L’être humain a douze paires de côtes. » *Dieu a tiré la femme d’une côte de l’homme. Parfois je m’amusais à promener la main d’Henriette sur mon torse. « Vous voyez, c’est de cette côte que vous êtes née !... » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf*, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 132) « Ce soir les hommes ont allumé un brasier et nous avons dîné de succulentes grillades, merguez et côtes d'agneau. Nous avons même bu un verre de boulaouane, mais discrètement. » — (Pierre Thibaud, Deux Nantais dans le vent, Éditions Publibook, 2009, p. 241)

2. Pente d’un chemin ou d’une colline. « En trois jours, en trois arrivées totalement différentes, le patron du Tour a marqué les esprits : adroit et offensif sur les pavés, surpuissant dans un sprint en côte, ultra-déterminé et impitoyable après les 7 km d’ascension de la Planche. » — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 30)

3. (Par analogie) Voie de communication, complète ou en partie, qui suit une pente. « À Québec, Champlain s’engouffrait dans la côte de la Montagne quand Jules, hélant un taxi, ordonna au chauffeur de la suivre. » — (Alexandre Huot, Le trésor de Bigot, Edouard Garand, 1926, pages 37-39)

4. La partie d’un continent ou d’une île qui borde la mer ; le rivage. « Le 22, au point du jour, la cité entière, entassée sur les quais du port et sur les côtes voisines, guettait d’un œil avide et colère le steamer qui amenait à Copenhague la députation du meeting de Rendsbourg. » — (Louis-Antoine Garnier-Pagès, Histoire de la Révolution de 1848, tome 2 : Europe, Paris, Pagnierre, 1861, page 40) « Sur la côte inhospitalière de l’Atlantique battue par les vents et la houle du large, à mi-chemin environ entre le cap Spartel et Mogador, s’ouvre une baie spacieuse, entre un promontoire rocheux et une presqu’île frangée d'écume. » — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 19) « Dans un grand épanchement de clarté, je vois, sous les pins des promontoires, une côte éclatante, d’immenses baies toutes bleues, une théâtrale enluminure, où la ligne déchiquetée des porphyres limite en ses anfractuosités rougeoyantes l’azur doré de la mer. » — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)

5. (Par extension) (Géographie) Approches de la terre, jusqu’à une certaine distance au large. « Nulle part la préoccupation de l’au-delà n’est si forte, ni si persistante. En certaines îles de la côte finistérienne, comme l’île de Sein, cette préoccupation tourne à l’obsession. » — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, page 106) Faire côte : (Marine) Faire naufrage sur le bord d’une terre. Ce navire a fait côte avant de pouvoir virer de bord ou Ce navire a été jeté à la côte. d’où, figurément, dans le langage familier, Être à la côte : (Sens figuré) (Familier) Être perdu, et spécialement être ruiné.

6. (Botanique, Cuisine) Grosse nervure des feuilles de certaines plantes. « Les côtes du céleri. »

7. Ligne en relief de certains tissus, de certains tricots. « Du velours à grosses côtes. » « Ce soir-là, il était vêtu d’un pantalon et d’une veste de velours de coton verdâtre à petites côtes. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre I ; réédition 1879, page 12) « La femme passait sa vie à tricoter des bas à côtes pour son mari, et le mari, timbré de musique, à racler sur son violon de l’ancienne musique de Viotti, dans une chambre à galetas au-dessus de la mienne… » — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 47) « Après tout, n’était-ce pas prosaïquement parce que sa veste de velours à côtes sentait mauvais qu’on s’écartait de lui ? » — (Georges Simenon, Les inconnus dans la maison, Gallimard, 1940, réédition Folio, 1975, page 225)

8. (Architecture) Saillie qui divise et orne la surface concave d’une voûte sphérique, ou la surface convexe d’un dôme. « Côtes de coupole. Côtes de dôme. »

9. (Architecture) Listel qui sépare les cannelures d’une colonne.

10. Les côtes d’un bâtiment, d’un navire : (Marine) Les pièces qui sont jointes à la quille et qui montent jusqu’au plat-bord.

11. (Géomorphologie) (Lorraine) Plateaux inclinés vers l'ouest et délimités à l'est par un fort talus, caractéristiques du relief de la Lorraine. « Les bois lointains, les vignes, l’horizon des côtes reposaient dans un calme infini, une sérénité baignée de lumière. » — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907) « C’était un vieux colporteur qui, tous les quatre ou cinq jours, venait charger sa hotte de tout le fretin pris dans les derniers temps, et allait le vendre dans les côtes, où les habitants sont friands de semblable denrée. » — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907) « Toute sa vie avait tenu dans le cercle étroit des collines. Qu’y avait-il derrière les côtes, comme on dit ? Il n’en savait rien. La Meuse, les Vosges, la Franche-Comté étaient pour lui des pays aussi lointains, aussi ignorés que le Japon ou l’Amérique. » — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)

Synonymes

os flanc sternum thorax pente montée rivage berge bord frange grève plage rivage rive

