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airelle

D'après les sources cochées · ·

airelle Larousse (Définition)

nom féminin

(du provençal aire, du latin ater, noir)

1. Sous-arbrisseau montagnard à baies rouges ou noires rafraîchissantes. (Hauteur de 20 à 50 cm ; genre Vaccinium, famille des éricacées.)

2. Fruit de cet arbrisseau, proche de la myrtille. (On distingue la myrtille, noire, et l'airelle de Scandinavie, rouge.)

airelle Le Robert (Définition)

nom féminin

Arbrisseau à baies dont une variété est la myrtille ; cette baie.

airelle Littré (Définition)

(è-rè-l') s. f.

1. Terme de botanique. Sous-arbrisseau (vaccinium) portant des baies dites aussi airelles, grosses comme la merise, noires, violacées, aigrelettes.

Étymologie

Portug. airella.

airelle Académie française (toutes éditions)

Éditions : ·

Arbrisseau qui porte une petite baie molle & noirâtre, dont on fait usage en Médecine.

Arbrisseau qui porte une petite baie molle et noirâtre, dont on fait usage en Médecine.

T. de Botan. Sous-arbrisseau à fleurs rougeâtres, qui porte une petite baie bleue et légèrement acide, dont on fait usage en médecine et dans la teinture.

T. de Botan. Sous-arbrisseau à fleurs rougeâtres, qui porte une petite baie nommée aussi Airelle, d’un noir violacé, légèrement acide, dont on fait usage en médecine et dans la teinture. Myrtille,

T. de Botanique. Sous-arbrisseau à fleurs rougeâtres, de la famille des Vacciniées, qui porte une petite baie nommée aussi Airelle, d’un noir violacé, légèrement acide, dont on fait usage en médecine et dans la teinture.

xvie siècle. Emprunté du cévenol airelo qui remonte au latin atra, « de couleur noire ».

1. botanique. Arbrisseau à fleurs rougeâtres, de la famille des Vacciniées, qui porte de petites baies comestibles d’un noir violacé, légèrement acides.

2. Fruit de cet arbrisseau. Confiture d’airelle, ou d’airelles.

airelle Wiktionnaire (Définition)

Nom commun

(XVIe siècle) Avec le suffixe -elle, diminutif [1] de l’occitan aire (« baie noire »), attesté sous diverses formes régionales dans le Massif Central ou les Alpes, issu du latin atra, féminin de ater (« noir ») qui donne âtre ; pour la sémantique, à comparer de nigella (« nielle, nigelle »), dérivé botanique du latin niger (« noir »).

1. (Botanique) Terme générique désignant plusieurs sous arbrisseaux du genre Vaccinium de la famille des Ericaceae (Éricacées) comme : l’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea), le bleuet sauvage ou airelle fausse-myrtille (Vaccinium myrtilloides), airelle à feuilles étroites (Vaccinium angustifolium) ou la canneberge (Vaccinium oxycoccos). « Des touffes d’airelles et des fourrés de framboisiers foisonnaient dans le demi-jour. » — (H. Pourrat, Gaspard des montagnes, La Tour du Levant, 1931) « [...], son tombeau fut creusé sur un tertre vert dans un coin du cimetière, à un endroit où le mur est si bas que la bruyère et l’airelle de la lande ont fini par l’envahir, et que la poussière de la tombe la cache presque en entier. » — (Emily Brontë, Un amant, 1892, Traduction de Théodore de Wyzewa, page 197)

2. (Botanique) Fruit charnu, indéhiscent et comestible de ces arbustes, dont les graines sont noyées dans la pulpe, souvent sphériques, rouges ou bleues, d’où le nom de bleuet ou noires, légèrement acide, dont on fait usage en médecine et dans la teinture. « Confiture d’airelles. » « – Pour le déjeuner, je peux vous proposer une p’tite truffade avec du jambon sec et une p’tite tarte aux airelles pour le dessert. » — (Samuel Gance, La Chapelle des Damnés, Ex Aequo, 2013)

Synonymes

embrune (Désuet) (Rouge) canneberge, cannebery (Vieilli) Canada (Rouge) atoca (Vieilli), ataca (Vieilli), pomme de pré (Rare) (Acadie) (Bleue) bleuet

Quasi-synonymes

(Bleue) myrtille

Dérivés

airelle à feuilles membraneuses airelle à feuilles ovées airelle à gros fruits airelle à petit fruit airelle bleue airelle de Pennsylvanie airelle des marais airelle en corymbe airelle-myrtille grande airelle rouge d’Amérique du Nord

Vocabulaire apparenté par le sens

airelle figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : cueillette, fruit, tourbière.

