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axone

D'après les sources cochées · ·

axone Larousse (Définition)

nom masculin

(anglais axon, du grec aksôn, -onos, axe)

Long prolongement unique émergeant du corps cellulaire du neurone, généralement à l'opposé des dendrites, et émettant de place en place des collatérales. Synonymes : cylindraxe - fibre nerveuse

axone Le Robert (Définition)

nom masculin

Anatomie

Prolongement de la cellule nerveuse.

✻axone Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

xixe siècle. Emprunté de l’anglais axon, du grec axôn, « axe, arbre, pivot ».

anatomie. Prolongement du corps cellulaire d’un neurone, parcouru par l’influx nerveux (syn. moderne de Cylindraxe). Gaine de myéline d’un axone. Certains axones font synapse avec la plaque motrice d’un muscle.

axone Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(Nom 1) (1803) Du latin axon (« tablettes de bois tournant sur un pivot et sur lesquelles étaient gravées les lois de Solon ») emprunté au grec ancien ἄξων, axôn (« axe ») [1]. (Nom 2) (1899) De l’anglais axon [1] de même étymon que le précédent.

1. (Biologie) Partie allongée d’un neurone qui permet le passage de l’information sous forme d’impulsions électriques. « La gaine isolante que constitue la stratification myélinique est interrompue à intervalles réguliers par des étranglements (nœuds de Ranvier) au niveau desquels l’axone est dénudé. » — (E. Christian Laterre, Sémiologie des maladies nerveuses, De Boeck Supérieur, 2008, page 62) « Ainsi le neurone présente une polarisation fonctionnelle : la circulation des informations y est unidirectionnelle, cellulipète dans les dendrites et cellulifuge dans l’axone. » — (Jean-Claude Orsini, « La communication nerveuse: neurones et synapses », chap. 4 d’Introduction biologique à la psychologie, coordonné par Jean-Claude Orsini & Jean Pellet, 2e éd., Éditions Bréal, 2005, p. 265)

Dérivés

axonal axo-axonique axo-somatique axo-dendritique

Vocabulaire apparenté par le sens

axone figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : cerveau.

axone Larousse (Synonymes)

nom masculin

Prolongement du neurone. Synonyme : – Vieux : cylindraxe.

Axone Wikipédia (Encyclopédie)

L'axone, ou fibre nerveuse, est le prolongement du neurone qui conduit le signal électrique du corps cellulaire vers les zones synaptiques. Le long de l'axone, ce signal est constitué de potentiels d'action. Les autres prolongements du neurone sont les dendrites qui conduisent le signal des synapses au corps cellulaire. Les neurones ont le plus souvent un seul axone et plusieurs dendrites. Néanmoins, la terminaison de l'axone est très ramifiée — on parle d'arborisation terminale — ce qui lui permet de contacter plusieurs autres neurones avec la même information.

Au sein du système nerveux central, les axones se regroupent en faisceaux ou tractus, alors que dans le système nerveux périphérique, qui parcourt l'ensemble du corps, ils forment les nerfs.

Chez certaines espèces dont les vertébrés, les axones peuvent être entourés par une gaine de myéline. Celle-ci est synthétisée par les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique et par les oligodendrocytes dans le système nerveux central. La gaine de myéline améliore les propriétés électriques de l'axone et permet une vitesse de conduction plus élevée du signal (jusqu'à 120 m/s).

Les axones permettent également le transport de plusieurs types de protéines, du corps cellulaire où elles sont produites (à partir de l'ADN) vers les synapses où elles assurent diverses fonctions. Des organites telles que les mitochondries sont également transportés dans les axones.

Structure

L'axone prend naissance au niveau du cône d'émergence, zone de jonction avec le corps cellulaire où les potentiels gradués sont sommés et génèrent, si leur somme est (supra-)liminaire, un ou plusieurs potentiels d'action. L'axone se termine par une arborisation terminale. Ses extrémités, ou renflements terminaux, constituent l'élément pré-synaptique de la synapse. Sur une branche terminale, peuvent se rencontrer des « enfilades » de renflements formant des synapses en passant.

L'architecture axonale est maintenue par des éléments du cytosquelette, notamment des faisceaux de microtubules. Ces microtubules sont polarisés avec leur pôle négatif du côté du corps cellulaire et le pôle positif du côté de la partie distale de l'axone. Ainsi, les vésicules ou les organites accrochés à la kinésine se déplacent vers la partie distale de l'axone (transport antérograde) et ceux accrochés à la dynéine se déplacent vers le corps cellulaire (transport rétrograde).

