nom masculin
(lombard séleri, du bas latin selinon, persil)
Nom usuel d'une plante bisannuelle cultivée, comestible (l'ombellifère Apium graveolens). [On distingue le céleri-rave, dont on consomme la racine charnue, le céleri à côtes, ou céleri en branches, dont les feuilles comportent un long pétiole charnu, et le céleri à couper, qui présente de nombreuses petites feuilles à côtes creuses.]
nom masculin
Plante alimentaire dont on consomme les côtes (céleri en branches) ou la racine charnue (céleri-rave ). Céleri rémoulade. var. ro cèleri.
(sé-le-ri) s. m.
1. Variété de l'apium graveolens, L. qui a perdu son âcreté par la culture, et dont on mange les tiges non développées et les supports étiolés des feuilles. Faire blanchir du céleri.
Étymologie
Picard, cerri ; ital. sedano, vulgairement sellaro ; brescian, seleno ; allem. Cellerie, Zelleri, Sellerie ; holl. sellery. Le mot céleri est passé de l'italien en France, et de France dans le nord ; c'est une altération de l'italien sellaro qui, par la forme bresciane seleno, se rattache au latin selinum, persil.
sorte d’herbe qui se mange en salade.
Herbe potagere dont on fait des salades C’est une espece de persil ; quelques-uns l’appellent persil de Macedoine. Une salade de celeri. faire blanchir du celeri.
Herbe potagére dont on fait des salades. C’est une espèce de persil ; quelques-uns l’appellent persil de Macédoine. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Herbe potagère dont on fait des salades. Persil de Macédoine. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Plante potagère dont on fait des salades. Persil de Macédoine. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Plante potagère dont on fait des salades, et qu’on mange aussi cuite. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Plante potagère dont on fait des salades, et qu’on mange aussi cuite. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Plante potagère aromatique dont on fait des salades et qu’on mange aussi cuite. Une salade de céleri. Faire blanchir du céleri.
Nom commun
Du lombard séleri (pluriel), du bas latin selinon issu du grec ancien σέλινον [1].
1. (Botanique) Plante herbacée aromatique bisannuelle potagère de la famille des Apiacées de nom scientifique Apium graveolens dont il existe trois cultigroupes. « À la limite des légumes et des plantes aromatiques, le céleri (Apium graveolens) a déjà été mentionné à propos de la forme tubéreuse qui descend de l’ache, plante vivace des montagnes européennes. » — (Guillaume Jean, Ils ont domestiqué plantes et animaux: Prélude à la civilisation, 2013, page 362)
2. (En particulier) Céleri-branche (Apium graveolens var. dulce) dont on mange le pétiole et l'hypocotyle. « L’éminent gastronome Grimod de la Reynière fait chorus, qui déconseille le céleri aux timides, mais le recommande chaudement aux célibataires. » — (France Mutuelle Magazine, no 176, avril-mai-juin 2023, page 53)
3. (En particulier) Céleri-rave ou céleri boule ou Apium graveolens var. rapaceum dont on mange la tige tubérisée. « Mélangez céleri et sauce avant de servir. » — (Françoise Bernard, Recette du céleri rémoulade Les grands classiques salés, 2012)
Variantes orthographiques
cèleri (orthographe rectifiée de 1990)
Synonymes
ache des marais ache odorante ache puante céleri d’Italie persil des marais persil odorant
Dérivés
céleri à côtes céleri à couper céleri boule céleri-branche, cèleri-branche céleri chinois (Oenanthe javanica (Blume) DC) céleri du Chili céleri en branches céleri-navet céleri perpétuel céleri petit céleri-rave, cèleri-rave céleri rémoulade cœur de céleri mouche du céleri palmier céleri papillon du céleri pomme de terre-céleri renoncule à feuilles de céleri rouille du céleri sel au céleri sel de céleri septoriose du céleri
Hyponymes
Apium graveolens L. (1753) céleri-rave ou céleri boule Apium graveolens var. rapaceum (Mill.) Poir. (1804) céleri branche Apium graveolens var. dulce (Mill.) Poir. (1804) céleri à couper Apium graveolens var. secalinum (Mill.) Poir. (1866)
Méronymes
racine rave feuille tige côte
Vocabulaire apparenté par le sens
céleri figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : légume, persil, apiacées.