Vaccinium Wikipédia (Encyclopédie)

Airelles

Vaccinium, les myrtilles et airelles, est un genre de plantes à fleurs dicotylédones de la famille des Ericaceae, sous-famille des Vaccinioideae, à répartition quasi-cosmopolite, qui compte environ 450 espèces acceptées.

Dans les régions tempérées, ce sont des sous-arbrisseaux montagnards. Les myrtilles et airelles (du provençal aire, du latin atra : « noire ») sont des petits arbustes de 20 à 50 cm de haut, phylogénétiquement apparentés aux bruyères, aux rhododendrons et aux azalées, à l'arbousier et à la busserole. Le nom vernaculaire « airelle » désigne aussi bien la plante que son fruit. Le nom airellier pour désigner l'arbrisseau est peu usité.

— Jules Romains, Les Copains, 1913, p. 275.

Noms communs : airelle rouge, canneberge, aradeck, atrès, macéret, mourlie, quéquénier, myrtille, raisin de bruyère ou raisin des bois.

Caractéristiques générales

Les plantes du genre Vaccinium sont de petits arbres ou des arbustes et arbrisseaux, à feuilles persistantes ou caduques. Les feuilles sont alternes, lancéolées, elliptiques, ovales ou arrondies, entières ou dentées.

Les fleurs éclosent au printemps et en été, solitaires, à l'aisselle des feuilles, ou en grappes axillaires ou terminales. Ce sont des fleurs actinomorphes à symétrie tétra- ou pentamère, épigynes. Les lobes du calice, au nombre de cinq, sont petits et persistent sur les fruits. La corolle gamopétale, est arrondie à urcéolée-globuleuse, à cinq lobes minuscules à presque libres. Les étamines, au nombre de 8 à 10, ont des anthères qui présentent une corne tubulaire s'ouvrant par un pore terminal. Le pistil comprend un ovaire infère, à 4–5 loges, contenant des ovules peu nombreux, et un style unique.

Les fruits sont des baies charnues (ou plus précisément des pseudo baies) souvent sphériques, rouges ou bleu foncé à maturité.

Distribution et habitat

Le genre contient environ 450 espèces, distribuées dans le monde entier à l'exception de l'Australie et de l'Antarctique. Elle se rencontrent majoritairement sur les pentes montagneuses ouvertes des tropiques, zones où le genre Vaccinium est le plus diversifié. L'Asie du Sud-Est (archipel malais , Nouvelle-Guinée, Inde, Chine et Japon) est à l'origine de près de 40 % des espèces de Vaccinium. Environ 35 % des espèces sont originaires d'Amérique, dont 25 % en Amérique du Nord et 10 % en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Le reste, environ 25 %, est largement dispersé dans le monde, notamment dans les zones les plus froides de l'hémisphère nord, des régions tempérées jusqu'aux zones circumboréales, mais aussi dans des régions aussi éloignées que Madagascar et Hawaï. De nouvelles espèces sont encore découvertes dans les Andes. Le genre compte environ 130 espèces endémiques en Nouvelle-Guinée.

L'espèce de Vaccinium la plus largement distribuée est probablement Vaccinium uliginosum, présente dans toutes les régions tempérées et froides de l'hémisphère nord.

Les plantes de ce groupe ont généralement besoin de sols acides (plantes acidophiles) et, à l'état sauvage, elles vivent dans des habitats tels que landes à bruyère, tourbières et forêts acides (par exemple, myrtilles sous chênes ou pins). Les plants de myrtilles et bleuets se trouvent couramment dans les chênaies à bruyères de l'Est de l'Amérique du Nord. Les plantes du genre Vaccinium se trouvent à la fois dans les sites perturbés (soumis à une succession écologique) et stables, et sont adaptées au feu dans de nombreuses régions, résistant aux incendies de faible intensité et repoussant à partir des rhizomes lorsque les tissus aériens sont brûlés.

