adjectif
Relatif à l'allopathie (médecine classique). Médecine allopathique et médecine homéopathique.
Adjectif
(1824) Dérivé de allopathie, avec le suffixe -ique.
1. (Médecine non conventionnelle) (Usage critiqué) (Péjoratif) Qui se rapporterait à l’allopathie. « Il y a dix ans, une famille de la région, adepte de la « Nouvelle médecine germanique », a refusé d’administrer de l’insuline à leur fille diabétique. Pour de nombreux « völkisch », la médecine allopathique est une « invention diabolique des Juifs ». » — (Tonia Mastrobuoni, Allemagne: dans les villages néonazis, la nostalgie du Reich s’est établie en mode de vie », Le Figaro, 22 février 2025.) « C'est une médecine « non allopathique basée sur le toucher. Elle traite le corps dans son ensemble. Elle respecte donc l'un des principes fondamentaux de l'ostéopathie qui est celui de globalité » explique Jess Ammar. » — (Louhann Mezaguer, « Règles et ostéopathie : une nouvelle approche pour pallier la souffrance », Grazia, 26 avril 2022.) « Votre « médecine allopathique » n'existe que dans le discours marketing des vendeurs de pseudothérapies. Aucune faculté ne délivre de diplôme de médecin allopathe. » — (Dr Jean-Jacques Fraslin, texte publié le 2 janvier 2021 à 11h28 sur Twitter) « À part ces deux méthodes thérapeutiques possibles, il y en a encore une troisième, la méthode allopathique, d'après laquelle on prescrit des médicaments dont les symptômes n'ont aucun rapport direct, pathogénésique, avec l'état morbide, n'étant donc ni semblables, ni opposés au symptômes de la maladie, mais absolument hétérogènes. Cette méthode, comme je l’ai exposé ailleurs, se joue de la vie des malades d'une façon inexcusable et criminelle, en utilisant de pures conjectures, à dose massive et réitérées, des médicaments dangereusement violents, aux actions inconnues. » — (Samuel Hahnemann, S. M. (1952). Doctrine homœopathique ou Organon de l’Art de guérir (VI éd.). Vigot Frères, Les trois méthodes thérapeutiques)
Antonymes
homéopathique
Le terme « allopathie » (du grec ἄλλος, állos, « autre », « différent » et πάϑος, páthos, « souffrance ») est un élément de langage utilisé par les tenants des médecines non conventionnelles et des pseudo-médecines pour désigner la médecine conventionnelle fondée sur les faits. En particulier le terme est utilisé par les homéopathes pour désigner un ensemble de pratiques thérapeutiques ne reposant pas sur le principe de l'homéopathie, voire, pour certains, la médecine dans son ensemble. En revanche, pour la communauté scientifique, il n'y a pas une médecine allopathique, homéopathique ou autre, mais une médecine tout court, qui accepte toutes les méthodes thérapeutiques pour peu que leur efficacité ait été démontrée.
Historique
Le terme d’« allopathie » est forgé par Samuel Hahnemann au début du 19ème siècle. Il décrit comme « allopathiques » des remèdes causant chez l'être humain sain des symptômes ni similaires (homéopathie) ni opposés (énantiopathie ou antipathique) à ceux de la maladie à traiter. Il mentionne des traitements comme les laxatifs, les opiacés, mais aussi les saignées, donc pas nécessairement des traitements de la médecine moderne actuelle.
Samuel Hahnemann est fondateur de l'homéopathie dont le principe de base est, que pour lutter contre une maladie, il faudrait absorber des substances qui provoquent les mêmes symptômes, moyennant toutefois de très fortes dilutions pour ne pas mettre en péril la vie des malades.
À l'opposé, les médecines que les homéopathes disent « allopathiques » prescrivent, selon eux, des traitements qui produisent des effets différents de la maladie.
Le terme « allopathie » est mal perçu par les partisans d'une médecine plus moderne qui considèrent ce terme « inapplicable à la médecine scientifique » et « erroné », dont l'emploi est donc nécessairement « préjudiciable ». Ce terme est dès le départ considéré comme trompeur pour le public par les scientifiques, qui préfèreraient qu'on souligne que l'homéopathie « s'oppose à l'expérience de toutes les nations ».