Apium graveolens
Le céleri ou cèleri ou ache des marais ou encore persil des marais (Apium graveolens L.), est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Apiacées. C'est une plante herbacée bisannuelle originaire d'Europe cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et sa racine tubérisée consommées comme légumes.
Histoire
À l'état sauvage, il pousse au bord des ruisseaux et dans les endroits humides d'Europe. Le céleri était connu en Égypte, en Grèce ou à Rome, où il était utilisé pour ses supposées vertus médicinales et aphrodisiaques.
Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle).
En France, la culture du céleri-rave est introduite d'Italie à la Renaissance tandis que le céleri-branche y est attesté au XVIIe siècle. Il ne trouve cependant une véritable place en gastronomie qu'au XIXe siècle.
Nomenclature et étymologie
Le nom de genre Apium est un mot latin ăpĭum, ĭī, n. (de ăpĭs « abeille », plur. ăpiŭm, (aimé) « des abeilles », « ache, persil » (Pline HN 19, 123).
L’épithète spécifique graveolens est composé des deux étymons gravis « lourd, enceinte » et olens « odorant », soit « qui a une odeur lourde, forte ».
Le terme « céleri » est à l'origine un mot emprunté à un dialecte italien, le lombard, seleri qui dériverait du latin selinon, mot désignant à l'origine la plante en grec.
Cette espèce est désignée de nombreux noms communs : céleri, aussi écrit cèleri, ache des marais, ache odorante, ache puante, persil des marais, persil odorant, céleri d'Italie... auxquels il faut ajouter les noms des variétés ci-dessous.
de : Staudensellerie, Stielsellerie, en : celery, es : apio, apio bastardo.
Dans l'Antiquité, la plante est connue sous le nom de selenon ou « plante de la lune », à rapprocher de Séléné, la déesse grecque de la Lune.
On distingue quatre grandes variétés dans cette espèce, dont trois sont couramment cultivées :
- Apium graveolens var. graveolens : l'ache des marais ; - Apium graveolens var. dulce : le céleri-branche ou céleri à côtes ; - Apium graveolens var. rapaceum, le céleri-rave ou céleri-navet ; - Apium graveolens var. secalinum : le céleri à couper, ou céleri chinois.
Variétés cultivées
En 2023 près de 200 variétés de céleri à côtes et 185 variétés de céleri-rave sont inscrites au catalogue européen des espèces et variétés.
Douze variétés de céleri à côtes sont inscrites au catalogue français : "À couper", "Albedo", Antares, Augustus, Centauri, Fiorella, "D'Elne", "Géant doré amélioré", Lino, Plein blanc Lepage, Plein blanc Pascal, Torpedo.
De nouvelles variétés résistantes au Cercospora ont été créées.
Caractéristiques
- Organes reproducteurs Couleur dominante des fleurs : blanc Période de floraison : août-octobre Inflorescence : ombelle d'ombellules Sexualité : hermaphrodite Pollinisation : entomogame, autogame - Graine Fruit : akène Dissémination : hydrochore - Habitat et répartition Habitat type : prairies européennes, hygrophiles longuement inondables Aire de répartition : cosmopolite
données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.
Statut en France
Cette plante est protégée dans le Nord-Pas-de-Calais.
Alimentaire
Le céleri (rave et feuille) est utilisé en cuisine à la fois comme aromate et comme légume ; on en fait aussi un jus. Il est allergène pour certaines personnes.