Espèces courantes

Le genre Vaccinium regroupe plus de 400 espèces, dont les plus répandues sont :

- Vaccinium angustifolium (bleuet à feuilles étroites) - Vaccinium macrocarpon (airelle à gros fruits ou canneberge à gros atocas) - Vaccinium microcarpum (airelle ou canneberge à petits fruits) - Vaccinium corymbosum (airelle en corymbe* ou bleuet cultivé) - Vaccinium myrtilloides (airelle fausse-myrtille** ou bleuet à rameau velouté) - Vaccinium myrtillus (myrtille ou myrtille sauvage) - Vaccinium oxycoccos (airelle canneberge ou canneberge ou encore atocas) - Vaccinium uliginosum (airelle uligineuse ou myrtille des marais ou encore myrtille de loup) - Vaccinium vitis-idaea (airelle vigne d'Ida ou airelle rouge ou encore lingonne)

* L'airelle en corymbe donne les baies les plus grosses, ayant facilement 2 cm de diamètre. C'est l'espèce la plus cultivée en Amérique du Nord, particulièrement dans l'est des États-Unis et du Canada.

* L'airelle fausse-myrtille est un arbuste de 30 cm fréquentant les milieux secs au sol grossier ou les lieux humides, tels les tourbières. Elle partage souvent les mêmes habitats avec l'airelle à feuille étroite (Vaccinium angustifolium)*, avec laquelle elle est souvent confondue. Les fleurs, campanulées, sont blanches ou rosées.

Étymologie

- Le nom générique, « Vaccinium », est un nom latin attesté chez les auteurs classiques sous la forme uaccinium, terme qui serait un emprunt à une langue non-indoeuropéenne. Il désignait dans l'Antiquité romaine soit l'airelle myrtille (Vaccinium myrtillus) ou l'airelle des marais Vaccinium uliginosum, soit la scille à deux feuilles (Scilla bifolia). Ce terme est attesté notamment chez Virgile (dans les Églogues), Vitruve, Ovide et Pline.

Synonymes

Selon Plants of the World online (POWO) (20 octobre 2020) :

Liste d'espèces

Selon The Plant List (20 octobre 2020) :

Utilisation

Les baies étant comestibles, quelques espèces (notamment Vaccinium angustifolium, Vaccinium corymbosum, Vaccinium macrocarpon, Vaccinium oxycoccos et Vaccinium myrtillus, la myrtille) sont cultivées pour leurs fruits. Les petits fruits produits par ces espèces contiennent de nombreux métabolites végétaux secondaires ayant des activités antioxydantes, anticancéreuses et antidiabétiques, procurant des effets bénéfiques sur la santé.

La sauce aux canneberges est un ingrédient traditionnel central du dîner de Noël au Royaume-Uni et du dîner de Thanksgiving en Amérique du Nord.

De nombreuses espèces de Vaccinium sont des plantes ornementales très appréciées pour leurs feuilles, fleurs et fruits colorés.

Bioaccumulation, radioactivité

On a montré en Ukraine, notamment après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que les airelles et myrtilles et d'autres baies, et leurs feuilles, utilisées en médecine traditionnelle se sont montrées capables de bioaccumulation de certains radionucléides, avec toutefois de fortes variations intraspécifiques (ex : de 2-3 à 555 Bq/kg pour l'activité du strontium 90 (Sr-90) dans les myrtilles fraiches (Vaccinium myrtillus) collectées dans les pinèdes à myrtilles (Orlov et al., 1996). Dans les zones contaminées, en juillet, au moment de la formation, des mesures ont montré que 31 % de l'activité radioactive due au césium 137 (Cs-137) était concentrée dans les feuilles, 26 % dans les fruits, 25 % dans les pétioles, et 18 % dans les racines (Korotkova and Orlov, 1999). Remarque : des contaminations plus élevées, atteignant 1 028 Bq/kg de Cs-137) sont signalées chez la canneberge des marais (Oxycoccus palustris), avec des taux plus élevés dans les racines. C'est un motif de préoccupation pour les toxicologues (toxicologie nucléaire), car les airelles et myrtilles sont une source traditionnelle et importante dans l'alimentation des pays de l'Est et d'Europe centrale ou du nord les plus touchés par les retombées de Tchernobyl. Ceci préoccupe aussi les écotoxicologues et écologues car de nombreux animaux sauvages s'en nourrissent, pouvant contribuer à une contamination de la chaine alimentaire (réseau trophique) et du gibier de ces régions, avec des conséquences encore mal cernées (rien que pour l'activité du Cs-137, des radioactivités dépassant 20 000 Bq/kg dans les baies forestières et les champignons, jusqu'à plus de 150 000 Bq/kg dans les champignons secs et 250 000 Bq/kg dans le gibier et 300 000 Bq/kg ont été relevées chez des poissons prédateurs ).