Dérivés

aide au démarrage en côte ou ADC) côte à côte (l’un à côté de l’autre) Côte basque Côte belge Côte Bleue Côte Carnatique Côte Centrale Côte d’Ajan Côte d’Albâtre Côte d’Améthyste Côte d’Amour Côte d’Argent Côte-d’Armor, Côtes-d’Armor Côte d’Azur Côte de Bakutis Côte de Beaune Côte de Beauté Côte de Calcaire Côte de Clarie Côte de Coromandel Côte de Danco Côte de George V Côte de Grâce Côte de granit rose Côte de Jade Côte de Kanara Côte de Konkan Côte de la Croix Neuve Côte de la Maniguette Côte de la Princesse-Martha Côte de la Reine-Mary Côte-de-l’Or Côte de Luitpold Côte de Lumière Côte de Malabar Côte de la Malaguette Côte de Nacre Côte de Ningaloo Côte de Nuits Côte de Quaqua Côte de Sabrina Côte d’Émeraude Côte des Abers Côte des Barbaresques Côte des Bars Côte des Blancs Côte des Cafres Côte des Dents Côte des Deux-Amants Côte des Dragons Côte des dunes de Flandres Côte des Épées Côte des Esclaves Côte des Étrusques Côte des gigolos (la Gambie) (Péjoratif) Côte des Graines Côte des Havres Côte des Isles Côte des Légendes Côte des Mégalithes Côte des Mosquitos Côte des Nacres Côte des Noirs Côte des Pirates Côte des Somalis Côte des Squelettes Côte dijonnaise Côte d’Ivoire Côte d’Opale Côte-d’Or, Côte d’or Côte-d’Orien côte du Golfe Côte du Poivre Côte du Saphir côte Est Côte Fleurie Côte française des Somalis Côte-Nord côte Ouest Côte Pavée Côte picarde Côte Sauvage Côte saxonne Côte swahilie Côte Vermeille Côtes-de-Fer Côtes de La Réunion côtes-de-toul côtes du Jura Côtes-du-Nord côtes-du-rhône côtes flottantes (les deux côtes les plus inférieures, qui sont totalement libres du côté ventral) côteux côtier course de côte être à la côte (être perdu, et spécialement être ruiné) faire côte fausses côtes (celles d’en bas, qui n’aboutissent pas directement au sternum) Frères de la côte longe-côte muscle élévateur des côtes Petite-Côte rire à se tenir les côtes se tenir les côtes se tenir les côtes de rire (rire démesurément) se tordre les côtes (rire démesurément) vraies côtes (celles d’en haut, qui aboutissent au sternum)

Proverbes et phrases toutes faites

on lui compterait les côtes (se dit d’une personne ou d’un animal extrêmement maigre) avoir les côtes en long

Vocabulaire apparenté par le sens

côtelette (argot) côte figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : route, corps humain, squelette, couteau (outil), os, boucherie, mouton, phare (bâtiment), tricot, tortue.

Côte Wikipédia (Encyclopédie)

Côte (prononciation standard: [koːt]) peut faire référence à :

Sciences

- en anatomie, une côte est un os de la cage thoracique ; - en biologie marine, une côte est une partie d'un corail ; - en botanique, côte a de nombreux sens ; - en géographie, une côte est un littoral mais aussi le flanc d'une colline, synonyme de coteau (côte du Rhône) ; - en viticulture, les vins incluant ce nom dans leur appellation sont élevés à flanc de coteau (côtes-du-rhône, côtes-de-bordeaux) ; - en géomorphologie : une côte est un relief causé par l'alternance de roches dures et de roches friables dans un bassin sédimentaire. C'est un terme équivalent à « cuesta » ; - en urbanisme, une côte est un type de voie présentant une déclivité notable ; - le terme se rencontre dans plusieurs odonymes désignant des voies en pente, côte de vitesse.

Toponymie

Côte est un nom de lieu notamment porté par :

- la Côte, une des trois grandes régions de la province de Colombie-Britannique au Canada ; - la Côte, une ancienne province du Kenya ; - la Côte amalfitaine, une partie du littoral italien ; - la Côte d'Argent, une région du littoral français (côtes bordant les départements de la Gironde et des Landes) ; - la Côte d'Azur, une partie du littoral méditerranéen français ; - la Côte de l'Or, ancienne dénomination des régions côtières, puis de l'ensemble du pays, de l'actuel Ghana ; - la Côte des Barbaresques, ancienne dénomination des régions côtières des actuels pays du Maghreb ; - la Côte des Esclaves, ancienne dénomination des régions côtières des actuels Togo, Bénin et Nigeria occidental ; - la Côte d'Ivoire, un pays d'Afrique ; - la Côte roannaise, un vignoble français du Val-de-Loire ; - la Côte sud, une partie du littoral d'Haïti ; - la Côte Vermeille, une côte du département français des Pyrénées-Orientales ; - La Côte-aux-Fées, une commune suisse du canton de Neuchâtel ; - la Côte-d'Or, un département français de Bourgogne-Franche-Comté ; - la Côte-en-Chablais, un pays du Chablais français, en Haute-Savoie ; - la Côte-Nord, une région de la province de Québec au Canada ; - les Côtes-d'Armor, un département français de Bretagne ; - Clérey-la-Côte, un village français des Vosges.

Patronymie

Côte est un nom de famille notamment porté par :

- Marc Côte (1934-2022), géographe français - Laurence Côte (1966-), actrice française - Olivia Côte (1974-), actrice française.

Divers

- la côte, hiéroglyphe égyptien.