Le céleri est très peu calorique (entre 12 et 20 kilocalories pour 100 grammes, soit environ 50 à 100 kilojoules). Selon certains auteurs, sa digestion consomme plus de calories que l'aliment n'en apporte.
Ses feuilles tendres, finement ciselées, peuvent servir à relever diverses préparations, notamment soupes et sauces. Leur goût, plus fort que celui du persil, rappelle la livèche.
Les côtes du céleri-branche se consomment cuites le plus souvent sautées à la sauce blanche ou à la crème ou bien en gratin (légume similaire aux côtes de blettes). Elles peuvent également se consommer crues, coupées finement, dans des salades.
La racine du céleri-rave, à saveur un peu piquante, se consomme crue, râpée en rémoulade, ou cuite, par exemple en gratin, en soupe, en purée ou sautée.
Les graines sont utilisées pour parfumer le poisson et le chou-fleur, et peuvent, infusées dans de l'eau de vie, donner une liqueur.
Les côtes et les épluchures sont parfois ajoutées au bouquet garni.
Le sel additionné d'extrait des fruits ou de graines de céleri, séchées et broyées, est un condiment connu sous le nom de « sel de céleri ». Cet assaisonnement peut remplacer le sel de table, parfumer les légumes frais, les soupes et surtout le jus de tomate ainsi que de nombreux cocktails.
Médicinale
Les propriétés alimentaires du céleri sont bien connues, mais il existe aussi des vertus médicinales : les feuilles et les racines sont dépuratives, diurétiques, carminatives, stomachiques, tonifiantes. La plante est également censée être aphrodisiaque. Il est également riche en vitamine K.
Un aspect rarement évoqué est sa propriété photo-sensibilisante en particulier pour les radiations UV. Les feuilles de céleri contiennent des furanocoumarines phototoxiques (psoralène et ses formes méthoxylées xanthotoxine et bergaptène). Un contact prolongé avec la plante suivi d'une exposition au soleil peut provoquer des accidents cutanés. Les dermatites aiguës sont surtout observées chez les agriculteurs ou les employés des industries de transformation. Les risques de phototoxicité après ingestion sont plus limités. Il est cependant parfois dangereux de s'exposer au soleil après avoir mangé du céleri. Le risque en est de graves brûlures. La dangerosité est fonction de la dose consommée et de l'indice UV du moment.
Le céleri est riche en nitrates qui se transforment en nitrites grâce à des bactéries de la bouche. D'après une étude en 2010, ces nitrites sont impliqués dans la vasodilatation et la fluidification du sang, ce qui améliore l'afflux de sang dans certaines zones du cerveau qui, avec le temps, sont moins perfusées. Une dose quotidienne de céleri peut potentiellement prévenir la démence et la baisse cognitive en améliorant cet afflux sanguin cérébral. Les effets sur la santé des nitrates et nitrites peuvent être également négatifs.
Symbolique et aspects culturels
- Le nom du céleri est attribué au 2e jour du mois de brumaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 23 octobre du calendrier grégorien. - L'androsténone (5α-androst-16-en-3-one) a été la première phéromone de mammifère à être identifiée mais ce stéroïde est également présent dans le cytoplasme du céleri.
Pathogènes
Le céleri est sensible à deux pathogènes fongiques, à savoir, Cercospora apii qui provoque des taches foliaires de couleur brun clair, mais aussi occasionnellement des dégâts sur le pétiole, qui entraînent le dessèchement des plants et la mort des parties infectées; et Septoria apiicola qui provoque également des taches foliaires de couleur brun rougeâtre.
Le céleri est également sensible au pathogène bactérien Pseudomonas syringae pv apii qui provoque des taches foliaires de couleur jaune vif qui en s'étendant prennent une couleur rouille entourée d'un halo jaune.
Le développement de ces pathogènes est notamment favorisé par une forte humidité des plants ainsi que par des semences contaminées ou encore des résidus végétaux infectés laissés au champ.