nom féminin
(grec arakhnoeidês, semblable à un fil)
Une des trois méninges située entre la dure-mère, qui lui est externe, et la pie-mère, qui lui est interne.
nom féminin
Anatomie
Membrane (l'une des trois méninges) située entre la dure-mère et la pie-mère, qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière des mammifères.
(a-ra-kno-ï-d') s. f.
1. Terme d'anatomie. Membrane mince et transparente, qui est entre la dure-mère et la pie-mère, et enveloppe le cerveau et la moelle épinière.
Historique
XVIe s. « La cinquieme et derniere tunique de l'œil est nommée arachnoïde, pour la consistence qu'elle a semblable à toile d'araignée », Paré, IV, 6.
Étymologie
Ἀραχνοειδὴς, de ἀραχνὸς, araignée (voy. ARAIGNÉE), et de εἶδος, forme (voy. IDÉE).
T. d’Anat. Membrane mince et transparente, qui est entre la dure-mère et la pie-mère, et qui enveloppe le cerveau.
T. d’Anat. Membrane mince et transparente, qui est entre la dure-mère et la pie-mère, et qui enveloppe le cerveau.
T. d’Anatomie. Membrane mince qui est entre la dure-mère et la pie-mère et qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière.
xvie siècle. Emprunté du grec arakhnœidos, « semblable à un fil, à une toile d’araignée ».
anatomie. La deuxième des trois méninges qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.
Adjectif
(XVIe siècle) Du grec ancien ἀραχνοειδής, arakhnoeidḗs (« semblable à une toile d’araignée »).
1. (Rare) Qui rappelle les toiles d’araignées. Varoli paroît être le premier qui ait parlé de la tunique arachnoïde ; c’est une membrane, dit-il, qui lie le cerveau, le cervelet & la moëlle épinière entre eux, [...] — (Antoine Portal, Tableau chronologique des ouvrages et des principales découvertes d’anatomie et de chirurgie, tome VI, chez P. Fr. Didot le jeune, Paris, 1773, page 312) Les matières produites par les chenilles arachnoïdes sont : no 1 Un tissu arachnoïde ; ce tissu sert par sa nature gluante, élastique et imperméable, à tenir les nids assez attachés, à préserver toute la production de l’humidité et des insectivores ; [...] — (Jean Gonsalez, Sur la nécessité de détruire la chenille arachnoïde, Auguste Goin, Paris, 1859, page 8)
Dérivés
pyxide arachnoïde
Nom commun
1. (Anatomie) Membrane mince qui est entre la dure-mère et la pie-mère et qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière. « L’arachnoïde est l’une des trois méninges. » « Placée entre la pie-mère et la dure-mère, l’arachnoïde appartient à la classe des membranes séreuses. » — (Jules Cloquet, Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, Béchet jeune, Paris, 1825, page 320) « Sous elle, la membrane conjonctive vasculaire, le kyste bourré de sang d’aspect frais, enfin la membrane interne et l’arachnoïde. » — (Bulletin Officiel de la Société de Neurologie de Paris, volume 39, partie 2, 1932)
2. (Anatomie) (Désuet) À la Renaissance, nom d’une des tuniques de l’œil. « Mais à la verité, l’aranée (dite en grec arachnoïde) est une tunique à part, qui n’occupe que le devant : comme la retine [...] occupe seulement le derriere. L’aranée ou arachnoïde est comme une toile d’airaigne, ou plustost comme une petite peau d’oignon, tendue au devant de l’humeur crystallin. » — (Annotations de M. Laurens, sur toute la Chirurgie de M. Guy de Chauliac, chez David du petit Val, Rouen, 1649, page 316)
Vocabulaire apparenté par le sens
arachnoïde figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : cerveau.
L’arachnoïde est une fine enveloppe qui entoure le cerveau, le cervelet et la moelle épinière. Elle est comprise entre la dure-mère et la pie-mère, deux autres couches qui forment les méninges avec elle. L'espace entre la pie-mère et l'arachnoïde se nomme l'espace sous-arachnoïdien. Les trabécules de collagène lui donnent une forme en toile d'araignée, ce qui explique son nom. Plusieurs causes infectieuses ou traumatiques peuvent entraîner une inflammation de la membrane, l’arachnoïdite.
Étymologie
Le terme vient du latin arachnoidea, lui-même issu du grec ancien arakhne (toile d'araignée) et de son dérivé (en forme de toile d'araignée).
Anatomie
L'arachnoïde est une membrane méningée intermédiaire, conjonctive, translucide et dépourvue de vascularisation. Sa face externe, ou périphérique, est jointe à la face interne de la dure-mère. Il peut exister un espace subdural entre ces deux méninges, réduit à un fin film liquide à l'état normal. Sa face interne répond à l'espace subarachnoïdien.
Des éléments fibreux et des lamelles enchevêtrées forment un réticulum qui s'étendent à la pie-mère. Ils cloisonnent partiellement l'espace subarachnoïdien. Ce dernier, d'une épaisseur compris entre 1 et 10 mm, se subdivise entre une partie spinale et une partie crânienne. Il est rempli de liquide cérébro-spinal. Les granulations arachnoïdiennes sont des corpuscules qui résorbent le liquide cérébro-spinal et prolongent les gaines neurale et vasculaire arachnoïdienne.
La jonction de l'arachnoïde empêche le liquide cérébrospinal de s'infiltrer. Sa paroi externe est composée de cellules peu compactes en contact avec la surface interne de la dure-mère ; dans le reste de la membrane les cellules sont au contraire très serrées. Les cellules arachnoïdiennes peuvent être identifiées par immunocytochimie à partir de leur vimentine, l’expression génique de la membrane épithéliale et la présence des desmosomes. De tels marqueurs sont utiles pour la détection du méningiome. Des trabécules de collagène relient la face profonde de l'arachnoïde et la pie-mère. Ce sont elles qui donnent à l'arachnoïde sa forme en toile d'araignée. Elles jouent un rôle dans la lutte contre les infections bactériennes responsables de la méningite.
Pathologie
L'arachnoïdite est une inflammation dont les symptômes s'apparentent à d'autres neuropathies, comme des brûlures, des douleurs persistantes, des spasmes et des engourdissements. L'arachnoïdite peut s'expliquer par des infections (méningite, staphylocoque doré), des traumatismes (consécutifs notamment à des opérations de la colonne vertébrale ou à des injections épidurales), une contamination ou une tumeur de la moelle épinière ou encore par des facteurs génétiques. L'utilisation, dans le passé, d'agents de contraste à base d'huile dans les myélogrammes pour le diagnostic des sténoses spinales a été reconnue comme une cause d'arachnoïdite, surtout en l’absence d'évacuation de l’espace dural.