Un phénomène d'irrégularité de la membrane, dit de nano-perlage (axon nanopearling), désigne la capacité de l'axone à former une série de petites « perles » ou varicosités régulièrement espacées le long de son tube. Ceci lui donne une élasticité qui lui permet de s'adapter en se déformant spontanément aux variations de forme du corps (un peu comme une paille souple qui se plisse quand on la comprime). À échelle nanométrique, on observe des axones très fins (environ 60 nm) ponctués de petites varicosités plus larges (environ 200 nm), une structure invisible en microscopie classique et nécessitant des techniques d'imagerie très fines. Ce nanopearling n'est pas un artéfact lié à la préparation des échantillons : on le retrouve aussi bien dans des axones conservés par cryogénie, que dans des neurones de cténophores ou encore chez le nématode Caenorhabditis elegans, ce qui montre qu'il s'agit d'un phénomène très répandu dans le monde vivant, et conservé tout au long de l'évolution. Des expériences montrent que la forme et la taille de ces « perles » changent quand on modifie la tension de la membrane ou sa fluidité. Ceci confirme que la mécanique de la membrane joue un rôle central, mais certaines parties de l'axone s'avèrent cependant moins réagir à ces manipulations, ce qui indique que le cytosquelette — l'armature interne de la cellule — participe aussi à stabiliser ou façonner ces structures.

Chez l'humain

Les plus longs axones du corps humain appartiennent au faisceau pyramidal et issus de la couche V du cortex sensorimoteur et se terminant au sein de la moelle lombosacrée ; les plus longs étant probablement ceux contrôlant les muscles interosseux permettant de déplacer les orteils de gauche à droite.

Les axones font des neurones les plus longues cellules du corps humain.

Les axones ont un diamètre de 1 à 15 μm et la vitesse de conduction des potentiels d'action dépend de ce diamètre (plus le diamètre est gros, plus les potentiels d'action se déplacent vite).

Axone modèle

Les axones les plus épais (à plus fort diamètre) se rencontrent chez les céphalopodes. Notamment chez les calmars géants, des axones de 1 mm de diamètre innervent les muscles du manteau et permettent une contraction rapide et forte de ces muscles pour la nage par réaction. Ces axones ont servi de modèle à deux chercheurs britanniques Hodgkin et Huxley en 1939 pour élucider les mécanismes ioniques du potentiel d'action, les deux chercheurs obtenant le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1963 pour cette découverte.

Mise en place

On appelle guidage axonal l'ensemble des processus qui permettent à un axone en croissance d'atteindre spécifiquement sa cellule-cible au cours du développement d'un organisme. À l'extrémité d'un axone en développement se trouve une région aplatie appelée cône de croissance. Cette région émet de fins prolongements appelés filopodes qui sont soutenus par un réseau dynamique de microfilaments d'actine. Le cône de croissance possède des récepteurs spécifiques qui lui confèrent une « sensibilité » pour molécules attractrices ou répulsives (éphrines, nétrine…).

Propagation d'un potentiel décrémentiel

La propagation décrémentielle concerne les dendrites et non l'axone. Il s'agit d'une décroissance exponentielle de l'amplitude des potentiels post-synaptiques activateurs en fonction de la distance parcourue, liée principalement à des courants transmembranaires de fuite.

Propagation de proche en proche (non myélinisé)

Le courant potassique sous-membranaire induit l'ouverture de canaux au sodium voltage-dépendants ce qui entraîne une dépolarisation massive et locale liée à l'entrée d'ions sodium en fonction du gradient électro-chimique. Puis s'activent de manière retardée les canaux potassiques qui laissent sortir les ions potassium en sens inverse repolarisant le neurone. Enfin, une pompe ionique sodium-potassium ATP-asique restaure les concentrations ioniques transmembranaires de repos. Cette séquence se reproduit de proche en proche en raison de la juxtaposition serrée de ces canaux.

Le signal est dans ce cas lent (de l'ordre de 1 à 10 m/s), mais peut parcourir de longues distances (plusieurs mètres dans certains cas chez l'humain).

Propagation saltatoire (myélinisé)

Ce type de propagation est très particulier, mettant en jeu un deuxième type de cellule (oligodendrocyte ou cellule de Schwann). En effet, des gaines de myéline entourent l'axone. C'est un isolant. À ce niveau, rien n'entre, rien ne sort. Ainsi les charges positives se diluent, jusqu'à atteindre une pompe sodique voltage-dépendant entre deux gaines de myéline (ou nœud de Ranvier). Cette pompe va régénérer le potentiel d'action, qui a légèrement diminué à la suite de la dilution. On retrouve encore des pompes et canaux ioniques au niveau du nœud de Ranvier, mais leur nombre est relativement faible.

Le signal est ici très rapide (environ 50 m/s chez l'homme), et arrive à l'extrémité avec la même intensité qu'à l'origine.

Il existe plusieurs types de fibre myélénisées à des niveaux différents et possédant donc une vitesse de transmission du signal différente.

Les fibres B sont des fibres nerveuses moyennement myélénisées, c'est-à-dire moins que les fibre A et plus que les fibres C. Leur vitesse de conduction est entre 3 et 14 m/s. Ce sont généralement des fibres sensitives viscérales et des fibres automatiques pré-ganglionnaires.

La mort de l'axone

La mort de l'axone pourrait être impliquée dans les pathologies neurodégéneratives. Une étude a montré que l'élucidation des mécanismes de signalisation impliqués dans la mort des axones permet d’élargir la compréhension de ces pathologies et ouvre des perspectives pour l’identification de cibles thérapeutiques potentielles.

Arts et culture

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