nom masculin
(latin cæcum intestinum, intestin aveugle)
1. Partie initiale du gros intestin, portant l'appendice vermiculaire.
2. Nom commun aux diverticules débouchant dans l'un ou l'autre des intestins chez les animaux. (Principaux exemples : les cæcums pyloriques des poissons osseux, la glande de Fabricius des oiseaux. Les cæcums sont des organes lymphoïdes, des glandes ou des organes digestifs.)
(sé-kom') s. m.
1. Terme d'anatomie. Le premier des gros intestins, c'est-à-dire celui qui fait immédiatement suite à l'intestin grêle.
Historique
XVIe s. « Intestin nommé cæcum, à cause qu'estant ample et gros, il n'a qu'une voye, tant pour recevoir que pour expeller », Paré, I, 15.
Étymologie
Cæcus, aveugle (voy. CÉCITÉ), ainsi dit par un motif qui est expliqué, à l'historique, dans l'exemple de Paré.
Terme d’Anatomie emprunté du Latin.
Terme d’Anatomie emprunté du Latin. L’un des gros intestins.
T. d’Anat., emprunté du latin. Le premier des gros intestins.
T. d’Anatomie emprunté du latin. La première partie du gros intestin.
T. d’Anatomie. La première partie du gros intestin.
xvie siècle. Emprunté du latin caecum (intestinum), proprement « intestin aveugle ».
anatomie. La première partie du gros intestin, faisant suite à l’intestin grêle.
Nom commun
Du latin caecum, abréviation de caecum intestinum (« intestin aveugle »), cette partie de l’intestin étant qualifiée d’aveugle car elle constitue un cul-de-sac. Le nom latin est une traduction du grec ancien τυφλὸν ἔντερον, tuphlòn énteron.
1. (Anatomie) Partie initiale du gros intestin qui chez l’être humain porte l’appendice vermiculaire (ou iléo-cæcal). « Il ne faut pas croire cependant que les hommes eussent déjà remarqué qu’un gratte-ciel est plus grand qu’un homme à cheval ; au contraire, aujourd’hui encore, lorsqu’ils veulent se distinguer, ils ne montent pas un gratte-ciel, mais un haut destrier, ils sont rapides comme le vent et leurs yeux sont perçants non point comme ceux d’un télescope géant, mais comme ceux de l’aigle. Le cœur n’a pas encore appris à faire usage de leur raison, et il demeure entre les deux une différence d’évolution presque aussi considérable que celle qui sépare le cæcum de la pie-mère. » — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932 ; traduction de Philippe Jaccottet, 1956, p. 46.) « Ceux (les mammifères) qui se nourrissent principalement de végétaux (les herbivores) possèdent un estomac composé de plusieurs poches, ou présentent dans l’intestin une partie spéciale qui leur permet de digérer les fibres des végétaux, le caecum (qui est plus développé). » — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 34) « L'élément caractéristique est le refoulement en dedans et en arrière du cæcum et du côlon ascendant, car les anses herniées distendues se développent dans la gouttière paracolique droite. » — (Imagerie de l'abdomen, sous la direction de Valérie Vilgrain & Denis Régent, Médecine Sciences Publications/Lavoisier, 2010, page 703)
Variantes orthographiques
cécum caecum cœcum (Vieilli)
Synonymes
intestinum cœcum (Vieilli)
Dérivés
cæcal iléo-cæcal, iléocæcal
Vocabulaire apparenté par le sens
cæcum figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : anatomie humaine, corps humain, gastro-entérologie. sac de porc (charcuterie)
Le cæcum ou cécum est la première partie du gros intestin, et constitue un organe appartenant au système digestif de la plupart des Amniotes (mammifères, oiseaux). Il est formé d'un ou deux sacs auquel s'abouche l'orifice de la valvule iléocécale. C'est au niveau de cette valvule que l'iléon se déverse dans le côlon. Chez l'humain, l'appendice, qui peut donner l'appendicite, est appendu au cæcum.
Étymologie
Le terme cæcum vient du latin caecum intestinum, « intestin aveugle ». Le terme grec ancien τυφλόν (ἔντερον) / tuphlón (énteron), « intestin bouché » est à l'origine du terme typhlite, l'inflammation du cæcum, à ne pas confondre avec l'appendicite.
Différences interspécifiques
La taille du cæcum dépend du régime alimentaire de l'animal. Ainsi, les oiseaux ont généralement deux cæcums jumelés, alors que les perroquets n'ont pas de cæcum.
La plupart des mammifères herbivores ont un cæcum relativement large (le koala ayant le plus gros), abritant un grand nombre de bactéries, qui facilitent la digestion des fibres alimentaires (Microbiote intestinal), que les sucs digestifs ne peuvent digérer. Chez de nombreuses espèces, il est considérablement plus large que le côlon. Les ursidés sont dénués de cæcum. En revanche, les carnivores et les omnivores, dont le régime alimentaire ne contient que peu ou pas de matières végétales, ont un cæcum réduit. Les espèces de mammifères qui ne développent pas de cæcum comprennent les ratons laveurs, les ours et le panda roux.
Rapports
Les rapports du cæcum sont :
- en avant : la paroi abdoventrale ; - en arrière : le muscle iliaque ; - latéralement : la paroi abdominale ; - médialement : l'iléon, l'appendice iléocécal (ou vermiforme).
Attention toutefois, la position de l'appendice vermiforme étant sujette à de nombreuses variations, on peut avoir un appendice rétrocécal, ou sous-cécal par exemple.